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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Dijon, le 17 mars 2026, n°2025005496

Le Tribunal de commerce de Dijon, statuant le 17 mars 2026, examine en audience intermédiaire le déroulement d’une procédure de redressement judiciaire. Il s’agit de vérifier la situation financière du débiteur durant la période d’observation. La question est de savoir si les conditions sont réunies pour autoriser la poursuite de cette période. Le tribunal décide de maintenir l’observation jusqu’au terme initialement fixé.

Le contrôle continu de la période d’observation

L’audience intermédiaire constitue un moment clé de suivi procédural. Le juge vérifie alors le bon déroulement de la procédure et la situation économique du débiteur. Cette étape permet d’éviter une prolongation automatique et souvent coûteuse de l’observation. Elle assure un contrôle dynamique adapté à l’évolution des circonstances.

Le tribunal exige du débiteur la communication d’éléments financiers précis et actualisés. Il doit produire « ses résultats d’exploitation, sa situation de trésorerie » et justifier de sa capacité à payer. Cette exigence garantit une appréciation concrète et chiffrée de la santé de l’entreprise. Elle fonde la décision judiciaire sur des données objectives et vérifiables.

La confirmation d’une dynamique de redressement

La décision valide une trajectoire positive en cours de procédure. Le tribunal constate que « l’activité se poursuit dans des conditions satisfaisantes ». Cette appréciation permet d’envisager une issue favorable à la procédure. Elle justifie le maintien du cadre protecteur de l’observation pour parachever le redressement.

Le jugement s’inscrit dans une jurisprudence encourageant la continuité d’exploitation. D’autres juridictions ont déjà souligné l’importance des capacités de financement pour la poursuite d’activité. « Il ressort du rapport du mandataire ou du débiteur que l’entreprise semble disposer des capacités de financement suffisantes » (Tribunal de commerce de commerce de Dijon, le 17 mars 2026, n°2026000411). Cette décision renforce donc la sécurité juridique des procédures en cours.

La portée de l’arrêt est double. Il rappelle le rôle actif du juge dans le pilotage des procédures collectives. Il consacre également l’audience intermédiaire comme un outil essentiel de gouvernance judiciaire. Cette pratique favorise les solutions de redressement fondées sur une réalité économique.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».