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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Cerfa permis de construire autre que maison individuelle : quel dossier déposer ?

Vous préparez la construction d’un petit immeuble, la transformation d’un local professionnel ou des travaux sur un bâtiment qui ne relève pas du formulaire consacré à la maison individuelle. La recherche du formulaire conduit à plusieurs fichiers, parfois accompagnés d’indices différents. Choisir un document ressemble à une formalité. Pourtant, une erreur sur le demandeur, les surfaces ou la description des travaux peut rendre le dossier difficile à instruire et compromettre le projet.

Le formulaire national correspondant est le Cerfa 13409. La fiche officielle de Service Public propose, à la date de cette analyse, l’indice 17. Son téléchargement constitue le point de départ du dossier : il faut aussi identifier le terrain, la qualité du demandeur, les travaux effectivement envisagés et les règles locales applicables. Remplir toutes les cases ne suffit pas à rendre une construction autorisable ; la conformité du projet reste appréciée selon l’article L. 421-6 du code de l’urbanisme.

La démarche utile consiste donc à relier chaque rubrique aux plans et aux pièces qui la justifient, puis à organiser un dépôt traçable. Cette méthode permet également de répondre précisément si la mairie demande un complément, relève une contradiction ou refuse l’autorisation.

I. Quel formulaire choisir et quelles informations vérifier avant de remplir le dossier ?

A. Utiliser le Cerfa 13409 pour le bon projet et identifier le véritable demandeur

Le choix dépend de l’opération, pas seulement de la personne qui remplit le PDF. L’article A. 431-4 du code de l’urbanisme distingue le Cerfa 13406, lorsque la demande porte sur une maison individuelle ou ses annexes, du Cerfa 13409, lorsqu’elle porte sur une construction autre qu’une maison individuelle ou ses annexes. Un immeuble collectif ou un bâtiment professionnel ne doit donc pas être présenté comme une maison individuelle pour utiliser un formulaire plus familier. Inversement, le seul fait que le demandeur soit une société ne suffit pas à qualifier matériellement la construction.

Avant de télécharger le document, décrivez l’opération en quelques lignes : construction nouvelle ou intervention sur l’existant, bâtiment unique ou ensemble, destination actuelle et destination projetée, démolitions éventuelles. Cette description sert à choisir la bonne démarche. Le Cerfa 13409 est une demande de permis de construire ; son utilisation ne dispense pas de vérifier si les travaux relèvent effectivement de ce permis. Une déclaration préalable ou une autre autorisation ne devient pas un permis de construire parce que le demandeur préfère ce formulaire.

Pour obtenir le fichier, partez de la page nationale consacrée à la demande autre que portant sur une maison individuelle, puis utilisez son bouton de téléchargement. Le PDF consulté porte le numéro 13409*17. Le numéro de base et l’indice ont des fonctions différentes : le premier identifie la famille du formulaire ; le second distingue sa version. Évitez de reprendre un ancien fichier simplement parce qu’un moteur de recherche le classe en tête. Vérifiez aussi le bordereau et les annexes associés à la version téléchargée.

La première rubrique désigne le demandeur de l’autorisation. Ce n’est pas nécessairement le dessinateur, l’architecte ou la personne qui assure matériellement le dépôt. L’article R. 423-1 vise notamment les propriétaires, leur mandataire, les personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux et, en indivision, un ou plusieurs coïndivisaires ou leur mandataire. La situation juridique doit correspondre à la qualité déclarée. Une personne qui constitue une société pour porter le projet doit ainsi déterminer quelle personne demande l’autorisation et à quel titre elle intervient sur le terrain.

