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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Affacturage : comment récupérer le fonds de garantie après résiliation ?

Vous avez résilié votre contrat d’affacturage, mais une somme reste inscrite au fonds de garantie. Votre entreprise ne reçoit plus d’avances et compte sur cet argent pour financer ses achats ou sa paie. Le relevé du factor affiche pourtant des retenues, des factures non soldées ou des frais que vous ne comprenez pas. La première question est alors très concrète : quelle somme pouvez-vous réellement réclamer, et sur quelles pièces vous appuyer ?

La résiliation et le règlement du solde sont deux questions distinctes. Dans un arrêt du 28 septembre 2022, la cour d’appel de Paris a examiné une convention qui prévoyait la restitution du fonds après l’apurement des opérations en cours. Elle a rejeté les demandes de paiement supplémentaires au vu des comptes produits : CA Paris, pôle 5, chambre 6, n° 20/16505. Cette décision ne dispense donc pas de lire votre propre convention.

Pour obtenir une restitution justifiée, il faut identifier ce que garantit la retenue, rapprocher les factures des encaissements, contrôler les frais et déterminer si le solde est exigible. Cette méthode protège aussi contre une demande excessive : une somme déjà créditée au compte ne doit pas être réclamée une seconde fois.

I. Affacturage résilié : quand le fonds de garantie peut-il être restitué ?

Le point de départ de l’analyse est le contrat signé, accompagné de ses conditions particulières et de ses avenants. Le montant affiché sur une plateforme ne remplace pas ces documents. Il renseigne sur une situation comptable ; il ne décrit pas nécessairement toutes les conditions du paiement.

A. Résilier le contrat suffit-il pour obtenir le remboursement ?

Le fonds de garantie sert à couvrir les risques ou les sommes définis dans la convention d’affacturage. Il faut distinguer cette retenue d’une commission définitivement acquise au factor et d’une réserve affectée à une opération précise. La fiche officielle sur l’affacturage présente notamment le fonds comme une protection pouvant compléter une assurance-crédit. Le périmètre concret de cette protection doit ensuite être recherché dans votre contrat.

Certains contrats organisent un compte d’affacturage, un compte de garantie et des comptes acheteurs séparés. D’autres utilisent des intitulés différents. Avant de discuter du remboursement, relevez la définition de chaque compte, les opérations qui peuvent le débiter et les événements permettant de libérer son solde. Deux sommes désignées par le même mot dans des offres commerciales peuvent obéir à des stipulations différentes.

L’article 1103 du Code civil pose la règle : « Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. » Une restitution se prépare donc en rapprochant la demande des engagements effectivement acceptés. Une brochure décrivant une solution souple ne suffit pas à remplacer une condition de clôture inscrite dans la convention.

Il faut également vérifier que la fin du contrat est acquise. Pour un contrat à durée indéterminée, l’article 1211 du Code civil autorise chaque partie à y mettre fin, « sous réserve de respecter le délai de préavis contractuellement prévu ou, à défaut, un délai raisonnable ». Ce texte ne fixe pas un préavis uniforme de trois mois pour tous les contrats d’affacturage. La durée du contrat, sa clause de sortie et les échanges de résiliation doivent être vérifiés ensemble.

La fin des nouvelles remises ne règle pas, à elle seule, le sort des factures déjà financées. Dans l’affaire jugée le 28 septembre 2022, la cour a relevé une stipulation contractuelle permettant de restituer le fonds « une fois les opérations en cours apurées ». Elle a examiné les encaissements, les débits et la restitution intervenue avant de rejeter la demande complémentaire : CA Paris, n° 20/16505, motifs sur les demandes de restitution. C’est une analyse du contrat et des écritures de cette affaire, pas l’établissement d’une durée légale de blocage.

Si le texte de votre convention est ambigu, l’article 1188 du Code civil invite à rechercher « la commune intention des parties plutôt qu’en s’arrêtant au sens littéral de ses termes ». Un avenant négocié, une correspondance sur les modalités de sortie ou une définition figurant dans les conditions particulières peuvent éclairer cette recherche. Leur portée doit être appréciée avec l’ensemble contractuel.

À l’inverse, l’article 1192 du Code civil précise : « On ne peut interpréter les clauses claires et précises à peine de dénaturation. » Il serait donc fragile de soutenir qu’une restitution dépend uniquement de l’arrêt du financement si une clause claire exige aussi l’apurement des opérations. Le raisonnement inverse serait tout aussi fragile si le factor invoquait une condition absente du contrat.

La bonne question consiste à demander quelles opérations identifiées empêchent encore le paiement au regard de la clause applicable. Une réponse générale évoquant des risques ne permet pas de refaire les comptes. Un état détaillé des factures, des avoirs, des règlements et des recours contractuels permet au contraire de vérifier si le maintien de la retenue correspond encore à la convention.

