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Compte bancaire clôturé mais données gardées : conservation, effacement et recours en 2026

Vous avez clôturé votre compte bancaire il y a plusieurs mois, parfois plusieurs années, et la banque détient toujours vos relevés, vos pièces d’identité, vos coordonnées et l’historique de vos opérations. Quand vous demandez l’effacement, le service clients répond que la loi l’oblige à tout garder. Cette réponse mélange des obligations réelles et des conservations qui n’en sont pas. Une partie des données doit effectivement rester archivée pendant des durées fixées par la loi, notamment pour la lutte contre le blanchiment et la comptabilité. Une autre partie doit être effacée ou, au minimum, ne plus servir à autre chose qu’à ces archivages : prospection commerciale, scoring interne, partage avec des partenaires. Cet article sépare les deux blocs, avec les textes applicables, les durées vérifiées et la marche à suivre quand la banque refuse de trier.

Le raisonnement vaut pour un compte courant, un livret ou un compte-titres, que la clôture vienne de vous ou de la banque. Il ne concerne pas le fichier national FICOBA tenu par l’administration fiscale, qui suit ses propres règles et que nous présentons à part. Chaque affirmation déterminante ci-dessous renvoie au texte officiel ou à la décision citée, avec le lien permettant de la contrôler.

I. Ce que la banque peut conserver après la clôture de votre compte

A. Les conservations imposées par la loi : blanchiment, comptabilité et contentieux

La première conservation obligatoire vient de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, qui vise les banques : l’article L. 561-2 du même code déclare « Sont assujettis aux obligations prévues par les dispositions des sections 2 à 7 du présent chapitre » les organismes régis par le titre Ier du livre V, dont les établissements de crédit. L’article L. 561-12 du code monétaire et financier dispose que les établissements assujettis « conservent pendant cinq ans à compter de la clôture de leurs comptes ou de la cessation de leurs relations avec eux » les documents et informations relatifs à leurs relations d’affaires, ainsi que les documents relatifs aux opérations effectuées. Concrètement, pendant cinq ans après la clôture, la banque peut opposer ce texte à une demande d’effacement portant sur les pièces d’identification, les justificatifs de domicile, les relevés d’opérations et les traces des mesures de vigilance. Ce délai court à partir de la clôture du compte ou de la fin de la relation, et il couvre aussi les opérations exécutées, conservées cinq ans à compter de leur exécution. Passé ce délai, la conservation au nom de la lutte contre le blanchiment ne tient plus, sauf procédure en cours.

La deuxième conservation obligatoire est comptable. L’article L. 123-22 du code de commerce prévoit que « Les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pendant dix ans. » Les relevés et écritures liés au compte entrent dans ce périmètre. Le tribunal judiciaire de Lille l’a rappelé dans une ordonnance de référé du 3 juin 2025 opposant un héritier au Crédit agricole Nord de France (RG n° 25/00105) : le délai de dix ans est un minimum de conservation imposé au commerçant, pas une obligation de détruire à l’échéance ni une autorisation de tout garder sans trier. Dans cette même affaire, le juge a exigé que la banque justifie ses destructions alléguées par sa politique d’archivage, au lieu de se retrancher derrière l’expiration d’un délai : une banque ne peut donc pas se contenter d’affirmer que tout a été détruit ou que tout doit être gardé, elle doit produire sa politique d’archivage et prouver ce qu’elle avance.

La troisième conservation possible concerne le contentieux. L’article 2224 du code civil dispose que « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer. » Tant qu’un litige est en cours ou prévisible, l’article 17 du règlement lui-même écarte l’effacement quand le traitement reste nécessaire à la constatation, à l’exercice ou à la défense de droits en justice. Une assignation, une réclamation au médiateur, une plainte devant la CNIL ou un contrôle fiscal en cours justifient de figer les pièces utiles. En revanche, un contentieux éventuel et indéterminé ne permet pas de tout garder par prudence : la banque doit viser les pièces liées au différend et fixer une échéance de réexamen. Pour les relations commerciales, l’article L. 110-4 du code de commerce ajoute que « Les obligations nées à l’occasion de leur commerce entre commerçants ou entre commerçants et non-commerçants se prescrivent par cinq ans », ce qui borne aussi la durée utile des pièces.

Il faut distinguer ces archives bancaires du fichier FICOBA, qui recense les comptes ouverts, modifiés et clôturés en France. La CNIL indique que les informations y sont gardées dix ans révolus après l’enregistrement de la clôture du compte (fiche FICOBA de la CNIL). Ce fichier ne contient ni les opérations ni les soldes, et il relève de l’administration fiscale, pas de votre ancienne banque. Si un problème vient de FICOBA, par exemple un compte clôturé qui y figure encore après dix ans ou une erreur d’identification, la demande suit le circuit propre à ce fichier. Ne mélangez pas les deux guichets : l’effacement demandé à la banque ne vide pas FICOBA, et l’ancienneté dans FICOBA ne donne pas à la banque le droit de garder vos relevés.

