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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Franchise cat nat pro : combien payer pour un bâtiment agricole ?

Une inondation endommage un hangar, du matériel et des stocks : l’assureur annonce une indemnisation, mais en déduit une franchise « catastrophe naturelle ». Pour une exploitation agricole, le montant ne se résume pas à la franchise de l’habitation. Il dépend notamment de la nature des biens assurés, de la surface de l’établissement, du montant des dommages et, pour certains points, des stipulations du contrat. Une garantie des pertes d’exploitation appelle un calcul distinct.

La première question est de savoir si la garantie légale des catastrophes naturelles peut jouer : un arrêté doit reconnaître l’état de catastrophe naturelle pour la zone, la période et le phénomène concernés, et le dommage doit relever de la garantie du bien. Il ne faut pas supposer qu’un tel arrêté existe ou qu’il sera pris. Une tempête, par exemple, peut relever d’une autre garantie, avec une autre franchise.

Pour un bâtiment professionnel agricole, les règles examinées ci-dessous permettent de contrôler la base du calcul, les seuils applicables et les postes retenus. Les exemples sont fictifs et supposent que la garantie est acquise. Ils ne remplacent ni la lecture de la police et de ses avenants ni l’examen des circonstances du sinistre. Le présent article expose le régime en vigueur à la date de rédaction ; pour un sinistre plus ancien, il faut vérifier la version applicable et la date du contrat.

I. Franchise cat nat pro : quand s’applique-t-elle et comment la calculer ?

A. Catastrophe naturelle et bâtiment agricole : que déclarer à l’assurance ?

La sécurité vient avant le chiffrage. Si une crue atteint une exploitation, ne pénétrez pas dans un bâtiment dont la stabilité, les installations électriques ou l’accès sont incertains. Suivez les consignes des services compétents. Lorsque cela peut être fait sans danger, évitez l’aggravation des dommages, mettez les biens récupérables à l’abri et gardez les justificatifs des mesures urgentes. Il est utile de photographier l’état des lieux avant tout déblaiement indispensable, puis de conserver les éléments disponibles même s’ils ne peuvent pas tous rester sur place.

La garantie catastrophes naturelles n’est pas une assurance générale couvrant automatiquement toute perte liée au climat. L’article L. 125-1 du code des assurances vise notamment les contrats garantissant les dommages d’incendie ou d’autres dommages à des biens situés en France, ainsi que les dommages aux corps de véhicules terrestres à moteur. Il définit les dommages concernés et prévoit la constatation de l’état de catastrophe naturelle par arrêté interministériel. Celui-ci précise les zones, les périodes et la nature des dommages couverts.

En pratique, une exploitation peut réunir des biens très différents : bâtiment d’élevage, atelier, matériel fixe, engins, marchandises stockées et éventuellement logement. Demandez les conditions particulières, les conditions générales et les avenants en vigueur au moment du sinistre. Repérez le nom de l’assuré, l’adresse de chaque site et la description des biens couverts. Une activité exercée dans un local ne démontre pas, à elle seule, que le bâtiment et tout son contenu figurent parmi les biens garantis.

Les conséquences d’un même épisode ne relèvent pas nécessairement toutes du même dispositif. L’article L. 125-5 du code des assurances exclut du champ de ce chapitre les dommages dont l’indemnisation est régie par le chapitre concerné du code rural. Une perte de récolte ne doit donc pas être assimilée, sans examen, aux dommages matériels d’un bâtiment assuré. Il faut identifier séparément la garantie souscrite, les biens touchés et, si nécessaire, le régime propre à la production agricole.

La distinction entre tempête et catastrophe naturelle mérite aussi d’être conservée dans le dossier. L’article L. 122-7 du code des assurances prévoit une garantie des effets du vent dans les conditions qu’il énonce, avec des limites et une franchise qui peuvent être différentes de celles de la garantie incendie. Il prévoit aussi des exclusions pour certains risques agricoles. Avant de comparer deux montants, demandez à l’assureur quelle garantie il mobilise et sur quel texte ou quelle clause repose son calcul.

