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Facture d’électricité triple du DPE (affaire de 2022) : que peut exiger le locataire ?

Votre facture d’électricité est deux ou trois fois plus élevée que l’estimation affichée sur le diagnostic de performance énergétique remis à la signature du bail : pouvez-vous exiger une baisse de loyer et une indemnisation ? La réponse tient en trois phrases. D’abord, l’estimation du diagnostic est calculée « pour une utilisation standardisée » du logement et ne constitue pas une promesse de facture, comme le rappelle l’article L. 126-26 du code de la construction et de l’habitation. Ensuite, un écart massif et durable, adossé à des défauts concrets du logement comme une isolation inexistante, peut engager la responsabilité du bailleur tenu de délivrer « un logement décent », ou celle du diagnostiqueur fautif, mais toujours à condition de le prouver pièce par pièce. Enfin, la justice n’accorde ni l’effacement de la facture d’énergie ni le coût des travaux rêvés : elle compense une perte de chance de mieux négocier, une réduction de loyer et des préjudices démontrés. Réserve importante : chaque situation dépend du bail, des relevés réels et de l’état du logement, et cet article ne remplace pas l’examen d’un dossier individuel. L’affaire jugée en 2022 devant la cour d’appel de Douai, où des locataires réclamaient 5 400 euros après une facture triple de l’estimation, illustre parfaitement cette mécanique entre promesse commerciale perçue, faits techniques et responsabilités juridiques.

I. Quand la facture triple l’estimation du diagnostic : comprendre ce qui s’est vraiment joué

A. Une maison du Nord, 1 111 euros promis et plus de 3 200 euros en six mois

Les faits rapportés par la presse spécialisée du diagnostic, dans un article mis en ligne le 20 septembre 2022 sont simples et parlants. Au moment de signer le bail d’une maison située dans le Nord, un couple de locataires reçoit un diagnostic de performance énergétique plutôt optimiste, qui estime la facture d’électricité annuelle à 1 111 euros. Six mois après l’entrée dans les lieux, les locataires ont déjà enregistré plus de 3 200 euros de consommations électriques. L’écart n’est pas de quelques pourcents : la dépense réelle annualisée avoisine six fois l’estimation.

L’expertise amiable diligentée décrit un logement aux allures de passoire thermique : selon le compte rendu de l’expertise amiable repris par cet article, le grenier n’était pas isolé, la porte d’accès au grenier n’était pas calfeutrée et les plafonds des pièces situées sous le grenier n’étaient pas isolés, d’où d’importantes déperditions énergétiques Un nouveau diagnostic, réalisé aux frais des locataires, classe le bien en G avec une consommation de 489 kWhEP par mètre carré et par an, et une estimation des consommations qui flirte avec les 3 000 euros. Autrement dit, le premier diagnostic se trompait lourdement, et les défauts physiques du logement expliquent au moins en partie la surconsommation.

Devant la justice, le couple réclame 5 400 euros de dommages-intérêts pour éponger les surconsommations électriques, ainsi qu’une diminution du montant du loyer. Pour les locataires, le diagnostic remis à la signature était clairement erroné, et les bailleurs connaissaient la réalité de la maison. L’affaire, portée devant la cour d’appel de Douai le 8 septembre 2022 sous le numéro de rôle 21-03496, pose exactement la question que se posent aujourd’hui des milliers de locataires confrontés à des factures anormales : l’estimation du diagnostic engage-t-elle quelqu’un, et qui doit payer la différence ?

Ce qu’il faut retenir de cette affaire, c’est la méthode plus que le montant. Les locataires n’ont pas seulement brandi leurs factures : ils ont fait établir un second diagnostic, fait constater les défauts d’isolation par un expert et chiffré leur demande. C’est cette chaîne de preuves, estimation initiale, factures réelles, défauts physiques constatés, qui permet au juge de trancher. Sans elle, une facture élevée reste une simple affirmation, que le bailleur peut attribuer au mode de vie, au chauffage poussé ou à la hausse des tarifs.