B. Ce que la banque doit effacer ou cesser d’utiliser : minimisation et fin de la prospection

Tout ce qui n’entre pas dans les trois blocs précédents doit disparaître ou, au minimum, sortir des traitements actifs. Le principe de minimisation l’impose : le règlement européen exige que les données restent adéquates, pertinentes et limitées au nécessaire au regard des finalités, comme le rappellent les six grands principes du RGPD décrits par la CNIL, et que la durée de conservation n’excède pas le nécessaire au regard de ces finalités. Après la clôture, la finalité contractuelle a disparu. La banque ne peut donc pas continuer à exploiter vos coordonnées pour vous démarcher, à alimenter des scores d’appétence, à enrichir des bases de prospection ou à transmettre vos données à des partenaires commerciaux au motif que vous avez été client. Chacun de ces usages exige une base légale propre, et l’ancien contrat ne la fournit plus.

Le droit à l’effacement de l’article 17 du règlement s’applique dès que les données ne sont plus nécessaires au regard des finalités de la collecte, selon la présentation qu’en fait la CNIL. Tel est le cas des données de contact utilisées pour la relation courante, des préférences de communication, des historiques de navigation sur l’application bancaire après résiliation de l’accès, des enregistrements de prospection et des pièces devenues sans objet. La CNIL le résume dans sa page consacrée à ce droit : chacun peut demander l’effacement de données qui ne sont plus nécessaires, et le responsable du traitement doit répondre dans les meilleurs délais, au plus tard sous un mois, avec une prolongation possible pour les demandes complexes, selon la présentation qu’en fait la CNIL. Concrètement, écrivez que vous visez les traitements actifs et commerciaux, pas les archives légales : la demande devient alors difficile à rejeter en bloc.

La prospection mérite un traitement séparé, car elle survit souvent à la clôture par inertie. Les offres de crédit, d’assurance ou de placements adressées à un ancien client après la fermeture du compte reposent en général sur l’intérêt légitime ou sur un consentement ancien, et vous pouvez vous y opposer à tout moment. L’opposition à la prospection est absolue : une fois notifiée, la banque doit cesser et inscrire vos coordonnées sur une liste d’opposition interne. Si les messages continuent, conservez chaque envoi avec sa date, le numéro ou l’adresse d’expédition et le contenu : ces pièces établissent la persistance du traitement après opposition et fondent la plainte devant la CNIL comme la demande de réparation. Le même raisonnement vaut pour les communications dites d’information qui promeuvent en réalité une offre : l’étiquette ne change pas la nature commerciale du message.

Reste la question des copies de pièces d’identité et des justificatifs. Pendant la relation puis pendant les cinq ans de l’article L. 561-12, leur conservation se défend. Au-delà, garder la photocopie du passeport ou du titre de séjour d’un ancien client sans procédure en cours contrevient à la minimisation. La CNIL rappelle d’ailleurs la méthode générale applicable à tous les responsables de traitement : fixer des durées, purger à échéance et documenter, comme l’explique sa page sur les durées de conservation des données. Exigez le tableau des durées de la banque pour chaque catégorie de données vous concernant : données d’identification, coordonnées, relevés, enregistrements téléphoniques, traces de connexion. Une politique qui affiche une durée unique et maximale pour tout est un indice sérieux de non-conformité, et la même logique de purge après la fin du contrat s’applique aux autres secteurs, comme le détaille notre analyse sur la purge des données conservées après la fin d’un contrat.

II. Comment obtenir l’effacement et contraindre la banque

A. La demande directe : accès, effacement, opposition et preuves

Commencez par une demande écrite au délégué à la protection des données de la banque, en recommandé avec accusé de réception ou par le canal que la politique de confidentialité désigne. Présentez-vous avec une copie d’une pièce d’identité strictement limitée à la vérification d’identité, indiquez le numéro du compte clôturé et la date de clôture, puis formulez trois demandes distinctes : l’accès à l’ensemble des données vous concernant encore détenues, l’effacement des traitements actifs et commerciaux, et l’opposition à toute prospection. Le droit d’accès permet de vérifier ce qui reste : catégories de données, destinataires, durées annoncées, sources. Le droit à l’effacement vise les usages devenus sans base légale. L’opposition stoppe la prospection et, pour les traitements fondés sur l’intérêt légitime, oblige la banque à démontrer des motifs impérieux pour continuer. Demandez une réponse écrite, catégorie par catégorie, avec pour chacune la base légale, la durée et la date d’effacement prévue ou réalisée.

