Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Montpellier, le 29 septembre 2025, n°2025012350

Le Tribunal de commerce de Montpellier, statuant le 29 septembre 2025, ouvre une procédure de redressement judiciaire. La société débitrice avait saisi le juge d’une demande d’ouverture. L’audition en chambre du conseil a permis de constater son état de cessation des paiements. La question juridique centrale est la qualification de cet état. La solution retenue est l’ouverture de la procédure collective avec désignation des organes.

La qualification de la cessation des paiements

La définition légale appliquée par le juge

Le tribunal fonde sa décision sur l’appréciation concrète de la situation financière. Il retient la définition légale de l’état de cessation des paiements. « l’état de cessation des paiements résulte de l’impossibilité dans laquelle se trouve le défendeur de faire face à son passif exigible au moyen de son actif disponible » (Motifs). Cette application stricte consacre une approche purement comptable et objective. La portée est d’assurer une application uniforme du droit des entreprises en difficulté.

Une appréciation confirmée par la jurisprudence récente

Cette approche est systématiquement vérifiée par les juridictions consulaires. Elle implique une comparaison entre l’actif liquide et les dettes immédiatement exigibles. « il résulte des pièces produites et des informations recueillies en Chambre du Conseil que la débitrice se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Tribunal de commerce de commerce de Toulon, le 18 février 2025, n°2025F00331). La valeur de ce critère est son objectivité, écartant toute appréciation subjective sur les causes. La jurisprudence antérieure confirme cette rigueur dans l’examen des éléments produits.

Les conséquences procédurales de la constatation

Le prononcé du redressement judiciaire et ses modalités

La constatation de la cessation conduit nécessairement à l’ouverture d’une procédure. Le tribunal prononce le redressement judiciaire en application des articles L. 631-1 et suivants. Il fixe également la date de cessation des paiements au 15 juillet 2025. La portée est immédiate avec la désignation d’un juge commissaire et d’un mandataire judiciaire. L’administrateur reçoit pour mission d’assister le débiteur dans tous les actes de gestion.

L’organisation des mesures d’administration et de contrôle

La décision met en place le cadre procédural pour la période d’observation. Elle ordonne la réalisation d’un inventaire et d’une prisée des biens. Le tribunal fixe aussi un délai pour l’établissement de la liste des créances. La valeur de ces mesures est de garantir la transparence et la protection des intérêts en présence. L’affaire est renvoyée en chambre du conseil pour un suivi rapproché de la situation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».