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Sécheresse : votre assureur fait traîner l’expertise et l’indemnisation de votre maison fissurée — délais, provision et sanctions en 2026

Votre maison se fissure après un été de sécheresse, l’arrêté de catastrophe naturelle est publié au Journal officiel, vous déclarez le sinistre à votre assureur… puis plus rien. Pas d’expert, pas de nouvelles, ou une expertise rapide qui conclut à la vétusté et une indemnité dérisoire. Ce scénario est devenu courant dans les zones d’argiles, où les mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols abîment chaque année des milliers de pavillons. La bonne nouvelle, c’est que le Code des assurances n’abandonne pas l’assuré face à un assureur qui temporise : il impose à l’assureur des délais précis pour informer, expertiser, provisionner, proposer et payer, avec des intérêts légaux automatiques en cas de retard. La mauvaise nouvelle, c’est que ces délais ne se déclenchent bien que si vous déclarez vite, chiffrez votre préjudice et contestez par écrit chaque rapport qui minimise vos désordres. Cet article explique comment contraindre votre assureur à avancer, comment répondre à un refus fondé sur la vétusté ou l’absence de mesures de prévention, et dans quel délai agir avant que la prescription ne vous prive de tout recours.

I. Forcer votre assureur à traiter votre dossier sécheresse dans les délais que la loi lui impose

A. Déclarer le sinistre sans attendre l’arrêté puis exiger l’expertise dans le mois

Tout commence par la déclaration. Les contrats d’assurance habitation sont réputés inclure une clause qui oblige l’assuré à donner avis à l’assureur de tout sinistre de nature à entraîner la garantie catastrophe naturelle, et le texte fixe la limite avec précision : l’assuré doit déclarer « dès qu’il en a eu connaissance, et au plus tard trente jours après la publication de l’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ». Cette règle figure dans l’article L. 125-2 du Code des assurances, dans sa version en vigueur. Concrètement, ne tardez pas : dès que des fissures en escalier, des lézardes sur les façades, des portes qui ne ferment plus ou des carrelages qui se soulèvent apparaissent après un épisode sec, envoyez une déclaration en recommandé avec accusé de réception, photos datées à l’appui, même si l’arrêté interministériel n’est pas encore publié pour votre commune. Votre déclaration sera régularisée à la publication, et vous aurez pris date.

L’arrêté interministériel reste la clé qui ouvre la garantie. Selon l’article L. 125-1 du Code des assurances, « L’état de catastrophe naturelle est constaté par arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s’est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages résultant de celle-ci couverts par la garantie ». Vérifiez donc que votre commune, la période du sinistre et la nature de vos dommages figurent bien dans l’arrêté publié. Si votre commune n’y figure pas, rapprochez-vous de la mairie : ce sont souvent les demandes municipales, étayées par les déclarations des habitants, qui permettent d’obtenir une reconnaissance complémentaire. Sans arrêté, la garantie catastrophe naturelle ne peut pas jouer, même si la sécheresse est évidente.

Une fois le sinistre déclaré, c’est à l’assureur de bouger, et la loi lui laisse un mois. Toujours selon l’article L. 125-2 du Code des assurances, à compter de la réception de la déclaration du sinistre ou de la date de publication de l’arrêté lorsque celle-ci est postérieure, « l’assureur dispose d’un délai d’un mois pour informer l’assuré des modalités de mise en jeu des garanties prévues au contrat et pour ordonner une expertise lorsque l’assureur le juge nécessaire ». Ce premier mois est donc un délai d’information et de déclenchement de l’expertise, pas un délai de paiement, mais il vous donne un levier : si, un mois après votre déclaration ou après la publication de l’arrêté, personne ne vous a écrit ni missionné d’expert, relancez par écrit en visant ce délai d’un mois. Les assureurs répondent nettement plus vite à un courrier qui cite le texte qu’à un appel téléphonique.

Préparez l’expertise comme une audience : transmettez à l’expert un état estimatif détaillé des désordres pièce par pièce, les factures des travaux antérieurs, les photos anciennes qui montrent l’état du bien avant la sécheresse et, si vous en disposez, une étude de sol. Sachez que pour les sinistres de sécheresse et de réhydratation des sols, la loi renforce vos droits à l’information : l’assureur doit vous communiquer le rapport d’expertise définitif, et il doit aussi vous remettre « un compte rendu des constatations effectuées lors de chaque visite ». Exigez ces documents systématiquement : sans le rapport définitif et les comptes rendus de visite, vous ne pouvez pas contester utilement, et c’est précisément à partir de la réception du rapport d’expertise définitif que court le délai de l’offre d’indemnisation, comme le prévoit l’article L. 125-2 du Code des assurances.

