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Dossier de surendettement et soulte après un divorce : ex-conjoint qui réclame, huissier qui menace — déclarer, suspendre, effacer et contester devant le juge, que faire ?

Le jugement de divorce est prononcé, le partage vous attribue le logement de la famille et vous oblige à verser une soulte de 40 000, 60 000 ou 100 000 euros à votre ex-conjoint pour compenser la différence de valeur des lots. Puis le courrier du commissaire de justice arrive : commandement de payer la soulte, menace de saisie sur votre compte bancaire, pendant que les crédits à la consommation, le loyer parisien ou les impôts continuent de s’accumuler. Beaucoup de personnes divorcées se demandent alors si un dossier de surendettement déposé à la Banque de France peut intégrer cette soulte, suspendre les poursuites de l’ex-conjoint et, quand la situation est sans issue, effacer le solde restant dû. La réponse est oui dans la grande majorité des cas, à condition de déclarer toutes ses dettes avec exactitude, de respecter les délais de recours devant le juge des contentieux de la protection et de distinguer la soulte, qui suit le sort des dettes civiles ordinaires, des dettes que la loi exclut de tout effacement. Cet article explique comment déclarer la soulte, ce que la recevabilité bloque concrètement face à l’huissier de votre ex-conjoint, quelles mesures de rééchelonnement ou d’effacement peuvent être obtenues et comment contester utilement à Paris et en Île-de-France.

I. La soulte après un divorce peut-elle entrer dans un dossier de surendettement et arrêter l’huissier de mon ex-conjoint ?

A. Mon ex-conjoint me réclame la soulte du partage : dois-je la déclarer à la Banque de France avec mes autres dettes ?

La soulte est la somme qu’un copartageant verse à l’autre pour compenser l’inégalité des lots lors du partage après un divorce. Quand le logement commun vous est attribué et que votre ex-conjoint reçoit moins que sa part, la soulte rétablit l’équilibre. Le principe est rappelé par l’article 815 du code civil : « Nul ne peut être contraint à demeurer dans l’indivision et le partage peut toujours être provoqué, à moins qu’il n’y ait été sursis par jugement ou convention. » (article 815 du code civil sur Légifrance). Une fois le partage arrêté par le jugement de divorce, la convention homologuée ou l’acte notarié, la soulte devient une dette exigible comme une autre, constatée par un titre que le commissaire de justice peut mettre à exécution.

Il faut distinguer cette soulte de deux autres sommes souvent confondues après un divorce. La prestation compensatoire, d’abord, est régie par l’article 270 du code civil : « Le divorce met fin au devoir de secours entre époux. » et « Cette prestation a un caractère forfaitaire. » (article 270 du code civil sur Légifrance). La pension alimentaire versée pour l’entretien des enfants, ensuite, reste une dette alimentaire au sens strict. Cette distinction compte parce que la loi exclut certaines dettes de toute remise, de tout rééchelonnement ou effacement. L’article L. 711-4 du code de la consommation dispose : « Sauf accord du créancier, sont exclues de toute remise, de tout rééchelonnement ou effacement : 1° Les dettes alimentaires ; » et précise que « Les amendes prononcées dans le cadre d’une condamnation pénale sont exclues de toute remise et de tout rééchelonnement ou effacement. » (article L. 711-4 du code de la consommation sur Légifrance). Concrètement, la pension alimentaire des enfants devra continuer d’être payée et ne sera pas effacée, tandis que la soulte, dette civile née du partage, entre dans le périmètre normal du dossier et peut être rééchelonnée puis effacée selon les mesures obtenues.

Le texte d’ouverture du dispositif est l’article L. 711-1 du code de la consommation : « Le bénéfice des mesures de traitement des situations de surendettement est ouvert aux personnes physiques de bonne foi. » La situation de surendettement y est définie comme « l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes, professionnelles et non professionnelles, exigibles et à échoir » (article L. 711-1 du code de la consommation sur Légifrance). La soulte s’additionne donc aux crédits, au découvert bancaire, aux dettes fiscales et aux loyers pour apprécier cette impossibilité manifeste. La Cour de cassation l’a confirmé dans un arrêt du 2 juillet 2026 : « Il résulte de ce texte que le bénéfice des mesures de traitement de la situation de surendettement est ouvert au bénéfice des personnes physiques de bonne foi qui se trouvent dans l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de leurs dettes, professionnelles et non professionnelles, sans distinction selon la part respective de ces dettes. » (Cour de cassation, deuxième chambre civile, 2 juillet 2026, pourvoi n° 23-21.550, décision 23-21.550 sur courdecassation.fr). Peu importe donc que la soulte représente à elle seule l’essentiel de votre endettement : ce qui compte, c’est l’impossibilité globale de payer.

La même chambre a veillé à l’application dans le temps de ces règles dans un arrêt du 11 septembre 2025 : « Selon ce texte, la situation de surendettement est caractérisée par l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes, professionnelles et non professionnelles, exigibles et à échoir. » (Cour de cassation, deuxième chambre civile, 11 septembre 2025, pourvoi n° 24-13.323, décision 24-13.323 sur courdecassation.fr). Si votre dossier a été examiné avec une grille ancienne qui excluait certaines dettes, cette jurisprudence permet de demander un réexamen sur le fondement du texte actuel.

La bonne foi conditionne tout. Elle se présume, mais votre ex-conjoint peut la contester en soutenant que vous avez organisé votre insolvabilité, dissimulé un compte ou aggravé vos dettes après le divorce en sachant que vous ne pourriez pas payer la soulte. Pour sécuriser le dossier, déclarez la soulte pour son montant exact tel qu’il résulte du jugement ou de l’acte de partage, joignez le décompte du notaire et le commandement de payer reçu, et déclarez aussi toutes les autres dettes sans exception : crédits renouvelables, prêt immobilier, découvert, dettes fiscales, factures d’énergie, trop-perçus d’allocations. Une dette oubliée, y compris une somme due à un proche au titre du divorce, fragilise la procédure et expose à une contestation de l’état des créances. Votre ex-conjoint sera avisé comme tout créancier, mis en mesure de présenter ses observations et de vérifier les montants : c’est le fonctionnement normal de la procédure, pas une raison de renoncer à déposer.

B. J’ai reçu un commandement de payer de l’huissier de mon ex : que bloque vraiment la recevabilité du dossier ?

Le moment décisif est la décision de recevabilité de la commission de surendettement. La demande est portée devant la commission compétente, qui peut orienter le dossier vers un plan, des mesures imposées ou un rétablissement personnel : « La demande de traitement de la situation de surendettement est portée devant la commission compétente qui peut, soit proposer ou imposer des mesures de traitement dans les conditions prévues au titre III, soit imposer un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire ou saisir, avec l’accord du débiteur, le juge des contentieux de la protection aux fins d’ouverture d’une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire dans les conditions prévues au titre IV. » (article L. 712-2 du code de la consommation sur Légifrance). Dès que cette recevabilité est acquise, la loi organise une protection immédiate : « La recevabilité de la demande emporte suspension et interdiction des procédures d’exécution diligentées à l’encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui-ci et portant sur les dettes autres qu’alimentaires. » (article L. 722-2 du code de la consommation sur Légifrance).

Concrètement, si le commissaire de justice mandaté par votre ex-conjoint a fait délivrer un commandement de payer la soulte, il ne peut plus passer à l’étape suivante tant que la suspension joue : pas de saisie-attribution sur votre compte bancaire pour la soulte, pas de saisie-vente de vos meubles, pas de saisie de votre véhicule, pas de cession de rémunération mise en place pour cette dette. Si une saisie-attribution a déjà été pratiquée avant la recevabilité, les sommes saisies restent en principe acquises, mais aucune nouvelle mesure ne peut être engagée. Transmettez sans attendre l’attestation de recevabilité au commissaire de justice par écrit, prévenez votre banque et, si une saisie sur salaire était en cours pour d’autres crédits, prévenez votre employeur. Gardez la preuve de chaque envoi : en cas de poursuite abusive, ces courriers fondent votre contestation devant le juge.

Trois limites doivent être connues pour ne pas commettre d’erreur. D’abord, la suspension ne couvre pas les dettes alimentaires : la pension alimentaire des enfants continue d’être prélevée et recouvrée normalement, et un arriéré de pension ne sera pas suspendu par votre dossier. Ensuite, la recevabilité n’efface rien à elle seule : elle gèle les poursuites le temps de construire la solution, plan ou effacement, qui viendra ensuite. Enfin, votre ex-conjoint dispose d’un recours : il peut contester la recevabilité devant le juge des contentieux de la protection dans le délai fixé par décret, quinze jours à compter de la notification. L’argument le plus fréquent porte sur la bonne foi ou sur la contestation du montant de la soulte elle-même, par exemple quand le partage est encore discuté ou qu’un appel du jugement de divorce est en cours. Si le montant de la soulte est incertain parce que le partage n’est pas définitif, signalez-le dans le dossier et demandez à la commission de tenir compte de ce caractère contesté plutôt que de laisser votre ex-conjoint découvrir seul la difficulté.

Un point rassure beaucoup de débiteurs salariés : le fait de conserver chaque mois une part de rémunération, notamment la fraction insaisissable de votre salaire, ne suffit pas à faire échec à votre dossier. La Cour de cassation a censuré un juge qui avait déclaré des époux irrecevables au seul motif qu’ils disposaient encore d’une partie de leurs revenus, en retenant que le fait de disposer de la portion de rémunération qui n’est pas saisissable « n’implique pas que celui-ci puisse faire face à ses dettes » (Cour de cassation, deuxième chambre civile, 12 avril 2018, pourvoi n° 17-14.126, décision 17-14.126 sur courdecassation.fr). Autrement dit, vivre chichement à Paris ou en banlieue avec un salaire amputé par un loyer élevé ne prouve pas que vous pourriez payer une soulte de plusieurs dizaines de milliers d’euros en plus de vos crédits.

II. Comment faire effacer la soulte et garder son logement quand les mensualités sont devenues impossibles ?

A. Plan, mesures imposées ou rétablissement personnel : quel effacement du solde de la soulte ?

Une fois le dossier déclaré recevable, la commission examine vos ressources, vos charges et votre reste à vivre, c’est-à-dire la somme qui doit vous rester chaque mois pour vivre décemment une fois les dépenses courantes payées. À Paris et en petite couronne, où les loyers et les charges de copropriété pèsent lourd, ce calcul est souvent le point central : une mensualité globale supportable se construit à partir de ce reste, pas à partir des exigences additionnées de chaque créancier. Si un plan conventionnel est possible, il rééchelonne l’ensemble des dettes, soulte comprise, sur une durée compatible avec vos revenus. Quand la conciliation échoue, la commission peut imposer les mesures : « En l’absence de mission de conciliation ou en cas d’échec de celle-ci, la commission peut, à la demande du débiteur et après avoir mis les parties en mesure de fournir leurs observations, imposer tout ou partie des mesures suivantes » (article L. 733-1 du code de la consommation sur Légifrance). Ces mesures comprennent le rééchelonnement, l’imputation des paiements d’abord sur le capital, la réduction du taux d’intérêt et la suspension de l’exigibilité : « Suspendre l’exigibilité des créances autres qu’alimentaires pour une durée qui ne peut excéder deux ans. » La soulte, créance non alimentaire, peut donc être suspendue jusqu’à deux ans, par exemple le temps de vendre un bien, de retrouver un emploi ou de stabiliser un budget après le divorce.

Quand le rééchelonnement ne suffit pas, la commission peut aller jusqu’à l’effacement partiel : « L’effacement partiel des créances combiné avec les mesures mentionnées à l’article L. 733-1. » (article L. 733-4 du code de la consommation sur Légifrance). La Cour de cassation a jugé le 4 juillet 2024 que « c’est dans l’exercice de son pouvoir souverain d’appréciation que le juge du surendettement détermine, pour chacune des dettes, les mesures propres à assurer le redressement de la situation du débiteur, sans qu’il soit tenu par les dispositions de l’article 2285 du code civil. » (Cour de cassation, deuxième chambre civile, 4 juillet 2024, pourvoi n° 23-17.625, décision 23-17.625 sur courdecassation.fr). Ce principe, qui écarte le « gage commun » de l’article 2285 du code civil selon lequel « Les biens du débiteur sont le gage commun de ses créanciers ; et le prix s’en distribue entre eux par contribution, à moins qu’il n’y ait entre les créanciers des causes légitimes de préférence. » (article 2285 du code civil sur Légifrance), signifie que le juge peut traiter la soulte différemment des autres créances : échelonner la soulte pendant que d’autres dettes sont partiellement effacées, ou inversement, selon ce qui permet votre redressement réel.

Si votre situation est irrémédiablement compromise, c’est-à-dire qu’aucun rééchelonnement, même sur la durée maximale, ne permettrait de tout rembourser, la commission peut imposer un rétablissement personnel sans liquidation : « le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire entraîne l’effacement de toutes les dettes, professionnelles et non professionnelles, du débiteur, arrêtées à la date de la décision de la commission, à l’exception des dettes mentionnées aux articles L. 711-4 et L. 711-5 et des dettes dont le montant a été payé au lieu et place du débiteur par la caution ou le coobligé, personnes physiques. » (article L. 741-2 du code de la consommation sur Légifrance). La soulte, qui n’entre dans aucune des exceptions, est alors effacée avec les autres dettes, tandis que la pension alimentaire des enfants et les amendes pénales subsistent. Quand un patrimoine réalisable existe, notamment le logement attribué lors du partage, le juge peut ouvrir un rétablissement personnel avec liquidation : « La clôture entraîne l’effacement de toutes les dettes, professionnelles et non professionnelles, du débiteur, arrêtées à la date du jugement d’ouverture, à l’exception de celles dont le montant a été payé en lieu et place du débiteur par la caution ou le coobligé, personnes physiques. » (article L. 742-22 du code de la consommation sur Légifrance). Avant d’en arriver là, examinez lucidement la question du logement : garder un appartement parisien attribué contre une soulte énorme que vous ne pourrez jamais payer conduit parfois à la vente amiable, au paiement partiel de l’ex-conjoint sur le prix et à l’effacement du solde restant, solution souvent préférable à une saisie immobilière subie.

