Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Assurance fauteuil roulant électrique : que faire après une casse à domicile ?

Un fauteuil roulant électrique tombe pendant une manipulation dans le logement, heurte un meuble ou présente une commande cassée : l’immobilisation du matériel appelle une réponse concrète. Quelle assurance solliciter, quelles pièces conserver et comment discuter une proposition de réparation ? Le fait de disposer d’une assurance habitation ou d’une responsabilité civile ne suffit pas, à lui seul, à déterminer ce qui sera remboursé. La garantie du fauteuil, les circonstances de la casse et les modalités de calcul de l’indemnité doivent être examinées séparément.

La première distinction concerne les dommages causés à une autre personne et ceux subis par votre propre équipement. La seconde oppose l’accident matériel à une panne ou à l’usure. Ces différences orientent le dossier vers une garantie de dommages, un contrat d’entretien ou un recours contre un tiers. Le présent article traite d’une casse au domicile et de l’assurance du bien mobilier ; il ne présente ni les prestations de santé ni l’indemnisation d’un accident de la circulation.

Pour obtenir une réponse utile, réunissez le contrat applicable, l’identification du fauteuil, une description précise de l’événement et un diagnostic technique. Il faut ensuite vérifier le montant demandé, les retenues annoncées et les raisons d’un éventuel refus. Les règles légales examinées ci-dessous encadrent cette discussion ; les garanties facultatives et leurs plafonds restent ceux du contrat effectivement souscrit.

I. Assurance fauteuil roulant électrique : quelle garantie après une casse à domicile ?

A. Assurance fauteuil roulant électrique obligatoire : responsabilité civile ou dommages au matériel ?

L’existence d’un moteur ne suffit pas à imposer l’assurance automobile obligatoire à tout fauteuil. L’article L211-1 du code des assurances, dans sa version en vigueur, précise : « Le fauteuil roulant automoteur, dispositif médical exclusivement utilisé pour le déplacement d’une personne en situation de handicap, n’est pas considéré comme un véhicule au sens du précédent alinéa. » Il faut vérifier que l’équipement correspond à cette définition. Cette disposition ne dit pas qu’une assurance habitation couvre automatiquement sa casse.

Une autre distinction ressort de l’arrêt de la deuxième chambre civile du 6 mai 2021, pourvoi n° 20-14.551. La Cour de cassation y juge : « Il en résulte qu’un fauteuil roulant électrique, dispositif médical destiné au déplacement d’une personne en situation de handicap, n’est pas un véhicule terrestre à moteur au sens de la loi du 5 juillet 1985. » L’affaire concernait l’indemnisation des blessures d’une personne heurtée sur la route. Elle ne reconnaît aucune garantie générale de réparation du fauteuil dans une assurance habitation. Pour une casse dans le logement, la lecture de la police reste nécessaire.

La responsabilité civile et l’assurance de dommages répondent à des besoins différents. La première concerne la dette de réparation envers un tiers lorsque la responsabilité de l’assuré est engagée, dans le périmètre de la garantie. L’autre peut financer un dommage subi par un bien assuré. Si vous endommagez votre propre commande en manœuvrant chez vous, il ne suffit donc pas de transmettre votre attestation de responsabilité civile : demandez quelle garantie porte sur le matériel lui-même.

Dans une multirisque habitation, recherchez la définition du mobilier assuré, les dispositions relatives aux aides techniques et les éventuelles extensions de dommages accidentels. Une garantie contre l’incendie n’est pas une garantie de toute casse. Une protection contre certains dommages électriques ne couvre pas nécessairement un choc sur un accoudoir. Une formule peut aussi prévoir une couverture spécifique du fauteuil. Ces possibilités sont contractuelles : l’article 1103 du code civil donne force obligatoire aux contrats légalement formés, sans créer une garantie absente de leurs stipulations.

