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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Comment devenir franchisé : financer son projet et créer son entreprise ?

Comment devenir franchisé quand on possède une expérience professionnelle, mais pas encore une entreprise ni un financement complet ? La question ne se résume pas au choix d’une enseigne. Le futur exploitant doit déterminer qui signera les contrats, combien coûtera l’ouverture, de quelle trésorerie il disposera après les premiers règlements et si la banque demande une garantie sur ses biens personnels.

La franchise permet d’exploiter un concept dans un réseau, selon les conditions convenues avec son partenaire. Elle ne transforme pas pour autant le candidat en salarié du réseau et ne garantit pas le chiffre d’affaires de son futur établissement. Le résultat dépend notamment de l’emplacement, des charges, de la clientèle et de l’exécution des engagements prévus dans les contrats. Un projet présenté comme accessible avec peu d’apport demande donc un examen aussi précis qu’un projet financé par une épargne importante.

Avant de signer, il est utile de réunir le projet de contrat, les informations transmises par le réseau, les devis, les hypothèses de vente et les propositions de financement. Ces pièces permettent de relier les promesses commerciales aux dépenses réelles et de distinguer les engagements de la société de ceux que son dirigeant prend personnellement. Voici une méthode pour construire le budget, choisir la structure et vérifier les documents qui déterminent l’entrée dans le réseau.

I. Comment devenir franchisé et financer son projet ?

A. Combien coûte une franchise et quel apport prévoir ?

Le montant affiché dans une présentation commerciale ne représente pas nécessairement la somme à mobiliser jusqu’à l’ouverture. Certains réseaux mentionnent un apport personnel indicatif, d’autres un droit d’entrée ou un investissement global. Ces expressions ne recouvrent pas la même chose. L’apport est une ressource du porteur de projet ; le droit d’entrée est une dépense prévue par le contrat ; l’investissement total additionne plusieurs dépenses, financées éventuellement par plusieurs sources.

La première étape consiste à demander une ventilation écrite adaptée au lieu et à l’activité envisagés. Le droit d’entrée peut rémunérer des prestations définies au contrat, mais il ne comprend pas automatiquement les travaux, le mobilier, le matériel, le stock, les honoraires liés à la création ou les frais de formation. Pour chaque poste, demandez qui facture, ce qui est compris, si le prix est fixe et quels suppléments peuvent être demandés. Un chiffre sans périmètre précis ne permet pas de comparer deux propositions.

L’article R. 330-1 du code de commerce prévoit notamment que le document d’information précontractuelle précise « la nature et le montant des dépenses et investissements spécifiques à l’enseigne ou à la marque » engagés avant l’exploitation. Cette indication sert de point de départ. Elle ne dispense pas de chiffrer les autres dépenses propres à votre local, à votre personnel, à vos assurances et à votre mode de financement.

Un budget de lancement peut par exemple distinguer le droit d’entrée, l’aménagement, les équipements, le stock initial, les frais de préparation et la trésorerie de départ. Il doit aussi prévoir les dépenses qui continuent même si les ventes sont inférieures aux prévisions : loyer, énergie, logiciels, assurances, charges de personnel et échéances du crédit. Selon les contrats, des redevances de fonctionnement ou de communication s’ajoutent à ces postes.

Prenons un exemple purement pédagogique, établi sur une base de calcul identique pour tous les montants : 20 000 euros de droit d’entrée, 45 000 euros de travaux, 25 000 euros de matériel, 12 000 euros de stock, 5 000 euros de frais de préparation et 25 000 euros de trésorerie initiale. Le besoin total atteint 132 000 euros. Avec 20 000 euros disponibles et un prêt envisagé de 70 000 euros, il manque encore 42 000 euros à financer. Cet exemple ne décrit ni le tarif d’un réseau ni une offre de crédit.

La réserve de trésorerie n’est pas un bénéfice disponible. Elle sert à payer les dépenses avant que les recettes encaissées ne suffisent à les couvrir. Son niveau dépend du cycle de vente, du délai de paiement des clients, des conditions des fournisseurs et du rythme réel des dépenses. Il est préférable de construire un tableau mensuel faisant apparaître les entrées et les sorties d’argent, plutôt que de s’en tenir à un résultat annuel théorique.

