Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Prestataire informatique en retard, logiciel jamais réceptionné : mettre en demeure, refuser la recette, résilier et récupérer vos données en 2026

Votre éditeur avait promis un progiciel de paie opérationnel au 1er janvier. Dix-huit mois plus tard, les bulletins simples mettent vingt-six secondes à se créer, les temps de réponse dépassent la minute et vos équipes ont renoncé à exploiter l’outil. Le prestataire réclame pourtant le solde des factures, propose une énième rustine et conserve l’intégralité des données de vos salariés sur ses serveurs. Cette situation, banale dans les projets informatiques qui dérapent, appelle une méthode rigoureuse : constater l’échec par écrit, refuser une recette qui n’en est pas une, mettre en demeure dans les formes, puis résilier sans se mettre en faute et récupérer vos données.

Le droit des contrats informatiques ne pardonne pas l’improvisation. Résilier trop vite expose à une résiliation jugée fautive, avec le solde des factures à payer et aucun préjudice réparé. Attendre trop longtemps, en revanche, fait présumer que le système vous satisfait. Entre ces deux écueils, la jurisprudence des cours d’appel dessine une ligne claire : le client qui documente les manquements, accepte un report raisonnable puis tire les conséquences d’une inexécution grave obtient la résolution du contrat et le remboursement intégral des sommes versées. Celui qui rompt sur un retard partagé ou des dysfonctionnements mineurs perd son procès et paie.

Cet article décrit pas à pas la sortie d’un projet informatique en échec : refuser la recette à bon droit, mettre en demeure, choisir entre clause résolutoire et résolution judiciaire, obtenir restitutions et dommages-intérêts, puis imposer au prestataire la restitution et l’effacement de vos données en application du règlement général sur la protection des données. Les montants en jeu le justifient : 109 995,94 euros remboursés dans une affaire de progiciel de paie, 227 914,91 euros dans une affaire d’ERP manufacturier.

I. Constater l’échec du projet et verrouiller la procédure de sortie

A. Qualifier le retard et refuser une recette qui n’en est pas une

Un contrat informatique — développement spécifique, intégration d’un progiciel, infogérance, maintenance — impose en principe au prestataire une obligation de résultat sur le respect des délais et la livraison d’un système conforme aux spécifications. Le simple non-respect du calendrier ne suffit toutefois pas, à lui seul, à justifier la rupture : encore faut-il que l’inexécution soit suffisamment grave et qu’elle soit imputable au prestataire. La cour d’appel de Versailles l’a rappelé dans un litige opposant un client à un fabricant de distributeurs automatisés pilotés par logiciel : « La résolution de ces deux contrats ne peut donc être prononcée aux torts exclusifs de la société [F] sur le fondement du retard dans la fabrication et l’installation des distributeurs. » Les retards, imputés aux deux parties par l’expert, et des prototypes par nature tâtonnants ne constituaient pas un manquement assez grave pour anéantir le contrat.

À l’inverse, lorsque le système livré n’a jamais été pleinement opérationnel malgré un report accepté par le client, la résolution est prononcée aux torts exclusifs du prestataire. La cour d’appel de Paris l’a jugé le 3 juin 2022 à propos d’un progiciel de gestion de la paie dont les temps de réponse allaient de onze secondes à plus d’une minute, contre moins de deux secondes avec l’ancien logiciel : « c’est à bon droit que la société Acta a prononcé la résolution aux torts exclusifs de OGI des contrats entre la société Acta et OGI pour l’utilisation de la solution logicielle Yourcegid RH » La cour a condamné le prestataire à rembourser l’intégralité des sommes versées, soit 109 995,94 euros TTC, avec intérêts au taux légal à compter de la notification de la résolution.

La recette constitue le pivot de cette démonstration. Tant que la recette définitive n’est pas prononcée, le client reste fondé à refuser le paiement du solde et à exiger la correction des anomalies. La cour d’appel de Versailles a ainsi relevé qu’un client reprochait à juste titre à son prestataire d’exiger un paiement alors que la recette définitive n’était pas prononcée et que le matériel était à l’arrêt total. Concrètement, organisez la preuve dès les premiers dysfonctionnements : procès-verbaux de comités de pilotage, constats d’huissier mesurant les temps de réponse, courriers recommandés listant les anomalies par référence au cahier des charges, refus écrits et motivés de procès-verbaux de recette. Chaque réserve doit viser une spécification précise du contrat, jamais une insatisfaction vague.