Situation constatée Vérification utile Pièce à rechercher
Commande cassée après un choc dans le salon Le contrat garantit-il la casse accidentelle du fauteuil ? Tableau des garanties, conditions particulières et photographies
Fauteuil qui cesse de fonctionner sans événement identifié S’agit-il d’une panne, d’usure ou d’une dégradation consécutive à un événement garanti ? Diagnostic détaillant les constatations et les causes envisagées
Équipement abîmé pendant l’intervention d’un professionnel Quelle opération était confiée et quelle dégradation peut lui être reliée ? Bon d’intervention, réserves, échanges et constat technique
Fauteuil prêté ou loué Qui possède le matériel et quels intérêts le contrat assure-t-il ? Convention de prêt ou de location et police d’assurance

Le financement initial ne règle pas, à lui seul, ces questions. Distinguez l’utilisateur, le propriétaire, le souscripteur et le bénéficiaire de la garantie. L’article L121-6 du code des assurances admet que toute personne ayant intérêt à la conservation d’une chose puisse la faire assurer. Il ne dispense pas de rechercher l’intérêt effectivement couvert. Pour un fauteuil appartenant à un prestataire, transmettez la convention correspondante et demandez à qui l’indemnité éventuelle doit être versée avant d’autoriser un remplacement.

Une attestation succincte peut confirmer l’existence d’un contrat sans donner ses limites. Réunissez aussi les conditions générales, les conditions particulières et les avenants applicables à la date de l’événement. L’article L112-4 du code des assurances prévoit notamment que la police indique la chose assurée, les risques garantis et le montant de la garantie. La réponse recherchée doit pouvoir être rattachée à ces documents, plutôt qu’à la seule appellation commerciale de la formule.

B. Dépannage fauteuil roulant électrique : quelles preuves et quelle déclaration ?

Conservez d’abord une description de ce qui s’est passé, sans transformer une supposition en certitude. Notez l’endroit, la manipulation en cours, les personnes présentes et les signes visibles. Une commande présente-t-elle une fissure après une chute ? Le fauteuil s’est-il arrêté avant ou après le choc ? Une personne a-t-elle constaté l’incident ? Ces détails permettent de distinguer le fait observé, le dommage et son explication technique. Si la cause reste inconnue, dites-le dans votre déclaration.

Photographiez l’ensemble du fauteuil, les éléments abîmés et leur environnement lorsque cela peut être fait sans danger. Gardez les fichiers originaux. Relevez la marque, le modèle, le numéro de série et les références des accessoires concernés. Rassemblez facture d’achat, livraison, documents de mise à disposition et justificatifs d’entretien disponibles. Un devis établi pour un autre modèle ou une photographie montrant seulement une pièce détachée compliquerait inutilement l’identification du bien.

Demandez au réparateur de distinguer ses constatations de ses hypothèses. Un document exploitable décrit les composants examinés, les essais réalisés, le dommage observé et les opérations proposées. Il doit aussi préciser si le chiffrage porte sur la remise en état, une recherche de panne ou un entretien. La seule mention d’une batterie à remplacer ne démontre ni un accident couvert ni une usure exclue. Si plusieurs causes restent possibles, leur examen doit apparaître comme tel.

La charge de la preuve donne son sens à cette préparation. L’article 1353 du code civil énonce : « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. » Réunir des pièces cohérentes permet d’établir le matériel concerné, les circonstances invoquées et la dépense demandée. Un dossier organisé peut également montrer à quel endroit le désaccord persiste : événement non établi, matériel non identifié ou coût insuffisamment justifié.

Pour la déclaration de cette casse, l’article L113-2, 4°, du code des assurances oblige à donner avis à l’assureur dès la connaissance du sinistre et au plus tard dans le délai fixé par le contrat ; ce délai ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés. N’attendez donc pas d’avoir obtenu toutes les conclusions techniques pour signaler l’événement : transmettez les informations déjà disponibles, indiquez les pièces attendues et conservez la preuve de votre envoi.

