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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Compte courant d’associé bloqué : comment récupérer vos fonds quand la société refuse de rembourser ?

Vous avez avancé de l’argent à votre société en compte courant d’associé, plusieurs dizaines de milliers d’euros, et la société refuse de vous rembourser. Le dirigeant vous oppose la trésorerie, un prétendu accord de blocage ou le contexte économique, pendant que votre épargne reste immobilisée. Cette situation est l’une des plus fréquentes dans les PME françaises : l’associé finance l’entreprise sur ses deniers personnels, sans contrat écrit, puis découvre qu’il doit se battre pour récupérer sa créance. La question se pose avec acuité à la rentrée 2026, alors que les sociétés resserrent leur trésorerie et que les contentieux entre associés se multiplient après l’été.

La Cour de cassation vient d’apporter deux éclairages majeurs sur ce terrain. Le 17 juin 2026, la chambre commerciale, financière et économique a jugé, dans un arrêt publié au Bulletin (pourvoi n° 25-13.536, ECLI:FR:CCASS:2026:CO00323), qu’un associé qui a avancé des fonds au compte courant de sa société sur la foi de comptes inexacts dispose d’une action personnelle contre le dirigeant, distincte de l’action collective des créanciers. Quelques jours plus tôt, le 10 juin 2026, la même chambre a rejeté le pourvoi d’un dirigeant associé unique dont le compte d’associé débiteur avait justifié l’extension de la liquidation judiciaire de sa société pour confusion des patrimoines (pourvoi n° 25-14.804, ECLI:FR:CCASS:2026:CO00305). Ces deux décisions encadrent vos recours : préjudice propre contre action collective des créanciers, et contrôle strict des mouvements de votre compte courant en cas de procédure collective.

Cet article vous explique pas à pas comment récupérer les fonds bloqués en compte courant : d’abord quand la société est in bonis et refuse de payer, ensuite quand elle bascule en procédure collective. Vous y trouverez les textes applicables, les démarches dans l’ordre, les pièces à réunir et les délais à ne pas manquer.

I. Compte courant d’associé bloqué : exiger le remboursement quand la société refuse de payer

A. Réclamer le remboursement de votre avance en compte courant d’associé

Le compte courant d’associé est l’avance qu’un associé consent à sa société en laissant des fonds à sa disposition. Juridiquement, cette avance constitue une créance de l’associé contre la société, proche d’un prêt : l’article 1902 du code civil rappelle que le prêt de consommation transfère la propriété de la chose prêtée à l’emprunteur, qui doit la restituer. Appliquée au compte courant, cette logique signifie que la société utilise vos fonds mais reste votre débitrice : elle devra les restituer. Cette qualification de créance est le fondement de toutes vos démarches de recouvrement.

En pratique, et sauf convention contraire, l’associé peut demander le remboursement de son compte courant à tout moment. Ce principe, admis de longue date par les tribunaux, découle de l’absence de terme convenu : lorsque les parties n’ont fixé aucune échéance ni aucune clause de blocage, le titulaire du compte peut en exiger le remboursement immédiat. Vérifiez donc en premier lieu si vous avez signé une convention de compte courant, une convention de blocage ou un pacte d’associés contenant une clause d’indisponibilité temporaire. Si une clause de blocage existe, elle doit être écrite, préciser sa durée et, en principe, prévoir une contrepartie, faute de quoi sa validité peut être discutée. Sans écrit, la société ne peut pas vous opposer un blocage verbal ou un simple usage interne.

La société vous oppose parfois des difficultés de trésorerie pour différer le paiement. Sachez que le juge peut, en vertu de l’article 1343-5 du code civil, accorder des délais de grâce au débiteur en difficulté, dans la limite de deux ans, en suspendant les poursuites et en reportant le paiement. Cette faculté judiciaire ne supprime pas votre créance : elle en aménage le paiement. Pour l’éviter ou la limiter, constituez dès maintenant un dossier démontrant que le refus de rembourser n’est pas justifié par la situation réelle de l’entreprise, par exemple en produisant les derniers bilans, les relevés bancaires de la société si vous y avez accès en qualité d’associé, et toute preuve de distributions ou de dépenses somptuaires contemporaines du refus.

