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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Foix, le 28 septembre 2026, n°2024F00518

Le Tribunal de commerce de Foix, statuant par jugement réputé contradictoire le 28 septembre 2026, se prononce sur une requête du liquidateur judiciaire. Il s’agit d’une procédure de liquidation judiciaire simplifiée ouverte à l’encontre d’une société commerciale. Le juge doit déterminer si les conditions légales permettant de sortir de ce régime dérogatoire sont réunies. La juridiction décide de ne plus faire application des règles de la liquidation simplifiée à la présente procédure.

Le cadre légal de la sortie anticipée du régime simplifié

Le fondement juridique de la décision est clairement établi par le texte applicable. Le tribunal fonde exclusivement sa décision sur l’article L. 644-6 du code de commerce. Il rappelle que ce texte lui confère un pouvoir discrétionnaire d’appréciation. « Le Tribunal peut décider de ne plus faire application de la liquidation judiciaire simplifiée » (SUR QUOI). Cette faculté offerte au juge constitue une exception au principe de célérité du régime simplifié. Elle permet d’adapter la procédure aux complexités imprévues rencontrées lors du déroulement des opérations.

La motivation nécessaire de la décision judiciaire

Le juge doit justifier son choix par une motivation spécifique et adaptée. La loi exige que la décision de sortie du régime simplifié soit prise « par un jugement spécialement motivé » (Tribunal de commerce, le 6 octobre 2025, n°2025000642). En l’espèce, le tribunal estime que « la requête du Liquidateur Judiciaire est justifiée » (SUR QUOI). Cette appréciation succincte révèle une confiance dans les demandes du mandataire judiciaire. Elle souligne le rôle central de ce dernier dans la proposition d’une modification du cadre procédural.

Les conséquences pratiques de la requalification de la procédure

La décision entraîne un changement immédiat de régime applicable à la liquidation. Le tribunal « ordonne qu’il soit procédé à toutes les mesures de publicité prévues par les textes en vigueur » (PAR CES MOTIFS). Cette publicité renforcée marque le retour à une procédure de droit commun. Elle garantit une information complète des créanciers désormais soumis à un formalisme accru. Le juge fixe également une nouvelle audience pour examiner la clôture future de la procédure.

La portée de la décision pour l’administration de la procédure

Cette jurisprudence confirme la flexibilité du dispositif de liquidation simplifiée. Elle illustre un cas où « les délais de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée s’avèrent trop courts » (Tribunal de commerce, le 6 octobre 2025, n°2025000642). Le passage en droit commun offre au liquidateur des outils procéduraux plus étendus. Il permet de traiter des situations complexes comme le recouvrement d’actifs ou l’examen de sanctions. La décision préserve ainsi l’efficacité de la liquidation au détriment de la rapidité initialement recherchée.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».