Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Charges locatives abusives HLM : comment les contester ?

Vous habitez un logement social et votre bailleur vous réclame une régularisation de charges que vous ne comprenez pas. Le décompte mentionne par exemple le chauffage collectif, l’entretien des halls ou le personnel de l’immeuble, sans que vous sachiez quelle part correspond à votre logement. Une somme élevée ne suffit pas à prouver une erreur. Elle justifie en revanche une vérification : quelle dépense a été engagée, peut-elle être récupérée auprès des locataires et comment votre quote-part a-t-elle été calculée ?

En HLM, cette vérification présente des particularités. Le code de la construction et de l’habitation et un décret propre au secteur social encadrent les charges récupérables. Pour le personnel, les règles diffèrent selon qu’il s’agit d’un gardien, d’un employé d’immeuble ou d’une entreprise extérieure. Le conventionnement du logement et l’existence éventuelle d’un accord collectif doivent aussi être examinés avant d’appliquer une règle générale à votre bail.

La méthode ci-dessous permet de lire le décompte, de demander les pièces pertinentes, de calculer un écart et de formuler une contestation précise. Elle ne suppose ni qu’un bailleur a commis une irrégularité ni que la totalité des sommes réclamées est indue : chaque poste doit être examiné avec les documents de l’exercice concerné.

I. Charges locatives abusives HLM : quelles dépenses vérifier ?

A. Charges locatives HLM : quel décret s’applique ?

Commencez par identifier la ligne contestée. L’avis d’échéance peut comporter le loyer, une provision mensuelle sur charges, une régularisation relative à un exercice déjà écoulé et d’autres sommes. Une provision est une avance : son montant ne prouve pas à lui seul que les dépenses définitives seront identiques. Une régularisation compare les charges retenues pour une période aux avances versées pour cette même période. Confondre ces lignes rend impossible le contrôle du solde.

Pour les immeubles appartenant à des organismes HLM, l’article L. 442-3 du code de la construction et de l’habitation vise des charges accessoires au loyer exigibles en contrepartie de services liés à l’usage des éléments loués, de certaines dépenses d’entretien courant et de menues réparations des éléments communs, ainsi que d’impositions correspondant à des services dont le locataire profite directement. Pour l’entretien courant et les menues réparations des éléments communs, le texte exclut notamment les dépenses qui sont la conséquence d’une erreur de conception ou d’un vice de réalisation.

Ce texte renvoie à une liste fixée par décret : pour les immeubles visés, il s’agit du décret n° 82-955 du 9 novembre 1982. Son article 2 distingue notamment les prestations assurées en régie et celles confiées à une entreprise. Une facture ne devient donc pas récupérable simplement parce qu’elle a été payée par le bailleur. Il faut identifier son objet, sa part récupérable et le service concerné. Le nom commercial donné à une ligne du décompte ne remplace pas cette analyse.

Le même article L. 442-3 prévoit une possibilité de dérogation à la liste par certains accords collectifs locaux relatifs à l’amélioration de la sécurité ou à la prise en compte du développement durable, conclus dans les conditions qu’il indique. Si une dépense paraît étrangère à la liste, demandez donc aussi s’il existe un accord applicable à votre immeuble, son texte et la prestation qu’il couvre. L’existence d’un accord ne dispense pas de vérifier son champ ni de comprendre le calcul effectivement retenu.

Le statut exact du logement compte également. L’article 40 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit des exclusions différentes selon les catégories de logements et leur conventionnement. Il écarte, par exemple, les cinq premiers alinéas de l’article 23 pour les logements appartenant à des organismes HLM qui ne font pas l’objet de la convention visée au I de cet article 40. Il prévoit aussi d’autres cas particuliers. Pour savoir quelles dispositions s’appliquent à votre situation, demandez au bailleur le statut et, s’il y a lieu, les références de la convention du logement ; ne considérez pas que tous les logements dits sociaux suivent nécessairement une seule combinaison de textes.

Le décompte peut mélanger des postes de natures très différentes. Pour un ascenseur, l’article L. 442-3 distingue notamment les opérations et vérifications périodiques minimales, certaines petites pièces et interventions précisées par le texte. Pour une installation individuelle entretenue par le bailleur, l’article 3 du décret de 1982 vise l’entretien courant et les menues réparations figurant au III de son tableau annexé lorsqu’ils sont effectués par le bailleur à la place du locataire. Demandez le contrat et la facture détaillée : une ligne « maintenance » peut couvrir plusieurs opérations dont le traitement doit être distingué.