B. À Paris et en Île-de-France : quel juge saisir, dans quels délais et avec quelles pièces pour contester ?

Le dossier se dépose auprès de la commission du département de votre domicile : Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines, Essonne ou Seine-et-Marne. Les contestations relèvent ensuite du juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de votre domicile, notamment le tribunal judiciaire de Paris pour les Parisiens. Toute partie peut contester les mesures imposées devant ce juge : « Une partie peut contester devant le juge des contentieux de la protection, dans un délai fixé par décret, les mesures imposées par la commission », en application des articles L. 733-1, L. 733-4 ou L. 733-7. (article L. 733-10 du code de la consommation sur Légifrance). Le même juge connaît de la contestation du rétablissement personnel sans liquidation : « Une partie peut contester devant le juge des contentieux de la protection, dans un délai fixé par décret, le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire imposé par la commission. » (article L. 741-4 du code de la consommation sur Légifrance). En pratique, comptez quinze jours pour contester la recevabilité ou l’orientation du dossier, et trente jours pour contester les mesures imposées ou le rétablissement personnel sans liquidation, à partir de la notification de la décision. Ces délais sont stricts : inscrivez chaque date de réception sur un calendrier et faites vérifier vos recours sans attendre, car un recours hors délai est déclaré irrecevable sans examen du fond.

Pour un dossier avec soulte, constituez un classeur complet avant tout dépôt ou tout recours. Côté divorce : jugement de divorce définitif ou preuve de l’appel en cours, convention de divorce ou acte de partage du notaire, décompte précis de la soulte avec les intérêts et frais déjà courus, commandement de payer et tous les courriers du commissaire de justice de votre ex-conjoint. Côté budget : trois derniers bulletins de salaire, avis d’imposition, relevés de tous les comptes sur trois mois, tableaux d’amortissement des crédits, contrat de bail et quittances de loyer ou échéancier du prêt immobilier, charges de copropriété, factures d’énergie et de téléphone, frais de garde et de scolarité des enfants, pension alimentaire versée ou reçue avec les justificatifs. À Paris et en première couronne, détaillez les postes qui pèsent réellement : loyer ou remboursement immobilier élevé, pass Navigo, cantine, assurance habitation. Un dossier chiffré au plus juste évite deux écueils symétriques : une capacité de remboursement surévaluée qui rendrait le plan intenable, ou une omission qui ferait douter de votre bonne foi.

À l’audience devant le juge des contentieux de la protection, présentez-vous avec les originaux, exposez simplement l’enchaînement divorce, attribution du logement, soulte impossible à payer en plus des crédits, puis demandez clairement ce que vous attendez : suspension des poursuites, vérification du montant de la soulte, rééchelonnement compatible avec votre reste à vivre, ou effacement du solde si aucun remboursement n’est envisageable. Si votre ex-conjoint soutient que la soulte serait exclue du dispositif, rappelez qu’elle ne figure dans aucune des exclusions légales et qu’elle entre dans l’ensemble des dettes apprécié pour caractériser le surendettement. Si la banque ou un autre créancier conteste votre bonne foi en invoquant des crédits souscrits après le divorce, expliquez à quoi chaque somme a servi : des crédits destinés à payer le loyer et à nourrir les enfants ne traduisent pas la même attitude que des dépenses de pur agrément. Le juge apprécie concrètement, pièce par pièce.

Conclusion

La soulte due à votre ex-conjoint après un divorce n’est pas une fatalité juridique : elle se déclare à la Banque de France comme les autres dettes civiles, la recevabilité du dossier suspend les saisies de l’huissier, et le plan, les mesures imposées ou le rétablissement personnel peuvent rééchelonner puis effacer ce qui reste dû quand vos ressources ne permettent pas de tout payer. Seules les dettes expressément exclues par la loi, comme les pensions alimentaires des enfants ou les amendes pénales, échappent à ce traitement. Ne laissez pas un commandement de payer vous paralyser : faites vérifier le montant de la soulte, déposez un dossier complet et contestez chaque décision défavorable dans les délais devant le juge des contentieux de la protection. Chaque semaine compte, car les intérêts courent et les recours se ferment vite.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».