Le retard ouvre aussi droit à réparation indépendamment de toute rupture. « Le débiteur est condamné, s’il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts soit à raison de l’inexécution de l’obligation, soit à raison du retard dans l’exécution, s’il ne justifie pas que l’exécution a été empêchée par la force majeure. » Vérifiez toutefois ce que prévoit votre contrat : des pénalités de retard peuvent être stipulées comme sanction exclusive du simple retard. Dans l’affaire commentée par un cabinet d’avocats en droit informatique, la cour a estimé que le seul défaut de respect du calendrier ne constituait pas un manquement grave justifiant la rupture anticipée, alors que le contrat prévoyait comme sanction du retard des pénalités destinées à indemniser le client. Moralité : appliquez les pénalités pour le retard simple, et réservez la résolution aux inexécutions graves — système inutilisable, absence de mise en exploitation, non-conformité substantielle au besoin exprimé.

B. Mettre en demeure dans les formes puis résilier sans se mettre en faute

Une fois l’échec documenté, la mise en demeure conditionne toute la suite. Si votre contrat comporte une clause résolutoire, relisez-la avant d’écrire le moindre courrier : « La clause résolutoire précise les engagements dont l’inexécution entraînera la résolution du contrat. » Et surtout : « La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire. » Une mise en demeure qui omet de viser la clause ne déclenche pas la résolution de plein droit, même si les manquements sont réels. Mentionnez la clause par son numéro, reproduisez les engagements visés, fixez un délai de régularisation et annoncez la résolution à défaut d’exécution.

Sans clause résolutoire utilisable, la résolution par notification reste possible depuis la réforme du droit des contrats, mais elle s’exerce à vos risques. « Le créancier peut, à ses risques et périls, résoudre le contrat par voie de notification. » Sauf urgence, vous devez d’abord mettre en demeure le prestataire de s’exécuter dans un délai raisonnable, en indiquant expressément qu’à défaut vous résoudrez le contrat, puis notifier la résolution en motivant les raisons. « Le créancier doit alors prouver la gravité de l’inexécution. » Si le prestataire conteste, le juge vérifiera la gravité avec effet rétroactif : une résolution injustifiée devient une faute du client, qui devra le solde des factures et perdra ses demandes indemnitaires.

La troisième voie, la résolution judiciaire, reste la plus sûre quand le dossier comporte une zone de doute — retard partiellement partagé, cahier des charges imprécis, prestations partiellement utiles. « La résolution résulte soit de l’application d’une clause résolutoire soit, en cas d’inexécution suffisamment grave, d’une notification du créancier au débiteur ou d’une décision de justice. » Saisir le juge d’une demande de résolution judiciaire évite le pari de la notification unilatérale, au prix d’une procédure plus longue pendant laquelle le contrat se poursuit. En référé, vous pouvez parallèlement solliciter une expertise judiciaire pour figer les dysfonctionnements : les trois arrêts commentés dans cet article s’appuient tous sur un rapport d’expert.

Ne négligez pas votre propre obligation de collaboration. Dans l’affaire d’ERP manufacturier jugée à Lyon le 30 janvier 2025, le prestataire reprochait au client un cahier des charges succinct sur un besoin essentiel — la gestion de produits de différentes qualités — et la cour a examiné avec soin la part de chaque partie dans l’échec avant de trancher. La cour a finalement prononcé la résolution du contrat signé le 3 juillet 2012 aux torts exclusifs du prestataire : « Prononce, aux torts exclusifs de la société Cegid, la résolution du contrat signé le 3 juillet 2012 entre la SA Seripanneaux et la SAS Cegid » Mais l’enseignement demeure : exprimez vos besoins avec précision, répondez aux sollicitations du prestataire dans les délais contractuels, participez aux recettes intermédiaires. Un client qui bloque son propre projet fragilise sa demande de résolution et s’expose à voir la rupture prononcée à ses propres torts, comme l’avait d’abord jugé le tribunal dans cette même affaire.

Gardez enfin la panoplie complète des sanctions en tête. Face à l’inexécution, le créancier peut refuser ou suspendre sa propre prestation, exiger l’exécution forcée, demander une réduction du prix, provoquer la résolution et réclamer des dommages-intérêts : « Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts peuvent toujours s’y ajouter. » Suspendre le paiement des factures contestées pendant la mise en demeure, tout en consignant ou en cantonnant les sommes si le contrat l’exige, constitue souvent un levier efficace. Pour un éclairage transversal sur la sécurisation des contrats de prestations, reportez-vous à notre page d’expertise dédiée aux contrats commerciaux à Paris, qui présente la méthode du cabinet pour auditer les clauses de performance, de responsabilité et de sortie.

II. Obtenir le remboursement, récupérer vos données et engager les responsabilités

A. Restitutions, remboursements et plafonds de responsabilité

La résolution anéantit rétroactivement le contrat inutile et ordonne les restitutions. « La résolution met fin au contrat. » Lorsque le système n’a jamais servi, parce qu’il n’a jamais été opérationnel ou conforme à sa finalité, le client récupère tout ce qu’il a payé : « Lorsque les prestations échangées ne pouvaient trouver leur utilité que par l’exécution complète du contrat résolu, les parties doivent restituer l’intégralité de ce qu’elles se sont procuré l’une à l’autre. » C’est le fondement des 109 995,94 euros remboursés dans l’affaire du progiciel de paie et des 227 914,91 euros remboursés, outre 13 394,74 euros de dommages-intérêts, dans l’affaire lyonnaise d’ERP.

Distinguez bien résolution et résiliation pour l’avenir. Quand des prestations ont été utilement fournies au fil de l’exécution — maintenance effectivement assurée pendant deux ans, modules exploités sans difficulté — la rupture ne vaut que pour l’avenir et le client ne récupère pas les sommes correspondant à la période utile. Dans l’affaire du progiciel de paie, le prestataire invoquait une clause stipulant l’absence de restitution pour les prestations successives ; la cour l’a écartée parce que l’objectif premier du contrat — la performance et le gain de temps — n’avait jamais été atteint et que la solution n’avait présenté aucune utilité pour le client. La leçon contractuelle est nette : le découpage du projet en lots réceptionnés séparément protège le prestataire pour les lots utiles, mais ne sauve pas un système globalement inutilisable.

Anticipez le débat sur le plafond de responsabilité. Les contrats informatiques plafonnent presque toujours l’indemnisation, par exemple à un pourcentage des sommes versées. Un tel plafond tombe lorsqu’il vide de sa substance l’obligation essentielle du prestataire — la délivrance d’un système performant et conforme. La cour d’appel de Paris a écarté le plafond invoqué par le prestataire du progiciel de paie pour ce motif exact. Recensez donc, avant d’assigner, tous les postes de préjudice : sommes versées à récupérer, surcoûts d’un prestataire de remplacement, mobilisation interne de vos équipes, pertes d’exploitation documentées, frais d’expertise. À l’inverse, si la résolution n’est pas prononcée, ces demandes tombent avec elle : dans l’affaire des distributeurs automatisés, la cour a rejeté les demandes de remboursement et de dommages-intérêts du client dès lors qu’elles n’étaient formulées que pour le cas où la résolution serait prononcée aux torts du prestataire.

Le sort des factures impayées se joue sur le même terrain. Si votre résolution est fondée, le prestataire ne peut exiger le solde des abonnements postérieurs à la rupture et doit restituer les acomptes couvrant des prestations inutiles. Si votre rupture est jugée fautive, vous paierez l’intégralité du solde et vos demandes indemnitaires seront rejetées, comme l’a subi le client condamné à régler 80 000 euros de solde dans l’affaire du logiciel de gestion de batteries commentée par la doctrine. D’où l’importance du choix initial entre clause résolutoire, notification motivée et demande judiciaire : chaque voie emporte un niveau de risque distinct, et seule une inexécution grave, prouvée par expertise, sécurise la rupture unilatérale.

B. Imposer la restitution et l’effacement de vos données, puis faire payer le fautif

Rompre le contrat ne suffit pas : vos données — fichiers clients, paie, comptabilité, dossiers des salariés — restent chez le prestataire, qui les retient parfois comme moyen de pression pour obtenir le solde. Ici, le droit des contrats et le droit des données personnelles se cumulent à votre profit. Contractuellement, exigez dès la mise en demeure la réversibilité : extraction complète dans un format exploitable, documentation, assistance à la migration vers le nouveau prestataire, calendrier de restitution et pénalités par jour de retard. Faites interdiction expresse au prestataire d’utiliser vos données après la rupture et de les conserver au-delà du temps strictement nécessaire à la migration. La cour d’appel de Paris a sanctionné exactement ce comportement dans un litige de franchise où le franchiseur avait continué d’exploiter le fichier de son ancien franchisé après la rupture : « la société Century 21 France à verser à la société Cocagne Immobilier la somme de 28 420 euros en raison de son utilisation des données » postérieurement à la résiliation du contrat. Le quantum, calculé sur trois années et demie d’utilisation indue avec un taux de conversion ajusté, montre que la rétention de données se paie cher.

