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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Indemnisation dégât des eaux : travaux soi-même, comment être remboursé ?

Un dégât des eaux a taché le plafond, décollé le papier peint ou abîmé un parquet. Après avoir arrêté la fuite, vous envisagez de remettre la pièce en état vous-même. La question est alors très concrète : l’assurance doit-elle seulement rembourser la peinture et les autres fournitures, ou peut-elle aussi tenir compte du temps passé ? Faut-il produire une facture d’artisan pour toucher la somme annoncée ?

La réponse dépend du contrat, des dommages constatés et de la proposition acceptée. Une indemnité peut être négociée pour une réparation personnelle, mais le remboursement des fournitures, une somme pour la main-d’œuvre et un éventuel complément après travaux ne sont pas acquis dans tous les dossiers. Il faut également distinguer les dégâts causés par l’eau de la réparation de la fuite elle-même, qui peut suivre un régime contractuel différent.

Avant de faire disparaître les traces, mettez les personnes et les lieux en sécurité, documentez les dommages et demandez à l’assureur comment il souhaite les évaluer. Le choix de repeindre soi-même ne remplace ni la déclaration du sinistre ni la lecture des clauses. Cette méthode aide à comparer l’offre reçue avec les travaux réellement nécessaires, puis à formuler une contestation précise si un poste manque ou si une retenue paraît injustifiée.

I. Dégât des eaux : que faire avant de réaliser les travaux soi-même ?

A. Comment déclarer le sinistre et conserver les preuves avant de réparer ?

La première priorité est d’empêcher que l’eau continue à se répandre, sans vous exposer à un danger. Si cela peut être fait sans risque, fermez l’arrivée d’eau et éloignez les objets susceptibles d’être endommagés. Si de l’eau atteint une installation électrique, ne manipulez pas les équipements mouillés : faites intervenir une personne compétente. Prévenir le voisin, le bailleur ou le syndic peut être utile lorsque l’origine de l’écoulement se trouve ailleurs que dans votre logement.

Les mesures urgentes et les finitions définitives ne répondent pas au même besoin. Une intervention nécessaire pour arrêter une fuite ou protéger une pièce ne doit pas être confondue avec le choix de refaire immédiatement la peinture. Avant l’intervention, si les circonstances le permettent, photographiez l’arrivée d’eau, les traces sur le plafond et les surfaces touchées. Prenez ensuite de nouvelles images après la mise en sécurité et gardez les pièces remplacées lorsqu’elles peuvent être conservées sans danger. La facture du plombier, son compte rendu et les photographies permettent de reconstituer ce qui a été fait et pourquoi.

Signalez le sinistre à votre assureur dès que vous en avez connaissance. Pour un dégât des eaux relevant de la garantie, l’article L. 113-2, 4°, du code des assurances renvoie au délai fixé par le contrat et prévoit que celui-ci ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés. Il ne faut pas confondre ce minimum légal avec une autorisation générale d’attendre : relisez la clause applicable et conservez la preuve de la déclaration.

Le même texte précise qu’une déchéance prévue pour une déclaration tardive ne peut être opposée que si l’assureur établit que le retard lui a causé un préjudice ; elle ne peut pas non plus être opposée lorsque le retard résulte d’un cas fortuit ou de force majeure. Si la déclaration est tardive, expliquez les circonstances et demandez la clause invoquée ainsi que les éléments sur lesquels l’assureur fonde sa décision, en vous reportant à l’article L. 113-2.

Dans votre déclaration, décrivez les faits observés : date de découverte, pièces atteintes, origine connue ou encore recherchée, mesures urgentes prises et présence éventuelle de dommages chez un voisin. Ne présentez pas comme certaine une cause qui reste à déterminer. Un constat amiable peut aider les personnes concernées à transmettre les mêmes informations ; il ne remplace pas automatiquement la déclaration à chaque assureur ni l’examen des responsabilités.

Indiquez dès ce stade que vous envisagez de réaliser les finitions vous-même. Demandez si l’assureur souhaite des photographies supplémentaires, un devis, une visite ou une estimation à distance. Vous pourrez ainsi savoir quelles traces doivent rester visibles et comment documenter une intervention urgente. Un échange écrit est particulièrement utile : il évite de confondre une simple réception du dossier avec un accord sur l’étendue de la garantie ou sur le montant qui sera payé.

Pour préparer l’évaluation, établissez une liste par pièce. Relevez par exemple la surface du plafond à reprendre, les lésions du mur, l’état d’une plinthe et les éléments mobiliers touchés. Une tache visible ne révèle pas toujours l’étendue du support atteint. Inversement, une rénovation complète de la pièce n’est pas nécessairement imputable au sinistre. Signalez les incertitudes à l’assureur ou à l’expert au lieu de les effacer par une couche de peinture.

B. L’assurance habitation couvre-t-elle la fuite, les matériaux et les travaux personnels ?

Il faut lire ensemble les conditions particulières, qui identifient votre contrat et ses options, et les conditions générales, qui définissent les garanties, leurs limites et les exclusions. La présence d’une assurance habitation ne suffit pas à établir que chaque origine de fuite et chaque dépense de remise en état sont couvertes. Une canalisation, un appareil, une infiltration et le remplacement d’un revêtement peuvent relever de clauses différentes.

Séparez trois questions. D’abord, la cause du sinistre entre-t-elle dans la garantie souscrite ? Ensuite, quels dommages consécutifs sont pris en charge : plafond, revêtement, meubles ou autres biens ? Enfin, que prévoit le contrat pour la recherche et la réparation de la fuite, l’assèchement ou les fournitures ? La réponse peut être différente pour chacun de ces postes. Un assureur peut accepter de discuter de la peinture endommagée sans que cela tranche à lui seul le coût du remplacement d’une canalisation.

La charge de la preuve compte. L’article 1353 du code civil demande à celui qui réclame l’exécution d’une obligation de la prouver. Conservez donc la preuve du contrat, de la déclaration, des dommages et des circonstances connues. Si l’assureur invoque une exclusion, demandez-lui d’identifier la clause exacte, la version des conditions applicable à votre contrat et les faits qui, selon lui, justifient son application.

L’article L. 113-1 du code des assurances encadre les exclusions des pertes et dommages occasionnés par des cas fortuits ou par la faute de l’assuré : une exclusion doit être formelle et limitée dans la police ; le texte traite séparément la faute intentionnelle ou dolosive. L’article L. 112-4 du même code exige en outre que les clauses de nullité, de déchéance ou d’exclusion soient mentionnées en caractères très apparents. Une remarque générale sur l’ancienneté d’un logement ne remplace pas l’analyse de la clause et des faits.

Un jugement illustre cette distinction sans décider de tous les contrats. Dans sa décision du 20 octobre 2025, RG n° 24/00246, le tribunal judiciaire de Nîmes a examiné une fuite sous le carrelage, le rapport de l’expert et les conditions d’une assurance habitation. Il a retenu, dans cette affaire, que la garantie était due et que l’assureur n’établissait pas l’exclusion invoquée. Il n’a pas appliqué la réduction de vétusté demandée par l’assureur, car elle n’était pas prévue par le contrat examiné. Ce résultat dépend des pièces et clauses propres au dossier ; il ne supprime pas toute vétusté dans les autres contrats.

Si l’origine est encore inconnue, demandez que l’incertitude soit notée. Une photographie d’un mur humide ne permet pas toujours de savoir si l’eau provient d’une canalisation, d’une toiture ou d’une installation voisine. Un devis de finitions ne prouve pas non plus que la cause est supprimée. Avant de poser un nouveau revêtement, vérifiez avec les intervenants compétents que le support peut être remis en état et que la solution choisie ne masque pas un écoulement persistant.

