Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Création de société : facture d’annuaire ou de registre SIRENE reçue, arnaque ou obligation ? Contester, ne pas payer et signaler (2026)

Vous venez d’immatriculer votre société sur le guichet unique, le KBIS est à peine arrivé, et déjà un courrier à l’aspect très officiel réclame 90, 250 ou 450 euros pour valider votre immatriculation au répertoire SIRENE, enregistrer votre entreprise dans un registre européen des sociétés ou souscrire un affichage obligatoire. Le logo ressemble à un blason, le ton parle d’obligation légale et de délai de paiement, parfois d’un dernier rappel avant majoration. À la rentrée 2026, avec le rebond des créations d’entreprises de septembre et les immatriculations déposées pendant l’été qui produisent leurs effets, ce scénario frappe des milliers de dirigeants, auto-entrepreneurs et associés de SARL, SAS et SCI. L’Insee a émis une alerte sur une arnaque massive aux immatriculations Sirene et rappelle que l’immatriculation est totalement gratuite et qu’aucun courrier n’est envoyé par La Poste, tandis que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes renouvelle ses conseils de vigilance aux entrepreneurs face à la persistance de ces arnaques. L’enjeu est immédiat et financier : payer une somme indue, parfois prélevée ensuite chaque année, ou identifier à temps une tentative d’escroquerie et réagir sans exposer la société. Cet article expose la méthode complète : reconnaître le courrier frauduleux, comprendre pourquoi l’immatriculation ne coûte rien, contester une facture déjà signée ou payée, puis signaler et déposer plainte pour obtenir réparation.

I. Courrier d’annuaire ou de registre reçu après votre création : arnaque ou facture à payer ?

A. Comment reconnaître une facture d’annuaire ou de registre frauduleuse : les indices qui trompent les créateurs

Le mécanisme de l’arnaque est stable depuis des années et il vise précisément le moment de vulnérabilité du créateur : les informations de la nouvelle entreprise sont publiques, l’expéditeur les recopie sur un document qui imite un formulaire administratif, et le dirigeant, débordé par l’installation, signe ou paie sans vérifier. Les noms utilisés entretiennent la confusion : registre des sociétés européennes, annuaire professionnel obligatoire, affichage légal, certification SIRENE, référencement SIRET. Le courrier reprend la dénomination exacte, l’adresse du siège, le numéro SIREN dès qu’il est connu, parfois le nom du gérant, ce qui donne une impression d’authenticité. Le montant varie selon les vagues, de 90 à 100 euros pour les faux appels de confirmation d’immatriculation jusqu’à 400 ou 450 euros par courrier pour les offres d’inscription dans un registre privé, et le document comporte un RIB, un bulletin à retourner signé, des conditions générales en petits caractères et la mention d’un engagement annuel reconduit. Le piège juridique se niche dans ce bulletin : en le signant et en le renvoyant avec le règlement, le dirigeant conclut en apparence un contrat d’insertion publicitaire dans un annuaire sans valeur, et l’expéditeur soutient ensuite qu’il s’agit d’une commande volontaire. Plusieurs milliers de signalements de ce type parviennent chaque année à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes via la plateforme SignalConso, ce qui montre l’ampleur du phénomène et l’intérêt de conserver chaque pièce dès réception : l’enveloppe avec le cachet postal, le courrier complet recto verso, les conditions générales, la preuve du paiement éventuel et toute relance ultérieure. Le premier réflexe consiste à ne rien signer et à ne rien payer dans l’urgence, puis à vérifier l’expéditeur : un organisme public ne demande jamais un paiement par retour de courrier pour une immatriculation, ne menace pas de radiation et n’utilise pas un RIB étranger ou une adresse de boîte postale comme seul contact. Lorsque le document invoque un texte de loi, il faut le contrôler sur le site officiel plutôt que de le croire : les références citées sont fréquemment tronquées, inventées ou sans rapport avec une quelconque obligation d’inscription payante. La confusion entretenue avec un autre service, une marque ou un signe officiel constitue d’ailleurs l’un des cas légaux de pratique commerciale trompeuse, car une pratique commerciale est trompeuse si elle est commise dans l’une des circonstances suivantes, notamment lorsqu’elle crée une confusion avec un autre bien ou service, une marque, un nom commercial ou un autre signe distinctif, ou lorsqu’elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur. Concrètement, un courrier qui se présente comme émanant du répertoire SIRENE, qui exige 90 à 100 euros pour confirmer une immatriculation ou qui conditionne la validité du SIREN à un règlement immédiat réunit déjà les marqueurs d’une tentative d’escroquerie au sens du droit pénal, puisque l’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manoeuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. Le dirigeant qui reçoit un tel courrier doit donc le traiter comme une pièce à conviction potentielle et non comme une facture courante : photographier le tout, archiver l’original, bloquer tout prélèvement, interroger l’expert-comptable ou l’avocat avant le moindre règlement, et prévenir les associés et le conjoint collaborateur qui ouvrent parfois le courrier en premier. Cette vigilance vaut aussi pour les courriers dits d’affichage obligatoire, de mise aux normes ou de registre de sécurité, qui exploitent la crainte du contrôle : aucune administration n’impose l’achat d’un panneau, d’un registre ou d’un pack de conformité par correspondance spontanée, et toute proposition de ce type mérite la même vérification. Les sociétés créées pendant l’été 2026 sont particulièrement exposées parce que les fichiers de nouvelles immatriculations circulent vite et que les vagues d’envois suivent le calendrier des créations ; un dirigeant averti en septembre protège toute l’année sociale, car le premier paiement transforme la victime en cible solvable pour les vagues suivantes.