B. Ce que vaut juridiquement l’estimation du diagnostic

Le diagnostic de performance énergétique est défini par l’article L. 126-26 du code de la construction et de l’habitation comme « un document qui comporte la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée, exprimée en énergie primaire et finale », établie « pour une utilisation standardisée du bâtiment ou d’une partie de bâtiment ». Cette précision change tout : le chiffre imprimé sur le diagnostic suppose un usage conventionnel du logement, avec des températures de consigne, des durées d’occupation et des comportements moyens. Il ne mesure pas votre consommation future et ne garantit pas votre facture. Le même article ajoute que le diagnostic « est accompagné de recommandations destinées à améliorer ces performances et du montant des dépenses théoriques », ce qui confirme son rôle d’information et d’orientation, pas de contrat de résultat. Ce diagnostic n’est pas un document facultatif : l’article L. 126-23 du même code prévoit que lors de la vente ou de la location d’un bâtiment, des informations ou diagnostics techniques sont fournis selon les cas En location, l’obligation d’information est directe : l’article L. 126-28 du même code dispose que « Lorsque l’immeuble est offert à la vente ou à la location, le propriétaire tient le diagnostic de performance énergétique à la disposition de tout candidat acquéreur ou locataire. », et le dossier de diagnostic technique de la vente est encadré par l’article L. 271-4. Surtout, le diagnostic doit être établi par une personne qualifiée : l’article L. 271-6 exige une personne présentant des garanties de compétence et disposant d’une organisation et de moyens appropriés, tenue de souscrire une assurance couvrant sa responsabilité. Autrement dit, le code de la construction et de l’habitation comme le code civil organisent une chaîne de responsabilités lisible : un professionnel certifié et assuré établit le document, et le bailleur répond de la décence du logement qu’il délivre.

Faut-il en conclure qu’un diagnostic erroné n’engage jamais personne ? Non, et la Cour de cassation a fixé le cadre dès le 21 novembre 2019, dans un arrêt de la troisième chambre civile rendu sous le pourvoi numéro 18-23.251. Dans cette affaire, des acquéreurs reprochaient au diagnostiqueur une mauvaise appréciation de la qualité énergétique du bien et demandaient le coût des travaux d’isolation nécessaires pour atteindre la performance annoncée. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi et approuvé la cour d’appel : le préjudice réparable ne consistait pas dans le coût de l’isolation, mais dans une perte de chance de négocier une réduction du prix. La leçon vaut pour le locataire comme pour l’acheteur : l’erreur du diagnostiqueur ouvre droit à réparation, mais ce que le juge indemnise, c’est la chance perdue de mieux négocier, évaluée selon la marge de discussion crédible, pas la facture d’énergie ni le chantier idéal.

La cour d’appel de Pau a appliqué exactement cette logique le 18 mars 2025, dans un arrêt du contentieux des diagnostics sous le numéro de rôle 23/01760. Des acquéreurs d’une maison achetée 420 000 euros en septembre 2015 avaient fait établir en 2017 un nouveau diagnostic, moins favorable que celui du 19 juin 2015 réalisé pour la vente, complété par un rapport d’expert privé. La cour a déclaré la société de diagnostic responsable d’une faute dans le diagnostic de performance énergétique et l’a condamnée à payer 6 500 euros en réparation de la perte de chance de négocier à un prix moindre. Elle a en revanche exigé des éléments concrets sur la marge de négociation et rejeté la demande d’indemnisation de la surconsommation d’énergie faute de justificatifs. Le message est constant : le diagnostiqueur fautif paie, mais le demandeur doit chiffrer chaque poste avec des pièces, et la surconsommation alléguée sans relevés ni calculs ne passe pas.

Précision utile pour le locataire : dans cette même affaire paloise, la cour a rappelé que la seule obligation du vendeur consistait à faire établir et délivrer le diagnostic par un professionnel, sans engager sa responsabilité contractuelle pour une simple erreur du document. Transposé à la location, cela signifie qu’il ne suffit pas d’opposer au bailleur le chiffre du diagnostic : il faut démontrer soit une faute du diagnostiqueur, soit un manquement propre du bailleur à ses obligations de délivrance et d’entretien, soit une dissimulation caractérisée. La promesse perçue dans le chiffre du diagnostic doit être retraduite en faits juridiques, et c’est là que la plupart des réclamations improvisées échouent.

II. Locataire confronté à une facture anormale : payer, prouver, puis exiger

A. D’abord vérifier : relevés, compteur, appareils et enveloppe du logement

Avant toute réclamation, il faut établir que la surconsommation est réelle, durable et anormale. La première étape consiste à relire le contrat de fourniture : option tarifaire, puissance souscrite, évolution du prix du kilowattheure et comparatif avec les factures des années précédentes. Une facture qui double après un changement d’offre ou un passage aux heures pleines n’a pas la même signification qu’une consommation en kilowattheures qui s’envole à comportement inchangé. Relevez ensuite l’index du compteur à dates fixes, conservez chaque facture et notez les événements du logement : arrivée d’un nouvel appareil, mise en route du chauffage électrique d’appoint, occupation plus intensive, travaux chez le voisin.

La deuxième étape consiste à identifier la cause probable, car c’est elle qui désignera le responsable. Un compteur défectueux se soupçonne quand la consommation affichée ne correspond à aucun usage réel, par exemple un logement vide qui continue de consommer. Dans ce cas, le locataire doit signaler l’anomalie à son fournisseur d’électricité, qui fera vérifier le dispositif par le gestionnaire du réseau de distribution, Enedis, seul habilité à contrôler puis remplacer un compteur défectueux. Un appareil vétuste et énergivore, un chauffe-eau entartré qui tourne en permanence, des convecteurs obsolètes ou une isolation inexistante orientent au contraire vers l’état du logement et donc vers le bailleur. L’audit visuel compte : grenier non isolé, simple vitrage, infiltrations d’air autour des fenêtres, porte de grenier sans calfeutrement, comme dans l’affaire du Nord, sont des indices que le juge comprend immédiatement.

Le site d’information du médiateur national de l’énergie, autorité publique indépendante, décrit la marche à suivre quand la hausse vient du fournisseur : le médiateur invite le client mal ou pas informé de la hausse à réclamer d’abord auprès du service clients du fournisseur, puis, faute de réponse satisfaisante sous deux mois, à saisir le médiateur national de l’énergie Cette voie concerne le litige contractuel avec le fournisseur, pas le litige avec le bailleur, mais elle règle une partie des situations : erreur de facturation, index estimé au lieu de relevé, changement d’offre opaque. Mener les deux démarches en parallèle est souvent nécessaire, sans les confondre.

Face au bailleur, la gradation recommandée commence par un signalement écrit et circonstancié : relevés, copies de factures, photographies des défauts, référence à l’estimation du diagnostic et demande d’intervention. Faites établir si possible un constat par commissaire de justice, surtout pour les infiltrations d’air, l’état des fenêtres ou l’absence d’isolation visible, et conservez les réponses du bailleur. Un second diagnostic de performance énergétique, même payant, peut s’avérer décisif quand le premier paraît fantaisiste, comme l’a montré l’affaire de 2022 où le contre-diagnostic en G a objectivé l’erreur initiale. Ces pièces feront la différence entre une plainte vague sur une facture élevée et une démonstration que le logement lui-même gaspille l’énergie que vous payez.

Un point de vigilance mérite d’être souligné : n’interrompez pas le paiement de votre facture d’énergie pour faire pression, et ne réduisez pas unilatéralement votre loyer. La suspension du paiement expose à la coupure après procédure et fragilise toute demande ultérieure, tandis que la baisse de loyer décidée seul à seul constitue un impayé que le bailleur pourra invoquer. C’est au juge, saisi sur des preuves, de fixer une réduction de loyer, comme l’illustrent les décisions récentes. La fermeté paie davantage que le bras de fer : mise en demeure précise, délai raisonnable, puis saisine du tribunal en cas d’inertie.

Lorsque le doute porte sur le compteur lui-même, demandez par écrit à votre fournisseur une vérification et conservez sa réponse : si l’appareil surcompte, c’est l’historique de facturation qu’il faudra faire corriger, et si l’appareil est exact, c’est vers l’état du logement que l’enquête devra se tourner. Dans les deux cas, photographiez le compteur à côté d’un journal daté lors de chaque relevé, faites contresigner quand un tiers assiste à la lecture, et archivez les échanges avec le fournisseur comme avec le bailleur. Ces gestes simples transforment des impressions en preuves exploitables, et ils coûtent infiniment moins cher qu’une expertise ordonnée deux ans plus tard pour reconstituer ce que vous auriez pu fixer en dix minutes.

B. Ensuite exiger : décence, baisse de loyer et indemnisation devant le juge

Le fondement principal de l’action contre le bailleur est l’obligation de délivrance d’un logement décent. L’article 1719 du code civil dispose en effet : « Le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu’il soit besoin d’aucune stipulation particulière : 1° De délivrer au preneur la chose louée et, s’il s’agit de son habitation principale, un logement décent. » Le même article ajoute l’obligation d’entretenir la chose et d’en faire jouir paisiblement le preneur. Quand le logement souffre de défauts structurels qui gonflent durablement la consommation, grenier non isolé, plafonds sans isolation, fenêtres laissant passer l’air, le locataire peut soutenir que le bien délivré n’était pas décent et que le bailleur a manqué à son obligation d’entretien.

Le tribunal judiciaire de Rennes l’a rappelé avec fermeté le 3 août 2026, dans un jugement du juge des contentieux de la protection rendu sous le numéro de rôle 25/07087. Saisi par deux locataires d’un bailleur social qui demandaient la constatation de l’indécence de leurs appartements, des travaux de mise en conformité sous astreinte et des indemnisations, le tribunal a fait droit à une partie des demandes. Il a réduit les loyers d’un montant mensuel jusqu’à la mise en conformité des appartements et condamné le bailleur à verser à chacun des deux locataires une somme de 2 200 euros au titre de la réduction rétroactive des loyers, plus 1 500 euros à chacun au titre du préjudice moral. En revanche, il a rejeté les demandes présentées au titre du préjudice de jouissance et du préjudice matériel, faute de démonstration suffisante. La leçon est double : le juge n’hésite pas à baisser le loyer et à indemniser quand l’indécence est établie, mais il écarte les postes préjudiciels mal justifiés, y compris quand le principe de la responsabilité est acquis.