L’article R. 431-5 demande l’identité du ou des demandeurs, avec le numéro SIRET lorsqu’une personne morale en bénéficie et la date de naissance lorsqu’il s’agit d’une personne physique. Il prévoit également l’attestation de qualité pour déposer la demande. Pour une société, contrôlez la dénomination, le représentant et les coordonnées. Pour plusieurs demandeurs, utilisez la fiche complémentaire proposée avec le formulaire officiel. Le dossier doit permettre de comprendre qui sollicite l’autorisation, sans confondre plusieurs sociétés d’un même groupe ou le propriétaire avec son mandataire.

Cette attestation ne remplace pas l’examen des droits privés nécessaires à l’opération. Une autorisation d’urbanisme et une autorisation contractuelle répondent à des questions différentes. Dans une copropriété, une indivision ou une opération portée par un acquéreur, conservez séparément les documents relatifs aux accords privés. Ils ne doivent pas être supposés acquis du seul fait que le formulaire a été signé. La question administrative demeure celle du projet soumis à l’autorité compétente ; les difficultés de propriété ou d’exécution des contrats nécessitent leur propre examen.

B. Rendre cohérents le terrain, les surfaces, la destination et le recours à l’architecte

Le terrain doit pouvoir être identifié sans hésitation. Reportez l’adresse, les références cadastrales et la superficie, puis comparez ces informations au plan de situation et au plan de masse. L’article R. 431-5 exige la localisation et la superficie du ou des terrains, la nature des travaux, la destination des constructions, la surface de plancher et l’emprise au sol. Une adresse postale ne suffit pas toujours à décrire l’assiette d’une opération portant sur plusieurs parcelles. Le formulaire officiel prévoit une annexe lorsque les références cadastrales dépassent les emplacements disponibles.

La vérification locale précède le remplissage définitif. Identifiez le document d’urbanisme applicable, sa version, le zonage et les éventuelles servitudes concernant le terrain. Consultez les pièces officielles publiées par la collectivité et le Géoportail de l’urbanisme, puis rapprochez-les du projet. Un extrait graphique isolé ou une information commerciale ne suffit pas à déterminer toutes les règles opposables. Pour une opération déterminée, gardez la date de consultation et les documents utilisés. Aucune distance, hauteur ou obligation de stationnement ne peut être déduite du seul numéro Cerfa : la conformité relève des règles visées par l’article L. 421-6.

Pour organiser cette lecture, établissez une fiche du terrain distincte du formulaire. Faites-y figurer la commune, les parcelles concernées, le document local consulté, ses références et les points à vérifier pour l’opération : implantation, accès, aspect extérieur ou destination, selon le projet. Si une ancienne autorisation existe, notez sa référence, sa date et ce qu’elle autorise réellement. Cela évite de présenter comme un état administratif établi ce qui résulte seulement de l’apparence actuelle du bâtiment. La fiche sert de document de travail ; elle ne constitue pas une pièce supplémentaire automatiquement exigible par la mairie.

Les rubriques de surfaces doivent raconter la même opération que les plans. Le tableau du formulaire distingue notamment l’existant, les surfaces créées, les surfaces supprimées et les changements de destination ou de sous-destination. Ne recopiez pas une surface commerciale, une surface habitable ou une mesure utilisée dans un bail sans vérifier qu’elle correspond à la surface de plancher demandée. Préparez un tableau de travail séparé, avec l’origine de chaque chiffre. Faites ensuite correspondre ses totaux aux données du Cerfa et aux documents graphiques.

Prenons un exemple de méthode, sans préjuger de l’autorisation requise : une opération comprend un local conservé, une partie démolie et une extension. Le dossier doit distinguer ces trois éléments. Si le Cerfa décrit uniquement l’extension alors que le plan représente aussi une transformation du local, le service instructeur ne dispose pas d’une présentation cohérente. Les rubriques relatives à la nature des travaux et à la destination, prévues par l’article R. 431-5, doivent correspondre à l’ensemble réellement demandé. Une courte note de rapprochement peut aider l’équipe du projet à détecter ces écarts avant le dépôt.