L’article 12 du règlement impose au responsable du traitement de répondre dans les meilleurs délais et en tout état de cause dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande, avec une prolongation possible de deux mois pour les demandes complexes, à condition de vous en informer. Notez la date d’envoi et conservez l’accusé : le silence gardé au-delà d’un mois sans information sur la prolongation constitue déjà un manquement, utile devant la CNIL et devant le juge. Si la banque répond que tout est conservé au nom d’obligations légales, exigez le détail : quelles pièces au titre de l’article L. 561-12, quelles écritures au titre de l’article L. 123-22, quel litige précis au titre de la défense en justice. Une réponse globale sans ventilation ne satisfait pas à l’obligation de transparence, et elle prépare mal la banque à un contrôle.

Anticipez la question des relevés anciens. Les banques facturent souvent les recherches de documents vieux de plusieurs années, avec des grilles qui distinguent les documents récents des plus anciens. Ces frais concernent la fourniture de copies de relevés, pas l’exercice des droits d’accès et d’effacement, qui est en principe gratuit. Ne payez donc pas pour demander l’effacement. En revanche, si vous avez besoin des relevés pour un litige successoral, fiscal ou prud’homal, chiffrez le coût avant d’accepter, demandez la liste exacte des documents disponibles par année, et contestez par écrit toute facturation qui conditionnerait l’accès aux données personnelles elles-mêmes. La leçon des ordonnances rendues entre clients et banques, à Paris le 19 mai 2025 comme à Lille le 3 juin 2025, vaut pour votre dossier : visez le bon texte, l’article 15 du règlement pour l’accès, l’article 17 pour l’effacement, et listez les pièces par compte et par période, car les demandes vagues sont rejetées.

Gardez chaque preuve dès le premier jour : lettre de clôture, attestations de solde, courriers de la banque, captures de l’espace client avant sa désactivation, messages commerciaux reçus après la clôture, réponses du délégué à la protection des données. Si la clôture vient de la banque, conservez aussi la lettre de résiliation et vérifiez le préavis : pour un livret, les conditions générales appliquées dans un litige parisien de 2025 prévoyaient une clôture par lettre recommandée avec un préavis d’un mois. Pour un compte de dépôt ouvert dans le cadre du droit au compte, l’article L. 312-1 du code monétaire et financier prévoit « Un délai minimum de deux mois de préavis » en cas de résiliation à l’initiative de l’établissement. Un préavis non respecté ou une clôture non motivée quand la motivation est due fragilise toute la position ultérieure de la banque, y compris sur les données.
Les comptes joints, les comptes indivis et les procurations appellent une vigilance propre. La clôture d’un compte joint exige en principe la signature des deux titulaires, et chacun d’eux exerce ses droits sur ses propres données : l’un ne peut pas demander l’effacement des opérations qui concernent aussi l’autre tant que les archives légales courent, mais chacun peut exiger la fin de toute prospection le visant personnellement. Pour une procuration, la révocation ne clôt pas le compte mais doit couper immédiatement les accès du mandataire : un mandataire qui consulte encore le compte après révocation engage la responsabilité de la banque si celle-ci a tardé à désactiver ses codes. En cas de décès, les héritiers n’héritent pas d’un droit d’accès général aux relevés du défunt ; ils doivent justifier d’un intérêt légitime précis, comme la reconstitution de la masse successorale devant le notaire ou devant le tribunal, ainsi que l’a admis l’ordonnance lilloise du 3 juin 2025. Préparez l’acte de décès, la preuve de la qualité d’héritier et la lettre du notaire : la banque répondra d’autant plus vite que le cadre est posé.

L’espace client en ligne mérite le même tri. Après la clôture, l’accès applicatif devrait être désactivé ou réduit aux documents que la loi autorise à consulter, et les traces de connexion ne devraient plus alimenter de profilage. Si l’application continue à vous reconnaître, à vous notifier ou à proposer des produits, capturez ces écrans : ils prouvent un traitement actif postérieur à la fin du contrat. Demandez la fermeture du profil numérique, la suppression des jetons d’authentification et l’arrêt des notifications, en distinguant là encore les archives, que la banque conserve dans ses systèmes internes sécurisés, et les traitements visibles, qui doivent cesser. Les enregistrements téléphoniques suivent la même pente : une conservation de quelques mois pour la gestion de la relation se défend, une bibliothèque vocale conservée des années après la clôture, non.

Avant le juge, pensez au médiateur bancaire, gratuit et rapide pour les litiges d’exécution de la convention de compte, y compris les frais de clôture ou de recherche de documents. La médiation ne suspend pas les délais de prescription et ne remplace pas la plainte CNIL pour la partie protection des données, mais un avis du médiateur qui constate un refus d’effacement ou une facturation abusive pèse dans la suite. Saisissez-le par écrit après un premier recours interne resté sans réponse, joignez les mêmes pièces que pour la CNIL, et fixez-vous une échéance : sans accord sous quelques semaines, basculez vers la plainte et le référé plutôt que de laisser le dossier s’enliser. La combinaison compte : demande directe documentée, médiation ciblée sur les frais, CNIL sur la conformité, juge sur la communication et la réparation.

