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Avis relatif à la publication générale des comptes des partis et groupements politiques au titre de l’exercice 2024

Délibéré par la Commission en sa séance du 18 décembre 2025

En application de l’article 11-7 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 modifiée relative à la transparence financière de la vie politique, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP, ci-après « la Commission ») rend publics chaque année depuis 1990 les comptes des partis et groupements politiques. Elle accompagne cette publication par un avis. Le présent avis rappelle le cadre juridique des partis et groupements politiques au regard de la loi du 11 mars 1988 (I), puis présente les données générales qui ressortent des comptes qui lui ont été déposés au titre de l’exercice 2024 (II). Il analyse ensuite les principales caractéristiques financières des 569 partis et groupements politiques ayant déposé des comptes certifiés (III), avant de présenter la situation des formations éligibles à l’aide publique (IV). L’avis précise enfin les modalités de publication détaillée des comptes de chaque parti ou groupement politique sur son site internet (V).

I. – Les partis et groupements politiques et leurs obligations légales au regard de la loi du 11 mars 1988
A. – La définition du parti ou groupement politique

L’article 4 de la Constitution dispose que « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage » et « se forment et exercent leur activité librement ». Ni la Constitution ni la loi n’ont défini précisément la notion de parti politique et groupement politique. La loi du 11 mars 1988 se limite à reconnaître dans son article 7 que les partis politiques et groupements politiques « jouissent de la personnalité morale. Ils ont le droit d’ester en justice. Ils ont le droit d’acquérir à titre gratuit ou à titre onéreux des biens meubles ou immeubles : ils peuvent effectuer tous les actes conformes à leur mission et notamment créer et administrer des journaux et des instituts de formation conformément aux dispositions des lois en vigueur. »
Pour être considérée comme un parti ou groupement politique au sens des articles 11 à 11-3 de cette loi, une personne morale de droit privé ayant un objet politique doit être éligible à l’aide publique et/ou disposer soit d’un mandataire financier déclaré (qui est une personne physique), soit d’une association de financement agréée par la Commission. L’article 11 précité prévoit que toutes les ressources des partis ou groupements politiques doivent être recueillies par l’intermédiaire d’un tel mandataire, y compris l’aide publique.
Tout parti ou groupement politique doit déposer chaque année auprès de la Commission ses comptes certifiés par un ou deux commissaires aux comptes (article 11-7).
Dans la suite de l’avis, le terme « parti politique » ou « parti » ou « groupement » désigne les entités répondant à cette définition juridique.
Depuis 1988, l’Etat finance chaque année les formations politiques en fonction de leur représentativité. Le montant de l’aide publique affecté au financement des partis politiques est inscrit dans la loi de finances et fait l’objet chaque année d’une répartition par décret dont l’exécution est à la charge du ministre de l’intérieur. Ce montant global est réparti en deux fractions égales :

– une première fraction assise sur les résultats des partis au premier tour des élections législatives (avec des dispositions particulières pour les partis présentant des candidats exclusivement en outre-mer) ;
– une seconde fraction spécifiquement destinée au financement des partis représentés au Parlement.

L’aide attribuée à un parti politique bénéficiaire de la première fraction fait l’objet d’une modulation financière en cas de non-respect de la parité entre candidates et candidats. En outre, les voix obtenues par des candidats déclarés inéligibles sont déduites pour le calcul du montant de cette première fraction.
La seconde fraction est attribuée aux partis politiques éligibles à la première fraction proportionnellement au nombre de membres du Parlement qui ont déclaré au bureau de leur assemblée, au cours du mois de novembre de chaque année, y être inscrits ou s’y rattacher. Un parlementaire élu dans une circonscription qui n’est pas comprise dans le territoire d’une ou plusieurs collectivités territoriales relevant des articles 73 ou 74 de la Constitution ou en Nouvelle-Calédonie ne peut pas se rattacher à un parti qui n’a présenté des candidats que dans une ou plusieurs collectivités d’outre-mer.
Le rattachement des parlementaires pour l’attribution de la seconde fraction de l’aide publique fait l’objet chaque année au mois de décembre d’une publication au Journal officiel de la République française par le bureau du Sénat et celui de l’Assemblée nationale.

B. – Les obligations légales des partis politiques et de leurs commissaires aux comptes relatives à l’établissement et la présentation de leurs comptes

En application de l’article 11-7 de la loi du 11 mars 1988, les partis entrant dans le champ de la loi doivent :

– tenir une comptabilité selon un règlement établi par l’Autorité des normes comptables (ANC) ;
– tenir une comptabilité qui retrace tant les comptes du parti politique que ceux de tous les organismes, sociétés ou entreprises dans lesquels ils détiennent la moitié du capital social ou des sièges de l’organe d’administration ou exercent un pouvoir prépondérant de décision ou de gestion ;
– tenir une comptabilité qui inclut les comptes des organisations territoriales du parti politique dans des conditions définies par décret ;
– arrêter leurs comptes chaque année ;
– les faire certifier par deux commissaires aux comptes si les ressources annuelles du parti (hors produits exceptionnels) dépassent 230 000 euros, ou par un seul si elles sont inférieures ou égales à ce seuil ;
– transmettre, dans l’annexe de ces comptes, les montants et les conditions d’octroi des emprunts souscrits ou consentis par eux, l’identité des prêteurs ainsi que les flux financiers avec les candidats tenus d’établir un compte de campagne en application de l’article L. 52-12 du code électoral ;
– déposer leurs comptes au plus tard le 30 juin de l’année suivante à la Commission qui les rend publics et assure leur publication au Journal officiel.

Les partis bénéficiaires de l’aide publique ne sont pas soumis au contrôle de la Cour des comptes.
Le règlement comptable de l’Autorité des normes comptables (ANC) n° 2018-03 du 12 octobre 2018 relatif aux comptes d’ensemble des partis ou groupements politiques, pris en application de l’article 11-7 de la loi de 1988 introduit par la loi n° 2017-1339 du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique, homologué par arrêté du 26 décembre 2018 et publié au Journal officiel du 30 décembre 2018, a valeur réglementaire. Ce texte (ci-après dénommé règlement comptable) porte notamment sur l’établissement et la présentation des comptes d’ensemble des partis et s’applique à leurs comptes à compter de l’exercice 2018.
A la suite de l’homologation de ce règlement comptable, l’avis technique relatif à la mission des commissaires aux comptes dans les partis politiques entrant dans le champ d’application de la loi du 11 mars 1988 a été mis à jour par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes en mai 2019. Il porte notamment sur les missions et les aspects particuliers de l’audit mis en œuvre par les commissaires aux comptes dans le cadre de la certification des comptes d’ensemble des formations politiques.
Les commissaires aux comptes qui sont désignés par les partis politiques doivent, préalablement à l’acceptation de leur mission, vérifier qu’ils respectent le code de déontologie de la profession et notamment qu’il n’existe pas de situations susceptibles de remettre en cause leur indépendance ou apparence d’indépendance (1).
La mission des commissaires aux comptes est conforme à la mission légale telle que définie par les articles L. 823-9 à L. 823-18 du code de commerce. Leurs obligations de contrôle s’appliquent dans la limite des règles qui s’imposent aux formations politiques.
A ce titre, l’établissement d’un rapport de gestion ne constitue pas une obligation pour les partis politiques ; ils peuvent toutefois en établir un de manière volontaire. La procédure des conventions et engagements réglementés et les dispositions relatives à la procédure d’alerte ne sont pas prévues par la loi du 11 mars 1988. Néanmoins, les commissaires aux comptes apprécient l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité du parti politique à poursuivre son activité.
Il ressort de l’avis du 28 novembre 2011 de la Haute Autorité de l’audit (H2A) (2) que l’ensemble des normes d’exercice professionnel sont applicables aux commissaires aux comptes des partis politiques.
Leur mission comprend notamment, en plus de la certification des comptes, le signalement des irrégularités, la révélation au procureur de faits délictueux et l’application des obligations en matière de lutte contre le blanchiment.
La mission du commissaire aux comptes requiert une indépendance totale vis-à-vis de l’entité contrôlée. La Commission peut être amenée ainsi à vérifier que le commissaire aux comptes n’est pas titulaire d’un mandat électif national ou européen, qu’il n’est pas expert-comptable d’un nombre significatif de candidats présentés ou soutenus par le parti politique dont il certifie les comptes, qu’il n’a pas de liens politiques avec le parti politique, ou encore l’absence de disproportion entre le montant des honoraires perçus et l’importance des diligences à accomplir.
La loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019 de simplification, de clarification et d’actualisation du droit des sociétés prévoit que « Les commissaires aux comptes sont déliés du secret professionnel à l’égard de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et du juge de l’élection. ».
Au titre des comptes de l’exercice précédent (2023), la Commission avait invoqué la levée du secret professionnel pour demander à un commissaire aux comptes, en l’absence de réponse du parti concerné, la nature de ses honoraires afférents aux autres services que celui de la certification des comptes et renseignés comme tels dans l’annexe aux comptes. Au titre de l’exercice 2024, la Commission n’a pas interrogé de commissaires aux comptes en invoquant la levée du secret professionnel.

C. – Le rôle de la Commission et les conséquences de ses décisions

En application de l’article 11-7 précité, la Commission est chargée de vérifier que les obligations légales posées par la loi du 11 mars 1988 ne sont pas méconnues par les partis.
Il lui revient de constater que n’ont pas respecté leurs obligations légales : les partis politiques qui ne déposent pas leurs comptes ou les déposent hors délai ; qui déposent des comptes non certifiés ou qui font l’objet d’un refus ou d’une impossibilité de certification par les commissaires aux comptes ; qui déposent des comptes certifiés par un seul commissaire aux comptes alors que leurs produits hors produits exceptionnels dépassent 230 000 euros ; qui déposent des comptes certifiés avec un périmètre comptable incomplet (par exemple, ceux dont le périmètre n’inclurait pas les organisations territoriales du parti) ; ou encore qui déposent des comptes certifiés mais comportant une incohérence manifeste (3). Le non-respect des obligations légales est également constaté pour les partis politiques présentant des comptes non établis ou présentés conformément au règlement comptable ou déposant des comptes dont l’annexe ne mentionnerait pas les informations relatives aux flux financiers entre partis et candidats, aux prêts consentis et aux emprunts souscrits.
L’article 11-7 de la loi du 11 mars 1988 ne prévoit pas le dépôt des comptes individuels de chaque entité intégrée dans les comptes d’ensemble des partis politiques. Dans le cadre de son examen la Commission peut cependant demander aux partis de lui transmettre les comptes individuels des organisations qui leur sont affiliées.
Le constat par la Commission du respect ou du non-respect des obligations légales détermine les partis politiques qui sont susceptibles de bénéficier ou non des dispositions prévues par la loi du 11 mars 1988, à savoir :

– l’aide publique directe si le parti y est éligible ;
– le droit à la réduction d’impôt prévue au 3 de l’article 200 du code général des impôts pour les auteurs de dons et cotisations reçus par le parti ;
– le droit de financer une campagne électorale ainsi qu’un autre parti politique ;
– la dispense du contrôle de la Cour des comptes pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (4).