La case consacrée à l’architecte ne crée aucune dispense. L’article R. 431-1 pose le principe d’un projet architectural établi par un architecte. L’article R. 431-2 prévoit des exceptions définies par la qualité du demandeur, l’usage du bâtiment et les caractéristiques de la construction. Il vise notamment les personnes physiques qui déclarent vouloir édifier ou modifier pour elles-mêmes une construction non agricole dont la surface de plancher n’excède pas 150 mètres carrés. Le seuil ne doit donc pas être détaché de ces conditions.

Pour une SCI ou une autre société, ne transposez pas automatiquement l’exception applicable à une personne physique. De même, pour des travaux sur un bâtiment existant, ne regardez pas seulement la surface ajoutée : l’article R. 431-2 traite aussi du dépassement des plafonds par l’ensemble après travaux. La bonne démarche consiste à identifier le régime applicable avant de cocher une déclaration sur l’honneur. Faites apparaître l’architecte auteur du projet lorsque son intervention est requise, puis vérifiez que les documents déposés correspondent bien au projet qu’il a établi.

II. Comment constituer les annexes et répondre à une difficulté lors de l’instruction ?

A. Préparer des plans et une notice qui permettent réellement de comprendre le projet

Le Cerfa rempli n’est qu’un élément de la demande. L’article R. 431-4 organise les informations et pièces qui la composent. Il précise aussi : « Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l’autorité compétente. » Cette limite protège le demandeur contre des exigences étrangères au code ; elle ne permet pas de supprimer une pièce effectivement requise. Utilisez le bordereau officiel pour vérifier les documents correspondant à la nature et à la situation de l’opération, plutôt que de joindre indistinctement toutes les annexes proposées.

Le socle graphique doit être lisible et cohérent. L’article R. 431-7 prévoit un plan permettant de connaître la situation du terrain dans la commune et le projet architectural. La notice décrite à l’article R. 431-8 présente l’état initial du terrain et de ses abords, puis les choix d’insertion du projet : implantation, volumes, limites, matériaux, espaces libres et accès. Elle doit décrire le terrain réel et les changements envisagés. Une présentation générique reproduite d’un autre chantier peut laisser sans réponse la question précisément posée par la configuration des lieux.

Le plan de masse prévu par l’article R. 431-9 est coté dans les trois dimensions. Il fait notamment apparaître les travaux extérieurs, les plantations et les constructions existantes maintenues. Selon la situation, il indique les modalités de raccordement ou les équipements privés prévus. Lorsque le terrain n’est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le même texte prévoit l’emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant l’accès. Une simple flèche intitulée « entrée » ne remplace donc pas les informations exigées pour un terrain concerné.

L’article R. 431-10 complète le projet architectural par les façades et toitures, une coupe, un document d’insertion et des photographies. Pour une modification de l’existant, les documents concernés doivent faire apparaître les états initial et futur dans les conditions prévues par cet article. Le texte prévoit également la possibilité de justifier qu’aucune photographie lointaine n’est possible. L’objectif est de permettre la compréhension du projet dans son environnement, sans masquer une façade modifiée derrière une vue avantageuse ou présenter une coupe qui ne correspond pas au terrain.

Les annexes particulières dépendent de l’opération. Pour un établissement recevant du public, l’article R. 431-30 prévoit des dossiers permettant de vérifier l’accessibilité et la sécurité. Un projet professionnel n’est pas suffisamment décrit par la seule mention de sa destination lorsque d’autres pièces lui sont applicables. À l’inverse, toutes les rubriques du bordereau ne concernent pas tous les bâtiments. Repérez les situations particulières, puis vérifiez le fondement précis de la pièce correspondante. Si le programme évolue, reprenez cette vérification : l’ajout d’un usage ou d’un aménagement peut modifier le dossier nécessaire.