B. Pourquoi votre immatriculation SIRENE est gratuite : guichet unique, sirene.fr et aucun courrier à payer

La gratuité de l’immatriculation au répertoire SIRENE constitue le point de droit qui permet de trancher vite : l’Insee l’affirme sans détour, il s’agit d’une arnaque : l’immatriculation est totalement gratuite, et l’institut précise le circuit légal à suivre. Pour obtenir une immatriculation, l’inscription se fait sur le site du guichet unique, et pour télécharger l’avis de situation attestant de l’immatriculation, il faut se connecter au site sirene.fr, car aucun courrier n’est envoyé par La Poste. Autrement dit, aucun paiement spontané ne peut être exigé en échange de l’attribution du SIREN ou du SIRET, aucun formulaire papier retourné avec un chèque ne conditionne la validité de l’immatriculation, et toute demande d’argent présentée comme obligatoire pour confirmer, activer ou publier l’immatriculation est fausse. Le cadre légal de la création d’entreprise confirme cette organisation : depuis la réforme du registre national des entreprises, toute entreprise déclare sa création, la modification de sa situation ou la cessation de ses activités par le dépôt d’un dossier unique déposé par voie électronique auprès d’un organisme unique, puisque ce dossier est déposé par voie électronique auprès d’un organisme unique désigné à cet effet, et ce dépôt vaut déclaration auprès du destinataire dès lors que le dossier est régulier et complet. Le registre du commerce et des sociétés reçoit les immatriculations sur déclaration des personnes concernées et porte à la connaissance du public les inscriptions prévues par les textes, comme le rappelle l’article L123-1 du code de commerce tenu pour l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés, sans qu’aucune société privée d’annuaire ne participe à cette publicité légale. Les frais éventuels de la création d’entreprise existent, mais ils sont connus et limités : frais de greffe pour les sociétés commerciales, coût de publication de l’annonce légale, honoraires du conseil choisi, et jamais un règlement adressé à un registre inconnu découvert dans la boîte aux lettres. Le dirigeant peut donc appliquer une règle simple : tout courrier qui réclame de l’argent pour l’immatriculation SIRENE, pour l’attribution du SIREN ou pour l’enregistrement au répertoire est à classer comme suspect et à vérifier avant tout paiement, en se connectant directement à sirene.fr pour contrôler la situation de l’entreprise et en consultant le dossier du guichet unique pour vérifier l’état d’avancement de la formalité. Lorsque le KBIS est déjà délivré et que l’avis de situation est téléchargeable gratuitement, la preuve est faite que l’immatriculation est acquise sans le moindre règlement complémentaire, et le courrier réclamant une somme devient manifestement sans cause. Cette démonstration sert ensuite dans la contestation : joindre à la lettre de refus ou de réclamation la copie de l’avis de situation obtenu sur sirene.fr, la copie du KBIS et la capture de la page de l’Insee rappelant la gratuité permet de montrer que le prétendu service facturé n’existe pas. Les dirigeants de sociétés en formation doivent aussi informer le domiciliataire, la pépinière ou le cabinet comptable qui réceptionne parfois le courrier : une consigne écrite de ne jamais payer un appel de fonds inconnu sans validation du gérant ou du président évite la plupart des règlements précipités. Enfin, la même gratuité protège les modifications et les cessations déclarées au registre national des entreprises : aucune étape de la vie de l’immatriculation ne justifie un versement à un expéditeur privé qui se prévaut du SIRENE, et ce principe vaut pour les SARL, les SAS, les SCI, les entreprises individuelles et les micro-entrepreneurs, qui reçoivent des variantes du même courrier adaptées à leur forme juridique.

II. Facture d’annuaire déjà reçue, signée ou payée : contester, annuler et faire sanctionner l’expéditeur

A. Contester la facture et faire annuler l’engagement : dol, pratiques trompeuses et refus de payer

Lorsque le courrier est identifié comme suspect, la conduite à tenir dépend du stade atteint : simple réception sans réponse, bulletin signé sans paiement, ou paiement déjà effectué avec parfois un prélèvement reconduit. Au stade de la simple réception, la réponse la plus sûre consiste à ne pas entrer en relation contractuelle : ne pas signer, ne pas renvoyer le bulletin, ne pas payer, et adresser si nécessaire une lettre brève qui refuse toute commande et interdit l’utilisation des données de la société, en recommandé avec accusé de réception, en conservant la preuve du refus. Cette lettre doit rappeler que l’immatriculation est acquise et gratuite, que la société n’a passé aucune commande d’insertion publicitaire et qu’elle s’oppose à tout prélèvement, ce qui coupe court aux relances fondées sur un prétendu accord tacite. Au stade du bulletin signé, souvent sous la pression d’un commercial ou dans la confusion avec un formulaire administratif, le droit civil offre l’arme de l’annulation pour dol et pour pratiques trompeuses. Le dol vicie le consentement lorsque sans lui la partie n’aurait pas contracté, car l’erreur, le dol et la violence vicient le consentement lorsqu’ils sont de telle nature que, sans eux, l’une des parties n’aurait pas contracté ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes, et la définition légale vise directement les procédés des annuaires frauduleux puisque le dol est le fait pour un contractant d’obtenir le consentement de l’autre par des manoeuvres ou des mensonges, et que constitue également un dol la dissimulation intentionnelle par l’un des contractants d’une information dont il sait le caractère déterminant pour l’autre partie. Présenter un bulletin d’adhésion payante comme un formulaire officiel obligatoire, dissimuler le prix réel ou le caractère d’abonnement annuel dans des conditions générales illisibles, ou faire croire que le règlement conditionne l’immatriculation caractérise ce type de manoeuvre, et la société peut demander l’annulation du prétendu contrat ainsi que la restitution des sommes versées, outre des dommages et intérêts sur le fondement de la responsabilité civile, car tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. En droit de la consommation, la protection est tout aussi nette pour les professionnels placés en situation de faiblesse face à ces démarchages, puisque les pratiques commerciales déloyales sont interdites, et que la jurisprudence pénale donne à cette interdiction une portée large : la Cour de cassation juge qu’une pratique commerciale est trompeuse notamment si elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur et portant sur le prix ou le mode de calcul du prix et les conditions de paiement du bien ou du service, dès lors qu’elle altère ou est susceptible d’altérer de manière substantielle le comportement économique du destinataire normalement informé et raisonnablement attentif, solution posée par l’arrêt de la chambre criminelle du 19 mars 2019 numéro 17-87.534 sur les pratiques commerciales trompeuses. Les sanctions encourues par l’auteur sont lourdes, car les pratiques commerciales trompeuses mentionnées aux articles L. 121-2 à L. 121-4 sont punies d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 300 000 euros, avec des majorations possibles selon le chiffre d’affaires ou les dépenses engagées, ce qui explique que les opérateurs sérieux transigent vite lorsqu’une contestation structurée leur parvient. Pratiquement, la lettre de contestation doit être ferme, datée et documentée : rappeler l’absence de commande, invoquer le dol et la pratique trompeuse, exiger l’annulation du prétendu contrat, la restitution sous quinze jours des sommes prélevées, la résiliation de tout abonnement et la confirmation écrite qu’aucune relance ni cession à un recouvreur n’interviendra, en joignant l’avis de situation SIRENE, le KBIS et les captures des pages officielles sur la gratuité. Si un service de recouvrement intervient, il faut lui opposer la contestation par écrit, demander le mandat du créancier, refuser tout paiement amiable sur une créance litigieuse et rappeler que la charge de prouver la commande pèse sur celui qui réclame. Lorsque le prélèvement SEPA a été mis en place, révoquer le mandat auprès de la banque et faire opposition aux prélèvements futurs de ce créancier stoppe l’hémorragie, tandis que la demande de remboursement du dernier prélèvement non autorisé ou contesté doit être formée vite auprès de l’établissement teneur du compte. Si la société a déjà payé par virement, la restitution s’obtient par la mise en demeure puis, à défaut, par l’action en annulation et en répétition devant le tribunal judiciaire ou le tribunal des activités économiques selon la nature du litige, en produisant le courrier d’origine, les conditions générales, les échanges et un tableau des sommes réclamées et versées. Les dirigeants gagnent à agir groupés et vite : signaler l’expéditeur aux autres créateurs du réseau, alerter l’expert-comptable qui centralise souvent ces courriers pour plusieurs clients, et refuser les propositions de remise partielle contre paiement immédiat, qui valident indirectement une créance inexistante.

B. Signaler, déposer plainte et obtenir réparation à Paris et en Île-de-France : SignalConso, DGCCRF et escroquerie

La contestation privée ne suffit pas face à une escroquerie organisée : le signalement protège les autres entreprises et prépare la sanction, tandis que la plainte ouvre la voie à la réparation pénale et civile. La première démarche consiste à signaler le courrier sur la plateforme SignalConso de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, en joignant les scans du courrier, de l’enveloppe et des relances, car ces signalements alimentent les enquêtes et les mises en demeure publiques. La seconde consiste à écrire à la direction départementale de la protection des populations du siège de la société et à celle du siège apparent de l’expéditeur, en décrivant la présentation trompeuse, le montant réclamé, le RIB destinataire et le nombre de relances, ce qui permet aux enquêteurs de recouper les vagues. La troisième consiste à déposer plainte pour escroquerie et tentative d’escroquerie, car l’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende, et la plainte peut être déposée au commissariat ou à la gendarmerie du siège, ou par courrier au procureur de la République, avec constitution de partie civile pour demander réparation. Le droit processuel ouvre cette voie à toute victime d’un délit, puisque toute personne qui se prétend lésée par un crime ou un délit peut en portant plainte se constituer partie civile devant le juge d’instruction compétent, et la société, personne morale lésée, peut ainsi réclamer le remboursement des sommes versées, les frais bancaires, les frais de contestation et un préjudice moral lié au temps détourné de l’exploitation. Le dossier de plainte doit être ordonné : exposé chronologique d’une page, copie du courrier et de l’enveloppe, preuve de l’immatriculation gratuite avec l’avis sirene.fr et le KBIS, relevés bancaires des débits, copie de la lettre de contestation et de l’accusé de réception, captures des pages de l’Insee et de la direction générale de la concurrence sur ces arnaques, et liste des témoins comme le comptable ou le domiciliataire. À Paris et en Île-de-France, ce parcours présente des spécificités utiles : les dépôts de plainte des sociétés dont le siège est à Paris s’effectuent dans les commissariats d’arrondissement ou par la plainte en ligne relayée vers le parquet de Paris, les signalements de concurrence relèvent de la direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités d’Île-de-France et de la direction départementale de la protection des populations de Paris pour les sociétés parisiennes, et le contentieux civil de l’annulation se porte devant le tribunal judiciaire de Paris ou devant le tribunal des activités économiques de Paris pour les litiges commerciaux, avec des délais d’audiencement variables selon les rôles de la rentrée. Les juridictions franciliennes connaissent bien ces dossiers sériels et apprécient les preuves méthodiques : un tableau comparant la présentation du courrier avec la réalité du circuit officiel, la mise en évidence des mentions mensongères sur l’obligation de payer, et la démonstration que la somme est sans contrepartie réelle emportent plus vite la conviction que de longues protestations. Les entreprises parisiennes doivent aussi surveiller leur e-réputation : certains annuaires peu scrupuleux publient les données de la société sur un site sans audience puis menacent de poursuites pour impayé, et il faut alors faire constater l’absence de valeur de la prestation par captures d’écran, constats et attestations de prestataires du référencement. Lorsque l’expéditeur est établi à l’étranger, souvent dans un autre État membre sous une dénomination de registre européen, la plainte française reste recevable dès lors que la victime a reçu le courrier et payé depuis la France, et le signalement doit mentionner l’IBAN étranger, l’adresse étrangère et la langue des conditions générales, car ces éléments orientent la coopération européenne des autorités de contrôle. Enfin, la prévention interne vaut sanction : désigner une seule personne autorisée à engager la société, imposer une double validation au-delà d’un seuil modeste, interdire par note interne tout paiement sur bulletin reçu sans bon de commande, paramétrer des alertes bancaires sur les nouveaux bénéficiaires et programmer un point trimestriel avec l’expert-comptable sur les tentatives reçues. Pour approfondir la défense de votre société dans les litiges commerciaux et les contentieux de la vie des affaires, vous pouvez consulter notre page dédiée au droit des affaires à Paris. Cette structuration transforme une arnaque subie en dossier maîtrisé : courrier conservé, circuit officiel démontré, contestation notifiée, signalement déposé, plainte articulée sur les bons textes, et préjudice chiffré prêt à être soumis au juge.

