Un emploi d’expert de haut niveau, relevant du groupe I, sera vacant à l’administration centrale des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace et des sports, de la jeunesse et de la vie associative à compter du 1er septembre 2026.
Le titulaire de l’emploi est placé auprès de la secrétaire générale des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace et des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Il sera en charge d’une mission sur l’orientation des élèves entre la 3e et le post-bac.
L’emploi s’exerce au 110, rue de Grenelle, 75007 Paris.
Description de la structure et des missions
Les attributions de la secrétaire générale du MENESR et du MSJVA sont fixées par le décret n° 2014-133 du 17 février 2014 fixant l’organisation de l’administration centrale des ministères de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports et de l’enseignement supérieur et de la recherche et par le décret n° 87-389 du 15 juin 1987 modifié relatif à l’organisation des services d’administration centrale.
L’ensemble de ces dispositions prévoient notamment que la secrétaire générale dirige le secrétariat général, qui comprend :
1° La direction générale des ressources humaines ;
2° La direction de l’encadrement ;
3° La direction des affaires financières ;
4° La direction des affaires juridiques ;
5° La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance ;
6° La délégation à la communication ;
7° La délégation aux relations européennes et internationales et à la coopération ;
8° Le service de l’action administrative et des moyens ;
9° Le service à compétence nationale « service de modernisation des systèmes d’information des ressources humaines ».
La secrétaire générale est assistée, pour l’ensemble de ses fonctions, par deux secrétaires généraux adjoints, dont l’un exerce les fonctions de directeur de l’encadrement.
La secrétaire générale assiste les ministres pour l’administration de leur ministère. Elle veille à la cohérence de l’action ministérielle en assurant la coordination administrative entre les directions et l’animation territoriale dans les domaines relevant de sa compétence. Elle conduit les réflexions stratégiques relatives à l’organisation et à l’administration des ministères et propose leurs évolutions, en lien avec les directions. Elle définit et met en œuvre les politiques de modernisation administrative. Elle réunit en collège les directeurs sur les sujets d’intérêt commun et s’assure de la mise en œuvre des décisions prises dans ce cadre. Elle s’assure, au sein des ministères, de la prise en compte des objectifs de performance des programmes budgétaires. Elle est chargée, en lien avec les directions de programme, de la définition de la politique de l’encadrement ainsi que de sa gestion prévisionnelle et personnalisée. Elle coordonne les dispositifs de contrôle interne pour la maîtrise des risques mis en place au sein de ces ministères. Elle organise l’exercice de la tutelle des établissements publics nationaux relevant de l’enseignement scolaire. Elle assure la coordination des travaux du conseil supérieur de l’éducation et des comités techniques ministériels.
La secrétaire générale est responsable du programme soutien de la politique de l’éducation nationale arrêté dans les lois de finances.
La secrétaire générale exerce les fonctions de haut fonctionnaire de défense et de sécurité. Elle dispose à ce titre du service de défense et de sécurité (SDS). Elle coordonne la politique de sécurité en lien avec la direction générale de l’enseignement scolaire, la direction des sports, la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative et la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle.
Par ailleurs, la secrétaire générale est responsable, dans la limite de ses attributions, de la bonne insertion du ministère dans le travail interministériel.
La secrétaire générale s’appuie pour l’exercice de ses missions, outre les directions et services qui lui sont rattachés, sur :
– un pôle « cabinet et affaires générales » ;
– un pôle « modernisation, innovation, transformation » ;
– un pôle « appui au pilotage et contrôle interne » ;
– un pôle « action territoriale » ;
– un conseiller dans les domaines de la jeunesse, de la vie associative, de l’engagement civique et des sports ;
– le haut-fonctionnaire au handicap et à l’inclusion.
L’expert de haut niveau conduira une mission d’expertise et d’appui auprès de la secrétaire générale, en lien étroit avec la DGESCO et la DGESIP qui pilotent les politiques d’orientation, sur les enjeux d’orientation des élèves entre la classe de 3e et le post-bac.
A ce titre, il contribuera aux réflexions stratégiques relatives à l’évolution des politiques d’orientation, à leur articulation avec l’offre de formation et aux conditions d’une meilleure continuité des parcours des élèves. Il apportera son expertise aux travaux conduits dans le cadre du Plan Avenir et contribuera aux évolutions d’Orion, afin de renforcer la cohérence entre les besoins des élèves, les dynamiques territoriales et l’évolution de la carte des formations. Il pourra également formuler toute proposition de nature à améliorer la lisibilité, l’efficacité et la coordination des différents acteurs et des dispositifs concourant à l’orientation.