Avant l’envoi, effectuez une lecture croisée simple : le nom du demandeur est-il identique partout ? Les parcelles concordent-elles ? Les surfaces et le nombre de logements correspondent-ils aux plans ? Les matériaux de la notice sont-ils ceux des façades ? Les accès et les places de stationnement sont-ils représentés de façon compatible ? Cette vérification interne vise la compréhension de l’opération. Elle ne remplace ni le travail architectural ni l’examen des règles locales, mais évite de transmettre plusieurs descriptions différentes sous une même référence.

Un tableau de contrôle peut comporter trois colonnes : rubrique du Cerfa, pièce qui permet de la vérifier et observation à résoudre. Pour la surface du terrain, rapprochez les références cadastrales du périmètre représenté. Pour les façades, comparez les matériaux et les couleurs annoncés dans la notice aux légendes des dessins. Pour un accès, vérifiez que sa position est identique sur le plan de masse et le document d’insertion. Une divergence repérée à ce stade doit conduire à corriger les documents concernés, pas à ajouter une formule générale indiquant que les plans seraient approximatifs.

En cas de difficulté déjà engagée avec l’administration, le dossier consacré aux pièces complémentaires d’un permis déclaré incomplet permet d’approfondir ce volet distinct. Le présent contrôle reste centré sur la préparation du Cerfa 13409 et la concordance de ses annexes.

B. Conserver la preuve du dépôt, traiter chaque complément et distinguer erreur de dossier et refus de fond

Le dépôt doit laisser une preuve exploitable. Pour une transmission papier, l’article R. 423-1 prévoit l’envoi recommandé avec avis de réception ou le dépôt à la mairie de la commune du projet. L’article R. 423-2 fixe les exemplaires du dossier et prévoit des exemplaires supplémentaires dans certaines situations. Pour une démarche électronique, utilisez les modalités indiquées par la commune et vérifiez celles applicables à votre qualité de demandeur. La fiche officielle du formulaire attire notamment l’attention des personnes morales sur leurs modalités de transmission. Ne supposez pas qu’un courriel ordinaire équivaut au dépôt par le téléservice prévu.

Archivez le formulaire signé, les fichiers effectivement envoyés, le bordereau, l’accusé de réception et les échanges. Pour des plans remplacés, conservez les versions anciennes dans un dossier séparé et identifiez clairement la nouvelle version. Une liste des pièces avec leurs indices facilite la reconstitution de l’envoi. La preuve utile ne se limite pas à montrer qu’un fichier a été transmis : elle doit permettre d’identifier le contenu présenté à l’administration et de le comparer à la décision rendue.

Lorsqu’un complément est préparé par plusieurs intervenants, désignez une personne chargée d’assembler la réponse. L’architecte peut corriger le plan pendant que le demandeur actualise le Cerfa : il faut vérifier que les deux modifications décrivent toujours la même opération. Présentez les documents remplacés dans un bordereau explicite et conservez le message d’accompagnement. Cette organisation facilite aussi l’examen ultérieur d’un refus : elle permet de rechercher quelle version figurait effectivement au dossier, au lieu de discuter à partir d’un document resté dans les échanges internes.

Le calendrier part de la complétude du dossier. Selon l’article R. 423-19, le délai d’instruction court à compter de la réception en mairie d’un dossier complet. Pour les demandes de permis de construire autres que celles portant sur une maison individuelle ou ses annexes, le délai de droit commun est de trois mois, conformément à l’article R. 423-23. Il s’agit du régime de droit commun, à vérifier au regard de la situation réelle et des notifications reçues ; le seul numéro du formulaire ne constitue pas un calendrier individualisé.

Lorsque des pièces exigées manquent, l’article R. 423-38 prévoit que l’autorité compétente adresse, dans le délai d’un mois à compter de la réception ou du dépôt en mairie, une lettre recommandée avec avis de réception indiquant de façon exhaustive les pièces manquantes. L’article R. 423-39 prévoit que cet envoi indique notamment les trois mois à compter de sa réception pour adresser les pièces à la mairie et le rejet tacite du permis en l’absence de production de l’ensemble des pièces manquantes dans ce délai. Le même article précise que le délai d’instruction commence à courir à compter de la réception des pièces manquantes par la mairie.