Déclarez le sinistre dès que vous en avez connaissance, sans attendre de disposer d’un devis définitif. Pour la garantie catastrophe naturelle, l’article L. 125-2 du code des assurances prévoit un avis à l’assureur dès cette connaissance et au plus tard trente jours après la publication de l’arrêté de reconnaissance. Conservez la date et la preuve de votre envoi, puis complétez la déclaration quand les pièces deviennent disponibles.

Le premier message peut identifier le contrat, l’adresse de l’établissement, la date constatée du dommage et les biens atteints. Il peut aussi signaler qu’un chiffrage plus précis suivra. Pour un dommage susceptible de relever d’une autre garantie, vérifiez les conditions du contrat : l’article L. 113-2 du code des assurances prévoit, pour l’avis de sinistre, un délai fixé par le contrat qui ne peut en principe être inférieur à cinq jours ouvrés, sous réserve des règles particulières qu’il énonce. Ne confondez pas ce cadre avec la règle propre à la catastrophe naturelle.

Un état des pertes n’est pas seulement une addition de factures. Distinguez la réparation du bâtiment, le matériel, les marchandises et les autres frais dont vous demandez l’examen. Pour chaque poste, indiquez ce qui existait avant le sinistre, ce qui a été endommagé et les pièces qui en attestent : photographies antérieures et postérieures, factures, inventaires, plans, devis détaillés ou rapports techniques. Une facture manquante n’empêche pas de présenter d’autres éléments ; leur valeur probante sera appréciée dans le dossier.

B. Franchise catastrophe naturelle professionnelle : quel montant pour un bâtiment agricole ?

Pour les biens professionnels autres que les véhicules terrestres à moteur, la méthode part des dommages matériels directs non assurables subis par l’assuré. L’article A. 125-6-2 du code des assurances fixe une franchise égale à 10 % de ces dommages, par établissement professionnel et par événement, avec un minimum de 1 140 euros. Pour les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, ce minimum est de 3 050 euros.

Ces chiffres ne dispensent pas de vérifier les caractéristiques de l’établissement ni la clause contractuelle. L’article A. 125-6-1 retient, pour les exploitations agricoles, un seuil de 1 500 mètres carrés pour l’ensemble des bâtiments agricoles composant l’établissement professionnel. Ce n’est pas la surface d’une seule pièce que l’on compare au seuil lorsque plusieurs bâtiments composent cet établissement.

Pour les biens professionnels relevant du régime des établissements dans cette limite de surface, l’article D. 125-5-5 prévoit un encadrement de la franchise et un plafond ; l’article A. 125-6-2 fixe ce plafond à 10 000 euros. Une franchise prévue au contrat peut être appliquée si elle est supérieure aux montants réglementaires, dans les limites prévues par ces textes. Demandez donc à l’assureur d’indiquer à la fois la surface retenue, le montant des dommages retenus et la clause qu’il applique.

Prenons un exemple simple : un établissement agricole entre dans la limite de surface et les dommages matériels directs retenus pour l’événement s’élèvent à 20 000 euros. Dix pour cent représentent 2 000 euros. Dans l’hypothèse où aucune franchise contractuelle supérieure applicable ne modifie ce calcul, la déduction serait de 2 000 euros. Si la base retenue était de 8 000 euros pour un phénomène autre que la sécheresse-réhydratation, 10 % représenteraient 800 euros : le minimum réglementaire de 1 140 euros devrait alors être pris en compte.

Pour une sécheresse relevant de la catégorie visée par le texte, un dommage matériel direct retenu à 20 000 euros donnerait un calcul de 2 000 euros à 10 %. Dans cet exemple, c’est le minimum spécifique de 3 050 euros qui doit être considéré, sous réserve des autres conditions applicables. Pour un dossier entrant dans le régime plafonné, si 10 % des dommages représentent 18 000 euros, le plafond réglementaire de 10 000 euros doit être examiné. Ces exemples portent sur la franchise ; ils ne déterminent pas à eux seuls l’indemnité finale.