Une déclaration tardive n’entraîne pas automatiquement la perte de la garantie. Le même article L113-2 subordonne la déchéance pour déclaration tardive à une clause du contrat et à la preuve, par l’assureur, du préjudice causé par le retard ; il écarte aussi son opposition lorsque le retard est dû à un cas fortuit ou de force majeure. Si cette objection vous est adressée, demandez la clause invoquée et l’explication concrète du préjudice allégué, en répondant avec les éléments de votre dossier.

Avant une intervention irréversible, demandez par écrit si l’assureur souhaite examiner le fauteuil ou les pièces. Faites préciser les frais qu’il accepte éventuellement de prendre en charge. Si une intervention ne peut attendre, documentez son objet et sa nécessité, puis demandez au professionnel de conserver les éléments remplacés lorsque cela est possible. La priorité pratique consiste à préserver les preuves utiles, sans réaliser vous-même une manipulation technique hasardeuse ni promettre à l’assureur une cause encore incertaine.

Un relevé simple facilite les échanges : une ligne par document, sa date, son auteur, ce qu’il établit et la date de transmission. Gardez distincts le signalement de l’accident, le devis et l’autorisation éventuelle de travaux. Une ouverture de dossier n’est pas, à elle seule, un accord sur l’ensemble de la facture. En présence de plusieurs interlocuteurs, demandez qui gère la garantie et qui décide du règlement, puis centralisez leurs réponses.

II. Prise en charge de la réparation d’un fauteuil roulant électrique : comment obtenir une indemnité justifiée ?

A. Maintenance fauteuil roulant électrique : panne, réparation et montant du remboursement

Une fois la garantie identifiée, le désaccord peut se déplacer vers le montant. Séparez la réparation du dommage déclaré, les opérations d’entretien et les améliorations proposées. Un devis peut réunir ces trois catégories sans les distinguer. Demandez alors une ventilation : pièces nécessaires à la remise en état, main-d’œuvre, diagnostic, déplacement et prestations supplémentaires. Cette présentation permet à chacun d’examiner les mêmes postes, plutôt que de comparer deux totaux qui ne recouvrent pas les mêmes opérations.

Le principe légal est celui de l’assurance indemnitaire. Selon l’article L121-1 du code des assurances, l’indemnité relative aux biens ne peut dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre ; le texte admet également une somme ou une quotité restant à la charge de l’assuré, ou une déduction fixée d’avance. Il faut donc rapprocher le dommage établi et les modalités contractuelles d’évaluation. La facture d’achat, utile, n’est pas nécessairement le montant de l’indemnité.

Vérifiez comment la police définit la réparation, la valeur de remplacement, une éventuelle vétusté et les conditions d’une garantie de valeur à neuf. Ces notions ne sont pas interchangeables. Un fauteuil adapté ne se compare pas seulement à un prix moyen : le devis doit identifier les caractéristiques du matériel concerné et les accessoires effectivement endommagés. Faites expliquer la solution technique proposée et ses différences avec l’équipement initial, sans assimiler automatiquement un modèle plus récent à une remise en état équivalente.

À titre d’exemple purement illustratif, un devis peut comporter 900 euros de pièces, 180 euros de main-d’œuvre et 110 euros de transport, soit 1 190 euros. Si ces trois postes sont garantis et si le contrat prévoit, pour ce sinistre, une seule franchise de 150 euros sans autre retenue, le calcul conduit à 1 040 euros. Ce résultat dépend des hypothèses annoncées : il ne fixe ni un tarif de réparation ni une franchise légale. L’assureur doit pouvoir relier les déductions qu’il applique aux stipulations pertinentes.

Un plafond peut encore modifier le résultat. Identifiez sa portée : bien particulier, accessoire, catégorie de mobilier ou événement. Demandez si la franchise a déjà été retenue dans le tableau transmis et si un abattement supplémentaire est envisagé. Un relevé de calcul devrait permettre de retrouver le montant de départ, chaque retenue et le montant proposé. Si l’offre évoque seulement la vétusté, réclamez le mode de calcul annoncé par le contrat et les caractéristiques retenues pour votre fauteuil.

La réparation peut aussi soulever la question d’un remplacement complet. Demandez au professionnel pourquoi une réparation serait impossible ou inadaptée : pièce indisponible, composant non réparable, dommage structurel ou autre constat précis. Une formule générale déclarant le matériel irréparable apporte moins qu’un diagnostic argumenté. Inversement, un remplacement intégral demandé sans expliquer pourquoi la pièce seule ne suffit pas laisse un point important sans réponse. L’enjeu est d’établir la solution justifiée pour le dommage, puis de la confronter au contrat.

L’immobilisation entraîne parfois des frais supplémentaires : transport du matériel, location temporaire ou intervention sur place. Ils doivent être individualisés et justifiés. Leur prise en charge n’est pas acquise parce que le fauteuil est assuré : recherchez une garantie d’assistance ou une stipulation couvrant ces dépenses, ses conditions et ses plafonds. Avant un engagement important, sollicitez une réponse écrite sur l’opération envisagée. Conservez les justificatifs des dépenses déjà nécessaires et les explications de leur lien avec la casse.

Le financement de l’équipement et la réparation du sinistre appellent aussi une présentation transparente. Joignez les documents utiles sur la propriété du fauteuil, la facture et les sommes déjà réglées pour les postes discutés. Ne présentez pas comme restant à payer une dépense déjà intégralement acquittée par un autre intervenant. Si des prestations de santé sont également examinées, gardez leurs décomptes dans une rubrique séparée : leur existence ne démontre ni l’étendue de l’assurance du bien ni l’absence de garantie de dommages.

Enfin, distinguez le prix d’une assurance et le montant d’un remboursement. Une cotisation annuelle faible ou élevée n’établit pas la couverture d’une casse donnée. Une offre commerciale de remplacement ne remplace pas la police applicable au jour de l’incident. Pour comparer la proposition de l’assureur et votre demande, utilisez un tableau par poste indiquant la pièce justificative, la clause invoquée, le montant demandé et le montant admis. Le désaccord devient alors identifiable et discutable.

B. Assurance fauteuil roulant électrique : comment contester un refus ou une offre insuffisante ?

Commencez par demander ce que l’assureur conteste exactement. L’absence de garantie de casse, une exclusion, une condition non remplie et une discussion sur la valeur du matériel sont des questions différentes. La réponse doit identifier les stipulations et les faits invoqués. S’il manque une pièce, demandez laquelle et ce qu’elle doit établir. Répondez point par point, sans affirmer que toute couverture habitation rembourse nécessairement les aides techniques.

Lorsque le refus repose sur une exclusion, l’article L113-1 du code des assurances exige une exclusion formelle et limitée contenue dans la police. L’article L112-4 impose, pour les clauses de nullité, déchéance ou exclusion, des caractères très apparents. Le contrôle porte donc sur le texte applicable et sa présentation, autant que sur les circonstances. Une simple référence à un défaut de précaution ne dispense pas d’identifier le fondement contractuel opposé à la demande.

Il faut aussi distinguer une maladresse et un dommage intentionnel. L’article L113-1 vise les pertes et dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l’assuré, sous réserve d’une exclusion formelle et limitée, et écarte ceux provenant d’une faute intentionnelle ou dolosive. Cela ne transforme pas le contrat en garantie universelle : le risque assuré reste à déterminer. Si l’assureur invoque une mauvaise manipulation, faites préciser les faits retenus et la clause qu’il entend leur appliquer.

Pour discuter une expertise, opposez des éléments techniques identifiables. Le tribunal judiciaire de Lille, le 27 mars 2025, RG n° 23/07107, a examiné poste par poste des réparations après des cambriolages. Pour certains postes, il a retenu les devis produits face à une estimation non datée établie par un expert non identifié. Il a toutefois rejeté les demandes distinctes de réparation d’un préjudice moral et de résistance abusive, faute de justification suffisante. Ce jugement ne concerne pas un fauteuil et ne donne pas une primauté générale à tout devis : il montre l’utilité d’un chiffrage documenté et d’une preuve propre à chaque demande.

