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Orages et inondations de septembre 2026 : que faire quand votre logement est endommagé

Après des semaines de canicule et de sécheresse, la pluie est revenue brutalement sur la France au début du mois de septembre 2026. Le 7 septembre 2026, le site actu.fr annonçait le retour des précipitations et des orages pour la journée du mardi 8 septembre, avec plusieurs départements placés en vigilance par Météo-France, après un été marqué par la chaleur et le manque d’eau. Une semaine plus tôt, le jeudi 27 août, quarante-quatre départements avaient déjà été placés en vigilance orange aux orages, et l’épisode avait laissé des traces concrètes dans les logements : à Paris et dans le Val-de-Marne, la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris a recensé treize inondations de sous-sols ou d’appartements, la chute de neuf câbles électriques sur la voie publique et trente-cinq matériaux déstabilisés qui menaçaient encore de tomber, selon le bilan rapporté par TF1 Info avec l’AFP le 28 août 2026 à 8h28.

Si votre logement a été inondé, si une toiture a été arrachée au-dessus de votre tête ou si l’eau ruisselle désormais chez vous à chaque averse, la réponse tient en quatre gestes : mettez les personnes en sécurité, photographiez et conservez tout, déclarez le sinistre à votre assureur sans attendre, puis identifiez l’origine de l’eau, car c’est elle qui désigne qui paie. En règle générale, la déclaration d’un dégât des eaux ou d’un sinistre tempête doit partir dans un délai minimal de cinq jours ouvrés, tandis que la garantie catastrophe naturelle, elle, suppose un arrêté interministériel et se déclare au plus tard trente jours après sa publication. Ces délais et ces montants dépendent toutefois de votre contrat, de l’expertise et, pour la catastrophe naturelle, de la reconnaissance officielle de l’événement : aucune situation ne se règle sans vérifier ces trois points.

I. Déclarer le sinistre et faire jouer l’assurance sans perdre ses droits

A. Dégât des eaux ou coup de tempête : la déclaration dans les cinq jours ouvrés

Lorsqu’un orage inonde un appartement, arrache des tuiles ou fait tomber un arbre sur une maison, le premier réflexe juridique consiste à prévenir son assureur multirisques habitation. L’article L113-2 du Code des assurances impose à l’assuré « De donner avis à l’assureur, dès qu’il en a eu connaissance et au plus tard dans le délai fixé par le contrat, de tout sinistre de nature à entraîner la garantie de l’assureur. Ce délai ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés. » (Code des assurances, art. L113-2). Concrètement, votre contrat peut prévoir un délai plus long, jamais plus court, et le point de départ court du jour où vous avez découvert les dégâts, pas du jour de l’orage.

Beaucoup d’assurés craignent qu’une déclaration partie le sixième jour leur fasse tout perdre. Le droit est plus protecteur qu’on ne l’imagine : « Lorsqu’elle est prévue par une clause du contrat, la déchéance pour déclaration tardive au regard des délais prévus au 3° et au 4° ci-dessus ne peut être opposée à l’assuré que si l’assureur établit que le retard dans la déclaration lui a causé un préjudice. » (Code des assurances, art. L113-2). Autrement dit, sans clause de déchéance dans le contrat, ou si l’assureur ne démontre aucun préjudice causé par le retard, la garantie reste due. La Cour de cassation l’a confirmé le 21 janvier 2021 : « l’assureur ne peut opposer à l’assuré une déchéance pour déclaration tardive lorsque le contrat applicable ne comporte pas de clause l’édictant ou lorsque la clause la prévoyant n’est pas conforme à ces dispositions, qui n’autorisent pas d’autres modifications conventionnelles que la prorogation du délai de déclaration de sinistre. » (Cass. Civ. 2, 21 janv. 2021, n° 19-13.347). Dans cette affaire, une clause qui imposait un délai de quatre jours seulement, donc inférieur au minimum légal de cinq jours ouvrés, a été jugée inopposable à l’assuré, et l’arrêt d’appel qui avait débouté l’assuré a été cassé.

Reste que déclarer vite et bien change tout pour la suite. Envoyez votre déclaration par lettre recommandée, de préférence avec accusé de réception, en décrivant la nature, la date, l’heure et le lieu du sinistre, avec la liste chiffrée des biens endommagés. Photographiez chaque pièce, chaque mur, chaque meuble avant tout nettoyage, conservez les factures d’achat et les photographies anciennes qui prouvent l’existence et la valeur des biens, et gardez les objets endommagés tant que l’expert n’est pas passé. Les mesures d’urgence restent permises et même attendues : couper l’eau ou l’électricité, bâcher une toiture éventrée, évacuer l’eau d’une cave. En revanche, ne jetez rien et ne faites réparer définitivement avant le passage de l’expert, sauf si la sécurité l’exige, car l’assureur pourrait contester l’étendue des dommages qu’il n’a pas pu constater. Si l’expert tarde, relancez par écrit et faites constater les dégâts par un commissaire de justice, dont le procès-verbal fige l’état des lieux à une date certaine.

Préparez activement la visite de l’expert mandaté par l’assureur : cet expert est payé par la partie qui devra indemniser, son rapport n’est donc qu’une pièce du dossier, pas une décision. Rassemblez avant sa venue vos devis d’artisans, vos factures d’achat et vos photographies datées, assistez à la visite ou faites-vous assister, et notez ses constats. Si son chiffrage vous paraît bas, répondez par écrit, point par point, avec vos propres devis à l’appui, et demandez une contre-expertise. Un désaccord chiffré et documenté ouvre la voie à la négociation ou, à défaut, au juge, tandis qu’un rapport accepté sans réserve devient très difficile à remettre en cause ensuite.

B. Catastrophe naturelle : l’arrêté interministériel qui change tout

Le régime des catastrophes naturelles ne fonctionne pas comme une garantie ordinaire : il ne s’ouvre que si l’État reconnaît officiellement l’événement. L’article L125-1 du Code des assurances prévoit que « L’état de catastrophe naturelle est constaté par arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s’est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages résultant de celle-ci couverts par la garantie » (Code des assurances, art. L125-1). Sont visés « les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel », ce qui couvre les inondations et les coulées de boue consécutives à des orages d’une violence inhabituelle, mais pas l’usure, le défaut d’entretien ni les infiltrations chroniques que l’orage n’a fait que révéler.

Concrètement, après un épisode comme ceux de la fin août et du début septembre 2026, chaque commune décide de demander ou non la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, puis l’arrêté est publié au Journal officiel, commune par commune, avec les périodes et la nature des dommages couverts. La loi impose un rythme à l’administration : « L’arrêté doit être publié au Journal officiel dans un délai de deux mois à compter du dépôt des demandes à la préfecture. » (Code des assurances, art. L125-1). Surveillez donc le Journal officiel et les communications de votre mairie dans les semaines qui suivent l’orage, car sans arrêté visant votre commune, votre période et votre type de dommage, la garantie catastrophe naturelle ne peut pas jouer, même si vos voisins ont été indemnisés à ce titre pour un autre événement.
Une fois l’arrêté publié, un second délai commence à courir pour vous. La loi dispose que ces contrats « sont réputés inclure une clause prévoyant l’obligation pour l’assuré de donner avis à l’assureur de tout sinistre de nature à entraîner la garantie mentionnée au même article L. 125-1, dès qu’il en a eu connaissance, et au plus tard trente jours après la publication de l’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. » (Code des assurances, art. L125-2). La fiche officielle de service-public.fr, vérifiée le 10 avril 2026, reprend ce délai de trente jours et précise les modalités pratiques : déclaration de préférence en lettre recommandée avec accusé de réception, avec vos coordonnées, votre numéro de contrat, la description du sinistre et la liste chiffrée des biens, accompagnée des factures et des photographies (service-public.fr, Catastrophe naturelle : indemnisation par l’assurance). L’assureur, lui, est tenu à un calendrier précis : « l’assureur dispose d’un délai d’un mois pour informer l’assuré des modalités de mise en jeu des garanties prévues au contrat et pour ordonner une expertise lorsque l’assureur le juge nécessaire. » (Code des assurances, art. L125-2). Il doit ensuite faire une proposition d’indemnisation dans le mois qui suit la réception de votre état estimatif ou du rapport d’expertise définitif. Dans la pratique administrative décrite par service-public.fr, l’assureur doit verser une provision dans les deux mois suivant la remise de l’état estimatif ou la publication de l’arrêté, puis l’indemnisation complète dans un délai de trois mois, sauf clause plus favorable de votre contrat.