Le code prévoit aussi, sous conditions, une contribution au partage des économies de charge après certains travaux d’économie d’énergie. L’article L. 442-3, II précise notamment que les travaux doivent bénéficier directement au locataire et lui être justifiés ; il encadre le montant et les conditions de cette contribution. Une telle ligne ne se contrôle donc pas en la confondant avec le prix ordinaire du chauffage. Demandez quels travaux ont été réalisés, comment l’économie a été estimée et sur quelle base votre contribution a été calculée.

Enfin, vérifiez à quel ensemble de logements correspond la dépense. Dans une résidence composée de plusieurs bâtiments, une facture peut concerner une cage, un équipement ou l’ensemble du site. Demandez le périmètre retenu pour chaque poste et le mode de répartition appliqué. Un numéro de bâtiment erroné, une dépense déjà imputée ailleurs ou une clé incomprise sont des raisons de demander des explications ; ils ne prouvent pas automatiquement que toute la facture doit être supprimée.

B. Charges locatives HLM : comment calculer la part du gardien ?

Le poste « personnel » mérite un contrôle particulier parce qu’il peut recouvrir des situations différentes. L’article 2 du décret du 9 novembre 1982 ne traite pas de la même façon le gardien ou concierge, l’employé d’immeuble et l’entreprise qui effectue une prestation. Avant de discuter un pourcentage, identifiez la personne ou l’entreprise qui réalise le service, les tâches prévues et la nature exacte des dépenses inscrites dans la base de calcul.

Pour un gardien ou concierge qui assure, conformément à son contrat de travail, à la fois l’entretien des parties communes et l’élimination des rejets, le texte prévoit que les dépenses de rémunération et les charges sociales et fiscales afférentes sont récupérables à concurrence de 75 % de leur montant, dans les conditions qu’il énonce. Lorsque le gardien ou concierge n’assure conformément à son contrat qu’une seule de ces deux tâches, le même article fixe la part à 40 %. Il prévoit aussi les conséquences de certaines interventions d’un tiers pendant les repos, congés ou autres situations qu’il énumère. Ces pourcentages ne se choisissent pas selon l’intitulé de la facture : ils dépendent des fonctions et des conditions réellement applicables.

Le décret écarte en outre certains éléments de la base de dépenses, notamment le salaire en nature, les indemnités de licenciement, certaines primes de départ à la retraite et la cotisation à la médecine du travail. Le contrôle doit donc porter sur deux questions distinctes : quels éléments ont été inclus dans la base et quel pourcentage a ensuite été appliqué ? Une rémunération globale présentée sans ventilation ne permet pas de répondre clairement à la première question.

Prenons une illustration fictive, sans supposer que ces chiffres décrivent votre résidence. Après exclusion des éléments qui ne peuvent pas entrer dans la base, les dépenses admissibles d’un gardien représentent 20 000 euros. Si les conditions du taux de 75 % sont remplies, la somme obtenue pour l’ensemble concerné est de 15 000 euros. Avec les mêmes hypothèses chiffrées mais une seule des deux tâches dans les conditions du taux de 40 %, elle serait de 8 000 euros. Ces montants ne sont pas encore la somme due par un logement : il faut ensuite appliquer la répartition pertinente et vérifier le périmètre de l’ensemble concerné.

Pour une quote-part fictive de 2 % dans le premier exemple, 15 000 euros multipliés par 2 % donnent 300 euros pour le poste avant comparaison avec les autres données de la régularisation. Dans le second exemple, 8 000 euros multipliés par 2 % donnent 160 euros. L’écart de 140 euros explique pourquoi il faut demander les fonctions retenues, la base admissible, le taux et la clé. Le chiffre de 2 % est une hypothèse de calcul, pas une clé imposée à votre résidence.

Un employé d’immeuble n’est pas nécessairement soumis à ces deux pourcentages. Le même article 2 prévoit la récupération en totalité des dépenses de rémunération et des charges sociales et fiscales lorsqu’un employé d’immeuble assure, conformément à son contrat, l’entretien des parties communes ou l’élimination des rejets ; il exclut aussi certains éléments de ces dépenses. Le texte prévoit par ailleurs, pour le contrôle direct du personnel dans les conditions qu’il précise, une part récupérable de 10 % des dépenses d’encadrement technique. Il faut donc lire chaque catégorie séparément plutôt que d’appliquer un taux unique à toute ligne de personnel.

Si le nettoyage est confié à une entreprise, le même texte indique que le bailleur doit s’assurer que le contrat distingue les dépenses récupérables des autres dépenses. Demandez la ventilation du contrat, les factures et le rattachement au bon bâtiment. Les documents peuvent permettre d’expliquer un montant ; s’ils révèlent seulement un prix global couvrant plusieurs prestations, demandez comment la partie imputée aux locataires a été isolée. Un service visible moins souvent que prévu peut appeler une vérification, mais une impression personnelle ne permet pas à elle seule de déterminer la somme indue.