Votre contestation peut joindre une comparaison des pièces, l’explication du réparateur et les photographies reliant le dommage au fauteuil. Une contre-évaluation technique doit répondre au désaccord concret : cause de la panne, nécessité de la pièce ou coût de la remise en état. Le dossier consacré à la préparation d’une contre-expertise en assurance habitation développe cette méthode. Avant de mandater un intervenant, vérifiez les modalités d’expertise et de financement prévues par votre propre contrat.

Le calendrier doit rester distinct du débat technique. Pour la prestation de l’assureur, l’article L113-5 du code des assurances prévoit l’exécution dans le délai convenu de la prestation déterminée par le contrat. Cet article ne fixe pas un nombre universel de jours pour toute offre après une casse. Demandez donc la disposition contractuelle applicable et les pièces dont l’assureur indique attendre la réception.

Concernant la prescription, l’article L114-1 du code des assurances dispose : « Toutes actions dérivant d’un contrat d’assurance sont prescrites par deux ans à compter de l’événement qui y donne naissance. » En cas de sinistre, ce texte réserve la connaissance ultérieure lorsque les intéressés prouvent qu’ils l’ont ignoré jusque-là. Il ne faut pas déterminer automatiquement la date de fin de votre action à partir du seul jour du refus : faites examiner les événements et les actes de votre dossier à la lumière de cette disposition.

L’article L114-2 du code des assurances prévoit notamment l’interruption de la prescription par la désignation d’experts à la suite d’un sinistre et par une lettre recommandée, ou un envoi recommandé électronique, avec accusé de réception, adressé par l’assuré à l’assureur concernant le règlement de l’indemnité. Pour utiliser cette seconde voie, formulez expressément votre demande de règlement, identifiez le contrat et le sinistre, puis conservez l’envoi et son accusé de réception. Ne présumez pas qu’un échange ordinaire sur l’espace client produit l’effet attaché à l’envoi décrit par ce texte.

Un recours contre un tiers appelle enfin un fondement distinct. Si un visiteur a causé la casse par sa faute, l’article 1240 du code civil rattache l’obligation de réparer à une faute ayant causé le dommage. Si le différend concerne une opération confiée à un professionnel, l’article 1231-1 du code civil encadre la réparation de l’inexécution contractuelle. Aucun de ces textes ne rend automatiquement responsable la dernière personne ayant touché le fauteuil : il faut établir les faits et le lien avec la dégradation.

Une fois la responsabilité et la garantie concernées examinées, l’article L124-3 du code des assurances reconnaît au tiers lésé une action directe contre l’assureur garantissant la responsabilité civile du responsable. Si votre propre assureur vous a indemnisé, l’article L121-12 organise sa subrogation à concurrence du paiement et prévoit des limites particulières aux recours contre les proches ou les personnes vivant habituellement au foyer. Préservez les justificatifs et signalez les règlements reçus ; une renonciation signée sans examen peut compromettre la discussion des recours.

Conclusion

Après une casse de fauteuil roulant électrique au domicile, une demande solide relie quatre éléments : le matériel identifié, l’événement décrit avec précision, la garantie effectivement souscrite et un chiffrage détaillé. La responsabilité civile, la protection du fauteuil et les prestations liées à son financement ne répondent pas à la même question. Leur distinction évite d’attendre un remboursement d’une garantie qui ne couvre pas le dommage présenté.

Conservez les preuves avant les opérations irréversibles, séparez entretien et réparation, et faites expliquer chaque retenue. Si l’offre reste discutée, une contestation utile répond aux motifs exacts du refus avec les clauses et les documents correspondants. La priorité est une remise en état justifiée, dans le cadre du contrat et des règles exposées, sans attribuer une responsabilité que les éléments du dossier n’établissent pas.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».