B. Quelles pièces prouvent le montant encore retenu par le factor ?

Constituez d’abord un dossier qui permette de suivre l’argent depuis la retenue initiale jusqu’à son éventuel reversement. Un dernier relevé isolé donne rarement cette vue complète. Les pièces les plus utiles sont les suivantes :

  • La convention signée, les conditions générales applicables, les conditions particulières et tous les avenants portant sur la garantie ou la clôture.
  • La notification de résiliation, sa preuve de réception et la réponse du factor sur la fin de la relation.
  • Les relevés du compte d’affacturage et du fonds de garantie, avec le détail des mouvements et leurs références.
  • La liste des factures encore présentes dans les comptes acheteurs, ainsi que les avoirs et les contestations associés.
  • Les preuves d’encaissement, les règlements reçus directement par votre entreprise et les reversements déjà effectués.
  • Le tarif contractuel et les justificatifs des commissions, intérêts de financement et autres frais figurant au décompte.

Pour chaque facture, construisez une ligne comportant son numéro, son montant, le financement reçu, le paiement du client et l’affectation comptable de ce paiement. Ajoutez une colonne pour l’avoir éventuel et une autre pour la pièce qui explique le solde. L’objectif est de rendre visible la différence entre une créance réellement impayée et une facture qui paraît encore ouverte parce que son règlement n’a pas été rapproché.

Un paiement reçu directement du client mérite une attention particulière. Le relevé bancaire prouve l’entrée d’argent dans votre entreprise, mais il faut aussi rechercher son traitement dans les comptes du factor. Selon les engagements convenus et les écritures passées, cette opération peut expliquer un débit, un reversement ou une régularisation. Elle ne doit pas disparaître du rapprochement au motif qu’elle n’a pas suivi le circuit habituel.

La charge de la preuve s’apprécie dans les deux sens. L’article 1353 du Code civil énonce : « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. » Il ajoute : « Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation. » Votre demande doit donc établir l’obligation de restitution et son montant ; une réponse fondée sur un paiement déjà effectué doit pouvoir être rapprochée des justificatifs correspondants.

Dans l’arrêt du 28 septembre 2022, la cour a précisément retenu que le factor produisait des extraits du compte d’affacturage non contestés. Elle a suivi les crédits non affectés, les factures régularisées et les versements pour constater que les sommes réclamées n’étaient pas démontrées comme restant dues : CA Paris, n° 20/16505. Un montant brut d’encaissements ne correspondait donc pas nécessairement à un nouveau paiement à obtenir.

Cette distinction est essentielle lorsqu’une somme a été portée au crédit du compte avant d’entrer dans le calcul d’un solde net. La réclamer à nouveau, séparément du solde, peut aboutir à compter deux fois la même opération. Inversement, une écriture de crédit n’explique pas toujours, à elle seule, comment le montant a finalement été utilisé ou versé. Il faut prolonger le rapprochement jusqu’à la sortie effective des fonds ou jusqu’à leur imputation justifiée.

Conservez les exports dans leur format d’origine, avec la date d’édition, plutôt qu’une simple capture de l’écran disponible. Une capture peut montrer ce que la plateforme affichait ; un export détaillé facilite la vérification des mouvements. Gardez aussi les pièces relatives aux litiges clients, car une contestation sur la prestation peut être distincte du risque d’insolvabilité couvert par la convention.

L’exécution du contrat reste soumise à la bonne foi. L’article 1104 du Code civil prévoit : « Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi. » Cela invite à formuler des demandes précises et à répondre aux explications documentées. Ce principe ne permet toutefois ni de supprimer une garantie valable ni de remplacer la preuve d’un solde par une accusation générale.

II. Fonds de garantie bloqué : comment calculer et réclamer le solde ?

Une fois les pièces réunies, séparez deux travaux : reconstituer le montant comptable et vérifier le fondement juridique des retenues. Un calcul exact peut reposer sur une déduction contestable ; une contestation fondée peut, à l’inverse, échouer si elle réclame un montant mal établi.

A. Quelles retenues et compensations faut-il vérifier ?

La première vérification porte sur la nature des frais. Une commission rémunère un service selon le contrat. Un intérêt de financement rémunère l’avance dans les conditions prévues. Une retenue de garantie protège une exposition définie. Ces catégories n’ont pas le même rôle. Le seul fait qu’elles réduisent toutes la trésorerie disponible ne justifie pas de les traiter comme une dépense définitivement perdue.

Pour chaque débit, demandez la clause invoquée, la base de calcul, le taux ou le forfait appliqué et la période concernée. Vérifiez ensuite si le montant a déjà été intégré dans un autre relevé. Une commission comptabilisée dans le compte courant ne doit pas être déduite une seconde fois du fonds lors de votre propre reconstitution. La difficulté tient souvent moins au taux affiché qu’à l’enchaînement des écritures.