En location, distinguez le dommage subi par vos biens, les travaux sur le logement et les obligations du bailleur. L’article 1719 du code civil prévoit notamment que le bailleur entretient la chose louée en état de servir à l’usage prévu. La répartition d’une intervention dépend des faits et des règles applicables au bail : ne financez pas automatiquement le remplacement d’un équipement appartenant au propriétaire sans avoir identifié qui en a la charge et obtenu les accords utiles.

II. Indemnisation du dégât des eaux : comment calculer et contester les travaux faits soi-même ?

A. Comment l’assureur chiffre-t-il les fournitures, le temps passé et la vétusté ?

Demandez une proposition détaillée avant de comparer des montants globaux. Une offre peut distinguer la préparation du support, l’achat des matériaux, les finitions, une éventuelle intervention technique et les retenues prévues par le contrat. Dans un règlement négocié, une somme peut être proposée pour les travaux personnels. Elle ne correspond pas nécessairement au tarif facturé par une entreprise et ne résulte pas automatiquement du nombre d’heures que vous envisagez de passer.

Le principe légal et le mécanisme du contrat doivent rester distincts. Pour l’assurance de biens, l’article L. 121-1 du code des assurances prévoit que l’indemnité ne peut dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre et permet certaines retenues prévues au contrat. L’article L. 113-5 oblige l’assureur à exécuter la prestation déterminée par le contrat dans le délai convenu. Ces textes ne fixent pas un barème universel du temps de bricolage.

Pour rendre la discussion vérifiable, présentez des quantités cohérentes avec les surfaces touchées : préparation du plafond, sous-couche adaptée, peinture, protections et évacuation des éléments détériorés. Joignez si possible les prix des fournitures nécessaires et un devis décrivant la remise en état. Si un professionnel doit intervenir sur une partie technique tandis que vous refaites les finitions, séparez clairement sa prestation de vos achats. Évitez de compter deux fois une dépense déjà incluse dans un devis ou dans une offre de réparation en nature.

La prise en compte du temps personnel mérite une question explicite. Certains règlements peuvent comprendre un montant convenu pour la préparation, l’application et le nettoyage ; d’autres propositions peuvent être calculées autrement. Demandez à l’assureur la méthode retenue, les surfaces admises et ce qu’il entend par main-d’œuvre. En l’absence d’accord ou de clause identifiée, n’affirmez ni que chaque heure sera remboursée au prix d’un artisan ni que votre temps ne peut jamais entrer dans la discussion.

La vétusté est une retenue à examiner poste par poste. Elle ne doit pas être confondue avec la franchise, qui est la part laissée à votre charge selon les conditions applicables. Vérifiez sur quelle base le pourcentage de vétusté est calculé, s’il s’applique aux matériaux, à la main-d’œuvre ou à d’autres postes, puis cherchez la clause qui le prévoit. Le jugement de Nîmes cité plus haut montre l’importance de cette vérification : dans le contrat soumis au tribunal, le taux demandé par l’assureur n’était pas prévu.

Voici un calcul uniquement illustratif. Supposons qu’un assureur et un assuré conviennent d’une base de 450 euros de fournitures et de 550 euros pour la part de travaux personnels, soit 1 000 euros. Si leur accord prévoit une vétusté de 10 % sur la seule part de travaux, la retenue correspond à 55 euros. Avec une franchise contractuelle de 120 euros, l’indemnité serait alors de 825 euros. Une autre clause, un autre chiffrage ou une autre assiette de vétusté donneraient un résultat différent. Ce calcul ne décrit aucun tarif légal.

Une indemnité immédiate et un complément ultérieur peuvent obéir à des conditions distinctes. Si le contrat prévoit un complément de valeur à neuf après justification de travaux, demandez précisément quels justificatifs sont admis pour une réparation personnelle : factures de matériaux, photographies, descriptif des travaux ou intervention d’une entreprise. Les pièces demandées et les conditions d’un éventuel complément dépendent de la police et de la proposition ; les seules factures d’achat ne garantissent pas, à elles seules, le versement de ce complément.

