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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Foix, le 9 mars 2026, n°2024F00368

Le tribunal de commerce de Foix, statuant par jugement le 9 mars 2026, est saisi d’une requête du liquidateur judiciaire. Cette demande vise à faire cesser le régime de liquidation simplifiée applicable à une procédure collective. Le tribunal accueille la requête et met fin à ce régime dérogatoire en application de l’article L. 644-6 du code de commerce. Il fixe par ailleurs un nouveau délai de six mois pour l’établissement de la liste des créances et une audience ultérieure pour la clôture.

Le pouvoir discrétionnaire du juge de modifier le régime procédural

Le tribunal dispose d’une faculté d’appréciation pour adapter le cadre de la liquidation. Le texte légal lui confère ce pouvoir d’évolution en cours de procédure. « A tout moment, le tribunal peut décider, par un jugement spécialement motivé, de ne plus faire application des dérogations prévues au présent chapitre » (Tribunal de commerce de commerce de Dijon, le 24 mars 2026, n°2025007201). Cette marge de manœuvre permet de répondre aux complexités imprévues du dossier. La décision illustre ainsi la flexibilité nécessaire à une bonne administration de la procédure collective.

La justification de la sortie du régime simplifié par la requête du liquidateur

Le juge fonde sa décision sur l’analyse du mandataire judiciaire sans remettre en cause sa demande. Les motifs retenus par le tribunal se bornent à constater le bien-fondé de la requête. « ATTENDU que la requête du Liquidateur Judiciaire est justifiée » (Sur quoi). Cette approche confirme l’autorité particulière des propositions du liquidateur en cette matière. Elle renforce son rôle central dans la conduite et l’orientation pratique de la liquidation judiciaire.

Les conséquences procédurales de la requalification de la liquidation

Le retour au droit commun de la liquidation entraîne un réaménagement des délais et des étapes. Le tribunal fixe immédiatement un nouveau calendrier pour la suite des opérations. « FIXE à 6 mois à compter du présent jugement le délai au terme duquel la liste des créances devra être établi » (Par ces motifs). Cette mesure organise la phase d’instruction des créances dans un cadre désormais ordinaire. Elle garantit la sécurité juridique en définissant une procédure claire pour les créanciers.

La portée pratique d’une décision d’adaptation du régime de liquidation

Cette jurisprudence rappelle l’importance d’un cadre procédural proportionné aux difficultés rencontrées. Elle valide le recours au mécanisme correcteur de l’article L. 644-6 du code de commerce. La solution assure une administration efficace des actifs en présence de complications. Elle souligne enfin l’interaction constante entre le juge et le liquidateur pour la bonne fin de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».