La différence entre les dommages et la somme versée peut avoir plusieurs causes. Le contrat peut fixer des limites de garantie ou des modalités d’évaluation des biens ; certaines dépenses peuvent être discutées ou relever d’une autre garantie. L’article L. 121-1 du code des assurances pose le caractère indemnitaire de l’assurance de biens et précise que l’indemnité ne peut dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre. Ne confondez pas une franchise avec une retenue de vétusté, une limite de garantie ou un acompte déjà versé.

Lorsque l’ensemble des bâtiments agricoles composant l’établissement dépasse le seuil, il faut examiner le régime des autres biens professionnels. L’article D. 125-5-6 prévoit une fraction des dommages et un minimum déterminé selon les textes applicables ; le plafond de 10 000 euros présenté ci-dessus ne doit pas être attribué automatiquement à cet autre régime. La réponse dépend du classement de l’établissement, de la police et des dispositions applicables au sinistre.

Vérifiez enfin que la catégorie de bien est la bonne. Un tracteur assuré au titre des dommages au véhicule ne se traite pas par simple transposition de la franchise du hangar. Pour les véhicules professionnels visés par les textes, l’article A. 125-6-1 mentionne 380 euros par véhicule endommagé et prévoit la possibilité d’appliquer une franchise contractuelle supérieure dans les conditions du texte auquel il renvoie. Un bien agricole n’est donc pas nécessairement soumis au même calcul qu’un autre bien de l’exploitation.

II. Indemnisation catastrophe naturelle : comment vérifier l’offre et contester la franchise ?

A. Pertes d’exploitation et dommages matériels : comment établir les deux calculs ?

Un bâtiment peut être assuré alors qu’une perte d’exploitation ne l’est pas. L’article L. 125-1 étend la garantie aux effets des catastrophes naturelles sur les pertes d’exploitation si l’assuré est couvert contre ces pertes, dans les conditions du contrat correspondant. Il faut donc rechercher la garantie, son périmètre, ses plafonds et la méthode de calcul dans les documents contractuels, sans supposer qu’elle découle de la seule assurance du hangar.

Constituez deux colonnes dans votre dossier. La première concerne les dommages matériels : bâtiment, installations, matériel et contenu, en distinguant les biens couverts et les montants retenus. La seconde concerne une éventuelle perte d’exploitation : activité interrompue ou réduite, éléments comptables disponibles, charges qui ont continué à courir et charges qui n’ont pas été supportées. Chaque chiffre doit pouvoir être relié à une pièce ou à une hypothèse clairement identifiée.

Pour cette seconde garantie, l’article A. 125-6-5 du code des assurances prévoit que l’assuré conserve à sa charge une partie de l’indemnité correspondant à une interruption ou à une réduction d’activité pendant trois jours ouvrés, avec un minimum de 1 140 euros. Il prévoit l’application de la franchise du contrat si elle est supérieure à ces montants. Cette franchise ne se confond pas avec celle calculée sur les dommages matériels.

À titre d’illustration seulement, si les éléments du contrat et de la comptabilité conduisent à évaluer la perte correspondant aux trois jours ouvrés à 1 800 euros, ce montant est supérieur au minimum de 1 140 euros ; il faut encore comparer la franchise contractuelle applicable. Si le calcul donne 900 euros, le minimum mentionné par le texte entre en considération. Le montant dépend des données réelles et de la méthode prévue par le contrat : un chiffre d’affaires perdu, une marge et une indemnité ne sont pas interchangeables.

La lecture du contrat peut aussi être déterminante pour une indemnisation versée en plusieurs étapes. Une proposition peut distinguer une indemnité immédiate et un complément soumis à la production de justificatifs de réparation, lorsque la police le prévoit. Demandez quels postes sont retenus, quelles sommes ont déjà été réglées et quelles pièces sont attendues avant de considérer que le total affiché sera versé immédiatement ou qu’une retenue constitue nécessairement la franchise.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence, dans son arrêt du 9 mai 2025, n° 21/03045, a examiné un contrat professionnel après une catastrophe naturelle. Dans cette affaire, elle a rejeté une demande de perte d’exploitation au regard des stipulations du contrat et des éléments propres à la cessation de l’activité et à la preuve de la perte. Cette décision illustre la nécessité de relier la demande aux documents et au contrat ; elle ne permet pas de déduire qu’une interruption temporaire exclut toujours une indemnisation.

Si plusieurs intervenants assurent des biens différents, classez les pièces par contrat et par établissement. Le propriétaire d’un bâtiment, l’exploitant qui l’utilise et le propriétaire du matériel peuvent ne pas être la même personne. Vérifiez qui a souscrit chaque garantie et à qui appartient le bien endommagé avant d’imputer une franchise à une personne ou de supposer qu’un même règlement couvre l’ensemble des préjudices.

La surface qui commande le régime professionnel mérite un dossier précis : plan des bâtiments, destination, adresse, documents de propriété ou de location et description retenue par la police. Si l’assureur additionne plusieurs surfaces, demandez la liste et le fondement de ce regroupement. À l’inverse, ne choisissez pas seulement la surface du bâtiment le plus atteint si d’autres bâtiments agricoles composent le même établissement. Une différence de classement peut modifier le plafond applicable à la franchise.

Comparez également l’événement reconnu et les postes chiffrés. Une partie des désordres peut être discutée au titre de son origine ou de son ancienneté. Gardez les rapports de visite antérieurs, les travaux d’entretien, les photographies datées et les échanges intervenus après l’épisode. Une fissure préexistante n’explique pas à elle seule tous les désordres observés ensuite ; inversement, la reconnaissance d’une catastrophe naturelle ne dispense pas d’examiner le lien entre l’événement et chaque dommage déclaré.

Pour comprendre la portée d’une garantie, la distinction entre la règle légale et la police est essentielle. L’article L. 125-3 du code des assurances prévoit que les contrats concernés sont réputés contenir la clause de garantie et que des clauses types sont déterminées par arrêté. Les stipulations particulières restent à examiner pour la description des biens, les montants assurés et les modalités qui leur sont propres, sans écarter les dispositions légales applicables.

B. Expertise et refus d’indemnisation : quels documents demander et comment répondre ?

Avant de contester une somme, demandez un décompte compréhensible. Il devrait permettre de distinguer les dommages évalués, les postes non retenus et leur motif, les montants déjà payés, la vétusté éventuellement appliquée, les limites de garantie et la franchise. Si le calcul mêle la garantie du bâtiment et la perte d’exploitation, demandez une présentation séparée. Une réponse argumentée est plus utile qu’une contestation globale qui ne permet pas d’identifier le désaccord.

L’article L. 125-2 prévoit la communication à l’assuré du rapport d’expertise définitif relatif au sinistre déclaré. Pour la sécheresse-réhydratation des sols, il prévoit également un compte rendu des constatations effectuées lors de chaque visite. Confrontez ces documents à vos photographies et aux devis : une surface oubliée, une mauvaise date ou un poste absent peut appeler une correction différente d’un désaccord technique sur la cause des dommages.

Vous pouvez faire examiner le dossier par un expert de votre choix. L’article L. 113-5-1 du code des assurances prévoit que l’assureur informe l’assuré de son droit de solliciter une contre-expertise effectuée par l’expert choisi par celui-ci, à ses frais. Vérifiez dans la police si une prise en charge de ces honoraires est prévue et dans quelles limites ; elle ne doit pas être présumée.

Préparez une note courte par point discuté. Pour la franchise, indiquez la surface de l’établissement, le phénomène reconnu, la base de dommages que vous proposez et les justificatifs correspondants. Pour une omission dans le devis, joignez un document décrivant les travaux et leur lien avec le dommage. Pour une cause contestée, distinguez les observations de fait des conclusions techniques : une contre-expertise utile explique ce qu’elle a vu et pourquoi elle s’écarte du premier rapport.