B. Obtenir la provision à deux mois, l’offre à un mois et le paiement à vingt et un jours, avec intérêts légaux en cas de retard

Le calendrier légal de l’indemnisation tient en quatre dates que tout propriétaire d’une maison fissurée devrait noter. D’abord, la provision : « une provision sur les indemnités dues au titre de cette garantie doit être versée à l’assuré dans les deux mois qui suivent la date de remise de l’état estimatif des biens endommagés ou des pertes subies, ou la date de publication, lorsque celle-ci est postérieure, de la décision administrative constatant l’état de catastrophe naturelle ». Cette phrase de l’article L. 125-2 du Code des assurances est méconnue, et pourtant elle change tout : vous n’avez pas à attendre la fin des débats d’experts pour recevoir une première somme. Remettez donc votre état estimatif le plus tôt possible, par écrit, chiffré, et réclamez la provision à l’expiration des deux mois.

Ensuite, l’offre : « Il fait une proposition d’indemnisation ou de réparation en nature résultant de cette garantie, dans un délai d’un mois à compter soit de la réception de l’état estimatif transmis par l’assuré en l’absence d’expertise, soit de la réception du rapport d’expertise définitif ». Autrement dit, l’assureur qui a reçu le rapport définitif de son expert ne peut pas le garder six mois dans un tiroir : il doit formuler une proposition dans le mois. Si l’expert a été missionné mais que son rapport tarde, écrivez à l’assureur pour lui rappeler que son propre délai d’offre dépend de ce rapport et que cette attente lui est imputable. Enfin, le paiement : « A compter de la réception de l’accord de l’assuré sur la proposition d’indemnisation, l’assureur dispose d’un délai d’un mois pour missionner l’entreprise de réparation ou d’un délai de vingt et un jours pour verser l’indemnisation due ». N’acceptez donc une proposition qu’après l’avoir fait vérifier, car votre accord fait courir le dernier délai, mais une fois l’accord donné, comptez vingt et un jours pour le virement, selon l’article L. 125-2 du Code des assurances.

Le retard se paie, au sens propre. Le même article prévoit qu’« A défaut, et sauf cas fortuit ou de force majeure, l’indemnité due par l’assureur porte, à compter de l’expiration de ce dernier délai, intérêt au taux de l’intérêt légal ». Les intérêts légaux courent donc automatiquement dès l’expiration du délai de paiement, sans mise en demeure préalable, et seul un cas fortuit ou un cas de force majeure peut en exonérer l’assureur. Dans la pratique, calculez ces intérêts dans chacune de vos relances : un dossier qui dort coûte à l’assureur, et le lui rappeler accélère souvent le règlement. Notez aussi que « L’ensemble des délais auxquels sont soumis les assureurs s’applique sans préjudice des stipulations contractuelles plus favorables » : relisez votre contrat, car certaines compagnies prévoient des délais plus courts ou des avances plus généreuses que le minimum légal prévu par l’article L. 125-2 du Code des assurances.

Deux précisions financières évitent bien des déconvenues. D’abord, les indemnisations sécheresse sont soumises à une franchise dont les caractéristiques sont définies par décret, et « Les franchises ne s’appliquent qu’une seule fois en cas de succession d’aléas naturels sur une période courte, selon des modalités définies par décret » : si votre maison subit deux épisodes rapprochés, refusez une double franchise. Ensuite, pour les mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse, « l’indemnité due par l’assureur doit être utilisée par l’assuré pour réparer les dommages consécutifs aux mouvements de terrain différentiels », et lorsque l’expertise constate une atteinte à la solidité du bâtiment ou un bien rendu impropre à sa destination, l’indemnisation couvre, dans la limite de la valeur assurée, « les travaux permettant un arrêt des désordres existants consécutifs à l’événement ». Autrement dit, l’assureur ne peut pas vous verser une somme forfaitaire en espérant que vous ne ferez pas les travaux : l’argent est destiné à stopper les désordres, ce qui suppose des travaux de reprise en sous-œuvre ou de rigidification chiffrés par des professionnels, pas un simple rebouchage des fissures, conformément à l’article L. 125-2 du Code des assurances.

II. Répondre au refus ou à l’indemnité au rabais : prouver la cause, interrompre la prescription et faire juger

A. Contester l’expertise qui parle de vétusté et répondre à l’argument des mesures de prévention

Le refus le plus fréquent oppose à l’assuré la vétusté de la maison, une malfaçon d’origine ou l’absence d’entretien, pour nier le rôle déterminant de la sécheresse. Or la loi définit la garantie par deux conditions cumulatives : des « dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel », et, pour la sécheresse, une « succession anormale d’événements de sécheresse d’ampleur significative », le tout « lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ou n’ont pu être prises ». Cette définition figure dans l’article L. 125-1 du Code des assurances, dans sa version en vigueur. L’assureur qui refuse doit donc établir que la sécheresse n’a pas été la cause déterminante ou que des mesures habituelles auraient empêché le dommage : une simple mention de l’âge du pavillon ne suffit pas.