Deux points financiers méritent d’être connus avant de signer quoi que ce soit. D’abord, une franchise légale reste à votre charge : 380 euros pour les habitations et les biens à usage non professionnel, selon la même fiche officielle. Ensuite, si votre résidence principale est devenue inhabitable, le régime prend en charge le relogement d’urgence : la loi vise les « frais de relogement d’urgence des personnes sinistrées dont la résidence principale est rendue impropre à l’habitation pour des raisons de sécurité, de salubrité ou d’hygiène » (Code des assurances, art. L125-1). Conservez donc toutes les factures d’hôtel ou de location temporaire, car elles font partie du préjudice indemnisable.

Si aucun arrêté ne vise votre commune alors que vos voisins de la commune limitrophe sont reconnus sinistrés, ne renoncez pas trop vite. La loi exige que la décision des ministres soit motivée de façon claire, détaillée et compréhensible, avec l’indication des voies et délais de recours, et cette décision est notifiée à chaque commune concernée par le préfet. Demandez en mairie la copie de la demande déposée et, le cas échéant, les motifs du refus, puis exercez le recours indiqué dans les délais mentionnés, en produisant vos constats, vos photographies datées et tout rapport technique établissant l’intensité anormale de l’événement sur votre secteur. En parallèle, maintenez votre déclaration au titre de la garantie tempête ou dégât des eaux de votre contrat, car les deux régimes peuvent se succéder : un refus de catastrophe naturelle ne prive pas de la garantie contractuelle ordinaire.

II. Désigner le bon responsable et agir contre lui

A. Dans le logement loué et dans la copropriété : qui répare, qui paie

Quand l’eau entre par un toit, une façade ou une canalisation commune, le locataire se tourne naturellement vers son bailleur, et le copropriétaire vers son syndic. Le Code civil fait peser sur le bailleur une obligation claire : « Le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu’il soit besoin d’aucune stipulation particulière : 1° De délivrer au preneur la chose louée et, s’il s’agit de son habitation principale, un logement décent. » (Code civil, art. 1719). Il doit aussi entretenir le logement et assurer la jouissance paisible du locataire, et « Le bailleur est tenu de délivrer la chose en bon état de réparations de toute espèce. Il doit y faire, pendant la durée du bail, toutes les réparations qui peuvent devenir nécessaires, autres que les locatives. » (Code civil, art. 1720). Une toiture qui fuit à chaque orage ou des infiltrations qui moisissent les murs relèvent de ces grosses réparations, pas des menues réparations locatives.

Les juges appliquent ces textes avec pragmatisme. Le 30 septembre 2025, la cour d’appel de Montpellier a examiné le cas d’une locataire dont le logement avait subi des infiltrations entre 2020 et 2022, en rappelant qu’en application des articles 1719 et 1720 du Code civil et de l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989, le bailleur doit mettre à disposition un logement en bon état et en assurer la jouissance paisible pendant toute la durée du bail (CA Montpellier, 30 sept. 2025, RG 24/00289). La cour a toutefois confirmé le rejet du surplus de la demande d’indemnisation, estimant que la remise de loyer de 1 872,90 euros déjà accordée par le bailleur réparait le préjudice de jouissance subi. La leçon est double : le bailleur qui laisse perdurer des infiltrations s’expose à devoir compenser la perte de jouissance, mais le locataire doit chiffrer et prouver son préjudice réel, car une compensation déjà versée peut être jugée suffisante. En pratique, écrivez au bailleur dès les premières traces d’humidité, exigez une intervention avec un délai, et si rien ne bouge, faites constater puis saisissez le juge, en demandant selon les cas la réalisation des travaux, une baisse de loyer pour la période concernée et la réparation de votre trouble de jouissance.

En copropriété, le raisonnement se déplace vers le syndicat des copropriétaires dès que le désordre vient des parties communes : toiture, toiture-terrasse, façade, canalisations collectives, sous-sols. La cour d’appel de Poitiers a rappelé le 9 septembre 2025 que « Le syndicat est responsable des dommages causés aux copropriétaires ou aux tiers ayant leur origine dans les parties communes, sans préjudice de toutes actions récursoires » (CA Poitiers, 9 sept. 2025, RG 23/02545). Dans cette affaire, un défaut d’étanchéité de la toiture-terrasse avait endommagé le lot d’un copropriétaire : le syndicat, gardien des parties communes, a été condamné à payer 420 euros de préjudice matériel et 3 000 euros de préjudice moral, jugement confirmé en appel. Après un orage, faites donc qualifier l’origine de l’eau par un professionnel : si elle vient de la toiture ou des parties communes, écrivez au syndic en recommandé, exigez la déclaration au contrat d’assurance de la copropriété et l’inscription des réparations à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, et conservez la preuve de chaque relance. Lorsque les enjeux financiers ou les responsabilités se mélangent entre votre assurance, celle de la copropriété, le bailleur et le syndic, il est utile de se faire accompagner par un avocat en droit immobilier à Paris pour ordonner les recours et éviter qu’un assureur ne renvoie la charge à l’autre pendant des mois.

B. Quand le dommage vient du voisin ou du ciel : tempête, arbres et eaux de ruissellement

L’orage met aussi le voisinage sous pression : un arbre s’abat sur votre toit, les tuiles du voisin atterrissent dans votre jardin, ou les eaux de pluie de son terrain reconfiguré inondent désormais le vôtre. Sur ce terrain, une décision de la cour d’appel de Paris du 8 juin 2023 mérite toute votre attention. Le 6 mars 2017, pendant la tempête Zeus, un pin maritime de plus de vingt mètres planté chez des voisins s’était abattu sur la maison d’à-côté, la rendant inhabitable pendant six mois et contraignant ses occupants à déménager. L’assureur des voisins refusait de payer en invoquant la force majeure. La cour a écarté l’argument : la tempête avait été annoncée par les services météorologiques, avec une vigilance orange activée, et les vents relevés localement n’atteignaient que 65 à 76 km/h, loin des records enregistrés sur la côte. Conclusion de la cour : « cet évènement ne répond nullement aux conditions d’imprévisibilité ni même d’irrésistibilité requises au titre de la force majeure. » (CA Paris, 8 juin 2023, RG 20/12056). Les voisins, gardiens de l’arbre, ont été déclarés entièrement responsables sur le fondement de la responsabilité du fait des choses : « On est responsable non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l’on a sous sa garde. » (Code civil, art. 1242). L’assureur de la victime, qui avait indemnisé ses assurés, a obtenu le remboursement de 94 759,59 euros par subrogation, et les victimes 10 000 euros de préjudice moral, outre leurs frais et leur préjudice de jouissance pour six mois de relogement.

La portée pratique dépasse largement la tempête Zeus : une tempête annoncée, même violente, n’exonère pas automatiquement le propriétaire de l’arbre, du mur ou de la toiture qui s’effondre chez le voisin. Si un élément du fonds voisin a causé le dommage, adressez au voisin une mise en demeure avec photographies et constats, prévenez votre propre assureur pour qu’il exerce son recours, et sachez que le débat portera sur l’intensité locale réelle de l’événement et sur l’état d’entretien de la chose, pas sur le seul fait qu’il y a eu un avis de tempête.