La Cour de cassation, deuxième chambre civile, le 13 mars 2025, pourvoi n° 23-12.840, a examiné un contrat après un incendie dans lequel une indemnité immédiate et une indemnité complémentaire de reconstruction avaient été distinguées. Elle a cassé l’arrêt qui avait actualisé le chiffrage alors que le contrat prévoyait une évaluation des dommages à la date du sinistre. Cette décision concerne les clauses et le calcul soumis à la Cour ; elle ne décide pas qu’une facture d’artisan est exigée pour toute réparation personnelle après un dégât des eaux.

Une autre règle touche l’usage des sommes versées. Hors le cas visé à l’article L. 121-16 du code des assurances, l’article L. 121-17 prévoit que les indemnités versées en réparation d’un dommage à un immeuble bâti doivent être utilisées pour sa remise en état effective ou celle de son terrain d’assiette, dans les conditions qu’il précise. Le cas réservé par l’article L. 121-16 concerne une clause de reconstruction sur place après catastrophe naturelle dans un espace soumis à un plan de prévention des risques naturels prévisibles. La règle ne se résume donc pas à une liberté générale de conserver l’indemnité sans tenir compte des travaux.

Si les dommages intéressent une partie commune, un ouvrage récent ou une réparation structurelle, identifiez aussi le rôle du syndic, de l’entreprise intervenue et des garanties éventuellement souscrites. Une remise en peinture ne règle pas nécessairement un désordre de construction. Pour comprendre les enjeux d’une intervention sur l’ouvrage, la page consacrée au droit de la construction et aux garanties du bâtiment présente les questions d’expertise et de responsabilité à examiner selon les travaux réalisés.

B. Comment contester une indemnité insuffisante ou un refus de remboursement ?

Une contestation efficace part de l’offre reçue. Demandez le détail du calcul et comparez-le à votre liste de dommages. La surface retenue correspond-elle à la partie atteinte ? La préparation du support a-t-elle été comptée ? Le devis d’une réparation indispensable a-t-il été intégré ou écarté ? La franchise apparaît-elle une seule fois ? Une différence peut tenir à un poste oublié, à une exclusion, à l’état antérieur ou à une méthode de calcul que l’assureur doit expliciter au regard du contrat.

Rassemblez dans un même dossier la déclaration, les photographies, les échanges, les conditions du contrat, l’offre, les devis et les justificatifs des mesures urgentes. Si les réparations sont déjà commencées, conservez aussi les achats et des images des différentes étapes. Un tableau simple peut présenter, pour chaque poste, la somme proposée, la somme demandée et la pièce correspondante. Il ne suffit pas d’affirmer que l’offre est trop basse : expliquez quel dommage ou quelle clause justifie la révision demandée.

Si vous contestez un refus de garantie, distinguez-le d’un désaccord sur le montant. Pour le premier, demandez la clause et les faits invoqués, puis confrontez-les aux preuves de l’origine et des dommages. Pour le second, comparez les surfaces, la nature des matériaux, la vétusté et la franchise. Un assureur peut accepter le principe de la garantie tout en discutant certaines dépenses ; à l’inverse, l’existence d’un devis ne prouve pas, à elle seule, que le sinistre entre dans la garantie.

Vous pouvez demander l’avis d’un expert de votre choix. L’article L. 113-5-1 du code des assurances prévoit l’information de l’assuré sur son droit de solliciter une contre-expertise à ses frais. Vérifiez si votre contrat prévoit une prise en charge de ces frais et dans quelles conditions. Une contre-expertise doit répondre aux points contestés : origine, étendue, méthode de chiffrage ou pertinence des retenues. Elle ne garantit pas une augmentation de l’offre.

Une expertise judiciaire est différente de l’avis d’un expert choisi par l’assuré. Lorsqu’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont peut dépendre la solution d’un litige, l’article 145 du code de procédure civile permet de demander une mesure d’instruction au juge, sur requête ou en référé. Pour une mesure portant sur un immeuble, ce texte désigne la juridiction du lieu de situation de l’immeuble comme seule territorialement compétente. La mesure et son utilité s’apprécient selon les circonstances et les pièces disponibles.