Un point de vigilance concerne les dirigeants de SARL : l’article L. 223-21 du code de commerce interdit aux gérants et associés personnes physiques de SARL de contracter des emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert en compte courant ou de faire cautionner leurs engagements personnels. Cette interdiction joue dans le sens société vers dirigeant, c’est-à-dire pour le compte courant débiteur. Si votre compte est créditeur, parce que vous avez avancé des fonds, vous êtes créancier et cette interdiction ne vous prive pas de votre droit au remboursement. En revanche, si la société prétend compenser votre créance avec un compte débiteur ou des sommes que vous lui devriez à un autre titre, exigez le détail écrit de cette compensation et faites-le vérifier : une compensation alléguée sans pièces est un motif classique de contestation.

Agissez vite : les actions personnelles se prescrivent par cinq ans en application de l’article 2224 du code civil. Le point de départ court en principe du jour où le remboursement aurait dû intervenir, c’est-à-dire de votre première demande restée sans effet. Chaque année d’attente affaiblit votre position, d’autant que la société peut entre-temps distribuer sa trésorerie, céder des actifs ou entrer en procédure collective. La première mesure consiste donc à adresser une mise en demeure de rembourser par lettre recommandée avec accusé de réception, ou par acte de commissaire de justice, en rappelant le montant exact, l’origine des versements et un délai précis de paiement, par exemple quinze jours. Joignez-y le relevé de votre compte courant, les justificatifs de virements, la convention écrite si elle existe et, le cas échéant, les échanges écrits dans lesquels la société reconnaît la dette.

B. Que faire quand la société refuse de rembourser votre compte courant ?

Si la mise en demeure reste sans effet, vous disposez de trois voies judiciaires graduées. La première est la procédure d’injonction de payer devant le tribunal compétent : rapide et peu coûteuse, elle permet d’obtenir une ordonnance enjoignant à la société de payer, sur simple requête accompagnée de vos pièces. Si le débiteur ne forme pas opposition dans le délai légal, l’ordonnance devient exécutoire et vous pouvez faire saisir ses comptes bancaires. Cette voie convient lorsque la créance est certaine, liquide et exigible, ce qui est le cas d’un compte courant créditeur documenté par des relevés et des virements. La deuxième voie est le référé-provision devant le président du tribunal : en cas d’urgence ou lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, le juge peut condamner la société à vous verser une provision dans des délais très courts, sans attendre le jugement au fond. La troisième voie est l’assignation au fond pour obtenir la condamnation définitive de la société au remboursement, assortie des intérêts et des frais.

Le choix du tribunal dépend de la nature du litige et des parties. Lorsque les deux parties sont commerçantes ou que l’acte est commercial, le tribunal des activités économiques est en principe compétent. Dans les autres cas, notamment lorsque l’associé créancier n’a pas la qualité de commerçant, le tribunal judiciaire peut être saisi. A Paris, les litiges commerciaux relèvent du tribunal des activités économiques de Paris, situé dans la capitale, dont le greffe reçoit les requêtes d’injonction de payer et les assignations. Vérifiez les clauses attributives de juridiction qui figureraient dans les statuts ou dans une convention de compte courant : elles peuvent désigner un autre tribunal et doivent être respectées, sauf à en contester la validité.

