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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Antibes, le 16 mai 2024, n°2025F00152

Le tribunal de commerce d’Antibes, statuant le 16 mai 2024, examine une demande de prorogation du délai de clôture d’une liquidation judiciaire. Le liquidateur indique que les opérations ne peuvent s’achever dans le terme initialement fixé. Le tribunal accueille la requête et proroge le délai de trois mois. Il précise également les conséquences d’un éventuel passage de la procédure simplifiée au régime général de liquidation.

La prorogation du délai de clôture

Le tribunal fonde sa décision sur l’impossibilité de clore la procédure à la date prévue. Le liquidateur a fourni les renseignements nécessaires justifiant cette prolongation. L’article L. 643-9 du code de commerce constitue le fondement légal principal de cette prorogation. Le tribunal rappelle que « Si la clôture ne peut être prononcée au terme de ce délai, le tribunal peut proroger le terme par une décision motivée. » (Tribunal de commerce, le 2 juin 2025, n°2025004061). Cette disposition offre une souplesse indispensable à la bonne fin des opérations de liquidation. La décision souligne ainsi l’importance d’une liquidation exhaustive et ordonnée. La prorogation répond à un impératif d’efficacité et de protection des intérêts en présence.

Le basculement vers le régime général

La décision anticipe l’hypothèse où la procédure simplifiée aurait été appliquée. Le tribunal ordonne alors sa soumission aux dispositions du régime général. Cette mesure permet d’assurer un cadre procédural complet et adapté. Le juge précise que le tribunal « sera saisi, à tout moment, par le liquidateur aux fins de clôture ». Cette saisine à tout moment offre une grande réactivité pour achever la procédure. Elle évite les rigidités temporelles préjudiciables à une liquidation complexe. Le passage au régime général garantit un suivi judiciaire continu et approprié. Il sécurise ainsi la phase finale de la procédure collective pour toutes les parties concernées.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».