La Cour de cassation vient de le rappeler avec fermeté dans une affaire de maison fissurée après la sécheresse de 2016. Par un arrêt du 12 février 2026, deuxième chambre civile, pourvoi numéro 24-15.504, elle a cassé partiellement un arrêt de la cour d’appel de Nîmes du 7 mars 2024 qui avait condamné l’assureur à verser 40 000 euros au titre du préjudice matériel. La cour d’appel s’était contentée de relever que les fissures, imputées par les experts à un tassement différentiel, étaient apparues après la souscription du contrat et ne pouvaient provenir que des sécheresses exceptionnelles reconnues catastrophes naturelles. La Cour de cassation lui reproche de s’être déterminée ainsi « sans rechercher si les mesures habituelles pour prévenir ces dommages avaient effectivement été prises, ou si, l’ayant été, n’avaient pu empêcher leur survenance », et juge que « la cour d’appel n’a pas donné de base légale à sa décision ». L’affaire est renvoyée devant la cour d’appel de Montpellier. La leçon est double : l’arrêté de catastrophe naturelle et le lien avec la sécheresse ne suffisent pas à eux seuls, et le juge doit examiner concrètement les mesures de prévention, ce qui donne à l’assuré averti un plan de bataille clair, à savoir documenter tout ce qui a été fait pour protéger la maison.

Concrètement, constituez dès maintenant votre dossier de prévention : factures d’entretien des gouttières et des réseaux d’eaux pluviales, contrôle de l’étanchéité des canalisations enterrées, élagage des arbres proches des façades, relevés de suivi de fissures par témoins datés, et avis d’un professionnel sur les fondations. Si l’assureur vous oppose l’absence de mesures habituelles, c’est à lui d’expliquer quelles mesures précises auraient dû être prises pour votre maison et pourquoi elles auraient empêché les désordres, et c’est au juge de le vérifier. Parallèlement, utilisez votre droit à la contre-expertise : la police d’assurance doit indiquer, pour les contrats des particuliers couvrant l’habitation, « la possibilité, en cas de litige relatif à l’application de la garantie catastrophe naturelle, de recourir à une contre-expertise », et « En cas de contestation de l’assuré auprès de l’assureur des conclusions du rapport d’expertise, l’assureur informe l’assuré de sa faculté de faire réaliser une contre-expertise dans les conditions prévues au contrat et de se faire assister par un expert de son choix ». Contestez donc le rapport par écrit, demandez la contre-expertise et faites-vous assister par votre propre expert : face à deux avis divergents, l’assureur transige bien plus souvent, comme l’organise l’article L. 125-2 du Code des assurances.

Si l’assureur refuse toujours, le juge des référés peut ordonner une expertise judiciaire avant tout procès. L’article 145 du Code de procédure civile prévoit que « S’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé ». Une maison qui continue de bouger, des fissures qui s’aggravent à chaque été sec et un assureur qui nie la cause déterminante constituent typiquement ce motif légitime. L’expert judiciaire, indépendant des deux parties, examinera le sol, les fondations, la chronologie des désordres et les mesures de prévention, et son rapport pèsera lourd dans la suite du litige. Saisir le juge des référés présente en outre un avantage procédural majeur : la demande en justice, même en référé, interrompt la prescription, comme on va le voir.

B. Agir dans le délai de cinq ans et viser aussi le vendeur ou le constructeur quand l’assurance ne suffit pas

Beaucoup de propriétaires découvrent leurs droits trop tard, en croyant que les fissures apparues en 2018 ou 2020 sont prescrites. C’est souvent faux en matière de sécheresse. Certes, l’article L. 114-1 du Code des assurances pose le principe que « Toutes actions dérivant d’un contrat d’assurance sont prescrites par deux ans à compter de l’événement qui y donne naissance ». Mais le même article ajoute une exception taillée pour votre situation : « Par exception, les actions dérivant d’un contrat d’assurance relatives à des dommages résultant de mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse-réhydratation des sols, reconnus comme une catastrophe naturelle dans les conditions prévues à l’article L. 125-1, sont prescrites par cinq ans à compter de l’événement qui y donne naissance ». Vous disposez donc de cinq ans, et non de deux, pour agir contre votre assureur après un sinistre sécheresse reconnu catastrophe naturelle. Cette exception, issue de la loi numéro 2021-1837 du 28 décembre 2021 relative à l’indemnisation des catastrophes naturelles, a été voulue précisément parce que les désordres de sécheresse évoluent lentement et que les assurés mettent des années à mesurer l’ampleur des dégâts.