Autre cas fréquent après de fortes pluies : le voisin a rehaussé son terrain, stocké des terres excédentaires ou supprimé un drainage, et votre jardin ou votre cave se gorge d’eau à chaque averse. Le 29 janvier 2026, la cour d’appel de Bordeaux a confirmé la condamnation de voisins dont les travaux avaient accru les écoulements d’eaux pluviales vers le terrain d’à-côté, avec obligation de réaliser des travaux de drainage et indemnisation des victimes (CA Bordeaux, 29 janv. 2026, RG 24/02838). Le fondement est le trouble anormal de voisinage, une responsabilité sans faute : « Le propriétaire, le locataire, l’occupant sans titre, le bénéficiaire d’un titre ayant pour objet principal de l’autoriser à occuper ou à exploiter un fonds, le maître d’ouvrage ou celui qui en exerce les pouvoirs qui est à l’origine d’un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage est responsable de plein droit du dommage qui en résulte. » (Code civil, art. 1253). La cour bordelaise précise la preuve à rapporter : « il appartient à celui qui invoque un trouble anormal de voisinage, en l’espèce, les époux [N], de rapporter la preuve d’un trouble répétitif d’une certaine intensité et d’un préjudice en résultant. » Concrètement, faites établir par un expert le lien entre les travaux du voisin et l’aggravation des écoulements, photographiez chaque épisode avec sa date, conservez les relevés météorologiques correspondants, et demandez au juge à la fois la cessation du trouble par des travaux et l’indemnisation de vos dommages.

Face au voisin, privilégiez d’abord l’écrit gradué : une lettre exposant les faits, les dates des épisodes et les dommages, avec photographies et, si possible, constat de commissaire de justice, puis une mise en demeure de faire cesser le trouble et de réparer, avec un délai raisonnable. Beaucoup de litiges d’eaux de ruissellement ou de chutes d’arbres se règlent à ce stade, notamment quand les deux assureurs habitation entrent en discussion. Si le voisin reste silencieux ou conteste, la conciliation ou la médiation peut débloquer la situation avant le tribunal, et le rapport d’expertise judiciaire, demandé en référé, reste l’arme décisive pour établir l’origine de l’eau et chiffrer les travaux. N’attendez pas la prochaine saison d’orages : chaque nouvel épisode sans mise en demeure affaiblit votre démonstration de la répétition du trouble.

Enfin, pendant l’épisode lui-même, les consignes officielles restent la référence pour protéger les personnes : le Gouvernement invite chacun, en cas d’orages et d’inondations, à ne pas descendre dans les sous-sols et à se réfugier en hauteur, à l’étage (info.gouv.fr, Orages et inondations : adoptez les bons réflexes). Aucune démarche d’assurance ne vaut qu’on risque sa vie pour sauver des cartons de cave.

En résumé, l’orage de septembre 2026 vous impose une méthode : sécurisez les personnes, figez les preuves, déclarez dans les cinq jours ouvrés à votre assureur habitation, surveillez la parution d’un éventuel arrêté de catastrophe naturelle pour bénéficier du délai de trente jours et de ses garanties, puis désignez le responsable selon l’origine de l’eau, bailleur, syndicat des copropriétaires ou voisin, en vous appuyant sur les textes et les décisions rappelés ci-dessus. Chaque étape doit être écrite, datée et conservée : en matière d’orages comme ailleurs, un dossier bien documenté dès le premier jour vaut souvent plus qu’une longue procédure engagée trop tard.

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Votre logement a été endommagé par les orages et vous hésitez entre déclaration à l’assurance, recours contre le bailleur, le syndic ou le voisin ? Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris, vous reçoit en consultation téléphonique pour examiner votre situation et vos pièces. Vous pouvez le joindre au 06 46 60 58 22 ou via la page contact du cabinet.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».