B. La CNIL et le juge : plainte, référé et réparation

Si la banque ne répond pas dans le délai d’un mois ou si sa réponse se limite à une fin de non-recevoir, saisissez la CNIL par une plainte en ligne. Joignez la demande initiale, l’accusé de réception, la réponse de la banque si elle existe et les preuves de la conservation contestée : messages commerciaux postérieurs à la clôture, captures montrant un espace client toujours actif, refus écrit d’effacement. La CNIL peut instruire, mettre en demeure puis sanctionner, et sa décision éclaire souvent le juge saisi en parallèle. Précisez dans la plainte les catégories de données visées et les traitements en cause, archives légales d’un côté, usages actifs et prospection de l’autre : une plainte qui demande l’effacement de tout sans distinction, y compris des pièces que l’article L. 561-12 impose de garder cinq ans, s’expose à un classement. La même rigueur vaut pour le modèle de courrier que la CNIL met à disposition pour clôturer un compte en ligne : utilisez-le pour la résiliation du service, puis enchaînez avec la demande d’effacement au titre du règlement.

Devant le juge, deux voies se complètent. En référé, l’article 145 du code de procédure civile permet de demander la communication de pièces avant tout procès : « S’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige », les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées. Tel est le cas pour reconstituer des mouvements dans une succession ou prouver des débits contestés. L’ordonnance lilloise du 3 juin 2025 l’illustre : un héritier cherchant à reconstituer la masse successorale dans un litige familial a obtenu que la banque justifie ses archives au lieu d’invoquer un délai couperet. Le juge des référés peut ordonner la production sous astreinte et mettre le coût des recherches à la charge de l’établissement quand celui-ci a fait échouer les démarches amiables. Préparez une liste fermée de documents, compte par compte et année par année, et chiffrez votre demande : les juges rejettent les pêches exploratoires autant que les demandes fondées sur aucun texte.

Au fond, l’article 82 du règlement ouvre un droit à réparation à toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral du fait d’une violation du texte, contre le responsable du traitement ou le sous-traitant La prospection persistante après opposition, la transmission de vos données à des partenaires sans base légale ou le maintien d’un accès applicatif non sécurisé après la clôture caractérisent des violations distinctes des simples retards de réponse. Documentez le préjudice : temps passé, démarches répétées, exposition à des offres non sollicitées, inquiétude liée à la circulation de pièces d’identité. En droit interne, l’article 1240 du code civil pose que « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Agissez dans le délai de prescription de cinq ans de l’article 2224 du code civil, qui court à compter du jour où vous avez connu les faits permettant d’agir, par exemple la réponse de refus ou la découverte d’un message commercial tardif.

Votre dossier se joue donc sur trois tableaux menés ensemble : la demande directe qui fige les positions et fait courir les délais, la plainte CNIL qui pèse sur la conformité de la banque, et le juge qui ordonne et répare. Ne laissez pas la banque transformer une obligation d’archivage limitée en permis de tout garder et de tout exploiter : cinq ans pour la vigilance, dix ans pour la comptabilité, et pour le reste, l’effacement dans les meilleurs délais.

Avant d’agir, préparez un dossier en trois pochettes. Première pochette, la relation : convention de compte, conditions générales et tarifaires en vigueur au jour de la clôture, lettre de clôture avec sa date d’effet, attestation de solde et preuve de la restitution des moyens de paiement. Deuxième pochette, les droits : demande au délégué à la protection des données avec l’accusé de réception, réponse de la banque annotée point par point, tableau des durées que vous exigez pour chaque catégorie de données, copies des messages commerciaux reçus après la clôture avec leurs dates. Troisième pochette, les recours : plainte CNIL et son récépissé, recours au médiateur bancaire pour les frais, projet d’assignation en référé avec la liste fermée des pièces demandées. Un dossier présenté dans cet ordre obtient des réponses plus rapides, car chaque interlocuteur voit que l’étape suivante est prête. Si la banque régularise en cours de route, exigez une confirmation écrite précisant quelles données ont été effacées, à quelle date et dans quels systèmes, y compris les sauvegardes et les outils de prospection : un engagement verbal ne suffit pas quand les traitements sont automatisés.

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Vous venez de clôturer un compte bancaire et la banque conserve vos données, vous démarche encore ou refuse l’effacement : faites examiner votre dossier en numérique et données personnelles par Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris. Téléphone : 06 46 60 58 22. Vous pouvez aussi passer par la page contact du cabinet pour transmettre vos courriers et la réponse de la banque.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».