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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce, le 25 septembre 2025, n°2025005625

Le Tribunal de commerce, statuant en audience intermédiaire, a examiné la situation d’une entreprise en redressement judiciaire. Il s’agissait de vérifier la poursuite de son activité et sa capacité financière. La juridiction a autorisé la prolongation de la période d’observation. Cette décision illustre le contrôle continu exercé par le juge sur la viabilité de l’entreprise.

Le contrôle des conditions de poursuite d’activité
Le juge vérifie le respect des obligations légales de communication financière. La décision impose au débiteur de communiquer ses résultats et sa trésorerie. Il doit aussi justifier « sa capacité à faire face aux dettes mentionnées au I de l’article L. 622-17 » (Motifs de la décision). Ce contrôle strict assure la transparence nécessaire à la procédure collective.

L’appréciation souveraine de la situation par le tribunal
La juridiction base son analyse sur les éléments fournis en audience. Elle constate que « l’activité se poursuit dans des conditions satisfaisantes » (Motifs de la décision). Cette appréciation in concreto permet de valider la faisabilité d’une solution. Une jurisprudence similaire souligne l’importance des « capacités financières suffisantes » pour la poursuite (Tribunal de commerce de commerce de Pontoise, le 9 janvier 2026, n°2025L01927).

La prolongation de la période d’observation comme outil de sauvegarde
La décision s’appuie sur le fondement légal de l’article L. 622-9 du code de commerce. Autoriser la poursuite de l’activité préserve les chances de redressement. Elle permet la maturation d’un plan, confirmant qu’un « projet de plan de redressement semble envisageable » (Tribunal de commerce de commerce de Meaux, le 3 mars 2025, n°2025000995). Le juge offre ainsi un délai supplémentaire pour consolider l’entreprise.

La programmation d’un contrôle futur et les suites de la procédure
Le tribunal fixe une nouvelle audience pour un examen ultérieur. Cette étape inscrit la décision dans un processus dynamique de surveillance. Le report de l’examen final maintient la pression sur le débiteur pour qu’il agisse. La mesure assure une transition ordonnée vers la phase suivante de la procédure. Elle garantit un accompagnement judiciaire jusqu’à la résolution définitive.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».