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Régularisation des charges locatives reçue en septembre 2026 : vérifier le décompte, contester et récupérer le trop-perçu

Votre bailleur ou votre agence vient de vous adresser le décompte annuel des charges de votre logement, avec un solde à payer de plusieurs centaines d’euros, parfois plus de mille. En septembre, ces courriers arrivent en masse : les comptes des immeubles ont été arrêtés au printemps, les syndics ont transmis leurs relevés, et les régularisations pleuvent dans les boîtes aux lettres, parfois pour des années anciennes que vous aviez oubliées. Faut-il payer sans discuter ? Certainement pas avant d’avoir vérifié trois points : les charges facturées figurent-elles sur la liste fermée des charges récupérables, le décompte qui vous est remis est-il complet et appuyé de pièces justificatives, et les sommes réclamées ne sont-elles pas prescrites ? Cet article vous donne la méthode complète : contrôler la nature des charges, exiger le bon décompte et les bonnes pièces, utiliser les délais qui vous protègent, contester par écrit de façon motivée, puis récupérer un trop-perçu ou faire échec à une régularisation abusive, y compris devant le juge à Paris et en Île-de-France.

I. Quelles charges votre bailleur peut-il vous facturer, et avec quel décompte ?

A. Les charges récupérables : une liste fermée, exigible uniquement sur justification

Le principe est posé par l’article 23 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 : « Les charges récupérables, sommes accessoires au loyer principal, sont exigibles sur justification en contrepartie : 1° Des services rendus liés à l’usage des différents éléments de la chose louée ; 2° Des dépenses d’entretien courant et des menues réparations sur les éléments d’usage commun de la chose louée. […] 3° Des impositions qui correspondent à des services dont le locataire profite directement. » Trois catégories seulement, et chacune suppose une contrepartie réelle : un service dont vous profitez, un entretien courant des parties communes, ou un impôt lié à un service direct comme la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Tout le reste, notamment les gros travaux, le remplacement des équipements collectifs vétustes ou les honoraires de gestion du bailleur, ne peut pas être reporté sur vous.

Le même texte ajoute que « La liste de ces charges est fixée par décret en Conseil d’Etat. » (art. 23 de la loi du 6 juillet 1989) Ce décret, c’est le décret n° 87-713 du 26 août 1987, dont l’article 1er dispose : « La liste des charges récupérables prévue à l’article 18 de la loi du 23 décembre 1986 susvisée figure en annexe au présent décret. » Concrètement, la liste est limitative : ascenseur (petites pièces et vérifications), eau froide et chaude, chauffage collectif, entretien des parties communes et des espaces verts, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, quelques postes précis. Une dépense qui n’y figure pas n’est pas récupérable, même si le bail prétend le contraire, même si l’agence affirme que « cela s’est toujours fait ainsi ».

Prenez un exemple chiffré, typique d’un deux-pièces à Paris. Vous versez 140 euros de provisions par mois, soit 1 680 euros sur l’année. Le décompte annuel annonce 2 050 euros de charges, soit un solde de 370 euros à régler. Avant de payer, vérifiez ligne par ligne : la consommation d’eau repose-t-elle sur des relevés de compteur ou sur une répartition forfaitaire au tantième ? Le poste « entretien chaudière » correspond-il au contrat d’entretien courant ou cache-t-il le remplacement complet de l’appareil, qui est une grosse réparation à la charge du propriétaire ? La taxe d’enlèvement des ordures ménagères est-elle justifiée par l’avis d’imposition ? Chaque ligne doit renvoyer à une dépense réelle, engagée par le bailleur, et comprise dans la liste. C’est le premier tri, et il élimine déjà une bonne partie des régularisations gonflées.

Retenez aussi la mécanique des provisions, rappelée par l’article 23 : « Les charges locatives peuvent donner lieu au versement de provisions et doivent, en ce cas, faire l’objet d’une régularisation annuelle. Les demandes de provisions sont justifiées par la communication de résultats antérieurs arrêtés lors de la précédente régularisation et, lorsque l’immeuble est soumis au statut de la copropriété ou lorsque le bailleur est une personne morale, par le budget prévisionnel. » (art. 23 de la loi du 6 juillet 1989) Autrement dit, votre bailleur ne peut pas fixer la provision au hasard ni l’augmenter brutalement sans s’appuyer sur le résultat précédent ou sur le budget prévisionnel de la copropriété. Si la provision a été manifestement surévaluée pendant des années, le trop-versé apparaîtra dans la régularisation et devra vous revenir.

B. Le décompte annuel et les pièces : ce que le bailleur doit vous envoyer avant d’exiger un euro

La régularisation n’est pas un simple chiffre griffonné sur l’avis d’échéance. L’article 23 impose une forme précise : « Un mois avant cette régularisation, le bailleur en communique au locataire le décompte par nature de charges ainsi que, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires et, le cas échéant, une note d’information sur les modalités de calcul des charges de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire collectifs et sur la consommation individuelle de chaleur et d’eau chaude sanitaire du logement, dont le contenu est défini par décret en Conseil d’Etat. Durant six mois à compter de l’envoi de ce décompte, les pièces justificatives sont tenues, dans des conditions normales, à la disposition des locataires. » (art. 23 de la loi du 6 juillet 1989) Un décompte « par nature de charges », cela signifie des rubriques détaillées, pas un total global ; le « mode de répartition », c’est la clé qui explique votre quote-part, par exemple la surface habitable ou les tantièmes. Sans ces éléments, vous ne pouvez pas contrôler, et c’est précisément pour cela que la loi les rend obligatoires.

La cour d’appel de Paris l’a rappelé dans un arrêt du 25 juin 2024 (RG n° 22/02704, texte intégral sur Judilibre) : quand le bail prévoit des provisions pour charges, elles doivent être régularisées chaque année, ou au plus tard dans la limite du délai de prescription, à partir des charges réellement payées par le bailleur, avec un décompte par nature et un mode de répartition communiqués un mois avant, puis des pièces justificatives tenues à disposition pendant six mois. Dans cette affaire, des locataires réclamaient le remboursement de provisions et de charges qu’ils estimaient non récupérables ; la cour a validé la régularisation parce que le bailleur produisait le décompte, la clé de répartition selon la surface, l’ensemble des pièces justificatives et les avis d’imposition pour la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La leçon est double : un bailleur qui justifie complètement obtient paiement, et un locataire qui conteste doit motiver.

La même décision contient un avertissement sévère pour les contestations vagues : la cour y écarte les critiques des locataires au motif qu’ils se bornent à affirmer que certaines charges ne seraient pas récupérables, sans justifier le motif de cette contestation. Écrire que c’est trop cher, sans plus, ne mène à rien. En revanche, signaler par exemple qu’un poste jardinage de 480 euros ne figure pas dans l’annexe du décret du 26 août 1987 et doit être retiré, ou que la facture d’entretien de l’ascenseur inclut en réalité le remplacement du moteur, c’est-à-dire une grosse réparation à la charge du propriétaire, voilà des contestations motivées, poste par poste, que le bailleur puis le juge devront examiner.

Ajoutez deux réflexes. D’abord, la charge de la preuve : l’article 1353 du code civil dispose que « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. » C’est donc au bailleur qui vous réclame 370 euros de démontrer la réalité de chaque dépense, pas à vous de prouver qu’elle est fausse. Ensuite, le récapitulatif moderne : depuis le 1er septembre 2015, « le bailleur transmet également, à la demande du locataire, le récapitulatif des charges du logement par voie dématérialisée ou par voie postale » (art. 23 de la loi du 6 juillet 1989). Vous pouvez exiger cet envoi, et conservez précieusement le décompte, les factures et vos échanges : en cas de litige, ces écrits feront la différence.

II. Régularisation tardive, prescription et trop-perçu : comment contester et vous faire rembourser ?

A. Les délais qui vous protègent : trois ans de prescription et paiement par douzièmes

Premier bouclier, la prescription. L’article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 dispose : « Toutes actions dérivant d’un contrat de bail sont prescrites par trois ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer ce droit. » La règle joue dans les deux sens : un bailleur qui vous réclame en septembre 2026 des charges exigibles en 2021 ou 2022 se heurte à la prescription, et vous disposez du même délai de trois ans pour réclamer un trop-perçu. Concrètement, face à une régularisation qui empile trois ou quatre années d’un coup, demandez l’année de chaque dépense et écartez tout ce qui dépasse trois ans à compter du moment où le bailleur a connu les montants, c’est-à-dire en pratique l’arrêté des comptes de l’immeuble.

La cour d’appel de Paris a appliqué ce mécanisme dans un arrêt du 1er septembre 2022 (RG n° 20/03754), où des locataires soutenaient que tout le solde antérieur au 31 août 2015 était prescrit : la cour rappelle la prescription triennale issue de la loi du 24 mars 2014, puis tranche la question de l’imputation des paiements partiels. En visant l’article 1342-10 du code civil — « Le débiteur de plusieurs dettes peut indiquer, lorsqu’il paie, celle qu’il entend acquitter. » — elle en déduit que les règlements partiels non affectés par le locataire s’imputent sur les échéances les plus anciennes restées impayées (arrêt du 1er septembre 2022, RG n° 20/03754, texte intégral sur Judilibre). Deux conseils pratiques en découlent. Si vous payez partiellement une dette locative, précisez par écrit sur quel mois ou quel poste porte chaque versement, sinon vos paiements effaceront les dettes les plus anciennes, y compris celles que vous auriez pu discuter. Et si c’est le bailleur qui empile les années, vérifiez l’imputation qu’il a pratiquée : des versements récents affectés à de vieux soldes prescrits doivent être réaffectés aux dettes exigibles.

Deuxième bouclier, l’étalement en cas de régularisation tardive. L’article 23 prévoit : « Lorsque la régularisation des charges n’a pas été effectuée avant le terme de l’année civile suivant l’année de leur exigibilité, le paiement par le locataire est effectué par douzième, s’il en fait la demande. » (art. 23 de la loi du 6 juillet 1989) Exemple : les charges de 2023 auraient dû être régularisées au plus tard le 31 décembre 2024 ; si le décompte n’arrive qu’en septembre 2026, vous pouvez exiger de payer le solde en douze mensualités. Ce n’est pas une annulation de la dette, mais c’est un amortisseur puissant contre les régularisations-choc, et il suffit d’en faire la demande par écrit.

Troisième point, très actuel : une régularisation tardive ne donne pas droit pour autant à un remboursement automatique de toutes les provisions versées. La troisième chambre civile de la Cour de cassation vient de le juger le 29 janvier 2026 (pourvoi n° 24-16.270, publié au Bulletin) : « Le bailleur qui n’a pas communiqué, dans le délai fixé par l’article R. 145-36 du code de commerce ou dans le délai prévu au contrat, l’état récapitulatif annuel incluant la liquidation et la régularisation des comptes, n’est pas tenu de restituer les provisions versées s’il justifie, le cas échéant devant le juge, de l’existence et du montant des charges exigibles. » L’arrêt est rendu en matière de bail commercial, où l’article L. 145-40-2 du code de commerce impose un inventaire des charges et un état récapitulatif annuel, communiqué « au plus tard le 30 septembre de l’année suivant celle au titre de laquelle il est établi ». L’enseignement vaut avertissement pour les locataires d’habitation : ne misez pas tout sur le retard du bailleur pour réclamer un remboursement intégral ; en habitation, la sanction prévue par le texte, c’est l’étalement par douzièmes, et le cœur du litige reste le bien-fondé poste par poste. Contestez le fond, avec les pièces, plutôt que de spéculer sur la forme.

Dernier verrou contre les pratiques agressives : les pénalités de retard glissées dans le bail ou le règlement intérieur. L’article 4 de la loi du 6 juillet 1989 dispose qu’« Est réputée non écrite toute clause : […] i) Qui autorise le bailleur à percevoir des amendes ou des pénalités en cas d’infraction aux clauses d’un contrat de location ou d’un règlement intérieur à l’immeuble ». Une clause qui prévoit 50 euros de « frais de dossier » par régularisation contestée, ou une majoration automatique de 10 % du solde, est donc réputée non écrite : elle est censée n’avoir jamais existé, et vous pouvez refuser de la payer sans craindre une résiliation pour ce motif.

B. La contestation pas à pas à Paris et en Île-de-France, jusqu’au juge

Première étape, dans les jours qui suivent la réception du décompte : demandez par écrit les pièces justificatives. Une lettre recommandée ou un courriel conservé suffit, visant le décompte reçu et rappelant que les pièces doivent rester à votre disposition pendant six mois. Listez ce que vous attendez : factures du syndic et relevé général des dépenses, avis de taxe d’enlèvement des ordures ménagères, relevés de compteurs d’eau, contrat d’entretien de l’ascenseur et de la chaudière, clé de répartition appliquée à votre lot. À Paris et en petite couronne, où la gestion est souvent déléguée à un administrateur de biens, exigez les documents de l’immeuble et pas seulement un tableau établi par l’agence.

Deuxième étape : la contestation motivée et chiffrée. Reprenez chaque poste litigieux en trois colonnes : montant réclamé, motif juridique, montant corrigé. Par exemple, un poste espaces verts de 480 euros sans espace vert privatif dans l’immeuble n’a pas sa place dans la liste du décret du 26 août 1987 et doit être ramené à zéro ; le remplacement complet de la chaudière collective pour 1 900 euros est une grosse réparation qui incombe au propriétaire et doit être retiré ; une provision 2024 de 150 euros par mois qui ne repose sur aucun résultat antérieur ni sur aucun budget prévisionnel doit être révisée, par exemple à 120 euros. Joignez vos calculs et demandez un décompte rectificatif sous un mois. Cette lettre, précise et polie, constitue déjà une preuve de votre bonne foi si le dossier va plus loin.

Troisième étape : la mise en demeure de rembourser le trop-perçu. Si la régularisation fait apparaître un solde en votre faveur, ou si vos corrections transforment un solde à payer en solde à rembourser, réclamez par écrit en visant le fondement de la répétition de l’indu : l’article 1302 du code civil dispose que « Tout paiement suppose une dette ; ce qui a été reçu sans être dû est sujet à restitution. » Fixez un délai de paiement, quinze jours ou un mois, et annoncez la suite : saisine du conciliateur puis du juge. Si vous avez quitté les lieux, pensez au dépôt de garantie : l’article 22 de la loi du 6 juillet 1989 permet au bailleur d’un immeuble collectif de « conserver une provision ne pouvant excéder 20 % du montant du dépôt de garantie jusqu’à l’arrêté annuel des comptes de l’immeuble », pas davantage, et la restitution du solde intervient « dans le mois qui suit l’approbation définitive des comptes de l’immeuble ». Au-delà des délais d’un ou deux mois selon la conformité des états des lieux, « le dépôt de garantie restant dû au locataire est majoré d’une somme égale à 10 % du loyer mensuel en principal, pour chaque période mensuelle commencée en retard ». Une retenue de 50 % « en attendant les charges » est donc illégale dans son montant, et chaque mois de retard fait courir la majoration.

Quatrième étape, propre à Paris et à l’Île-de-France : la conciliation gratuite. La commission départementale de conciliation de Paris, compétente pour les litiges de charges et de dépôt de garantie, peut être saisie par simple lettre par le locataire comme par le bailleur ; son avis, rendu après audition des deux parties, débloque une grande partie des dossiers sans procès. Les conciliateurs de justice, présents dans les mairies d’arrondissement et les maisons de justice et du droit, offrent le même service de proximité, et l’ADIL de Paris (ADIL 75) délivre des consultations juridiques gratuites qui permettent de calibrer votre contestation avant d’écrire. Ces démarches amiables ont un double avantage : elles sont rapides et elles satisfont l’exigence de tentative préalable. L’article 750-1 du code de procédure civile prévoit en effet que, « à peine d’irrecevabilité que le juge peut prononcer d’office, la demande en justice est précédée, au choix des parties, d’une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d’une tentative de médiation ou d’une tentative de procédure participative, lorsqu’elle tend au paiement d’une somme n’excédant pas 5 000 euros ». Pour une régularisation contestée de 370, 900 ou 2 000 euros, la conciliation n’est donc pas une option : c’est le passage obligé avant le tribunal.

Cinquième étape, si rien n’a abouti : le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire, à Paris celui de Paris, territorialement compétent pour les litiges de baux d’habitation. Votre requête expose le bail, les provisions versées, le décompte reçu, vos demandes de pièces restées sans réponse utile, votre tableau de contestation et le trop-perçu chiffré, avec toutes les pièces jointes. Demandez le remboursement du trop-perçu sur le fondement de la répétition de l’indu, la rectification du décompte, et, le cas échéant, la majoration de 10 % par mois sur le dépôt de garantie restitué tardivement. Les décisions parisiennes citées plus haut montrent ce que le juge attend : un bailleur qui produit décompte détaillé, clé de répartition et factures obtient gain de cause, tandis qu’un locataire qui se borne à des affirmations générales est débouté. Présentez donc un dossier de comptable, pas un dossier d’humeur, et le juge tranchera poste par poste.

Conclusion

Un décompte de charges reçu en septembre 2026 n’est ni une facture incontestable ni un chiffon de papier : c’est une proposition de régularisation que vous avez le droit et les moyens de contrôler. Vérifiez que chaque poste figure sur la liste fermée des charges récupérables et correspond à une dépense réelle du bailleur, exigez le décompte détaillé par nature avec sa clé de répartition et consultez les pièces pendant six mois, écartez les années prescrites au-delà de trois ans et demandez l’étalement par douzièmes si la régularisation arrive après le 31 décembre de l’année suivante. Contestez par écrit, poste par poste, avec des montants corrigés, puis réclamez le trop-perçu par mise en demeure avant de passer par la conciliation gratuite parisienne et, si nécessaire, par le juge des contentieux de la protection. Gardez chaque courrier, chaque facture, chaque relevé : dans les litiges de charges, c’est le dossier le mieux justifié qui gagne, et la loi vous donne tous les outils pour le constituer. Pour compléter cette méthode, consultez également notre analyse consacrée au solde de charges excessif reçu à la rentrée et à la récupération du trop-payé.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».