Profil du candidat recherché
Ce poste implique la mise en œuvre des compétences suivantes :
Compétences attendues :
– une expertise au plus haut niveau du fonctionnement du système éducatif notamment dans les champs de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur ;
– une excellente capacité d’analyse ;
– une aptitude confirmée, en tant que cadre supérieur, à l’animation d’équipe et une forte capacité d’écoute et de dialogue.
Qualités souhaitées :
– une grande aptitude aux activités de coordination, au management d’équipe, au travail en réseau, à la conduite de projets ;
– une expérience du travail interministériel et une aptitude à travailler en liaison avec des cabinets ministériels ;
– une forte capacité d’organisation et d’anticipation ;
– une forte capacité d’initiative et de réactivité, ainsi qu’une forte aptitude à la négociation.
Une expérience d’encadrement supérieur en académie serait un atout important de la candidature.
Conditions d’emploi
Les conditions d’emploi sont fixées aux articles 11 à 16 du décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat. La durée d’occupation de l’emploi est d’un an maximum.
La période probatoire est fixée à deux mois.
L’emploi d’expert de haut niveau de groupe 1 est classé, selon l’arrêté du 23 novembre 2022, dans le troisième niveau des emplois supérieurs de la fonction publique d’Etat.
La rémunération brute annuelle dépend de l’expérience du titulaire de l’emploi. Elle comprend :
– une part fixe (indiciaire) comprise entre 41 824 € et 81 935 € bruts. A l’intérieur de cette fourchette, si le titulaire de l’emploi est un fonctionnaire, sa rémunération est établie au regard de son classement dans sa grille indiciaire ;
– une part variable, dépendant des fonctions, des sujétions et de l’expertise (IFSE) de l’emploi dont le maximum réglementaire est de 77 000 € bruts annuels ;
– un complément indemnitaire annuel qui pourra être ajouté.
Pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire, le classement est fait au regard de la durée et du niveau des expériences professionnelles antérieures en rapport avec l’emploi à pourvoir.
Procédure de recrutement
La procédure de recrutement se déroule selon les modalités fixées par les articles R. 342-1 à R. 342-17 du code général de la fonction publique et l’arrêté du 31 décembre 2019 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au ministère de l’éducation nationale et au ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Concernant l’emploi d’expert de haut niveau :
– l’autorité de recrutement est la secrétaire générale du MEN, du MESRE et du MJSVA ;
– l’emploi à pourvoir relève de la secrétaire générale du MEN, du MESRE et du MJSVA.
Envoi des candidatures
Les candidatures, accompagnées d’un curriculum vitae, doivent être transmises dans un délai de 15 jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française :
– par la voie hiérarchique s’agissant des fonctionnaires, des militaires, des magistrats de l’ordre judiciaire et des administrateurs des assemblées ;
uniquement par courriel aux adresses suivantes :
– Mme la secrétaire générale : melanie.joder@education.gouv.fr
– service de la politique de l’encadrement supérieur : spes.mobilite@education.gouv.fr
– bureau des administrateurs de l’Etat et des emplois fonctionnels : de1-2candidature@education.gouv.fr
Recevabilité et examen des candidatures
Après la vérification de la recevabilité des candidatures en fonction des conditions générales d’accès à la fonction publique prévues au code général de la fonction publique et des critères définis par la présente offre d’emploi, la secrétaire générale fait procéder à la présélection des candidats à auditionner. Les candidats présélectionnés se voient notifier un rendez-vous pour l’audition.
L’examen des candidatures est assuré par une instance collégiale qui comprend au moins :
– la secrétaire générale ;
– un représentant du service de la politique de l’encadrement supérieur ;
– une personne occupant ou ayant occupé des fonctions d’un niveau de responsabilités au moins équivalent à l’emploi à pourvoir.
Les candidats présélectionnés se voient notifier un rendez-vous pour l’audition.
Audition des candidats
L’audition des candidats présélectionnés est confiée à l’instance collégiale, prévue aux articles R. 342-11/R. 342-12 du code général de la fonction publique et dont la composition est la suivante :
– la secrétaire générale ;
– un membre du service de la politique de l’encadrement.
Information des candidats non retenus
Les candidats non retenus en sont informés à l’issue de la procédure.
Formation
Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module spécifique relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.
Déontologie
L’accès à cet emploi n’est pas soumis à une déclaration de situation patrimoniale ni à une déclaration d’intérêts préalable à la prise de fonctions. Toutefois pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, en application du code général de la fonction publique.
Références
Code général de la fonction publique.
Décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat.
Décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatifs aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 31 décembre 2019 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au ministère chargé de l’éducation nationale et au ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche prévues par le décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 relatif à la répartition par niveaux des emplois relevant du décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 pris pour l’application à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat.