L’emploi de chef de service, adjoint au directeur de l’administration de la direction générale de l’administration pénitentiaire sera prochainement vacant.
Localisation géographique : 35, rue de la Gare, 75019 Paris.
Date prévisible de la vacance d’emploi : 1er août 2026.
I. – Contexte institutionnel
L’administration pénitentiaire, sous l’autorité du garde des sceaux, ministre de la justice, et avec le concours des autres services de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations et d’autres personnes publiques ou privées, assure le service public pénitentiaire ; à ce titre, elle participe à l’exécution des décisions pénales, elle contribue à l’insertion ou à la réinsertion des personnes qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire, à la prévention de la récidive et à la sécurité publique, dans le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et des droits des personnes détenues.
Elle est l’une des cinq directions du ministère de la justice. Son budget annuel s’élève à 5,3 milliards d’euros, dont plus de 2 milliards d’euros de crédits hors titre 2. Elle emploie près de 45 000 agents. Outre l’administration centrale, 186 établissements pénitentiaires et 103 services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) constituent ses services déconcentrés, répartis en dix directions interrégionales ; elle compte en outre deux services à compétence nationale, l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle et le service national du renseignement pénitentiaire, ainsi qu’une école de formation (ENAP). Au 1er juillet 2026, elle prend en charge 89 224 personnes détenues et plus de 180 000 personnes suivies en milieu ouvert par les services pénitentiaires d’insertion et de probation.
II. – Description du poste
Au sein de l’administration centrale, la direction de l’administration est composée de quatre sous-directions : la sous-direction des ressources humaines et des relations sociales, la sous-direction du recrutement et de la formation, la sous-direction du pilotage et du soutien des services et la sous-direction de l’expertise. Elle comprend également le bureau de soutien de l’administration centrale.
Le chef de service, adjoint au directeur de l’administration assiste ce dernier dans le pilotage de l’administration centrale et des services déconcentrés. A ce titre, il contribue à :
– mettre en œuvre la politique de gestion des ressources humaines et des relations sociales de l’administration pénitentiaire ;
– assurer le recrutement des personnels et la gestion prévisionnelle des emplois ;
– animer le dialogue social de la direction générale ;
– concevoir et mettre en œuvre la gestion de l’ensemble des moyens matériels, technologiques, budgétaires et immobiliers de l’administration pénitentiaire pour les domaines relevant de sa compétence en lien avec le secrétariat général ;
– assurer la synthèse budgétaire pour le responsable du programme 107 (administration pénitentiaire) ;
– concevoir et mettre en œuvre la politique d’achat spécifique de l’administration pénitentiaire, en lien avec le responsable ministériel des achats du secrétariat général ;
– apporter à la direction et aux services déconcentrés une expertise en matière d’organisation du travail, de conseil juridique, de valorisation de la donnée, de recherche et d’innovation technologique ;
– coordonner les ressources humaines et les moyens de l’administration centrale.
III. – Profil recherché
Le chef de service, adjoint au directeur de l’administration doit avoir exercé des responsabilités fonctionnelles et opérationnelles, notamment dans le domaine de la gestion (ressources humaines, budgétaire, fonctions supports, etc.).
Le titulaire du poste doit faire preuve d’une grande disponibilité, démontrer une réelle aptitude au pilotage des équipes et des projets, et disposer d’une forte capacité d’adaptation et d’initiative.
Il possède une bonne connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’administration et dispose de notions relatives à l’administration pénitentiaire et à l’environnement judiciaire.
IV. – Conditions d’emploi
Les conditions d’emploi sont fixées aux articles 11 à 16 du décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat et par le décret n° 2022-1453 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Le titulaire de cet emploi sera nommé pour une durée de trois ans, renouvelable dans la limite de six ans. La nomination sur cet emploi fait l’objet d’une période probatoire de six mois maximum.
La rémunération est composée de deux parts fixes :
– l’une qui tient compte de l’expérience du titulaire de l’emploi ;
– l’autre dépendante des fonctions, des sujétions et de l’expertise de l’emploi.
A cette rémunération fixe pourra être ajouté un complément indemnitaire annuel dont le montant dépend de la manière de servir.
Pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire ou de magistrat, le classement est fait au regard de la durée et du niveau des expériences professionnelles antérieures en rapport avec l’emploi à pourvoir.
V. – Procédure de recrutement
La procédure de recrutement se déroule selon les modalités fixées par les articles R. 342-1 à R. 342-17 du code général de la fonction publique.
La secrétaire générale du ministère de la justice est l’autorité de recrutement. Le directeur général de l’administration pénitentiaire est l’autorité d’emploi.
VI. – Envoi des candidatures
Les candidatures doivent être transmises dans un délai de quinze jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française, uniquement par courriel aux adresses suivantes :
– [email protected] ;
– [email protected]
Le dossier de candidature devra impérativement comprendre :
– une lettre de motivation, qui devra comporter les éléments permettant d’apprécier la bonne adéquation entre le parcours professionnel du candidat, les compétences et le niveau d’expérience attendus pour le poste ;
– un curriculum vitae détaillé.
Pour les agents publics non rattachés pour leur gestion au ministère de la justice, les candidatures sont accompagnées d’un état des services.
Pour les agents relevant du secteur privé, les candidatures sont accompagnées de documents attestant de l’occupation effective des emplois mentionnés dans le curriculum vitae.
VII. – Recevabilité et examen des candidatures
La secrétaire générale du ministère de la justice étudie la recevabilité des candidatures et les examine. Elle établit, en lien avec l’autorité d’emploi, une liste des candidats présélectionnés pour l’audition et informe ceux non retenus.
VIII. – Audition des candidats
L’audition des candidats présélectionnés est confiée à l’instance collégiale dont la composition est fixée par le code général de la fonction publique.
Présidé par la secrétaire générale du ministère de la justice ou son représentant, le comité comprend au moins :
– un représentant de l’autorité dont relève l’emploi ;
– d’un représentant d’une autre direction choisi en raison de ses compétences dans le domaine des ressources humaines ;
– d’une personne extérieure à l’administration d’emploi.
IX. – Information des candidats non retenus
Dans les deux semaines suivant les auditions, les candidats auditionnés non retenus pour occuper l’emploi à pourvoir sont informés par la secrétaire générale du ministère de la justice.
X. – Formation
Les personnes nommées pour la première fois dans un emploi de chef de service suivront, dans les six mois à compter de leur prise de fonction, le séminaire interministériel des nouveaux sous-directeurs et chefs de service.
Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.
XI. – Déontologie
L’accès à cet emploi est soumis à une déclaration d’intérêts préalable à la prise de fonctions et au dépôt d’une déclaration de situation patrimoniale auprès de la HATVP dans les deux mois suivant la nomination.
Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique, en application des articles L. 124-9 et suivants du code général de la fonction publique.
XII. – Références
Code général de la fonction publique.
Décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat.
Décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération apllicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 pris pour l’application à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction punlique de l’Etat.
Arrêté du 27 décembre 2023 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au ministère de la justice.
Tous renseignements sur ce poste peuvent être obtenus auprès de M. Guillaume RAUFFET, directeur de l’administration de la direction générale de l’administration pénitentiaire ([email protected]).