Un jugement illustre l’importance de cette distinction. Dans une affaire concernant un logement HLM, le tribunal judiciaire de Marseille, jugement du 3 mars 2026, RG n° 22/05112, a examiné les factures de plusieurs prestataires et les décomptes produits. Il a retenu que les pièces justifiaient les charges examinées, sauf les prestations d’entretien des parties communes pour un exercice, correspondant à 358,92 euros dans le décompte de la locataire. Le tribunal a ordonné le paiement de cette somme à la locataire, tout en rejetant d’autres demandes. Cette décision porte sur les preuves de ce dossier : elle ne signifie pas que tout poste de personnel est irrégulier.

II. Contester des charges locatives HLM : quelles démarches suivre ?

A. Régularisation des charges locatives HLM : quels justificatifs demander ?

Réunissez d’abord le bail et ses annexes, les avis d’échéance de la période concernée, le décompte de régularisation, les éventuels relevés de compteurs et les preuves des paiements. Notez la date de réception de chaque document et conservez l’enveloppe ou le message lorsqu’ils permettent de l’établir. Une demande précise a plus de chances de recevoir une réponse exploitable qu’une contestation globale de toutes les charges.

Pour les dispositions de l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 applicables au bail considéré, la régularisation des provisions est annuelle ; un mois avant celle-ci, le bailleur communique notamment le décompte par nature de charges et, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires. Le même article prévoit que, durant six mois à compter de l’envoi du décompte, les pièces justificatives sont tenues à la disposition des locataires dans des conditions normales. Il prévoit également la transmission du récapitulatif des charges du logement par voie dématérialisée ou postale à la demande du locataire. Vérifiez ces dispositions avec le statut particulier du logement et les exclusions prévues par l’article 40 cité plus haut.

Une mise à disposition des pièces et un envoi automatique de toutes les factures sont deux choses différentes. Demandez comment consulter les contrats, factures, relevés, décomptes et justificatifs qui correspondent aux postes discutés. Si vous ne pouvez pas vous déplacer aux conditions proposées, expliquez la difficulté et demandez quelles autres modalités sont possibles. Relevez la référence de chaque pièce consultée et le calcul qu’elle permet ou non de vérifier, sans supposer que le bailleur a l’obligation de remettre spontanément une copie de toutes les pièces.

Pour le chauffage collectif, distinguez la fourniture d’énergie, l’entretien courant et les autres prestations figurant dans le contrat. Pour l’eau, rapprochez si possible les relevés, le prix appliqué, la période et les corrections ou avoirs. Pour les parties communes, identifiez la nature du nettoyage, le bâtiment et la ventilation entre dépenses récupérables et autres dépenses. Pour le personnel, demandez les éléments nécessaires pour comprendre la catégorie d’intervenant et le calcul retenu. La consultation doit permettre de vérifier des sommes ; elle ne donne pas pour autant un droit général à diffuser les données personnelles des salariés.

Comparez ensuite les mêmes périodes. Dans un exemple fictif, douze provisions effectivement versées de 90 euros représentent 1 080 euros. Si les dépenses récupérables justifiées et réparties pour le logement sur ce même exercice sont de 1 200 euros, le solde arithmétique est de 120 euros en faveur du bailleur. Si elles sont de 980 euros, la différence est de 100 euros en faveur du locataire. Ces opérations supposent que les paiements, la période et les charges retenues aient été correctement établis ; elles ne tranchent pas à elles seules un désaccord sur un poste.

Si une facture de 2 000 euros comprend à la fois une prestation d’entretien et une opération distincte, ne déduisez pas automatiquement les 2 000 euros du décompte. Demandez la part affectée à chacune, puis la fraction répartie sur votre logement. Si 300 euros d’une dépense sont finalement écartés pour l’ensemble et si votre quote-part vérifiée est de 2 %, l’effet théorique sur votre compte est de 6 euros. Ce calcul n’a de valeur pratique qu’après vérification de la clé et de la somme effectivement imputée. Il évite de réclamer au bailleur le montant total d’une facture qui concerne tous les occupants.

Le tribunal judiciaire de Toulouse, jugement du 12 mai 2026, RG n° 26/00735, a examiné une demande relative à un logement HLM comprenant des consommations d’eau. Dans ce dossier, le tribunal a constaté que certaines factures seulement étaient produites pour la somme reprise dans le compte locatif. Il a retranché la partie qu’il estimait non justifiée, tout en condamnant le locataire à payer le solde qu’il retenait. La décision montre l’intérêt de rapprocher les pièces de chaque période et rappelle qu’un poste contesté ne fait pas disparaître nécessairement le reste de la dette.

Pour compléter cette lecture, le guide sur la régularisation des charges locatives et la vérification du décompte explique le rapprochement entre provisions et dépenses. Pour votre logement social, conservez en plus les éléments propres au régime HLM, notamment la catégorie de personnel, les prestations de la résidence et les éventuels accords collectifs applicables.