La perte de l’aide publique et celle du droit à la réduction d’impôt sont expressément prévues par l’article 11-7 précité, aux termes duquel : « Si la commission constate un manquement aux obligations prévues au présent article, elle peut priver, pour une durée maximale de trois ans, un parti ou groupement politique du bénéfice des dispositions des articles 8 à 10 de la présente loi et de la réduction d’impôt prévue au 3 de l’article 200 du code général des impôts pour les dons et cotisations consentis à son profit, à compter de l’année suivante ».
La faculté d’appréciation accordée à la Commission lui permet, dans le cadre d’une procédure contradictoire et sous le contrôle du juge administratif, d’adapter sa décision au regard notamment des explications avancées par les partis concernés, du motif retenu pour considérer qu’un parti politique n’a pas respecté ses obligations légales (absence de dépôt, dépôt hors délai, comptes non certifiés…) et de la répétition du manquement.
Au regard des dispositions de l’article 11-9 de la loi du 11 mars 1988 ou si elle constate une irrégularité susceptible de constituer une infraction pénale, la Commission informe le procureur de la République en application de l’article 40 du code de procédure pénale (voir infra). Elle doit également informer l’administration fiscale ou Tracfin (5) lorsqu’elle constate des faits susceptibles d’être en relation avec une infraction aux législations relevant de ces services.
La jurisprudence administrative a précisé à plusieurs reprises que les partis politiques pour lesquels la Commission avait constaté le non-respect de leurs obligations légales se voyaient de fait privés du droit de financer une campagne électorale ainsi qu’un autre parti politique (6). Les partis politiques redeviennent pleinement habilités à financer la vie politique dès lors qu’ils déposent les comptes d’un exercice suivant déclarés conformes par la Commission.

II. – Données générales sur les comptes des partis politiques pour l’exercice 2024
A. – Le nombre de formations politiques concernées

En 2024, 635 formations politiques disposaient d’au moins un mandataire financier ou d’une association de financement et étaient donc tenues de déposer des comptes certifiés par un ou deux commissaires aux comptes au plus tard le 30 juin 2025, contre 594 pour l’exercice 2023 et 609 pour l’exercice 2022.
Parmi elles, 40 sont éligibles à l’aide publique au titre de la XVIIe législature (élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet 2024). Elles ont bénéficié de cette aide dans le courant de l’année 2025 et son versement apparaîtra dans les comptes de l’exercice 2025 qu’elles déposeront en 2026. Les comptes de l’année 2024 mentionnent ainsi l’aide publique versée en 2024 au titre des élections législatives de 2022 (XVIe législature) pour les 41 partis alors éligibles.
Sur les 635 formations concernées, 575 partis politiques ont déposé des comptes à la Commission et 60 ne l’ont pas fait, soit 9,4 %. Entre les exercices 2016 et 2024, le pourcentage d’absence de dépôt des comptes a constamment baissé en passant de 26 % à 9,4 %, sous l’effet de la loi du 15 septembre 2017 qui a instauré des sanctions pénales à l’encontre des dirigeants ne respectant pas l’obligation de dépôt.
Une grande majorité des cas d’absence de dépôt concerne des partis politiques en sommeil ou sans activité et n’ayant jamais procédé aux formalités de dissolution ou à leur publicité. Or, si un parti ne souhaite plus être soumis aux dispositions de la loi du 11 mars 1988, il lui appartient de mettre fin aux fonctions de son mandataire financier ou de demander le retrait de l’agrément de son association de financement ou encore de décider de sa dissolution et d’en informer sans délai la Commission. Une dizaine de partis politiques ne déposant plus leurs comptes relèvent de l’une de ces situations.
La Commission s’attachera en 2026 à contacter les partis qui lui paraissent dans cette situation et qui n’ont pas répondu à ses demandes d’explication au regard du non dépôt de leurs comptes. Comme elle l’avait fait entre 2011 et 2016, elle se réserve la possibilité de les retirer de la liste des partis politiques dont elle vérifie le dépôt de comptes, si elle constate la disparition de fait de ces formations du champ de la loi de 1988. Elle pourrait ainsi retirer de la liste, pour ne pas maintenir des procédures inutiles, les formations politiques non éligibles à l’aide publique et pour lesquelles elle ne connaît pas le nom du dernier dirigeant ou l’adresse du siège social, celles dont les comptes n’ont jamais été déposés ou ont été déposés pour la dernière fois il y a plus de trois ans, ou encore celles dont le mandataire financier ou l’association de financement n’a fait aucune demande de reçus à la Commission depuis plus de trois ans.

B. – Le périmètre des comptes

La Commission accorde une attention particulière au périmètre comptable qui doit être exhaustif. En effet, en l’absence de toute définition légale de la forme que doivent revêtir les partis politiques, la liberté d’organisation qui leur est reconnue conduit de nombreuses formations à développer des ensembles organisationnels très divers et parfois complexes : antennes locales, associations partenaires, structures revendiquant une filiation politique, ou encore comités de soutien plus ou moins pérennes, notamment en période électorale. Ces entités, parfois éphémères, agissent toutes dans une même finalité politique, mais les partis exercent sur elles un contrôle d’intensité variable.
L’existence de structures multiples et leur gouvernance parfois peu lisible créent des risques d’opacité financière. Le contrôle de la Commission y revêt donc une importance particulière (7).
Depuis l’exercice 2018, en application de l’article 11-7 de la loi du 11 mars 1988, les comptes annuels des partis doivent inclure les comptes de leurs organisations territoriales, dans des conditions définies par décret. Le décret n° 2017-1795 du 28 décembre 2017 pris pour l’application des articles 25 et 26 de cette loi énonce que « les organisations territoriales comprennent les organisations qui sont affiliées au parti ou groupement avec son accord ou à sa demande ou qui ont participé localement, au cours de l’année considérée, à son activité ou au financement d’une campagne ».
Afin de s’assurer de l’exhaustivité du périmètre, la Commission recherche toutes les entités qui pourraient avoir un lien économique ou politique avec le parti. Le périmètre peut en effet se composer non seulement d’organisations territoriales ou spécialisées à objet politique (fédérations, sections, etc.), mais également de sociétés ou associations diverses (sociétés civiles immobilières, associations de débats d’idées, instituts de formation, organes de presse, etc.). Ces entités relèvent du périmètre des comptes d’ensemble qu’elles aient ou non une personnalité morale. Sur 575 comptes déposés, 524 partis (91,1 %) n’intègrent que leur mandataire. 38 partis (6,6 %) intègrent entre 2 et 99 entités, et 13 partis (2,3 %) intègrent entre 100 et 2 311 entités tel le Parti socialiste.
A l’exception du Parti communiste français, dont le périmètre est jugé non exhaustif de manière récurrente malgré des progrès significatifs, la Commission n’a pas constaté de périmètre incomplet pour l’année 2024.
Néanmoins une discordance peut exister entre le périmètre déclaré dans les comptes et l’organisation territoriale affichée sur les sites institutionnels des partis politiques. Cela peut résulter de structures locales affichées dans la communication institutionnelle du parti mais qui, dans les faits, n’ont pas d’existence concrète, ou d’organisations territoriales politiques constituées en groupement de fait dont l’ensemble des dépenses et produits est pris en charge par le parti et son mandataire. Dans ce dernier cas, certains partis considèrent ne pas devoir les faire figurer au périmètre de leur compte, leur intégration n’ayant aucune incidence sur leurs comptes d’ensemble. Cependant, l’absence de personnalité morale ou d’autonomie financière ne justifie pas de les exclure du périmètre comptable, même si leur intégration n’a pas d’impact comptable. En effet, la connaissance réelle de l’organisation et de l’environnement d’un parti politique dans son ensemble est un élément parmi d’autres d’identification des risques auxquels il peut être exposé.

C. – L’importance de l’annexe aux comptes

L’annexe aux comptes est un élément constitutif et essentiel des états financiers. Le règlement comptable précise que l’annexe doit comporter toute information de caractère significatif permettant aux utilisateurs des comptes d’ensemble de porter une appréciation sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de l’ensemble constitué par les entités comprises dans leur périmètre.
Ainsi, tous les partis devraient veiller à la qualité des informations attendues en annexe des comptes. Or, une part importante des échanges de la Commission avec les partis politiques concerne des informations manquantes ou erronées en annexe des comptes.
Sur 341 procédures contradictoires engagées par la Commission, près d’un cinquième avaient notamment pour objet des informations absentes en annexe des comptes, portant aussi bien sur des aspects purement formels que sur des informations substantielles, telles que les conditions d’octroi des prêts consentis ou des emprunts souscrits.
A titre d’illustration, la Commission a rappelé aux partis concernés l’obligation de mentionner en annexe : le référentiel comptable, les méthodes comptables retenues, le tableau des entités intégrées au périmètre des comptes d’ensemble et leur mode d’intégration, l’état des dettes, les modalités de comptabilisation retenues pour les dons et cotisations des personnes physiques qui précisent le fait générateur de la reconnaissance du produit, l’état des contributions financières octroyées par des partis ou groupements politiques, l’état des contributions et des prises en charge de frais de campagnes électorales, le montant total des honoraires du ou des commissaires aux comptes.

D. – Le suivi des prêts aux candidats

La Commission avait indiqué, à l’occasion de l’examen des comptes de l’exercice 2022, les difficultés du rapprochement entre les comptes des partis politiques et les comptes de campagne des candidats aux élections législatives générales et à l’élection présidentielle. La tenue des élections européennes et des élections législatives anticipées en 2024 n’a pas été source des mêmes difficultés : d’une part, le financement par les partis des listes candidates aux élections européennes a souvent eu lieu par l’octroi de prêts facilement identifiables dans les comptes des partis prêteurs ; d’autre part, la brièveté de la campagne des élections législatives anticipées a concentré le financement des partis politiques sur une période très courte malgré un nombre de partis déclarant avoir pris en charge des dépenses électorales ou versé des contributions définitives en hausse en 2024 (202 partis ont déclaré des contributions versées aux candidats et/ou des prises en charge de dépenses électorales contre 164 en 2022).
Si l’examen de la cohérence des flux financiers du parti vers les candidats soutenus s’est fait sans grande difficulté, la Commission a continué de centrer ses contrôles sur le remboursement des prêts accordés aux candidats.
Contrairement à un don ou une contribution définitive de parti politique, un prêt d’un parti à un candidat constitue un apport personnel inscrit dans le compte de campagne, qui constitue l’un des critères retenus pour calculer le montant du remboursement forfaitaire de l’Etat accordé au candidat. C’est pourquoi les candidats remboursés par l’Etat grâce à leur apport personnel doivent ensuite rembourser intégralement le parti. Lorsque ce remboursement n’est pas effectué, deux risques existent : le candidat a bénéficié d’un remboursement de l’Etat sur des dépenses qu’il n’a pas réellement supportées et la part de l’emprunt non remboursée pourrait constituer un avantage injustifié et un enrichissement au détriment de l’Etat.
L’examen de l’annexe des comptes du parti permet de s’assurer de ces remboursements. A défaut, la Commission invite le parti à mettre tous les moyens juridiques en œuvre pour que le candidat respecte son obligation contractuelle.
La Commission a donc interrogé 22 partis concernés par des prêts non remboursés à échéance, sauf lorsqu’une décision de la Commission sur un compte de campagne expliquait une diminution du remboursement dû.
Les réponses obtenues font apparaître divers cas :

– un remboursement tardif en 2025 ;
– un rééchelonnement de la dette décidé par le parti avec le candidat ;
– des difficultés financières du candidat prises en considération par le parti ;
– une procédure de recouvrement entamée par le parti ;
– une relance sans succès du candidat par le parti ;
– une perte de contact du parti avec le candidat concerné.

En l’absence de remboursement par les candidats concernés de leur emprunt contracté auprès des partis politiques, la Commission a procédé à 58 signalements au procureur de la République au regard de l’examen des comptes de l’exercice 2023. Elle procédera également à des signalements au titre de l’article 40 du code de procédure pénale au vu des réponses des partis sur leurs comptes 2024.

E. – Les emprunts souscrits auprès des personnes physiques

Les partis politiques peuvent recourir à des emprunts auprès de personnes physiques. Ce mode de financement constitue une alternative à l’emprunt bancaire, notamment lorsque l’accès au crédit s’avère difficile. Initialement dépourvu de cadre juridique spécifique, ce type d’emprunt est encadré depuis le 1er janvier 2018 par l’article 11-3-1 de la loi du 11 mars 1988 (introduit par l’article 25 de la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique). Cette réforme vise notamment à éviter que de tels prêts ne constituent en réalité des dons déguisés.
Ainsi, les prêts consentis par des personnes physiques doivent respecter plusieurs conditions :

– une durée maximale de cinq ans ;
– des règles plus strictes lorsque le taux d’intérêt appliqué est inférieur au taux d’intérêt légal. Dans ce cas, la durée du prêt ne peut excéder 24 mois et le montant total dû par chaque parti politique doit être inférieur ou égal à 15 000 euros.

Le cadre juridique impose également des obligations déclaratives :

– l’année de sa conclusion, le parti doit transmettre à la Commission une copie du contrat de prêt ;
– chaque année, le parti doit présenter en annexe de ses comptes un état actualisé du remboursement.

Enfin, l’article 11-3-1 de la loi du 11 mars 1988 rappelle (8) que les prêts ne doivent pas être consentis par des personnes physiques à un parti politique à titre habituel, afin notamment de préserver l’indépendance des partis vis-à-vis de leurs prêteurs.
L’examen des comptes a permis de constater que six partis n’avaient pas transmis une copie des contrats de prêt à la Commission et que trois partis politiques avaient contracté en 2024 des emprunts auprès de personnes physiques à taux préférentiel pour un montant total supérieur à 15 000 euros. A chaque fois la Commission a demandé aux partis concernés de transmettre la copie des contrats de prêt concernés et de modifier rétroactivement par avenant les taux d’intérêt afin qu’ils soient supérieurs au taux d’intérêt légal à la date du consentement du prêt.

F. – Les échanges de la Commission avec les partis sur le dépôt de leurs comptes

L’obligation faite aux partis par le législateur de déposer leurs comptes au plus tard le 30 juin 2025 a été rappelée par la Commission dans sa circulaire du 12 mars 2025.
Lors de la phase d’instruction des comptes reçus, la Commission a interrogé les partis politiques concernés, notamment sur les formalités de présentation et d’élaboration des comptes, sur la cohérence générale des comptes, sur la nature et l’origine des fonds perçus par le mandataire financier ou l’association de financement ainsi que leurs modalités de perception, sur la clarification du périmètre de certification et sur les informations devant figurer en annexe des comptes (flux financiers entre candidats et formations politiques, état des dettes, conditions d’octroi des prêts consentis et emprunts souscrits, etc.).
Les différents échanges avec les partis politiques ont eu pour objet une trentaine de thématiques dont les principales sont les suivantes :

– la vérification des contributions financières entre partis politiques (26 cas) ;
– les flux financiers avec les candidats dont les prêts aux candidats (22 cas), la prise en charge de dépenses électorales (16 cas), les contributions aux candidats (7 cas) et l’origine des dévolutions de l’excédent de comptes de campagne (7 cas) ;
– le périmètre des comptes (18 cas) ;
– les règles d’établissement et de présentation des comptes (15 cas) ;
– le rôle du mandataire (13 cas) ou des divergences constatées entre les comptes du parti et les justificatifs de recettes du mandataire (12 cas) ;
– les conditions d’octroi des emprunts (11 cas) ;
– l’absence de mention du montant des honoraires des commissaires aux comptes (7 cas) ;
– l’état des dettes fournisseurs (7 cas) ;
– des montants incohérents au sein du bilan ou du compte de résultat (4 cas).

Les 341 procédures contradictoires ont entraîné le dépôt d’un compte corrigé dans 78 cas. Un troisième dépôt a été nécessaire dans 4 cas. Le nombre de dépôts de comptes corrigés a évolué ainsi depuis l’exercice 2018 :

Tableau n° 1. – Evolution du nombre de dépôts de comptes corrigés entre 2018 et 2024

Exercice comptable 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Nombre de comptes déposés 445 501 499 515 546 535 575
Nombre de lettres envoyées par la Commission aux partis politiques 307 361 260 260 297 272 341
Nombre de dépôts d’un compte corrigé 111 91 82 99 95 88 78
Pourcentage de comptes corrigés déposés 24,9 % 18,2 % 16,4 % 19,2 % 17,4 % 16,4 % 13,5 %

G. – Synthèse de la conformité des dépôts

La Commission s’est prononcée sur le respect des obligations prévues à l’article 11-7 de la loi du 11 mars 1988 en ses séances des 18 septembre, 16 octobre, 27 novembre, 4, 11 et 18 décembre 2025.
Les 575 comptes déposés sont publiés (9) sur le site internet de la Commission. La liste des partis est jointe en annexe du présent avis.

1. Comptes non déposés

En cas d’absence de dépôt des comptes à la date du 30 juin 2025, la Commission a rappelé au parti concerné l’obligation légale de dépôt de ses comptes et interrogé le parti sur les raisons de cette absence de dépôt.
Malgré le rappel par la Commission aux partis concernés de leur obligation de déposer des comptes, 60 partis n’ont pas déposé leurs comptes de l’exercice 2024 (soit 9,4 % des 635 formations tenues de déposer des comptes).

2. Dépôts conformes

531 comptes conformes ont été déposés (soit 92,3 % des comptes déposés) dont :

– 496 comptes certifiés sans réserve ni observations du ou des commissaires aux comptes ;
– 30 avec des observations du ou des commissaires aux comptes.
– Ces observations portent sur des sujets divers tels que l’existence d’une dette fournisseur apurée, un périmètre comptable modifié, la continuité d’activité, l’évaluation de biens immobiliers ou le fait que les comptes sont établis dans une optique liquidative ;
– 5 comptes certifiés avec réserve dont 4 avec, en outre, des observations du ou des commissaires aux comptes.

Ces réserves sont de portée et de nature très variables.

3. Dépôts non conformes

44 comptes déposés ne sont pas conformes aux obligations légales (soit 7,7 % des comptes déposés) dont :

– 37 comptes certifiés, déposés hors délai après le 30 juin 2025, dont 3 avec des observations ;
– 1 compte certifié dont la présentation et l’établissement ne respectaient pas les dispositions du règlement comptable ;
– 4 comptes non certifiés et déposés hors délai après le 30 juin 2025 ;
– 1 compte pour lequel les commissaires aux comptes ont formulé une impossibilité de certifier les comptes. Le commissaire aux comptes formule une impossibilité de certifier lorsqu’il n’a pas pu mettre en œuvre toutes les procédures d’audit nécessaires pour fonder son opinion sur les comptes ou lorsqu’il est dans l’impossibilité d’exprimer une opinion en raison de multiples incertitudes, dont les incidences sur les comptes ne peuvent être clairement circonscrites ;
– 1 compte pour lequel le commissaire aux comptes a formulé un refus de certifier les comptes.

Au total, sur les 575 comptes déposés, 6 comptes n’ont pas été certifiés. Ils ont été exclus de l’analyse des données comptables examinées au point III, qui porte donc sur les comptes de 569 partis.

4. Décisions de la Commission

Lorsque la Commission constate qu’un parti politique ne respecte pas les obligations légales qui lui incombent, elle peut prononcer, pour une durée maximale de trois ans :

– la perte du bénéfice de l’aide publique prévue aux articles 8 à 10 de la loi du 11 mars 1988 ;
– la perte du droit à la réduction d’impôt prévue au 3 de l’article 200 du code général des impôts pour les dons et cotisations perçus.

En outre, un parti sanctionné ne peut plus financer une campagne électorale ni apporter un financement à un autre parti à compter de la notification de la décision et jusqu’au dépôt conforme de ses comptes de l’exercice suivant.
Depuis sa séance du 29 septembre 2022, la Commission applique les lignes directrices suivantes :

– premier manquement : pour les cas les plus courants (absence de dépôt, dépôt hors délai, absence de certification, non-respect du règlement comptable), la durée de privation du droit à réduction d’impôt est en principe égale à un an ;
– manquements répétés : en cas de deuxième ou troisième manquement sur plusieurs exercices consécutifs, la durée retenue peut être portée jusqu’à trois ans.

Ces durées sont indicatives. Chaque décision est prise au cas par cas, en tenant compte des caractéristiques propres au parti concerné et à la nature du manquement.
Il en va de même pour la perte de l’aide publique, qui prive le parti du versement annuel auquel il aurait dû prétendre.
Lorsque la Commission constate qu’un parti a méconnu ses obligations légales mais qu’il a été dissous avant la date de sa décision, la sanction relative à la réduction d’impôt devient sans objet : la Commission ne se prononce alors pas sur ce point. En revanche, la Commission peut décider une perte du droit à la réduction d’impôt pour les partis politiques qui ne relèvent plus de la loi du 11 mars 1988 au moment de sa décision mais n’ont pas décidé de leur dissolution. En effet, la désignation éventuelle d’un nouveau mandataire financier ou d’une association de financement postérieurement à la décision de la Commission ne doit pas permettre aux partis concernés d’échapper aux conséquences de leur manquement.
La Commission a ainsi constaté le non-respect des obligations légales pour 104 partis politiques. Parmi ces 104 partis, elle a décidé : une perte du droit à la réduction d’impôt d’une durée d’un an dans 33 cas dont 3 concernent également la perte du bénéfice de l’aide publique pour une durée d’un an ; une perte du droit à la réduction d’impôt d’une durée de deux ans a été décidée dans 20 cas et de trois ans dans 29 cas ; pour 18 partis politiques, aucune perte du droit à la réduction d’impôt n’a été décidée en raison de la dissolution du parti : pour 4 partis politiques, aucune perte du droit à la réduction d’impôt n’a été décidée au regard des circonstances de l’espèce.
Un tableau récapitulatif présenté à la suite du présent avis reprend, pour chaque parti, le sens de la décision et, le cas échéant, la durée de la perte du droit à la réduction d’impôt et de l’aide publique.
L’article 25 de la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique a introduit à l’article 11-9 de la loi du 11 mars 1988 des sanctions pénales visant les dirigeants de droit ou de fait des partis qui ne respectent pas leurs obligations. Au surplus, le respect des obligations prévues à l’article 11-7 de la loi du 11 mars 1988 n’exclut pas l’existence d’irrégularités. C’est pourquoi la Commission peut considérer qu’un parti politique respecte ses obligations tout en constatant une irrégularité susceptible de constituer une infraction pénale ou fiscale dont elle informe le procureur de la République ou les autorités compétentes.
A l’issue de l’instruction des comptes d’ensemble de l’exercice 2024, la Commission a décidé de transmettre aux procureurs de la République compétents des faits concernant 42 formations politiques.
Au titre des exercices précédents, la Commission avait effectué les signalements suivants :

Tableau n° 2. – Evolution du nombre de signalements entre 2018 et 2024

Exercice comptable 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Nombre de partis devant déposer des comptes 533 591 571 588 609 594 635
Nombre de signalements au procureur de la République 79 78 69 70 66 63 42
Pourcentage 14,8 % 13,5 % 12,1 % 11,9 % 10,8 % 10,6 % 6,6 %

La Commission est parfois destinataire des comptes certifiés de partis politiques n’ayant pas ou jamais déposé leurs comptes au titre d’exercices précédents mais qui souhaitent régulariser leur situation à la demande du parquet pour mettre fin aux poursuites pénales engagées à l’encontre des dirigeants des formations politiques concernées.

III. – Données chiffrées principales concernant les 569 formations ayant déposé des comptes certifiés

La Commission rappelle qu’elle reçoit et donc publie les comptes d’ensemble des partis politiques, et que les retraitements comptables peuvent être nombreux entre les entités intégrées dans ces comptes d’ensemble. Les partis politiques doivent, en effet, intégrer dans leurs comptes un grand nombre d’entités de natures différentes (organisations territoriales à objet politique, sociétés civiles immobilières, instituts de formation, maisons d’édition, imprimeries, etc. : voir ci-dessus, II, B). De surcroît, cette intégration porte sur une multitude d’opérations selon des méthodes comptables qui peuvent varier d’un parti à l’autre (intégration des écritures, intégration globale, intégration directe, par palier). Enfin, les reversements de fonds entre partis politiques sont nombreux, parfois en cascade et peuvent porter sur des montants importants. Ces transferts ne sont pas neutralisés dans les données comptables présentées. Cela conduit à majorer le total des produits et/ou charges et affecter l’analyse que l’on peut faire des évolutions d’une année à l’autre.
Toute analyse et a fortiori toute comparaison à partir de ces seules données doivent donc être menées avec précaution. Dans cette limite, les développements qui suivent présentent l’évolution générale des charges, des produits et du résultat de l’exercice, la structure des produits et celle des charges, les prêts et les emprunts, et le financement des élections.

A. – Evolution générale des charges, des produits et du résultat

Il est rappelé qu’il s’agit d’une comptabilité d’engagement qui tient compte non seulement des produits reçus et des dépenses exécutées au cours de l’exercice, mais également des produits acquis et des charges nées au cours de l’exercice. L’évolution des charges et des produits entre 2019 et 2024 apparaît comme suit.

Tableau n° 3. – Synthèse de l’évolution des charges et des produits entre 2019 et 2024

(Montants en euros.)

2019 2020 2021 2022 2023 2024
Total des produits 217 814 978 158 534 688 188 196 312 197 846 746 185 515 184 208 579 233
Total des charges 204 695 198 141 368 631 170 221 391 213 109 604 175 481 454 212 666 687

L’exercice 2021 qui précédait les échéances électorales des élections législatives et de l’élection présidentielle faisait apparaître une hausse des produits et des charges après une année 2020 marquée par la crise sanitaire. L’exercice 2022 a confirmé cette hausse destinée à faire face aux dépenses de campagne. L’exercice 2023, sans élections présidentielle et législatives générales, a enregistré une diminution modérée des produits et des charges par rapport à l’exercice précédent.
L’année 2024 est marquée par une reprise de la progression des charges et produits en raison de la campagne électorale de l’élection des représentants au Parlement européen et des élections législatives anticipées, revenant ainsi à des niveaux proches de ceux observés avant la crise sanitaire.
Sur 569 formations politiques :

– 280 formations ont connu un exercice déficitaire ;
– 284 un exercice excédentaire ;
– 5 un résultat d’exercice nul.

Le montant moyen des déficits est de 52 457 euros contre 42 785 euros au titre de l’exercice précédent. Parmi les 280 comptes déficitaires, 204 partis ont un déficit qui ne dépasse pas 10 000 euros contre 173 au titre de l’exercice 2023.

B. – La structure des produits

Pour mener leurs activités, les partis recourent à différentes sources de financement qui, d’un point de vue comptable, constituent soit des produits d’exploitation soit des opérations bilancielles. Les premiers comprennent notamment les dons et cotisations, mais aussi l’aide publique, les contributions d’autres partis politiques et les recettes tirées des diverses activités. Les secondes comportent en particulier les cessions et acquisitions d’actifs ainsi que les emprunts et dettes auprès d’établissements de crédit et de personnes physiques.
Le montant total des dons de personnes physiques et des cotisations des adhérents et des élus représente 72,95 millions d’euros en 2024, contre 66,14 millions d’euros en 2023, soit un accroissement de 10 %.
L’aide publique s’est élevée à 66,44 millions d’euros en 2024, dont 32,25 millions au titre de la première fraction et 34,19 millions au titre de la seconde fraction.
Les donateurs et cotisants peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % des sommes versées au mandataire financier ou à l’association de financement d’un parti (y compris les contributions d’élus) dans la double limite de 15 000 € par an et par foyer fiscal et de 20 % du revenu imposable applicable à l’ensemble des dons. Cette réduction d’impôt constitue un financement indirect de la vie politique par l’Etat.
Les cotisations et les dons ne peuvent excéder, hors contributions d’élus, 7 500 euros par personne et par an tous partis confondus. La Commission vérifie le respect de ces plafonds.
Le tableau ci-après indique la structure des produits des formations politiques et précise pour chacun des postes les montants moyens. Les principaux postes de produits sont les financements publics (33,8 % des produits), les autres produits courants (27,7 %), les dons de personnes physiques (14,5 %) et les cotisations des élus et des adhérents (20,5 % au total).

Tableau n° 4. – Exercice 2024 – Structure des produits des 569 partis ayant déposé des comptes certifiés

(Montants en euros.)

Exercice 2024 Totaux % Moyenne
Cotisations des adhérents 23 638 567 11,3 % 41 544
Contributions des élus 19 086 944 9,2 % 33 604
Financements publics 2024 déclarés (*) 70 447 238 33,8 % 123 809
Dons de personnes physiques 30 225 478 14,5 % 53 120
Autres produits courants (**) 57 853 511 27,7 % 101 676
Sous-total produits « courants » 201 251 737 96,5 % 353 694
Produits financiers 2 249 408 1,1 % 3 953
Produits exceptionnels 5 078 088 2,4 % 8 925
Total des produits 208 579 233 100,0 % 366 572

(*) Les partis bénéficiaires de l’aide publique perçue en 2024 sont ceux éligibles au titre de la XVIe législature (élections législatives de 2022). Il existe un écart entre le montant inscrit dans le décret d’attribution de l’aide publique et le montant de financement public déclaré par les partis en raison notamment de certains financements publics autres que l’aide publique aux partis (par exemple l’aide à la presse), de versements non réalisés ou de partis déclarant avoir perçu l’aide publique alors qu’il s’agit de reversement de partis ayant perçu celle-ci.
(**) Les « Autres produits courants » regroupent les postes comptables « Dévolutions de l’excédent des comptes de campagne », « Dévolutions de partis ou groupements politiques », « Contributions d’autres formations », « Prestations de services (manifestations et colloques) », « Prestations de services aux candidats », « Ventes de marchandises, productions vendues (biens et services), production stockée et production immobilisée », « Produits des entités non significatives », « Reprise sur amortissements, dépréciations, provisions et transferts de charges » et « Autres produits ».


C. – La structure des charges

Ni la Constitution ni la loi ne conditionnent ou ne limitent les dépenses des partis politiques. L’opportunité et la régularité de leurs dépenses ne relèvent pas de la compétence de la Commission (sauf lorsqu’ils en exposent à l’occasion de campagnes électorales). Mais les dépenses doivent être conformes à l’objet social du parti, et leur engagement comme leur paiement doivent respecter les procédures internes de la formation politique. Dès lors qu’un parti a choisi de se placer dans le cadre de la loi du 11 mars 1988, il peut financer librement et sans limitation de plafond les campagnes électorales, soit en prenant en charge directement des dépenses électorales, soit en apportant des financements à des candidats. Il peut de même financer d’autres partis politiques.
Si les commissaires aux comptes identifient, au cours de leur audit, des dépenses constitutives d’irrégularités dans les limites évoquées ci-dessus, ils doivent les signaler dans une communication ad hoc adressée aux dirigeants de la formation politique. Les commissaires aux comptes apprécient en outre l’étendue et la nature des dispositifs d’audit interne visant à vérifier la mise en œuvre effective des procédures de contrôle interne existantes. Aucune des certifications au titre de l’exercice 2024 ne comporte de réserves ou d’observations à ce titre.
Le plan de comptes prévu par le règlement comptable prévoit des comptes spécifiques pour retracer l’intervention financière des partis politiques dans le financement des campagnes électorales.
Les versements vers d’autres partis politiques sont également retracés dans les comptes de partis. Ils représentent un montant total de 28,2 millions d’euros et proviennent de 47 partis politiques contributeurs. La bonne compréhension des postes des charges d’exploitation concernant les versements aux candidats et aux partis suppose de compléter leur lecture par celle des prêts qui figurent au bilan et qui sont détaillés en annexe aux comptes.

Tableau n° 5. – Exercice 2024 – Structure des charges des partis

(Montants en euros.)

Exercice 2024 Totaux % Moyenne
Contributions versées aux candidats 3 982 183 1,9 % 6 999
Prises en charge de dépenses électorales 4 613 242 2,2 % 8 108
Contributions à des partis ou groupements politiques 28 253 156 13,3 % 49 654
Congrès, manifestations et universités 12 481 732 5,9 % 21 936
Communication (presse, publications, télévisions, publicité, sites internet, réseaux sociaux) 15 463 756 7,3 % 27 177
Locations, redevances de crédit-bail et charges locatives 15 806 271 7,4 % 27 779
Déplacements, missions et réceptions 13 084 328 6,2 % 22 995
Honoraires 11 886 801 5,6 % 20 891
Autres achats et autres charges externes 30 371 530 14,3 % 53 377
Salaires et traitements 29 156 455 13,7 % 51 242
Charges sociales 11 738 375 5,5 % 20 630
Autres charges courantes (*) 23 213 939 10,9 % 40 798
Sous-total charges « courantes » 200 051 770 94,1 % 351 585
Charges financières 2 992 632 1,4 % 5 259
Charges exceptionnelles 9 622 285 4,5 % 16 911
Total des charges 212 666 687 100,0 % 373 755

(*) Les « Autres charges courantes » regroupent les postes comptables « Contributions à des organisations territoriales ou spécialisées du parti », « Contributions à d’autres organismes », « Achats de marchandises et variation de stocks », « Personnels extérieurs », « Impôts et taxes », « Dotations aux amortissements et dépréciations sur immobilisations », « Dotations aux dépréciations sur actif circulant », « Dotations aux provisions », « Charges des entités non significatives », « Autres charges », « impôt sur les bénéfices », « dotations aux amortissements des écarts d’acquisition » et « intérêts des tiers ».


Le total des charges des partis politiques est de 212 666 687 euros, soit 373 755 euros en moyenne. Les principaux postes de charges sont : « Autres achats et charges externes » (14,3 % du montant total des charges), « Salaires et traitements » (13,7 %), « Locations, redevances de crédit-bail et charges locatives » (7,4 %) et « Contributions à des partis ou groupements politiques » (13,3 %).

IV. – Données relatives aux formations politiques éligibles à l’aide publique

Sont présentés les éléments comptables de l’exercice 2024 de 38 des 41 partis politiques éligibles à l’aide publique au titre de la XVIe législature. En effet, Le mouvement de la ruralité et Hau ma’ohi ti’ama n’ont pas déposé leurs comptes 2024. Amuitahira’a o te Nuna’a Maohi a déposé des comptes 2024 pour lesquels les commissaires aux comptes ont formulé une impossibilité de certification.

A. – Partis éligibles à l’aide publique en 2024

Il est rappelé que l’aide publique versée en 2024 est calculée à partir des résultats de la XVIe législature.

Tableau n° 6. – Répartition de l’aide publique prévue en 2024 pour les partis d’hexagone et des outre-mer – Classement par le nombre de voix prises en compte

(Montants en euros.)

Hexagone Modulation Première fraction (*) Seconde fraction Total
ENSEMBLE POUR LA MAJORITE PRÉSIDENTIELLE 510 902 8 821 573 10 653 234 19 474 807
RASSEMBLEMENT NATIONAL 6 797 831 3 377 855 10 175 686
LA FRANCE INSOUMISE 5 272 338 2 672 588 7 944 926
LES RÉPUBLICAINS 1 290 620 2 298 781 7 201 141 9 499 922
LES ÉCOLOGISTES 78 328 1 749 335 1 447 652 3 196 987
RECONQUÊTE ! 1 522 202 37 119 1 559 321
PARTI SOCIALISTE 1 370 704 3 303 616 4 674 320
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 855 392 1 262 056 2 117 448
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 580 920 482 551 1 063 471
PARTI ANIMALISTE 411 079 411 079
PARTI RADICAL DE GAUCHE 34 584 385 040 519 670 904 710
UNION DES DÉMOCRATES EUROPÉENS, CENTRISTES ET INDÉPENDANTS 379 506 1 855 964 2 235 470
LUTTE OUVRIÈRE 370 632 370 632
LES ÉCOLOGISTES – MOUVEMENT ÉCOLOGISTE INDÉPENDANT 39 918 249 982 249 982
ÉCOLOGIE AU CENTRE 11 868 199 503 199 503
LES PATRIOTES 198 497 198 497
DEBOUT LA FRANCE 18 296 180 188 37 119 217 307
ALLIANCE CENTRISTE 8 672 151 279 593 909 745 188
GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE 15 547 143 375 37 119 180 494
LE MOUVEMENT DE LA RURALITÉ 13 523 87 898 87 898
Total 2 022 258 32 026 055 33 481 593 65 507 648

(*) Le montant de la première fraction de l’aide publique affiché est celui calculé après l’application des modulations financières pour non-respect de la parité.


(Montants en euros.)

Outre-mer Modulation Première fraction (*) Seconde fraction Total
TAPURA HUIRAATIRA 49 598 37 119 86 717
POUR LA RÉUNION 25 027 111 358 136 385
PEYI-A 21 748 111 358 133 106
PROGRÈS 974 21 281 37 119 58 400
LE RASSEMBLEMENT – LES RÉPUBLICAINS 20 737 20 737
A HERE IA PORINETIA 18 815 18 815
ASSOCIATION AMBITION RÉUNION 16 537 74 239 90 776
RÉUNION LIBRE 13 961 37 119 51 080
AMUITAHIRA’A O TE NUNA’A MAOHI 13 611 13 611
PARTI PROGRESSISTE DÉMOCRATIQUE GUADELOUPEEN 12 733 111 358 124 091
PARTI PROGRESSISTE MARTINIQUAIS 7 210 37 119 44 329
PARTI DU MOUVEMENT POPULAIRE FRANCISCAIN 1 901 74 239 76 140
MOUVEMENT DES CITOYENS FRANÇAIS DE NOUVELLE-CALEDONIE 1 040 1 040
UNION DES DÉMOCRATES ET DES ÉCOLOGISTES DE MARTINIQUE 951 951
PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS 787 787
LE PEUPLE AUX COMMANDES DU TERRITOIRE 14 723
REZISTAN’S ÉGALITE 974 27 490
PARTI RADICAL (NON ÉLIGIBLE EN 2024**)
MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE MARTINIQUAIS 18 875
BÂTIR LE PAYS MARTINIQUE (NON ÉLIGIBLE EN 2024**)
HAU MA’OHI TI’AMA (NON ÉLIGIBLE EN 2024**)
Total 61 088 225 937 631 028 856 965

(*) Le montant de la première fraction de l’aide publique affiché est celui calculé après l’application des modulations financières pour non-respect de la parité.
(**) La Commission a constaté le non-respect des obligations légales au titre de l’exercice 2022 des partis politiques suivants : A Here Ia Porenatia, Bâtir le pays Martinique, Hau Ma’Ohi Ti’Ama et le Parti radical.


B. – Les éléments de synthèse

Les tableaux suivants récapitulent des éléments comptables généraux ressortant des comptes de l’exercice 2024 pour les partis politiques éligibles à l’aide publique, en distinguant les partis de l’hexagone de ceux des outre-mer.
La situation des partis politiques de l’hexagone se présente comme suit.

Tableau n° 7. – Eléments comptables concernant l’exercice 2024 pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (hexagone) – Classement par ordre décroissant du montant de la première fraction de l’aide publique

(Montants en euros.)

FORMATION – Exercice 2024 (*) Eléments du compte de résultat Eléments du bilan
Total

des produits
Total

des charges
Résultat

de l’exercice
Total de l’actif Total

des dettes
Situation nette
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) (**) 19 474 809 19 482 051 – 7 242 8 339 5 166 3 173
RASSEMBLEMENT NATIONAL 18 704 246 19 220 251 – 516 005 7 910 239 18 913 105 – 11 002 866
LA FRANCE INSOUMISE 13 786 068 15 095 618 – 1 309 550 6 939 383 5 890 845 1 048 538
LES RÉPUBLICAINS 15 687 744 15 536 899 150 845 8 649 291 12 292 671 – 3 643 380
LES ÉCOLOGISTES 8 790 155 7 877 896 912 259 18 475 312 7 912 847 10 562 465
RECONQUÊTE ! 5 552 102 6 292 868 – 740 766 6 522 944 1 387 018 5 135 926
PARTI SOCIALISTE 15 742 678 16 992 166 – 1 249 488 41 347 407 7 911 998 33 435 409
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 31 609 024 32 343 309 – 734 285 39 800 431 5 297 288 34 503 143
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 1 083 261 1 150 697 – 67 436 212 483 17 691 194 792
PARTI ANIMALISTE 1 043 817 1 554 350 – 510 533 210 658 224 508 – 13 850
PARTI RADICAL DE GAUCHE 1 074 381 1 408 254 – 333 873 362 475 270 444 92 031
UNION DES DÉMOCRATES EUROPÉENS, CENTRISTES ET INDÉPENDANTS (***) 2 235 470 2 237 429 – 1 959 10 869 7 068 3 801
LUTTE OUVRIÈRE 4 839 645 5 966 131 – 1 126 486 4 427 909 232 375 4 195 534
LES ÉCOLOGISTES – MOUVEMENT ÉCOLOGISTE INDÉPENDANT 276 104 289 039 – 12 935 13 723 36 525 – 22 802
ÉCOLOGIE AU CENTRE 233 251 83 841 149 410 45 278 4 507 086 – 4 461 808
LES PATRIOTES 2 558 562 2 108 664 449 898 3 089 190 105 344 2 983 846
DEBOUT LA FRANCE 633 173 1 003 279 – 370 106 51 917 634 663 – 582 746
ALLIANCE CENTRISTE 884 335 1 000 901 – 116 566 5 634 92 385 – 86 751
GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE 240 424 187 496 52 928 51 146 49 793 1 353

(*) Le parti Le mouvement de la ruralité n’a pas déposé ses comptes au titre de l’exercice 2024.
(**) Le parti politique Ensemble ! (Majorité présidentielle) est issu d’un regroupement de partis dont l’objet est de percevoir l’aide publique afin de la redistribuer à ces partis politiques selon des accords passés avec eux (notamment Renaissance, Horizons, Mouvement démocrate).
(***) L’Union des démocrates européens, centristes et indépendants ayant pris la suite de l’Union des démocrates, radicaux et libéraux est un parti politique dont l’objet est de percevoir l’aide publique afin de la redistribuer à d’autres partis politiques selon des accords passés avec eux.


La situation des partis politiques des outre-mer se présente comme suit.

Tableau n° 8. – Eléments comptables concernant l’exercice 2024 pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (outre-mer) – Classement par ordre décroissant du montant de la première fraction de l’aide publique

(Montants en euros.)

FORMATION – Exercice 2024 (*) Eléments du compte de résultat Eléments du bilan
Total

des produits
Total

des charges
Résultat

de l’exercice
Total de l’actif Total

des dettes
Situation nette
TAPURA HUIRAATIRA 148 604 132 904 15 700 216 829 16 083 200 746
POUR LA RÉUNION 323 404 261 523 61 881 452 265 9 824 442 441
PÉYI-A 160 229 174 274 – 14 045 117 473 7 932 109 541
PROGRÈS 974 71 660 47 434 24 226 87 277 4 918 82 359
LE RASSEMBLEMENT – LES RÉPUBLICAINS 110 115 103 822 6 293 168 706 25 497 143 209
A HERE IA PORINETIA 86 402 104 971 – 18 569 3 176 9 374 – 6 198
ASSOCIATION AMBITION RÉUNION 115 762 52 683 63 079 243 596 7 066 236 530
RÉUNION LIBRE 59 301 37 367 21 934 74 233 3 214 71 019
PARTI PROGRESSISTE DÉMOCRATIQUE GUADELOUPÉEN 128 801 94 932 33 869 193 670 85 584 108 086
PARTI PROGRESSISTE MARTINIQUAIS 83 875 79 598 4 277 146 076 25 140 120 936
PARTI DU MOUVEMENT POPULAIRE FRANCISCAIN 97 826 108 723 – 10 897 28 766 5 426 23 340
MOUVEMENT DES CITOYENS FRANCAIS DE NOUVELLE CALEDONIE 1 839 2 667 – 828 61 222 – 161
UNION DES DÉMOCRATES ET DES ÉCOLOGISTES DE MARTINIQUE 16 251 21 942 – 5 691 39 6 550 – 6 511
PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS 67 253 62 870 4 383 56 849 25 318 31 531
LE PEUPLE AUX COMMANDES DU TERRITOIRE 2 740 3 826 – 1 086 978 978
RÉZISTAN’S ÉGALITÉ 974 75 875 56 091 19 784 180 810 7 913 172 897
PARTI RADICAL 898 810 914 922 – 16 112 782 011 838 007 – 55 996
MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE MARTINIQUAIS 78 12 640 15 804 – 3 164 7 511 5 477 2 034
BATIR LE PAYS MARTINIQUE 17 215 10 528 6 687 82 327 16 881 65 446

(*) Le parti politique Hau ma’ohi ti’ama n’a pas déposé ses comptes au titre de l’exercice 2024. Amuitahira’a o te nuna’a maohi a déposé des comptes de l’exercice 2024 pour lesquels les commissaires aux comptes ont formulé une impossibilité de certification.


C. – Les produits

Pour l’exercice 2024, les formations politiques éligibles à l’aide publique ayant déposé des comptes certifiés concentrent 70,4 % des produits (146,9 millions d’euros) de la totalité des partis politiques ayant déposé des comptes certifiés (208,5 millions d’euros).

Tableau n° 9. – Total des produits pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (hexagone) en 2024 – Classement par ordre décroissant du montant de la première fraction de l’aide publique

(Montants en euros.)

FORMATION – Exercice 2024 Total

des produits
Cotisations

des adhérents
Cotisations

des élus
Aide publique Dons

de personnes

physiques
Autre
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) 19 474 809 19 474 807 2
100 % 0,0 % 0,0 % 100,0 % 0,0 % 0,0 %
RASSEMBLEMENT NATIONAL 18 704 246 3 071 583 1 007 630 10 175 686 1 030 789 3 418 558
100 % 16,4 % 5,4 % 54,4 % 5,5 % 18,3 %
LA FRANCE INSOUMISE 13 786 068 269 385 7 950 926 1 315 768 4 249 989
100 % 0,0 % 2,0 % 57,7 % 9,5 % 30,8 %
LES RÉPUBLICAINS 15 687 744 904 225 1 143 318 9 499 922 1 298 478 2 841 801
100 % 5,8 % 7,3 % 60,6 % 8,3 % 18,1 %
LES ÉCOLOGISTES 8 790 155 1 237 361 2 773 145 3 196 987 316 557 1 266 105
100 % 14,1 % 31,5 % 36,4 % 3,6 % 14,4 %
RECONQUÊTE ! 5 552 102 1 770 734 1 559 321 1 398 497 823 550
100 % 31,9 % 0,0 % 28,1 % 25,2 % 14,8 %
PARTI SOCIALISTE 15 742 678 2 153 212 4 951 333 4 679 320 333 010 3 625 803
100 % 13,7 % 31,5 % 29,7 % 2,1 % 23,0 %
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 31 609 024 5 861 854 5 932 180 2 176 419 5 648 087 11 990 484
100 % 18,5 % 18,8 % 6,9 % 17,9 % 37,9 %
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 1 083 261 1 063 471 4 275 15 515
100 % 0,0 % 0,0 % 98,2 % 0,4 % 1,4 %
PARTI ANIMALISTE 1 043 817 182 910 20 435 411 079 199 743 229 650
100 % 17,5 % 2,0 % 39,4 % 19,1 % 22,0 %
PARTI RADICAL DE GAUCHE 1 074 381 14 620 34 309 904 709 43 441 77 302
100 % 1,4 % 3,2 % 84,2 % 4,0 % 7,2 %
UNION DES DÉMOCRATES EUROPÉENS, CENTRISTES ET INDÉPENDANTS 2 235 470 2 235 470
100 % 0,0 % 0,0 % 100,0 % 0,0 % 0,0 %
LUTTE OUVRIÈRE 4 839 645 1 533 904 988 428 034 1 140 276 1 736 443
100 % 31,7 % 0,0 % 8,8 % 23,6 % 35,9 %
LES ÉCOLOGISTES – MOUVEMENT ÉCOLOGISTE INDÉPENDANT 276 104 2 810 4 503 249 982 18 794 15
100 % 1,0 % 1,6 % 90,5 % 6,8 % 0,0 %
ÉCOLOGIE AU CENTRE 233 251 1 440 3 876 199 503 28 429 3
100 % 0,6 % 1,7 % 85,5 % 12,2 % 0,0 %
LES PATRIOTES 2 558 562 1 037 180 198 497 997 475 325 410
100 % 40,5 % 0,0 % 7,8 % 39,6 % 12,7 %
DEBOUT LA FRANCE 633 173 94 912 217 307 293 025 27 929
100 % 15,0 % 0,0 % 34,3 % 46,3 % 4,4 %
ALLIANCE CENTRISTE 884 335 642 745 188 6 570 131 935
100 % 0,1 % 0,0 % 84,3 % 0,7 % 14,9 %
GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE 240 424 15 920 6 240 180 494 18 290 19 480
100 % 6,6 % 2,6 % 75,1 % 7,6 % 8,1 %

En ce qui concerne les outre-mer, la situation est la suivante.

Tableau n° 10. – Total des produits pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (outre-mer) en 2024 – Classement par ordre décroissant du montant de la première fraction de l’aide publique

(Montants en euros.)

FORMATION – Exercice 2024 Total

des produits
Cotisations

des adhérents
Cotisations

des élus
Aide publique (*) Dons

de personnes

physiques
Autre
TAPURA HUIRAATIRA 148 604 210 4 190 86 718 56 230 1 256
100 % 0 % 3 % 58 % 38 % 1 %
POUR LA RÉUNION 323 404 18 604 43 260 136 384 113 340 11 816
100 % 6 % 13 % 42 % 35 % 4 %
PÉYI-A 160 229 6 865 100 133 106 630 19 528
100 % 4 % 0 % 83 % 0 % 12 %
PROGRÈS 974 71 660 11 760 58 400 1 500
100 % 16 % 0 % 81 % 0 % 2 %
LE RASSEMBLEMENT – LES RÉPUBLICAINS 110 115 23 518 21 794 20 737 9 239 34 827
100 % 21 % 20 % 19 % 8 % 32 %
A HERE IA PORINETIA 86 402 26 631 18 814 16 714 24 243
100 % 31 % 0 % 22 % 19 % 28 %
ASSOCIATION AMBITION RÉUNION 115 762 90 776 24 900 86
100 % 0 % 0 % 78 % 22 % 0 %
RÉUNION LIBRE 59 301 51 081 4 000 4 220
100 % 0 % 0 % 86 % 7 % 7 %
PARTI PROGRESSISTE DÉMOCRATIQUE GUADELOUPÉEN 128 801 2 920 1 790 124 091
100 % 2 % 1 % 96 % 0 % 0 %
PARTI PROGRESSISTE MARTINIQUAIS 83 875 6 215 23 370 44 329 1 121 8 840
100 % 7 % 28 % 53 % 1 % 11 %
PARTI DU MOUVEMENT POPULAIRE FRANCISCAIN 97 826 3 330 76 140 5 930 12 426
100 % 0 % 3 % 78 % 6 % 13 %
MOUVEMENT DES CITOYENS FRANCAIS DE NOUVELLE CALEDONIE 1 839 595 1 040 126 78
100 % 32 % 0 % 57 % 7 % 4 %
UNION DES DÉMOCRATES ET DES ÉCOLOGISTES DE MARTINIQUE 16 251 951 300 15 000
100 % 0 % 0 % 6 % 2 % 92 %
PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS 67 253 3 970 42 496 787 17 225 2 775
100 % 6 % 63 % 1 % 26 % 4 %
LE PEUPLE AUX COMMANDES DU TERRITOIRE 2 740 20 2 720
100 % 1 % 0 % 0 % 99 % 0 %
RÉZISTAN’S ÉGALITÉ 974 75 875 380 74 239 10 1 246
100 % 1 % 0 % 98 % 0 % 2 %
PARTI RADICAL 898 810 25 510 4 899 1 670 866 731
100 % 3 % 1 % 0 % 0 % 96 %
MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE MARTINIQUAIS 78 12 640 2 070 9 570 1 000
100 % 16 % 76 % 0 % 8 % 0 %
BÂTIR LE PAYS MARTINIQUE 17 215 720 1 505 716 14 274
100 % 4 % 9 % 0 % 4 % 83 %

(*) Certains partis n’ont pas perçu l’aide publique à laquelle ils étaient éligibles soit en raison du non-respect des règles de parité, soit en raison d’une sanction décidée par la Commission en raison du non-respect par le parti de ses obligations au titre de la loi du 11 mars 1988.


La répartition de l’aide publique peut évoluer chaque année au regard du rattachement annuel des parlementaires au titre de la seconde fraction de l’aide publique.

D. – La nature des charges

Les tableaux suivants présentent le total des charges ainsi que les principaux postes de dépenses externes : dépenses de propagande et de communication (congrès, manifestations et universités, communication), contributions aux candidats et aux autres formations politiques. La dernière colonne regroupe notamment les dépenses de fonctionnement courant.

Tableau n° 11. – Montant des charges pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (hexagone) en 2024 – Classement par ordre décroissant du montant de la première fraction de l’aide publique

(Montants en euros.)

FORMATION – Exercice 2024 Total

des charges
Contributions aux candidats et prises en charge électorales Contributions à des partis ou groupements politiques Congrès, manifestations et universités Communication Autre
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) 19 482 051 19 469 807 12 244
100,0 % 0,0 % 99,9 % 0,0 % 0,0 % 0,1 %
RASSEMBLEMENT NATIONAL 19 220 251 104 408 18 000 1 459 643 1 645 072 15 993 128
100,0 % 0,5 % 0,1 % 7,6 % 8,6 % 83,2 %
LA FRANCE INSOUMISE 15 095 618 1 449 732 549 270 2 396 183 1 843 726 8 856 707
100,0 % 9,6 % 3,6 % 15,9 % 12,2 % 58,7 %
LES RÉPUBLICAINS 15 536 899 467 452 38 280 302 751 733 959 13 994 457
100,0 % 3,0 % 0,2 % 1,9 % 4,7 % 90,1 %
LES ÉCOLOGISTES 7 877 896 71 681 602 819 54 552 61 690 7 087 154
100,0 % 0,9 % 7,7 % 0,7 % 0,8 % 90,0 %
RECONQUÊTE ! 6 292 868 3 721 20 000 199 956 6 069 191
100,0 % 0,1 % 0,3 % 3,2 % 0,0 % 96,4 %
PARTI SOCIALISTE 16 992 166 271 692 8 511 104 214 120 871 16 486 878
100,0 % 1,6 % 0,1 % 0,6 % 0,7 % 97,0 %
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 32 343 309 1 226 066 176 817 4 638 941 2 907 788 23 393 697
100,0 % 3,8 % 0,5 % 14,3 % 9,0 % 72,3 %
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 1 150 697 119 437 794 233 11 152 14 832 211 043
100,0 % 10,4 % 69,0 % 1,0 % 1,3 % 18,3 %
PARTI ANIMALISTE 1 554 350 256 013 40 1 027 439 270 858
100,0 % 16,5 % 0,0 % 0,0 % 66,1 % 17,4 %
PARTI RADICAL DE GAUCHE 1 408 254 615 367 307 592 41 043 3 610 440 642
100,0 % 43,7 % 21,8 % 2,9 % 0,3 % 31,3 %
UNION DES DÉMOCRATES EUROPÉENS, CENTRISTES ET INDÉPENDANTS 2 237 429 2 230 000 7 429
100,0 % 0,0 % 99,7 % 0,0 % 0,0 % 0,3 %
LUTTE OUVRIÈRE 5 966 131 200 953 698 128 3 955 830 1 111 220
100,0 % 3,4 % 0,0 % 11,7 % 66,3 % 18,6 %
LES ÉCOLOGISTES – MOUVEMENT ÉCOLOGISTE INDÉPENDANT 289 039 214 163 526 74 350
100,0 % 0,0 % 74,1 % 0,2 % 0,0 % 25,7 %
ÉCOLOGIE AU CENTRE 83 841 23 534 60 307
100,0 % 0,0 % 28,1 % 0,0 % 0,0 % 71,9 %
LES PATRIOTES 2 108 664 225 955 8 505 714 914 1 159 290
100,0 % 10,7 % 0,0 % 0,4 % 33,9 % 55 %
DEBOUT LA FRANCE 1 003 279 3 000 1 510 998 769
100,0 % 0,0 % 0,3 % 0,0 % 0,2 % 99,6 %
ALLIANCE CENTRISTE 1 000 901 79 510 676 700 2 666 242 025
100,0 % 7,9 % 67,6 % 0,0 % 0,3 % 24,2 %
GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE 187 496 72 280 2 062 113 154
100,0 % 0,0 % 38,6 % 1,1 % 0,0 % 60,4 %

Tableau n° 12. – Montant des charges pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (outre-mer) en 2024 – Classement par ordre décroissant du montant de la première fraction de l’aide publique

(Montants en euros.)

FORMATION – Exercice 2024 Total

des charges
Contributions aux candidats et prises en charge électorales Contributions à des partis ou groupements politiques Congrès, manifestations et universités Communication Autre
TAPURA HUIRAATIRA 132 904 132 904
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 100,0 %
POUR LA RÉUNION 261 523 33 459 8 000 48 083 5 165 166 816
100,0 % 12,8 % 3,1 % 18,4 % 2,0 % 63,8 %
PÉYI-A 174 274 112 242 13 498 48 534
100,0 % 64,4 % 0,0 % 0,0 % 7,7 % 27,8 %
PROGRÈS 974 47 434 47 434
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 100,0 %
LE RASSEMBLEMENT – LES RÉPUBLICAINS 103 822 103 822
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 100,0 %
A HERE IA PORINETIA 104 971 419 104 552
100,0 % 0,4 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 99,6 %
ASSOCIATION AMBITION RÉUNION 52 683 52 683
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 100,0 %
RÉUNION LIBRE 37 367 16 423 13 668 7 276
100,0 % 44,0 % 0,0 % 0,0 % 36,6 % 19,5 %
PARTI PROGRESSISTE DÉMOCRATIQUE GUADELOUPÉEN 94 932 69 042 3 368 506 22 016
100,0 % 0,0 % 72,7 % 3,5 % 0,5 % 23,2 %
PARTI PROGRESSISTE MARTINIQUAIS 79 598 79 598
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 100,0 %
PARTI DU MOUVEMENT POPULAIRE FRANCISCAIN 108 723 3 000 72 011 33 712
100,0 % 2,8 % 66,2 % 0,0 % 0,0 % 31,0 %
MOUVEMENT DES CITOYENS FRANCAIS DE NOUVELLE CALEDONIE 2 667 2 137 530
100,0 % 80,1 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 19,9 %
UNION DES DÉMOCRATES ET DES ÉCOLOGISTES DE MARTINIQUE 21 942 21 942
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 100,0 %
PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS 62 870 37 373 25 497
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 59,4 % 40,6 %
LE PEUPLE AUX COMMANDES DU TERRITOIRE 3 826 500 3 326
100,0 % 13,1 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 86,9 %
RÉZISTAN’S ÉGALITÉ 974 56 091 5 500 5 000 45 591
100,0 % 9,8 % 8,9 % 0,0 % 0,0 % 81,3 %
PARTI RADICAL 914 922 0 115 070 7 036 16 116 776 700
100 % 0 % 13 % 0 % 2 % 85 %
MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE MARTINIQUAIS 78 15 804 363 15 441
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 2,3 % 97,7 %
BÂTIR LE PAYS MARTINIQUE 10 528 852 9 676
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 8,1 % 91,9 %

Le tableau ci-dessous mentionne l’aide publique effectivement perçue par les partis éligibles et la part reversée à d’autres formations politiques en millions d’euros et en pourcentages de l’aide perçue. Seuls les reversements supérieurs à 5 000 euros ont été indiqués dans ce tableau.

Tableau n° 13. – Partis bénéficiaires de l’aide publique en 2024 ayant versé des fonds à d’autres formations politiques – Classement par ordre alphabétique

(Montants en euros.)

Bénéficiaires de l’aide publique/

Bénéficiaires de fonds reversés
Montants perçus Montants reversés %
ALLIANCE CENTRISTE 745 188
PARTI RADICAL 450 200 60,41 %
EUROPE ÉGALITÉ ÉCOLOGIE 15 000 2,01 %
ÉCOLOGIE AU CENTRE 199 503
CAP 21 7 294 3,66 %
ÉCOLOGIE POSITIVE 16 240 8,14 %
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) 19 474 807
HORIZONS 2 463 502 12,65 %
MODEM 3 811 708 19,57 %
RENAISSANCE 13 194 597 67,75 %
GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE 180 494
PARTI SOCIALISTE 7 090 3,93 %
L’ENGAGEMENT 38 873 21,54 %
LES RADICAUX DE GAUCHE 11 316 6,27 %
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 15 000 8,31 %
LA FRANCE INSOUMISE 7 944 926
PARTI DE GAUCHE 241 750 3,04 %
RÉVOLUTION ÉCOLOGIQUE POUR LE VIVANT 237 119 2,98 %
PICARDIE DEBOUT 70 400

LES ÉCOLOGISTES 3 196 987
TERRITOIRES 44 14 080 0,44 %
ENSEMBLE SUR NOS TERRITOIRES 37 119 1,16 %
GÉNÉRATION.S 355 031 11,11 %
GÉNÉRATION ÉCOLOGIE 172 462 5,39 %
LES NOUVEAUX DÉMOCRATES 24 128

LES RÉPUBLICAINS 9 499 922
FORCE RÉPUBLICAINE 30 000

A2M 8 280

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 2 117 448
TAVINI HUIRAATIRA NO TE AO MA’OHI 105 790 5,00 %
MOUVEMENT DE DÉCOLONISATION ET D’ÉMANCIPATION SOCIALE 35 263 1,67 %
PARTI RADICAL DE GAUCHE 904 710
PERSPECTIVES 20 000 2,21 %
PARIS EN COMMUN 27 000 2,98 %
LOIRE ATLANTIQUE À GAUCHE 25 984 2,87 %
DEBOUT LES SOCIALISTES ! – COURANT DU PARTI SOCIALISTE 55 710 6,16 %
LA RÉPUBLIQUE EN COMMUN 152 898 16,90 %
LA FORCE DU 13 26 000 2,87 %
PARTI SOCIALISTE 4 674 320
ASSOCIATION DES ÉLUS SOCIALISTES DE LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES 8 511

RASSEMBLEMENT NATIONAL 10 175 686
LE RASSEMBLEMENT POUR LA RÉPUBLIQUE 15 000

RECONQUÊTE ! 1 559 321
MARSEILLE D’ABORD 20 000 3,58 %
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 1 063 471
EUSKAL HERRIA BAI 23 152 2,18 %
RÉSISTONS ! 83 019 7,81 %
UNION DÉMOCRATIQUE BRETONNE 93 288 8,77 %
PARTIT OCCITAN 18 781 1,77 %
UNSER LAND 39 335 3,70 %
PARTITU DI A NAZIONE CORSA 43 239 4,07 %
FEMU A CORSICA 121 871 11,46 %
LIBERTÉ ÉCOLOGIE FRATERNITÉ 37 128 3,49 %
PLACE PUBLIQUE 7 499 0,71 %
DECIDEMOS 5 998 0,56 %
GAUCHE DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE 17 752 1,67 %
LES CENTRISTES 110 886 10,43 %
NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE 9 444 0,89 %
PARTI PIRATE 23 981 2,25 %
VOLT FRANCE 17 925 1,69 %
ARCHIPEL DEMAIN 29 695 2,79 %
UTILES (ULTRA-MARINS, TERRITOIRES, INDÉPENDANTS, LIBERTÉ, ÉCOLOGIE ET SOLIDARITÉ) 69 391 6,52 %
PARTI SOCIALISTE 29 695 2,79 %
UNION DES DÉMOCRATES EUROPÉENS, CENTRISTES ET INDÉPENDANTS 2 235 470
UNION DES DÉMOCRATES ET INDÉPENDANTS 2 230 000 99,76 %

E. – Le bilan

Les tableaux suivants présentent la situation du bilan des partis politiques éligibles à l’aide publique en métropole.

Tableau n° 14. – Montants et variation des bilans des exercices 2023 et 2024 pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (hexagone) en 2024 – classement par le nombre de voix prises en compte au 1er tour des élections législatives de juin 2022

(Montants en euros.)

FORMATION – Exercice 2024 Total du bilan

Exercice 2024
Total du bilan

Exercice 2023
Variation
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) 8 339 10 415 – 2 076
RASSEMBLEMENT NATIONAL 7 910 239 6 095 954 1 814 285
LA FRANCE INSOUMISE 6 939 383 2 110 140 4 829 243
LES RÉPUBLICAINS 8 649 291 11 944 558 – 3 295 267
LES ÉCOLOGISTES 18 475 312 11 613 392 6 861 920
RECONQUÊTE ! 6 522 944 7 031 878 – 508 934
PARTI SOCIALISTE 41 347 407 40 014 798 1 332 609
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 39 800 431 39 933 211 – 132 780
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 212 483 327 846 – 115 363
PARTI ANIMALISTE 210 658 251 890 – 41 232
PARTI RADICAL DE GAUCHE 362 475 74 604 287 871
UNION DES DÉMOCRATES EUROPÉENS, CENTRISTES ET INDÉPENDANTS 10 869 12 576 – 1 707
LUTTE OUVRIÈRE 4 427 909 5 525 287 – 1 097 378
LES ÉCOLOGISTES – MOUVEMENT ÉCOLOGISTE INDÉPENDANT 13 723 39 098 – 25 375
ÉCOLOGIE AU CENTRE 45 278 16 688 28 590
LES PATRIOTES 3 089 190 1 106 025 1 983 165
DEBOUT LA FRANCE 51 917 57 383 – 5 466
ALLIANCE CENTRISTE 5 634 74 604 – 68 970
GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE 51 146 46 425 4 721

Les tableaux qui suivent présentent le montant des dettes à la date de clôture des comptes. Elles représentent 63 % du montant total de l’endettement de tous les partis politiques (58,4 millions d’euros pour un total de 92,6 millions d’euros).
La structure des dettes d’un parti traduit sa situation financière et peut faire ressortir des points d’attention. La Commission examine l’état des dettes au regard de leurs échéances. Ainsi, en présence d’une dette fournisseur dont l’échéance à moins d’un an ne serait pas respectée, elle demande des éléments complémentaires au parti concerné afin de s’assurer de la réalité des difficultés ou du report des échéances. Un constat contraire pourrait signifier que le parti bénéficie d’un avantage interdit en provenance d’une personne morale.

Tableau n° 15. – Montant des dettes à la date de clôture des comptes pour les partis bénéficiaires de l’aide publique (hexagone) en 2024 – Classement par ordre décroissant du montant de la première fraction de l’aide publique

(Montants en euros.)

FORMATION – Exercice 2024 Total

des dettes
Emprunts et dettes auprès d’établissements de crédit Emprunts et dettes auprès de personnes physiques Emprunts et dettes auprès de partis ou groupements politiques Dettes fournisseurs et comptes rattachés Dettes

fiscales

et sociales
Autre
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) 5 166 5 166
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 100,0 % 0,0 % 0,0 %
RASSEMBLEMENT NATIONAL 18 913 105 16 029 243 203 500 1 337 708 473 718 868 936
100,0 % 0,0 % 84,8 % 1,1 % 7,1 % 2,5 % 4,6 %
LA FRANCE INSOUMISE 5 890 845 4 446 005 1 076 900 312 391 55 549
100,0 % 75,5 % 0,0 % 0,0 % 18,3 % 5,3 % 0,9 %
LES RÉPUBLICAINS 12 292 671 8 708 725 1 791 731 986 474 805 741
100,0 % 70,8 % 0,0 % 0,0 % 14,6 % 8,0 % 6,6 %
LES ÉCOLOGISTES 7 912 847 5 549 484 547 424 506 992 1 308 947
100,0 % 70,1 % 0,0 % 0,0 % 6,9 % 6,4 % 16,5 %
RECONQUÊTE ! 1 387 018 544 431 685 209 157 378
100,0 % 0,0 % 39,3 % 0,0 % 49,4 % 11,3 % 0,0 %
PARTI SOCIALISTE 7 911 998 3 474 408 1 841 770 1 307 131 1 288 689
100,0 % 43,9 % 0,0 % 0,0 % 23,3 % 16,5 % 16,3 %
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 5 297 288 1 033 527 189 903 1 392 655 1 945 404 735 799
100,0 % 19,5 % 3,6 % 0,0 % 26,3 % 36,7 % 13,9 %
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 17 691 5 287 9 273 3 131
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 29,9 % 52,4 % 17,7 %
PARTI ANIMALISTE 224 508 217 954 6 554
100,0 % 0,0 % 97,1 % 0,0 % 2,9 % 0,0 % 0,0 %
PARTI RADICAL DE GAUCHE 270 444 16 785 19 041 234 618
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 6,2 % 7,0 % 86,8 %
UNION DES DÉMOCRATES EUROPÉENS, CENTRISTES ET INDÉPENDANTS 7 068 7 068
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 100,0 % 0,0 % 0,0 %
LUTTE OUVRIÈRE 232 375 196 991 11 369 24 015
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 84,8 % 4,9 % 10,3 %
LES ÉCOLOGISTES – MOUVEMENT ÉCOLOGISTE INDÉPENDANT 36 525 32 000 4 320 205
100,0 % 0,0 % 87,6 % 0,0 % 11,8 % 0,6 % 0,0 %
ÉCOLOGIE AU CENTRE 4 507 086 4 501 821 2 5 263
100,0 % 0,0 % 99,9 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,1 %
LES PATRIOTES 105 344 19 049 86 295
100,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 18,1 % 81,9 % 0,0 %
DEBOUT LA FRANCE 634 663 127 635 305 250 195 076 5 613 1 089
100,0 % 20,1 % 48,1 % 0,0 % 30,7 % 0,9 % 0,2 %
ALLIANCE CENTRISTE 92 385 5 000 56 309 31 076
100,0 % 0,0 % 5,4 % 0,0 % 61,0 % 33,6 % 0,0 %
GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE 49 793 21 600 14 790 13 403
100,0 % 0,0 % 43,4 % 0,0 % 29,7 % 0,0 % 26,9 %

La participation financière des partis politiques aux campagnes électorales peut revêtir plusieurs formes : prêts à des candidats, ou contribution financière définitive à leur campagne (ci-dessous « contributions versées aux candidats ») ; dépenses faites pour un candidat ou mutualisées entre plusieurs candidats, qui sont payées définitivement par le parti, (ci-dessous « prises en charges de dépenses électorales »). Les concours en nature aux candidats (mise à disposition de locaux…) sont valorisés dans les comptes de campagne mais ne font pas l’objet de traitement comptable dans les comptes du parti.

Tableau n° 16. – Participation financière des partis bénéficiaires de l’aide publique en 2024 au financement des élections législatives de 2022 et 2024 par type de participations renseignées dans les comptes d’ensemble

(Montants en euros.)

NOM DU PARTI CONTRIBUTIONS VERSÉES

AUX CANDIDATS
PRISES EN CHARGES

DE DÉPENSES ÉLECTORALES
2021-2022 2024 2021-2022 2024
A HERE IA PORINETIA 419
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) – MOUVEMENT DÉMOCRATE 37 354 85 328
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) – RENAISSANCE 33 643 18 907 992 234 292 599
LA FRANCE INSOUMISE 43 431 17 500 137 715 406 229
LES ÉCOLOGISTES 50 632 22 928 23 380 48 752
LE PEUPLE AUX COMMANDES DU TERRITOIRE 29 700 500
LES RÉPUBLICAINS 962 086 314 310 119 902 18 350
LUTTE OUVRIÈRE 11 312 538 2 276 341 58 219
MOUVEMENT DES CITOYENS FRANCAIS DE NOUVELLE CALEDONIE 2 137
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 74 059 67 816 16 961 7 859
PARTI DU MOUVEMENT POPULAIRE FRANCISCAIN 11 000 3 000
PARTI SOCIALISTE 125 754 20 306 66 126 4 251
PÉYI-A 28 500 95 350 16 892
POUR LA RÉUNION 45 785 33 459
RASSEMBLEMENT NATIONAL 2 688 119 024 17 378
RECONQUÊTE ! 83 892 3 721 706 527
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 24 626
RÉUNION LIBRE 16 000 423
RÉZISTAN’S ÉGALITÉ 974 19 000 5 500

Tableau n° 17. – Participations financières des partis bénéficiaires de l’aide publique aux élections européennes de 2019 et 2024 par types de participations renseignées dans les comptes d’ensemble

(Montants en euros.)

NOM DU PARTI CONTRIBUTIONS VERSÉES

AUX CANDIDATS
PRISES EN CHARGES

DE DÉPENSES ÉLECTORALES
2018-2019 2023-2024 2018-2019 2023-2024
ALLIANCE CENTRISTE 79 510
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) – HORIZONS 84 003
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) – MOUVEMENT DÉMOCRATE 2 600 579 962
ENSEMBLE ! (MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE) – RENAISSANCE 1 599 506 144 535 368 124 350 346
LA FRANCE INSOUMISE 218 543 807 460
LES ÉCOLOGISTES 165 224 12 336
LES PATRIOTES 26 400 199 555
LES RÉPUBLICAINS 1 644 285 134 791
LUTTE OUVRIÈRE 194 021 135 121 1 213 7 075
PARTI ANIMALISTE 8 000 62 100 193 913
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS 402 617 427 462 836 456 569 488
PARTI RADICAL DE GAUCHE 555 000 60 367
PARTI SOCIALISTE 339 155 94 593 13 326 133 239
RASSEMBLEMENT NATIONAL 81 863
RÉGIONS ET PEUPLES SOLIDAIRES 100 000 4 638

V. – La publication des comptes

En application de l’article 11-7 de la loi du 11 mars 1988 introduit par la loi du 15 septembre 2017 relative à la confiance dans la vie politique, la Commission publie sur son site internet, après anonymisation des données à caractère personnel, les comptes de l’exercice 2024 intégralement, comme elle l’avait fait pour la première fois au titre de l’exercice 2018. L’objectif poursuivi par le législateur est que soient rendues accessibles ces données relatives au financement de la vie politique.
Les comptes publiés sont accompagnés d’un extrait du rapport du ou des commissaires aux comptes lorsque figurent des réserves ou des observations. Chaque fois qu’elle l’estime nécessaire, la Commission apporte également une information visant à éclairer la lecture des comptes ou à appeler l’attention sur un aspect des échanges ayant eu lieu durant la période d’examen des comptes. Les comptes des partis politiques de l’exercice 2024 sont publiés dans le premier trimestre de l’année 2026.
Le tableau récapitulatif présenté à la suite du présent avis reprend, pour chaque parti, le sens de la décision et, le cas échéant, la durée de la perte du droit à la réduction d’impôt prévue en plus de l’interdiction de financer un candidat ou un autre parti politique. Les comptes sont disponibles par téléchargement sur le site de la Commission. Les données utilisées pour cette publication sont par ailleurs disponibles sur la plate-forme ouverte des données publiques françaises.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».