Conclusion

Le courrier d’annuaire ou de registre qui réclame de l’argent après votre immatriculation n’est pas une formalité à régler dans l’urgence mais, dans l’immense majorité des cas de la rentrée 2026, une tentative d’escroquerie à traiter comme telle. L’immatriculation au répertoire SIRENE est gratuite, l’inscription passe par le guichet unique, l’avis de situation se télécharge sur sirene.fr et aucune administration n’envoie de courrier réclamant un paiement : tout document qui affirme le contraire doit être conservé, contesté et signalé. Le dirigeant qui n’a rien signé refuse toute commande par écrit et verrouille les paiements, celui qui a signé oppose le dol et les pratiques commerciales trompeuses pour faire annuler le prétendu contrat et obtenir restitution, et celui qui a payé chiffre son préjudice, révoque les prélèvements et dépose plainte pour escroquerie avec constitution de partie civile. Les textes protègent efficacement la société créancière de ces manoeuvres, des articles du code civil sur le dol jusqu’aux sanctions pénales des pratiques trompeuses et de l’escroquerie, et la jurisprudence pénale donne à ces qualifications une portée large qui couvre les présentations mensongères sur le prix et les conditions de paiement. À Paris et en Île-de-France, l’articulation entre signalement à la répression des fraudes, dépôt de plainte et action civile devant les juridictions parisiennes permet d’obtenir l’annulation, la restitution et des dommages et intérêts lorsque le dossier est documenté dès le premier courrier. La règle d’or pour les mois qui suivent la création reste simple : aucune somme ne part vers un registre ou un annuaire inconnu sans vérification sur les sites officiels et sans validation du dirigeant, et chaque tentative fait l’objet d’un signalement qui protège les prochains créateurs. Votre société naissante mérite que sa trésorerie finance le développement et non des registres sans valeur.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier.

Vous avez reçu une facture d’annuaire ou de registre après votre immatriculation et vous hésitez à payer. Obtenez une consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet pour vérifier le courrier, organiser la contestation et préparer le signalement. Appelez le 06 46 60 58 22 ou écrivez via notre page contact en joignant le courrier reçu. Intervention à Paris et en Île-de-France.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».