B. Contester les charges locatives HLM : comment demander une correction ?

Présentez votre demande poste par poste. Indiquez le logement, la référence du compte locataire, l’exercice, la ligne du décompte et le montant attribué à votre logement. Expliquez ce qui manque ou ce qui semble incohérent : facture non identifiée, dépense d’une autre cage, somme déjà réglée, différence entre le contrat d’entretien et la ventilation retenue, ou élément exclu de la base du personnel. Joignez les pièces utiles et demandez une réponse écrite avec un calcul corrigé si une erreur est confirmée.

Par exemple, pour vérifier la ligne de personnel, demandez la catégorie d’intervenant, les tâches retenues, la base de dépenses prise en compte, le pourcentage appliqué et la clé utilisée pour votre logement. Sollicitez les modalités de consultation des justificatifs et, si le calcul doit être modifié, la correction du compte. Adaptez votre demande aux documents réellement reçus et évitez d’affirmer une irrégularité avant d’en avoir établi la cause.

Pour un contrat d’entreprise, une demande distincte peut porter sur la séparation entre prestations récupérables et autres prestations. Pour l’eau, elle peut demander les relevés, le prix retenu et la prise en compte des avoirs. Pour la régularisation globale, elle peut demander la liste des provisions créditées sur l’exercice. Si plusieurs locataires rencontrent la même difficulté, une association représentative peut aider à réunir les questions communes, sans empêcher chaque occupant de contrôler son propre compte.

La preuve ne se réduit pas à une photographie de l’avis d’échéance. L’article 1353 du code civil énonce : « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. » L’article 9 du code de procédure civile ajoute qu’il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention. Conservez donc les calculs et documents qui soutiennent votre demande, comme les pièces que le bailleur produit pour expliquer les sommes réclamées.

Si une somme payée n’était pas due, l’article 1302-1 du code civil dispose : « Celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû doit le restituer à celui de qui il l’a indûment reçu. » Pour demander une restitution, identifiez le versement, son affectation et la raison précise pour laquelle vous estimez qu’il n’était pas dû. Un désaccord sur l’estimation d’une provision n’établit pas automatiquement le montant d’un trop-perçu définitif : le décompte et les pièces restent à examiner.

La contestation n’autorise pas à supposer que toutes les obligations du bail cessent. L’article 1728 du code civil rappelle notamment que le preneur doit « payer le prix du bail aux termes convenus ». Distinguez le loyer, les provisions, le solde discuté et les paiements effectués. Une décision unilatérale d’arrêter tout règlement peut exposer à une demande d’impayé ; avant d’envisager une retenue ou une compensation, vérifiez son fondement et les conséquences propres au dossier.

Le temps peut également avoir une incidence sur une action. L’article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit que les actions dérivant d’un contrat de bail sont prescrites par trois ans « à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer ce droit ». Le texte prévoit une règle distincte pour la révision du loyer par le bailleur. Pour les charges, ne déduisez pas automatiquement le point de départ de la seule année inscrite sur une facture : il faut identifier l’action concernée et les faits de votre dossier au regard du texte applicable.

En cas de désaccord persistant, une démarche de conciliation peut permettre de confronter les pièces et les calculs. Vérifiez, pour la demande envisagée, si une tentative amiable est requise et quelles sont les modalités applicables. Si le litige doit être porté devant le juge, l’article L. 213-4-4 du code de l’organisation judiciaire donne notamment compétence au juge des contentieux de la protection pour les actions dont un contrat de location d’un logement est l’objet, la cause ou l’occasion. La demande doit exposer clairement les sommes discutées et les justificatifs à l’appui.

Lorsque le montant finalement dû reste difficile à payer, il est possible de demander une solution adaptée à la situation. L’article 1343-5 du code civil permet au juge, compte tenu de la situation du débiteur et des besoins du créancier, de reporter ou d’échelonner le paiement dans la limite de deux années. Cette mesure dépend d’une décision du juge et des circonstances établies ; elle ne transforme pas automatiquement une somme contestée en dette reconnue.

Conclusion

Pour vérifier des charges locatives en HLM, partez du décompte et du statut du logement, puis contrôlez la nature de chaque dépense, la part récupérable et la répartition appliquée. Le décret propre au secteur HLM apporte des règles particulièrement utiles pour distinguer gardien, employé d’immeuble et entreprise extérieure. Une demande chiffrée, accompagnée des pièces et des questions précises, permet de rechercher une correction sans présumer que tout le compte est erroné. Si le désaccord persiste, les documents rassemblés servent à apprécier les suites amiables ou judiciaires adaptées à la situation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».