Une réclamation écrite peut reprendre la chronologie, la référence du contrat et les points précis à revoir, en joignant des copies plutôt que les originaux. Demandez une réponse motivée et gardez la preuve de l’envoi et de la réception. Si le différend persiste, vérifiez la procédure de réclamation et de médiation indiquée par l’assureur, ainsi que les voies judiciaires ouvertes au regard du dossier. Un échange amiable ne doit pas conduire à négliger les règles de prescription.

Pour les actions dérivant du contrat d’assurance, l’article L. 114-1 du code des assurances prévoit en principe une prescription de deux ans à compter de l’événement qui y donne naissance. En cas de sinistre, le texte précise qu’elle ne court que du jour où les intéressés en ont eu connaissance s’ils prouvent l’avoir ignoré jusque-là ; il prévoit aussi d’autres cas particuliers. Le point de départ concret dépend de l’action et des faits, et ne doit pas être réduit automatiquement à la date d’une lettre de refus.

L’article L. 114-2 du code des assurances mentionne notamment l’interruption de la prescription par la désignation d’experts à la suite d’un sinistre. Il prévoit aussi, pour l’action de l’assuré concernant le règlement de l’indemnité, l’envoi à l’assureur d’une lettre recommandée ou d’un envoi recommandé électronique avec accusé de réception. Il faut identifier l’action concernée et conserver les preuves correspondantes ; un simple message dont la forme et le contenu ne sont pas établis ne doit pas être traité comme ayant nécessairement le même effet.

Si le dommage provient d’un tiers, la demande adressée à votre assureur ne se confond pas avec un éventuel recours en responsabilité. L’article 1240 du code civil vise la réparation du dommage causé par une faute. Lorsque la responsabilité d’une personne est garantie, l’article L. 124-3 du code des assurances reconnaît au tiers lésé une action directe contre l’assureur de responsabilité. L’identité du responsable, le lien avec le dommage et la garantie doivent être établis ; la simple présence d’une fuite chez un voisin ne suffit pas à régler toutes ces questions.

Après paiement, l’article L. 121-12 du code des assurances prévoit, sous ses conditions et jusqu’à concurrence de l’indemnité versée, la subrogation de l’assureur dans les droits de l’assuré contre certains tiers responsables. Signalez donc à votre assureur les informations utiles sur l’origine et les personnes concernées, sans conclure seul à une responsabilité. Les sommes déjà reçues et les postes encore en discussion doivent être distingués pour éviter un double calcul.

Enfin, si vous envisagez des travaux dépassant les finitions, évaluez leur nature avant d’intervenir. Une réparation personnelle mal exécutée peut provoquer un nouveau dommage ; elle n’est pas automatiquement couverte par la garantie du premier sinistre. Pour un ouvrage construit puis vendu, l’article 1792-1 du code civil vise notamment la personne qui vend après achèvement un ouvrage qu’elle a construit ou fait construire. Une simple reprise de peinture ne doit pas être assimilée automatiquement à un tel ouvrage : l’appréciation dépend des travaux et des faits.

Conclusion

Après un dégât des eaux, faire soi-même les finitions peut être compatible avec une indemnisation, à condition d’examiner la garantie et les modalités convenues pour votre dossier. Protégez les lieux, déclarez le sinistre, conservez les preuves et demandez une évaluation avant de faire disparaître les dommages.

Pour comparer l’offre, isolez les fournitures, la part éventuelle de travaux personnels, la vétusté, la franchise et les conditions d’un complément. Un refus ou une retenue se discute à partir de la clause applicable et des pièces, tandis qu’un recours contre un tiers suppose de vérifier les responsabilités. Une proposition écrite et un dossier documenté permettent de savoir ce qui est réellement pris en charge avant de commencer la remise en état.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».