Traitez donc la demande ligne par ligne : document réclamé, texte qui le prévoit, version déjà fournie, correction apportée et preuve de réception. Si une information figure déjà dans une pièce, indiquez son emplacement exact. Si le document est réellement insuffisant, transmettez une version complète et lisible. Si une demande vous paraît étrangère aux pièces prévues par le code, identifiez précisément ce désaccord au lieu de laisser le courrier sans réponse. Une discussion utile porte sur le document et son fondement, pas seulement sur le sentiment que l’administration « en demande trop ».

La distinction a un effet défini par l’article R. 423-41 : une demande notifiée après la fin du délai d’un mois prévu à l’article R. 423-38, ou qui ne porte pas sur une pièce énumérée par le code, ne modifie pas les délais d’instruction visés par ce texte. Cela ne suffit pas à conclure automatiquement que les travaux peuvent commencer : l’article R. 424-2 prévoit des situations dans lesquelles le silence vaut rejet. La conclusion relative au silence suppose donc de vérifier le régime du projet, et non de s’arrêter à une irrégularité alléguée du courrier.

Une correction de formulaire doit rendre le dossier plus clair. Dans son arrêt du 7 février 2019, n° 18NC01631, points 5 et 6, la cour administrative d’appel de Nancy a examiné un projet modifié pendant l’instruction. Elle a retenu une substitution sans équivoque des nouvelles pièces aux éléments initiaux et écarté l’argument selon lequel plusieurs formulaires Cerfa auraient été irrégulièrement utilisés. Cette décision ne dispense pas de présenter le bon projet : elle montre l’intérêt d’indiquer clairement ce qui remplace quoi. Elle ne pose pas non plus une autorisation générale de transformer librement toute demande en cours d’instruction.

Au point 8 du même arrêt, la cour rappelle que les omissions, inexactitudes ou insuffisances du dossier affectent la légalité du permis accordé lorsqu’elles ont été de nature à fausser l’appréciation de l’administration sur la conformité du projet. Il faut distinguer ce contrôle juridictionnel d’un permis déjà accordé de la préparation d’une demande. Le demandeur ne peut pas en déduire qu’il serait préférable de déposer un dossier approximatif et d’attendre une contestation. Une présentation exacte reste la manière la plus sûre de permettre l’examen de l’opération.

Enfin, si un refus est notifié, séparez les reproches documentaires des obstacles de fond. L’article L. 424-3 impose la motivation du rejet et l’indication de l’intégralité des motifs qui le justifient. Corriger le PDF peut répondre à une incohérence du dossier ; cela ne résout pas à lui seul une incompatibilité du projet avec une règle applicable. Reprenez chaque motif, les documents examinés et la règle invoquée pour déterminer s’il faut clarifier la demande, modifier le projet ou discuter le bien-fondé de la décision.

Conclusion

Pour un projet autre qu’une maison individuelle ou ses annexes, la préparation du Cerfa 13409 commence par une qualification exacte de l’opération et de son demandeur. Le formulaire officiel doit ensuite correspondre au terrain, aux surfaces, à la destination et aux plans. La notice et les annexes servent à rendre le projet compréhensible ; leur présence matérielle ne suffit pas si elles décrivent des versions contradictoires.

Le dernier contrôle consiste à conserver la preuve du dossier transmis et à pouvoir expliquer chaque correction. Une pièce complémentaire, un formulaire remplacé et un refus pour méconnaissance d’une règle locale appellent des réponses différentes. Cette distinction permet de concentrer le travail sur le véritable obstacle à l’autorisation, sans confondre qualité du dossier, conformité urbanistique et droits privés nécessaires à la réalisation des travaux.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».