Le chiffre d’affaires annoncé ne doit pas non plus être confondu avec la somme restant à l’entrepreneur. Supposons 200 000 euros de ventes hors taxes et une marge commerciale de 30 %, soit 60 000 euros avant les autres charges. Si les redevances contractuelles représentent ensemble 8 % des ventes hors taxes, elles atteignent 16 000 euros. Il reste alors 44 000 euros de marge avant le loyer, les salaires, l’énergie et les autres frais. La rentabilité finale peut être très différente selon ces coûts.

Ce calcul n’impose aucun pourcentage : les bases et les taux dépendent des documents signés. Il invite à lire les clauses qui définissent l’assiette de chaque redevance, les prestations correspondantes et les éventuels frais supplémentaires. Demandez aussi si le taux s’applique à toutes les ventes ou à certaines catégories seulement. Une estimation honnête repose sur des hypothèses identifiées, que l’on peut modifier sans refaire tout le dossier.

Pour vérifier ces hypothèses, comparez plusieurs devis et confrontez le prévisionnel à des données locales : clientèle accessible, concurrence, flux, saisonnalité et conditions d’exploitation du local. Des échanges avec plusieurs exploitants du réseau peuvent aider à comprendre le fonctionnement pratique, sans transformer leurs résultats en promesse pour votre propre établissement. Conservez les réponses reçues et indiquez dans le dossier ce qui relève d’une donnée observée et ce qui reste une hypothèse.

B. Devenir franchisé sans apport : comment construire son financement ?

Devenir franchisé sans apport personnel peut être recherché par un candidat, mais cette formule doit être examinée avec précision. Elle ne signifie pas que le projet ne coûte rien, que la banque accordera nécessairement un crédit ou qu’aucune garantie ne sera demandée. Elle peut désigner des montages différents : participation d’un associé, financement bancaire, crédit-bail pour certains équipements, prêt accordé selon des conditions particulières ou combinaison de ces solutions.

Pour chaque ressource envisagée, indiquez son montant, son bénéficiaire, la date à laquelle elle serait réellement disponible et les conditions qui restent à remplir. Un accord de principe ne remplace pas nécessairement une offre définitive. Un apport promis par un associé n’est pas non plus une somme immédiatement disponible tant que ses modalités de versement et son engagement n’ont pas été établis. Il faut comparer ces ressources aux dépenses attendues au même moment.

La banque regarde généralement le porteur de projet, le marché, les contrats et la capacité de remboursement. Un dossier utile présente les devis, l’origine des fonds, un prévisionnel explicite et plusieurs scénarios. Dans le scénario prudent, réduisez les ventes attendues ou augmentez certains coûts pour observer l’effet sur les paiements mensuels. Si le projet ne tient que dans l’hypothèse la plus favorable, une modification du budget, du financement ou du calendrier mérite d’être étudiée.

Il faut également distinguer une aide annoncée d’une aide effectivement obtenue. Inscrivez dans le plan de financement seulement les ressources dont les conditions peuvent être vérifiées, puis indiquez séparément celles qui restent incertaines. Si une somme dépend d’un accord, établissez un scénario sans elle. Cet exercice révèle immédiatement si le projet reste finançable avec les seuls fonds déjà identifiés et évite de compter deux fois un même apport ou un même prêt.

Le calendrier de trésorerie doit couvrir l’ouverture et les premiers mois d’exploitation. Un emprunt destiné aux travaux ne finance pas nécessairement le stock ou les charges courantes ; vérifiez sa destination et les conditions de déblocage. À l’inverse, une trésorerie initiale suffisante sur le papier peut être absorbée si le paiement des travaux intervient avant le versement du prêt. Le bon document met les dates et les montants en regard, poste par poste.

Un prêt professionnel doit être lu avec ses annexes : montant réellement versé, coût total, échéances, frais et garanties demandées. Un crédit-bail ou une location financière appelle une lecture distincte, car le matériel, les loyers et les conditions de fin de contrat ne se confondent pas avec ceux d’un achat financé par emprunt. Dans tous les cas, demandez qui devient propriétaire de l’équipement et ce qui reste à payer si l’activité s’arrête ou si le contrat prend fin.

L’entrée d’un associé peut alléger le besoin de fonds propres du candidat, mais elle change aussi la répartition du pouvoir et des résultats. Avant de s’engager, il est utile de définir la participation de chacun, les décisions qui nécessitent un accord commun, les fonctions réellement exercées et la manière dont un désaccord ou un départ sera traité. Ces points relèvent des statuts et, le cas échéant, d’un accord complémentaire ; ils doivent être cohérents avec le contrat de franchise et le financement.

La discussion sur les garanties mérite un tableau séparé. Une banque peut demander une sûreté sur un bien professionnel ou solliciter une caution personnelle. Ce ne sont pas des variantes d’un simple apport : dans le second cas, une personne s’engage auprès du créancier pour la dette d’une autre. Le candidat doit identifier le débiteur, le créancier, le montant maximal et les autres engagements déjà pris avant d’évaluer l’ensemble de son exposition.

Si le réseau propose lui-même un financement ou une réservation, demandez les documents propres à cette proposition et comparez-les aux offres extérieures. Les flux doivent être lisibles : qui prête, qui encaisse, quelles prestations sont dues et quelles sommes restent à payer ? Un financement lié au réseau ne rend pas inutile l’étude indépendante des ventes attendues ni la vérification des frais récurrents.

Enfin, ne signez pas un bail, une commande de matériel et une réservation de zone comme si ces engagements étaient indépendants du financement. Leur articulation doit être vérifiée dans chaque document. Si l’obtention du prêt, l’autorisation d’exercer ou l’identification du local conditionnent la faisabilité, demandez que les conséquences de leur absence soient traitées clairement avant la signature. Une condition utile doit être adaptée à l’opération et vérifiée dans les contrats concernés.

II. Comment devenir franchisé en créant son entreprise et en vérifiant les contrats ?

A. Quel statut juridique choisir pour devenir franchisé ?

Le franchisé doit savoir s’il contracte en son nom ou par l’intermédiaire d’une société. La réponse change la lecture du bail, du contrat de franchise, du compte bancaire et des garanties. Le choix dépend notamment du nombre d’associés, de la répartition des pouvoirs, du financement et des besoins de l’activité. Une forme sociale ne doit pas être choisie uniquement parce qu’un autre exploitant l’a utilisée.

La société à responsabilité limitée peut être constituée par une ou plusieurs personnes. L’article L. 223-1 du code de commerce indique que ces personnes « ne supportent les pertes qu’à concurrence de leurs apports ». Lorsqu’elle ne compte qu’un associé, on parle couramment d’EURL. Cette règle sur les pertes sociales ne supprime pas les engagements personnels distincts que l’associé pourrait avoir souscrits.

La société par actions simplifiée peut également être constituée par une ou plusieurs personnes. L’article L. 227-1 du code de commerce prévoit qu’elles « ne supportent les pertes qu’à concurrence de leur apport ». Une SAS à associé unique est couramment appelée SASU. Dans les deux structures, la limitation des pertes liées à la qualité d’associé doit être distinguée d’une caution personnelle ou d’un autre engagement pris séparément.

Le choix entre ces structures suppose de regarder concrètement les statuts : nomination du dirigeant, décisions des associés, entrée d’un investisseur, cession des titres et règles de fonctionnement. Le régime social ou fiscal du dirigeant ne se déduit pas d’une seule étiquette ; il dépend de sa situation et des options réellement applicables. Un prévisionnel peut comparer plusieurs hypothèses, avec l’aide des professionnels compétents, avant que le financement et les statuts ne soient arrêtés.