Préparez un dossier de preuve complet avant toute action. Les pièces indispensables sont les suivantes : les relevés du compte courant d’associé pour chaque exercice concerné, les justificatifs de chacun de vos versements avec les dates et les montants, la convention de compte courant ou de blocage si elle existe, les procès-verbaux d’assemblées générales évoquant votre avance, les bilans et liasses fiscales faisant apparaître le solde de votre compte, et l’ensemble de votre correspondance avec la société et son dirigeant au sujet du remboursement. Si la société soutient que votre avance constituait en réalité un apport en capital ou une donation déguisée, ces pièces permettront de démontrer qu’il s’agissait bien d’une avance remboursable : l’intitulé comptable en compte courant, l’absence d’augmentation de capital et les intérêts éventuellement versés sont des indices déterminants.

Anticipez les défenses de la société. Elle invoquera parfois une convention de blocage pour justifier son refus : exigez-en la production en original et vérifiez sa date, ses signatures, sa durée et sa contrepartie. Elle soutiendra parfois que le remboursement mettrait la trésorerie en péril : répondez par les comptes récents et, si nécessaire, demandez au juge une expertise comptable. Elle prétendra parfois que votre créance est prescrite : produisez votre mise en demeure et tout acte interruptif. Dans tous les cas, ne signez aucun abandon de créance, aucune conversion forcée en capital et aucune novation sans l’avis d’un avocat : ces actes éteignent votre créance de remboursement et sont très difficiles à remettre en cause ensuite.

II. Société en difficulté : récupérer vos avances en compte courant sans tout perdre

A. Déclarer votre créance de compte courant après le jugement d’ouverture

L’ouverture d’une procédure collective change radicalement la donne : à compter du jugement d’ouverture, vous ne pouvez plus poursuivre individuellement la société pour obtenir votre remboursement. L’article L. 622-24 du code de commerce dispose qu’« A partir de la publication du jugement, tous les créanciers dont la créance est née antérieurement au jugement d’ouverture, à l’exception des salariés, adressent la déclaration de leurs créances au mandataire judiciaire dans des délais fixés par décret en Conseil d’Etat. » Votre avance en compte courant, née avant le jugement, doit donc être déclarée au mandataire judiciaire dans le délai légal, qui est en principe de deux mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Manquer ce délai, c’est prendre le risque de perdre tout dividende.

Les conséquences d’une déclaration tardive sont sévères. L’article L. 622-26 du code de commerce prévoit qu’à défaut de déclaration dans les délais, les créanciers « ne sont pas admis dans les répartitions et les dividendes », sauf à obtenir un relevé de forclusion dans des conditions strictes et dans un délai de six mois. Concrètement, un associé qui apprend l’ouverture de la procédure par hasard, plusieurs mois après, doit réagir immédiatement : saisir le juge-commissaire d’une demande de relevé de forclusion, justifier que sa défaillance n’est pas de son fait ou qu’il n’a pas été avisé dans les conditions prévues par les textes, et déclarer sa créance sans attendre l’issue de cette demande. Ne laissez pas passer le délai de six mois : passé ce stade, la forclusion devient en principe définitive.

La déclaration de créance de l’associé doit être aussi soignée que celle d’un fournisseur. Indiquez le montant exact du solde créditeur de votre compte courant à la date du jugement d’ouverture, la nature de la créance avec les références comptables, les intérêts courus le cas échéant, et joignez les relevés de compte, les justificatifs de versements et la convention écrite si elle existe. Sachez toutefois que l’associé est en principe un créancier chirographaire, c’est-à-dire sans privilège ni sûreté sur les actifs de la société : en cas de liquidation judiciaire avec un actif insuffisant, le dividende servi aux chirographaires est souvent faible, voire nul. C’est pourquoi les autres voies de recours, notamment contre le dirigeant ou le commissaire aux comptes, prennent une importance décisive, comme l’illustre l’arrêt du 17 juin 2026.