Le même contrôle s’impose pour une facture impayée. Il faut savoir si le factor invoque un recours contre votre entreprise, une retenue provisoire ou une compensation. La convention peut distinguer les factures approuvées des autres factures, ou l’insolvabilité d’un client d’un litige portant sur l’exécution de la prestation. Dans l’arrêt du 28 septembre 2022, la cour décrit justement une garantie portant sur le seul risque d’insolvabilité accepté, ainsi que des engagements propres à l’entreprise adhérente : CA Paris, n° 20/16505. Il faut vérifier si votre contrat comporte une distinction comparable.

Si le factor invoque une compensation de dettes, identifiez son fondement. L’article 1347 du Code civil la définit comme « l’extinction simultanée d’obligations réciproques entre deux personnes ». Il ne suffit donc pas de constater qu’une créance client reste impayée : il faut aussi rechercher l’obligation réciproque invoquée contre votre entreprise et le mécanisme applicable.

Pour la compensation légale, l’article 1347-1 du Code civil exige, sous la réserve qu’il énonce, « deux obligations fongibles, certaines, liquides et exigibles ». Ce contrôle conduit à séparer une dette établie d’un montant simplement estimé. Il ne permet cependant pas de conclure que toute retenue portant sur un risque futur serait interdite : une garantie contractuelle et une compensation légale ne sont pas le même mécanisme.

Deux nuances évitent une contestation trop rapide. D’abord, l’article 1348-1 du Code civil dispose : « Le juge ne peut refuser la compensation de dettes connexes au seul motif que l’une des obligations ne serait pas liquide ou exigible. » Ensuite, l’article 1348-2 du Code civil autorise les parties à convenir d’une compensation portant sur « toutes obligations réciproques, présentes ou futures ». La clause de compte ou de compensation doit donc être lue avant d’affirmer que les seules conditions de la compensation légale tranchent le dossier.

Prenons un exemple entièrement fictif pour organiser le contrôle, sans en faire un montant automatiquement dû. Les relevés font apparaître 20 000 € sur le fonds de garantie et 3 000 € de règlements non affectés qui n’ont encore été repris dans aucun autre solde. Les pièces font également ressortir 5 000 € d’avances à régulariser et 1 200 € de commissions justifiées. Si le contrat permet ces imputations et si les conditions de restitution sont réunies, le rapprochement donne :

  • Fonds de garantie identifié : 20 000 €.
  • Règlements distincts à ajouter, sans double comptage : 3 000 €.
  • Avances à régulariser suivant la convention : moins 5 000 €.
  • Commissions vérifiées et non déjà déduites : moins 1 200 €.
  • Solde résultant de ces seules hypothèses : 16 800 €.

Ce résultat est un outil de discussion, pas un titre de paiement. Il change si les 3 000 € figuraient déjà dans les 20 000 €, si une avance a été remboursée ou si une retenue supplémentaire trouve un fondement contractuel. Inscrivez chaque hypothèse à côté du calcul. Vous pourrez alors discuter d’une ligne précise plutôt que d’opposer deux totaux impossibles à comparer.

Supposons qu’une facture de 2 400 € reste litigieuse. Il faut demander pourquoi cette facture affecterait le solde, quelle clause autoriserait la retenue et si une libération partielle peut être convenue. Soustraire mécaniquement 2 400 € pour annoncer que le reste doit être versé serait prématuré si la convention subordonne toute restitution à une clôture globale. À l’inverse, le maintien de l’intégralité de la réserve doit être confronté aux stipulations réellement applicables.

La comparaison avec un autre factor peut aider à comprendre le coût futur du financement. Elle ne décide pas de l’exécution du contrat qui se termine. Pour replacer cette question dans le financement du poste clients, le guide consacré à l’affacturage et à la mobilisation des factures clients présente le cadre général ; la demande de restitution exige ici un examen séparé du compte de sortie.

B. Comment demander le paiement et choisir le recours adapté ?

Adressez une demande organisée autour du décompte, avec les justificatifs numérotés. Identifiez la convention, la fin de la relation, le montant dont vous demandez le paiement et le calcul qui le justifie. Si certaines opérations restent discutées, distinguez-les des autres. Une lettre qui réclame seulement le remboursement intégral de la réserve laisse sans réponse les questions de clôture et d’imputation.

Vous pouvez formuler la demande ainsi, en l’adaptant aux pièces du dossier :

Notre rapprochement des relevés joints fait apparaître un solde de restitution de [montant], détaillé dans le tableau annexé. Nous vous demandons le paiement de la somme exigible et la communication du décompte de clôture. Pour chaque retenue maintenue, merci d’identifier la facture ou l’opération concernée, son montant, la stipulation contractuelle invoquée et les pièces justificatives. Merci de préciser également le traitement des règlements non affectés et des sommes déjà créditées, ainsi que les conditions restant à satisfaire pour libérer le solde.