Le règlement général sur la protection des données renforce ce levier dès lors que le prestataire traite des données personnelles pour votre compte — cas quasi systématique d’un progiciel de paie, d’un SIRH, d’un CRM ou d’un hébergement. Le prestataire agit alors comme sous-traitant et le contrat devait encadrer ce rôle. À défaut de clause, le règlement s’applique directement. À la fin des prestations, le sous-traitant doit respecter votre choix : « selon le choix du responsable du traitement, supprime toutes les données à caractère personnel ou les renvoie au responsable du traitement au terme de la prestation de services relatifs au traitement, et détruit les copies existantes, à moins que le droit de l’Union ou le droit de l’État membre n’exige la conservation des données à caractère personnel » Mettez le prestataire en demeure d’exercer cette option par écrit : restitution intégrale puis suppression attestée, ou suppression immédiate avec procès-verbal. Conservez la preuve de cette demande : elle conditionne la suite.

Exigez également la transparence sur les traitements effectués pendant et après le contrat. Le sous-traitant doit « met à la disposition du responsable du traitement toutes les informations nécessaires pour démontrer le respect des obligations prévues au présent article et pour permettre la réalisation d’audits, y compris des inspections, par le responsable du traitement ou un autre auditeur qu’il a mandaté, et contribuer à ces audits » Demandez les journaux d’accès, la liste des sous-traitants ultérieurs et des transferts éventuels hors de l’Union, ainsi que les mesures de sécurité appliquées à vos jeux de données. Un prestataire qui refuse l’audit, conserve des copies cachées ou transfère vos données vers un pays tiers sans instruction documentée commet des manquements distincts du retard de livraison, qui fondent des demandes indemnitaires propres.

Ces manquements ouvrent un droit à réparation autonome au profit des personnes concernées comme de votre entreprise. « Toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral du fait d’une violation du présent règlement a le droit d’obtenir du responsable du traitement ou du sous-traitant réparation du préjudice subi. » En pratique, les salariés dont les données de paie sont restées indéfiniment chez un prestataire révoqué, ou les clients démarchés à partir d’un fichier indûment conservé, peuvent agir contre le responsable du traitement et le sous-traitant. De votre côté, dirigez vos demandes contre le prestataire sur les deux fondements : inexécution contractuelle pour le retard et la non-conformité, violation du règlement pour la conservation et l’utilisation post-contractuelle des données. Si votre prestataire héberge vos données hors de l’Union européenne, complétez ce dispositif par l’analyse des transferts : notre article sur le prestataire qui héberge vos données aux États-Unis et les garanties à exiger décrit la suspension du transfert illicite et les clauses à imposer. Et si le litige porte sur le changement de prestataire cloud ou SaaS, notre guide sur le changement de prestataire et la récupération de vos données détaille le portage et les frais de sortie.

Séparez enfin les régimes applicables pour ne pas plaider à côté du dossier. Les obligations contractuelles — délais, conformité, recette, réversibilité — relèvent du contrat et du Code civil. Les obligations relatives aux données personnelles — instructions documentées, confidentialité, suppression ou renvoi en fin de contrat, audits — relèvent du règlement européen et engagent le prestataire en tant que sous-traitant. Les obligations de cybersécurité — protection des systèmes, notification des incidents — obéissent à leurs propres textes et ne se confondent ni avec la conformité des livrables ni avec la protection des données. Un logiciel en retard n’est pas nécessairement une violation de données ; une violation de données n’implique pas toujours une inexécution contractuelle. Cette distinction conditionne le tribunal compétent, les preuves à rapporter et les sanctions encourues. La Commission nationale de l’informatique et des libertés propose des clauses contractuelles types entre responsable de traitement et sous-traitant qui servent de référence utile pour auditer votre contrat avant d’assigner.

En définitive, la sortie d’un projet informatique en échec repose sur trois gestes : prouver l’inexécution grave par des écrits et une expertise, résilier par la voie la mieux sécurisée — clause résolutoire visée expressément, notification motivée ou demande judiciaire — puis cumuler restitutions contractuelles et sanctions propres aux données. Documenté avec méthode, ce parcours transforme une situation subie — un outil inutilisable, des factures contestées, des données otages — en contentieux gagnable : remboursement intégral des sommes versées pour un système sans utilité, indemnisation des surcoûts et condamnation du prestataire qui conserve ou exploite vos données après la rupture. L’inaction, elle, se paie comptant : payer un système qui ne sert à rien tout en laissant vos données entre les mains d’un prestataire avec lequel vous êtes en conflit.

Chaque semaine qui passe sans écrit fragilise votre position : le prestataire facture, vos équipes contournent l’outil défaillant et vos données restent exposées. Une mise en demeure précise, envoyée tôt, fige les manquements et ouvre la voie à une résolution fondée.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier

Votre progiciel n’a jamais été mis en service, votre prestataire réclame le solde et conserve vos données : faites analyser votre dossier en numérique et données personnelles par Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris. Téléphonez au 06 46 60 58 22 ou écrivez via notre formulaire de contact pour sécuriser la mise en demeure, la résiliation et la récupération de vos données.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».