Dans cet arrêt rendu le 17 juin 2026 par la chambre commerciale (pourvoi n° 25-13.536, publié au Bulletin), un associé avait avancé des fonds au compte courant de sa société sur la foi d’une présentation des comptes inexacte, certifiée par un commissaire aux comptes. La cour d’appel avait déclaré son action irrecevable au motif qu’elle relèverait du monopole du liquidateur. La Cour de cassation censure cette analyse et énonce qu’« Il résulte des articles L. 622-20 et L. 641-4 du code de commerce que seul le liquidateur a qualité pour agir au nom et dans l’intérêt collectif des créanciers », mais que l’action reste recevable lorsque l’associé « invoque un préjudice personnel, distinct du préjudice collectif des créanciers, et étranger à la reconstitution du gage commun de ces derniers ». La Cour précise que la demande de l’associé portait sur « la réparation du préjudice résultant de la perte des sommes qu’il avait, sur le fondement d’une présentation des comptes inexacte, avancées au compte courant de la société, lequel constitue non pas une fraction du préjudice collectif des créanciers relevant du monopole du liquidateur, mais un préjudice personnel de l’actionnaire ». Autrement dit, si vous avez alimenté votre compte courant en vous fiant à des comptes inexacts, vous pouvez agir personnellement contre le dirigeant ou le commissaire aux comptes, sans être bloqué par la procédure collective de la société.

Pour emprunter cette voie, vous devez caractériser trois éléments : des informations comptables inexactes sur la foi desquelles vous avez versé vos avances, un lien direct entre ces informations et vos versements, et un préjudice propre, à savoir la perte de vos avances, distinct du simple impayé collectif subi par l’ensemble des créanciers. Conservez les situations comptables qui vous ont été présentées, les rapports du commissaire aux comptes, les procès-verbaux d’assemblées ayant arrêté les comptes et tout écrit démontrant que vos versements ont suivi la communication de ces documents. Cette action se prescrit dans les délais de droit commun de la responsabilité civile et doit être engagée devant le tribunal compétent, distinct de la procédure collective, ce qui suppose une analyse précise de la juridiction à saisir.

B. Agir contre le dirigeant et sécuriser votre dossier à Paris et en Île-de-France

Lorsque la liquidation judiciaire fait apparaître une insuffisance d’actif, l’article L. 651-2 du code de commerce permet au tribunal, en cas de faute de gestion du dirigeant ayant contribué à cette insuffisance d’actif, de décider que tout ou partie du passif sera supporté par le dirigeant. Cette action en responsabilité pour insuffisance d’actif est exercée par le liquidateur, mais l’associé créancier a tout intérêt à signaler au liquidateur les fautes qu’il a constatées : poursuite d’une exploitation déficitaire, comptabilité irrégulière, confusion entre le patrimoine social et les affaires personnelles du dirigeant, ou détournement de la trésorerie alimentée par son propre compte courant. Vos informations renforcent le dossier du liquidateur et, indirectement, vos chances de dividende.

Le dirigeant doit également redouter l’extension de la procédure à son patrimoine personnel. L’article L. 621-2 du code de commerce prévoit que la procédure collective ouverte contre la société peut être étendue à une autre personne en cas de confusion de son patrimoine avec celui du débiteur ou de fictivité de la personne morale. L’arrêt rendu le 10 juin 2026 par la chambre commerciale (pourvoi n° 25-14.804) illustre ce mécanisme : le dirigeant et associé unique d’une société mise en liquidation judiciaire le 2 juin 2023 avait vu la procédure étendue à sa personne en raison des mouvements inscrits au débit de son compte d’associé, regardés comme des relations financières anormales. Son pourvoi a été rejeté, l’extension étant maintenue. Cet arrêt rappelle que le compte courant fonctionne dans les deux sens : créditeur, il fonde votre créance ; débiteur et utilisé comme caisse personnelle, avec des retraits en espèces ou des dépenses de bouche et de carburant non justifiées, il expose le dirigeant à l’extension de la procédure.