En cas de refus fondé sur une exclusion, demandez la clause précise et les raisons pour lesquelles l’assureur estime qu’elle s’applique. L’article L. 113-1 vise les exclusions formelles et limitées, tandis que l’article L. 112-4 impose notamment des caractères très apparents pour les clauses d’exclusion. La qualification d’une clause et son application au dossier demandent toutefois une lecture de l’ensemble des documents et des faits.

Les étapes de l’indemnisation doivent aussi être vérifiées dans leur ordre. Selon l’article L. 125-2, l’assureur dispose d’un mois pour informer l’assuré des modalités de mise en jeu des garanties et ordonner une expertise s’il la juge nécessaire, à compter de la réception de la déclaration ou, si elle est postérieure, de la publication de la décision de reconnaissance. Le même article prévoit une proposition dans le mois suivant la réception de l’état estimatif en l’absence d’expertise ou du rapport d’expertise définitif, selon le cas.

Après réception de l’accord de l’assuré sur la proposition, l’article L. 125-2 prévoit vingt et un jours pour verser l’indemnisation due ou un mois pour missionner l’entreprise de réparation. Il prévoit aussi une provision dans les conditions qu’il précise. Conservez donc non seulement la date de déclaration, mais aussi celles de réception de l’état estimatif, du rapport et de l’éventuel accord : elles ne correspondent pas toutes à la même étape.

Pour les actions dérivant du contrat d’assurance, l’article L. 114-1 prévoit une prescription de deux ans à compter de l’événement qui y donne naissance, avec les précisions qu’il énonce sur certains points de départ. Il prévoit une prescription de cinq ans pour les actions relatives aux dommages résultant de mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse-réhydratation des sols reconnus comme catastrophe naturelle. Le dossier doit être examiné selon ses circonstances, sans supposer que tous les sinistres ont le même point de départ.

L’article L. 114-2 énumère notamment la désignation d’experts après un sinistre et, pour le règlement de l’indemnité, l’envoi par l’assuré à l’assureur d’une lettre recommandée ou d’un envoi recommandé électronique avec accusé de réception parmi les causes d’interruption qu’il prévoit. Une simple discussion ne doit pas être présentée comme ayant nécessairement le même effet. Gardez les preuves de vos démarches et faites examiner la situation si la date limite est discutée.

Une réclamation écrite peut réunir le numéro du contrat, l’adresse du bien, la référence du sinistre, les points de désaccord et les pièces justificatives. Demandez une réponse sur chacun d’eux et conservez une copie de l’ensemble. Si le désaccord persiste, vérifiez les voies de règlement du litige prévues par la police et adaptées à votre qualité d’assuré. Le recours à un juge suppose de présenter des demandes et des preuves correspondant au contrat et aux dommages allégués.

Pour comprendre les garanties, les exclusions et les pièces utiles dans un litige avec un assureur, la page consacrée au droit des assurances et aux contestations d’indemnisation complète ces vérifications. Elle ne remplace pas l’étude des conditions particulières de l’exploitation ni celle de l’arrêté pertinent.

Conclusion

La franchise catastrophe naturelle d’un bâtiment agricole se contrôle en plusieurs temps : identifier le bien et la garantie, vérifier la reconnaissance applicable, établir le montant des dommages matériels directs et mesurer l’ensemble des bâtiments agricoles de l’établissement. Les seuils réglementaires et les stipulations du contrat doivent ensuite être comparés dans le régime correspondant à l’exploitation.

Conserver les preuves, demander le détail de l’offre et distinguer les dommages matériels des pertes d’exploitation permet de comprendre ce qui reste à la charge de l’assuré. Si les éléments techniques ou contractuels sont discutés, une réponse documentée et, le cas échéant, une contre-expertise aident à préciser les points sur lesquels porte réellement le désaccord.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».