Ce courrier n’est pas une formule qui rendrait toute somme exigible. Si vous souhaitez mettre le factor en demeure de payer, l’obligation invoquée et son exigibilité doivent être examinées avant l’envoi. L’article 1231-6 du Code civil prévoit que les dommages et intérêts liés au retard dans le paiement d’une obligation de somme d’argent consistent dans l’intérêt au taux légal, « à compter de la mise en demeure ». Ce texte ne permet pas de faire courir automatiquement ces intérêts depuis la résiliation lorsque l’obligation de restitution n’était pas encore exigible.

La réponse reçue doit être rapprochée des pièces, même si elle contredit votre première estimation. Un virement de restitution, une facture contrepassée ou un règlement direct peuvent expliquer un écart. Si l’explication est complète, corrigez le décompte. Si elle ne couvre qu’une partie de la retenue, recentrez la discussion sur les lignes restantes et demandez les documents qui manquent encore.

Une solution amiable peut porter sur une libération partielle, une régularisation comptable ou un accord sur les opérations restant à apurer. Elle doit être écrite avec précision : montant versé, affectation du versement, réserves éventuelles et sort du reliquat. Avant de signer un document qui présente les comptes comme définitivement réglés, vérifiez que toutes les sommes et toutes les contestations identifiées y sont traitées.

Si un paiement reste refusé, le choix de la procédure dépend de la solidité du dossier. L’article 873 du Code de procédure civile permet au président d’accorder une provision lorsque « l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable ». Une demande portant sur un solde précisément établi n’a donc pas la même présentation qu’un litige nécessitant d’interpréter plusieurs clauses ou de reconstituer des opérations complexes.

L’urgence de trésorerie, à elle seule, ne prouve pas cette absence de contestation sérieuse. Il faut pouvoir montrer la clause de restitution, les éléments qui établissent que ses conditions sont remplies et le calcul de la somme demandée. Si une partie seulement du montant peut être étayée de cette manière, l’étendue d’une éventuelle demande de provision doit être appréciée à partir de ces pièces, au regard de l’article 873 du Code de procédure civile.

Une procédure au fond peut être nécessaire lorsque la discussion porte sur la portée du contrat, la validité de frais ou des comptes contradictoires. Préparez alors une présentation chronologique courte et un tableau complet des mouvements. Chaque somme demandée doit pouvoir être rattachée à un fondement et à une pièce. Le juge ne doit pas avoir à deviner si votre demande concerne la réserve, un paiement client non affecté ou une réparation supplémentaire.

La restitution d’un solde et l’indemnisation d’un préjudice sont deux demandes distinctes. L’article 1231-1 du Code civil envisage des dommages et intérêts « à raison de l’inexécution de l’obligation » ou « du retard dans l’exécution », sous la réserve de force majeure qu’il énonce. Cela n’autorise pas à attribuer au factor l’ensemble des difficultés financières de l’entreprise sans démonstration.

L’arrêt du 28 septembre 2022 illustre cette limite : la cour a rejeté les demandes relatives notamment aux majorations sociales et fiscales et aux frais bancaires, après examen de la trésorerie et du lien invoqué avec le comportement du factor : CA Paris, n° 20/16505, motifs sur les dommages-intérêts. Pour toute demande de réparation, rassemblez donc les justificatifs du dommage et les éléments permettant de le rattacher au manquement précisément allégué.

Ces questions relèvent de l’analyse des contrats et contentieux en droit des affaires. Le dossier utile associe la convention complète, le rapprochement comptable et les échanges avec le factor. Cette préparation permet de choisir une demande proportionnée à ce qui est réellement établi, plutôt que de multiplier les réclamations sur la seule base d’un solde affiché.

Conclusion

Pour récupérer un fonds de garantie après la résiliation d’un contrat d’affacturage, commencez par vérifier les conditions contractuelles de restitution et les opérations encore ouvertes. Reconstituez ensuite un solde unique, en séparant la réserve, les paiements non affectés, les frais et les régularisations. Toute écriture déjà prise en compte doit être identifiée pour éviter un double calcul.

La démarche la plus solide consiste à demander un décompte justifié, à contester les retenues ligne par ligne et à réclamer la somme dont l’exigibilité peut être démontrée. L’arrêt de Paris du 28 septembre 2022 rappelle l’importance de cette vérification : l’apurement des comptes et les preuves des versements comptent autant que la date de fin du contrat. Un dossier clair permet de distinguer ce qui doit encore être expliqué, ce qui peut être négocié et ce qui peut être demandé au juge.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».