La charge de la preuve dans ces contentieux obéit à l’article 1353 du code civil : c’est à celui qui sollicite l’extension d’établir que les conditions de la confusion des patrimoines sont réunies. Dans l’affaire jugée le 10 juin 2026, le dirigeant soutenait qu’« il incombe au mandataire judiciaire qui sollicite l’extension de la procédure d’établir que les conditions de la confusion des patrimoines sont réunies » et que la cour d’appel avait inversé cette charge « en violation de l’article 1353 du code civil ». La Cour a néanmoins rejeté son pourvoi. L’enseignement pratique est double : si vous êtes l’associé créancier et que vous dénoncez des mouvements anormaux, documentez précisément chaque opération litigieuse ; si vous êtes par ailleurs vous-même exposé à une action en extension, conservez la preuve de la contrepartie de chaque mouvement, car des retraits en espèces non retracés ou des dépenses personnelles non justifiées seront retenus contre vous.

A Paris et en Île-de-France, plusieurs particularités pratiques méritent votre attention. La juridiction compétente pour les procédures collectives des sociétés parisiennes est le tribunal des activités économiques de Paris, dont le greffe centralise les déclarations de créances et les contestations : vérifiez systématiquement le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales pour connaître les délais applicables à votre dossier, car les informations circulent vite mais les délais restent stricts. Les assignations et les significations doivent être confiées à un commissaire de justice exerçant dans le ressort, et les mesures d’exécution sur les comptes bancaires ou les actifs situés en Île-de-France supposent un titre exécutoire régulier. Enfin, lorsque le litige mêle droit des sociétés, procédure collective et responsabilité du commissaire aux comptes, comme dans l’affaire jugée le 17 juin 2026 devant la cour d’appel de Lyon, l’articulation des actions devant plusieurs juridictions exige une stratégie d’ensemble : action en paiement contre la société, déclaration de créance, action personnelle contre le dirigeant et mise en cause du commissaire aux comptes ne s’exercent ni devant les mêmes juges ni dans les mêmes délais.

Constituez dès aujourd’hui votre dossier parisien avec méthode : relevés de compte courant sur les trois derniers exercices, justificatifs de tous vos versements, convention écrite ou, à défaut, preuve de son absence, bilans et situations comptables qui vous ont été communiqués, rapports du commissaire aux comptes, procès-verbaux d’assemblées générales, correspondance relative au remboursement, et copie de votre déclaration de créance si une procédure est déjà ouverte. Faites établir par votre expert-comptable une attestation du solde de votre compte à la date du dernier arrêté : ce document, clair et chiffré, est l’arme la plus efficace devant le juge comme devant le mandataire judiciaire.

Conclusion

Le compte courant d’associé bloqué n’est pas une fatalité, mais il ne se récupère pas par de simples relances téléphoniques. Quand la société est in bonis, la méthode consiste à vérifier l’absence de clause de blocage, à mettre en demeure par écrit, puis à saisir le juge par la voie la plus rapide adaptée à votre créance, sans laisser courir la prescription de cinq ans. Quand la société entre en procédure collective, la priorité bascule vers la déclaration de créance dans les deux mois de la publication du jugement, puis vers les actions qui échappent au monopole du liquidateur : l’action personnelle de l’associé trompé par des comptes inexacts, reconnue par l’arrêt du 17 juin 2026, et le signalement des fautes de gestion susceptibles de fonder une action en responsabilité pour insuffisance d’actif ou une extension pour confusion des patrimoines, illustrée par l’arrêt du 10 juin 2026. Dans tous les cas, la qualité de vos preuves comptables et écrites fera la différence entre un remboursement obtenu et une créance admise pour un dividende nul.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier. Vous pouvez obtenir une consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet pour examiner votre compte courant bloqué, vos pièces et vos délais. Appelez le 06 46 60 58 22 ou écrivez via la page contact du cabinet. Pour les dossiers parisiens et franciliens, les démarches devant le tribunal des activités économiques de Paris et le suivi des délais de déclaration de créance peuvent être pris en charge sans attendre.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».