La cour d’appel de Douai a précisé le 2 octobre 2025, dans un arrêt de sa huitième chambre sous le numéro de rôle 23/03904, comment traiter les désordres thermiques liés aux fenêtres. Une locataire se plaignait d’infiltrations d’air persistantes malgré les interventions du bailleur. La cour a constaté que la locataire démontrait la persistance des désordres et la faiblesse des interventions, puis a relevé que les travaux nécessaires pour que les fenêtres soient protégées contre les infiltrations d’air parasites et présentent une étanchéité à l’air suffisante, conformément aux dispositions de l’article 2 du décret du 30 janvier 2002 relatif aux normes de décence des logements, restaient à établir. Elle a donc ordonné une mesure d’instruction confiée à un technicien, avec avance des frais par l’État, la locataire bénéficiant de l’aide juridictionnelle. Cette décision montre le raisonnement judiciaire pas à pas : persistance des désordres prouvée par la locataire, référence à la norme de décence, puis expertise technique pour calibrer les travaux avant de statuer sur les indemnisations.

Concrètement, le parcours du locataire s’organise ainsi. D’abord, la mise en demeure du bailleur d’effectuer les travaux nécessaires, avec chiffrage des factures anormales et description des défauts. Ensuite, en cas de refus ou de silence, la saisine du juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire, qui peut ordonner les travaux, réduire le loyer pour la période des désordres et accorder des dommages-intérêts. Le fondement de ces dommages-intérêts reste le droit commun de la responsabilité : « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer », selon l’article 1240 du code civil. Sur le terrain contractuel, l’article 1231-1 du code civil prévoit que « Le débiteur est condamné, s’il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts soit à raison de l’inexécution de l’obligation, soit à raison du retard dans l’exécution, s’il ne justifie pas que l’exécution a été empêchée par la force majeure. » chaque euro réclamé doit être relié à une faute et justifié : relevés de consommation, factures acquittées, surcoût calculé par comparaison avec l’estimation corrigée, et non avec des moyennes abstraites. La demande de 5 400 euros de l’affaire de 2022 correspondait à cet effort de chiffrage des surconsommations, et c’est sur ce terrain que ce type de dossier se gagne ou se perd.

Reste la question du diagnostiqueur, souvent oubliée. Quand le diagnostic remis à la signature est manifestement erroné, le locataire peut agir contre le professionnel sur le fondement délictuel, comme les acquéreurs de l’affaire paloise jugée en 2025. La condamnation de 6 500 euros prononcée par la cour d’appel de Pau sanctionnait une faute dans le diagnostic du 19 juin 2015 et réparait la perte de chance de négocier à un prix moindre. Pour un locataire, le raisonnement se transpose en perte de chance de négocier un loyer moindre ou de renoncer à un logement trop énergivore : encore faut-il prouver qu’informé de la réalité, il aurait obtenu une baisse ou choisi un autre bien. Cette action suppose de mettre en cause le diagnostiqueur, d’établir sa faute par un contre-diagnostic ou une expertise, et de démontrer la marge de négociation perdue. Elle peut se cumuler avec l’action contre le bailleur, chacun répondant de sa propre faute, sans que le locataire puisse être indemnisé deux fois du même préjudice.

Dans ce maquis de preuves et de responsabilités croisées, l’accompagnement par un avocat en droit immobilier à Paris permet de structurer le dossier avant toute assignation : choix des constats utiles, chiffrage des postes indemnisables, articulation entre l’action contre le bailleur et celle contre le diagnostiqueur, et évaluation honnête des chances. Car l’issue dépend moins de l’indignation que de la démonstration, et les tribunaux sanctionnent aussi bien l’inertie du bailleur que l’approximation du demandeur.

En conclusion, la facture d’électricité qui triple l’estimation du diagnostic n’est ni une fatalité ni un jackpot. C’est un signal d’alerte qui impose une enquête : vérifier les relevés et le compteur, faire constater les défauts du logement, réclamer par écrit puis saisir le médiateur de l’énergie pour le litige fournisseur et le juge pour le litige locatif. Le droit offre des leviers réels, de la réduction de loyer pratiquée par le tribunal de Rennes en 2026 à la condamnation du diagnostiqueur fautif à Pau en 2025, en passant par l’expertise ordonnée à Douai la même année. Mais il exige des preuves, des chiffres et de la patience : sans relevés, sans constat et sans chiffrage, même la facture la plus choquante reste une émotion, pas un dossier. Documentez méthodiquement, faites constater par écrit, puis exigez avec des chiffres, dans cet ordre, et votre réclamation passera du registre de la colère à celui du droit.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».