Le point de départ de ce délai de cinq ans mérite toute votre attention, car il ne court pas forcément du jour de la sécheresse. Le texte précise que le délai ne court « En cas de sinistre, que du jour où les intéressés en ont eu connaissance, s’ils prouvent qu’ils l’ont ignoré jusque-là ». Des microfissures apparues en 2019, restées stables puis aggravées brutalement lors de la sécheresse de 2022, avec un arrêté publié en 2023 : le point de départ peut se discuter, et c’est à vous d’établir que vous ignoriez l’existence et la gravité du sinistre jusque-là. Conservez donc tout ce qui date votre connaissance réelle des désordres : premiers constats, courriers au syndic ou au voisin, devis d’artisans, rapports d’experts. Et surtout, interrompez la prescription à temps : selon l’article 2241 du Code civil, « La demande en justice, même en référé, interrompt le délai de prescription ainsi que le délai de forclusion ». Une assignation en référé-expertise fondée sur l’article 145 du Code de procédure civile, formée avant l’expiration des cinq ans, remet donc le compteur à zéro tout en vous donnant l’expertise indépendante qui fera plier l’assureur, dans le délai de cinq ans fixé par l’article L. 114-1 du Code des assurances.

Quand l’assurance ne suffit pas, regardez du côté de ceux qui vous ont vendu ou construit la maison. Si le vendeur connaissait la nature argileuse du terrain, des antécédents de fissures ou des arrêtés de catastrophe naturelle antérieurs et vous les a cachés, sa responsabilité peut être recherchée pour réticence dolosive, et s’il s’agit d’un professionnel, les clauses qui limitent sa garantie sont encadrées strictement. Si la maison est récente, les garanties légales des constructeurs couvrent les désordres qui compromettent la solidité ou rendent le bien impropre à sa destination, avec des délais qui courent à compter de la réception des travaux. Et de façon générale, l’article 1240 du Code civil rappelle que « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer », ce qui permet de viser le voisin dont la fuite de canalisation a aggravé le retrait-gonflement sous vos fondations ou l’entreprise dont les travaux ont fragilisé votre terrain. Ces actions obéissent à leurs propres délais et s’articulent avec l’action contre l’assureur : menez-les en parallèle plutôt qu’en séquence, car attendre la fin du litige d’assurance pour agir contre le vendeur, c’est risquer la prescription de la seconde action.

Reste une limite à connaître pour ne pas perdre de temps : l’obligation d’assurer contre les catastrophes naturelles ne joue pas partout. L’article L. 125-6 du Code des assurances prévoit que dans les terrains classés inconstructibles par un plan de prévention des risques naturels prévisibles, l’obligation de garantie ne s’impose pas aux assureurs pour les biens postérieurs au plan, et qu’elle ne s’impose pas non plus pour les biens immobiliers construits en violation des règles administratives de prévention en vigueur lors de leur édification. Si votre maison a été bâtie en zone inconstructible ou sans respecter les prescriptions du plan de prévention, l’assureur peut refuser sa garantie sur ce fondement, et votre énergie sera mieux employée à agir contre le vendeur, le constructeur ou la commune qui a délivré le permis. De même, les contrats sont réputés contenir les clauses types fixées par arrêté du ministre de l’économie, comme le rappelle l’article L. 125-3 du Code des assurances : aucune clause de votre contrat ne peut vous priver des droits que la loi vous donne, et toute stipulation contraire est réputée non écrite.

Conclusion

Face à un assureur qui temporise après une sécheresse, la méthode tient en quatre réflexes : déclarer par écrit dès les premières fissures et au plus tard trente jours après l’arrêté, exiger l’expertise et le rapport définitif dans le mois, réclamer la provision à deux mois puis l’offre et le paiement assorti des intérêts légaux, et contester tout rapport défavorable par la contre-expertise puis, si besoin, par le référé de l’article 145 du Code de procédure civile. L’arrêt de la deuxième chambre civile du 12 février 2026 montre que les juges examinent désormais de près les mesures habituelles de prévention, alors documentez l’entretien de votre maison avec le même soin que vous chiffrez vos désordres. Et gardez en tête le délai de cinq ans de l’article L. 114-1 du Code des assurances : en matière de sécheresse, le temps joue souvent pour l’assuré qui agit vite, et contre celui qui attend que les fissures se referment toutes seules. Elles ne se referment jamais.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».