La période précédant l’immatriculation demande une vigilance particulière. Selon l’article L. 210-6 du code de commerce, les sociétés commerciales jouissent de la personnalité morale « à dater de leur immatriculation au registre du commerce et des sociétés ». Le même texte prévoit que les personnes ayant agi au nom d’une société en formation sont tenues solidairement et indéfiniment des actes accomplis, sauf reprise de ces engagements par la société régulièrement constituée et immatriculée.

En pratique, identifiez donc le signataire de chaque document et vérifiez si un contrat est conclu personnellement ou pour une société en formation. La reprise ultérieure d’un engagement n’est pas une mention décorative : son existence et ses modalités doivent être vérifiées dans le dossier de constitution et les actes concernés. Conservez le contrat initial, la preuve de l’immatriculation et les documents relatifs à la reprise. En cas d’incertitude, mieux vaut clarifier l’identité du cocontractant avant de payer ou de signer.

La caution est un autre engagement à lire séparément. Pour une caution personne physique, l’article 2297 du code civil exige notamment une mention indiquant l’engagement de payer « dans la limite d’un montant en principal et accessoires exprimé en toutes lettres et en chiffres ». Le texte prévoit aussi des précisions lorsque la caution est privée des bénéfices de discussion ou de division. Il faut lire l’acte complet et mesurer sa portée réelle avant de s’engager.

L’article 2300 du code civil vise le cautionnement d’une personne physique envers un créancier professionnel qui était, lors de sa conclusion, « manifestement disproportionné aux revenus et au patrimoine de la caution ». Dans ce cas, le texte prévoit une réduction à hauteur de ce qu’elle pouvait engager à cette date. Cette protection dépend de ses conditions : elle ne remplace ni l’analyse préalable de la garantie ni la conservation des justificatifs financiers disponibles au moment de la signature.

Pour mesurer le risque total, additionnez les cautions envisagées et vérifiez si elles couvrent le même emprunt ou des dettes différentes. Une société peut être locataire, emprunteuse et franchisée, tandis qu’une personne physique garantit certains de ces engagements. Le tableau des signataires et des plafonds permet d’éviter de croire que toutes les obligations s’arrêtent mécaniquement aux apports. Il aide également à discuter des garanties proposées avec chaque créancier.

B. Quels documents et garanties vérifier avant de signer ?

La documentation du réseau doit être examinée assez tôt pour laisser le temps de comprendre le projet et de poser des questions. Lorsque les conditions prévues par l’article L. 330-3 du code de commerce sont réunies, le document d’information et le projet de contrat sont communiqués « vingt jours minimum avant la signature du contrat, ou, le cas échéant, avant le versement de la somme mentionnée à l’alinéa précédent ». Le texte vise notamment la mise à disposition d’un nom commercial, d’une marque ou d’une enseigne assortie de l’exclusivité ou quasi-exclusivité qu’il décrit.

Ce document, souvent appelé DIP, ne remplace pas le contrat et ne garantit pas la réussite du projet. Comparez les deux : durée, conditions de renouvellement ou de résiliation, cession, champ des exclusivités, investissements et prestations doivent pouvoir être compris ensemble. Pour approfondir les clauses propres au réseau, consultez notre analyse du contrat de franchise, du DIP et des redevances.

L’article R. 330-1 du code de commerce détaille notamment les informations sur l’entreprise, la marque, le réseau, l’état général et local du marché, ainsi que les comptes annuels visés par le texte. Il prévoit aussi des renseignements sur les entreprises qui ont quitté le réseau au cours de l’année précédant celle de la remise du document. Ces informations servent à poser des questions ; elles doivent être replacées dans le contexte du projet, sans supposer à elles seules la réussite ou l’échec d’un point de vente.

Demandez, par exemple, quelles prestations de formation sont incluses, qui prend en charge les déplacements, comment l’assistance est organisée après l’ouverture et quels achats doivent être effectués auprès de fournisseurs déterminés. Pour l’exclusivité, distinguez le territoire, les produits concernés et les canaux de vente en ligne. Une clause peut avoir une portée différente de celle qu’un échange commercial avait laissée imaginer ; seul le document applicable permet de connaître les engagements retenus.

Il est tout aussi utile de conserver les versions successives du prévisionnel et les éléments qui les justifient. Notez si une estimation provient du réseau, d’une étude réalisée pour le candidat ou d’une hypothèse personnelle. Si le chiffre d’affaires projeté repose sur un emplacement non encore obtenu, cette réserve doit apparaître clairement. La comparaison entre plusieurs scénarios permet d’éviter de transformer un objectif de vente en recette acquise.

L’article 1112-1 du code civil traite du devoir d’information lorsqu’une partie connaît une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre, dans les conditions qu’il énonce. Il précise aussi que ce devoir ne porte pas sur « l’estimation de la valeur de la prestation ». La question est donc de savoir quelle information était due, à qui elle était connue et quelle preuve peut être produite, sans assimiler toute prévision déçue à une faute.

Dans un arrêt du 26 juin 2024, n° 23-14.085, portant sur un contrat de 2013 et l’ancienne rédaction du code civil, la chambre commerciale de la Cour de cassation a censuré une décision prise « sans rechercher, comme elle y était invitée » si le silence allégué sur des procédures collectives survenues dans le réseau après la remise du DIP et avant le contrat avait été intentionnel et si cette information aurait dissuadé le candidat de contracter. La Cour a renvoyé l’affaire ; cette décision ne signifie pas que toute difficulté d’un membre du réseau entraîne automatiquement la nullité d’un contrat.

Pour les contrats soumis aux dispositions actuelles, l’article 1130 du code civil précise que l’erreur, le dol et la violence vicient le consentement lorsqu’ils sont tels que, sans eux, une partie n’aurait pas contracté ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes. L’article 1137 du code civil décrit notamment la « dissimulation intentionnelle » d’une information dont le contractant sait le caractère déterminant. L’appréciation dépend des faits et des preuves, pas d’une simple différence entre prévisions et résultats.

La nuance apparaît aussi dans l’arrêt de la chambre commerciale du 18 février 2026, n° 24-21.399. La Cour a rejeté le pourvoi après avoir relevé l’appréciation des juges du fond selon laquelle « le manquement du franchiseur à son devoir d’information précontractuelle n’avait pas vicié le consentement » des intéressés. Cet arrêt illustre l’examen du caractère déterminant de l’information dans l’affaire jugée ; il ne dispense pas un réseau de respecter ses obligations.

Une fois le contrat conclu, un défaut d’exécution allégué doit être rapproché de l’obligation précise et des justificatifs disponibles. L’article 1217 du code civil énumère plusieurs réactions possibles à l’inexécution ou à l’exécution imparfaite, dont la demande d’exécution, la résolution et la réparation. Chaque mesure obéit à ses propres conditions : interrompre un paiement ou annoncer une rupture sans vérifier le contrat et le droit applicable peut créer un litige supplémentaire.

Rassemblez donc le DIP, le contrat et ses annexes, les devis, les échanges datés, les prévisionnels, les justificatifs de dépenses et les éventuelles demandes adressées au réseau. Un tableau simple peut relier chaque engagement écrit à la pièce qui permet de vérifier son exécution. Pour comprendre les enjeux plus larges des relations entre entreprises, notre page consacrée au droit des affaires et aux contrats commerciaux présente les principaux domaines concernés.

Conclusion

Devenir franchisé suppose de traiter ensemble trois questions : le coût complet de l’ouverture, la structure qui exploitera l’activité et les engagements que chacun signera. Un apport faible ne fait pas disparaître le besoin de financement ; une société ne remplace pas l’analyse des cautions ; un document d’information ne transforme pas une prévision en résultat garanti.

Le dossier le plus utile relie les chiffres aux contrats et aux preuves : budget ventilé, scénarios de trésorerie, conditions du prêt, identité des signataires, projet de franchise et éléments remis par le réseau. Cette préparation permet de poser des questions précises, de comparer les solutions et de décider en connaissance de cause avant de consacrer son épargne ou de s’engager personnellement.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».