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Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Engager la responsabilité civile de l’expert-comptable : faute, lettre de mission et quantum après redressement fiscal

Un redressement fiscal vient de tomber, un détournement n’a pas été détecté, un bilan inexact a déclenché une perte d’exploitation. Vous identifiez la faute de l’expert-comptable, mais celui-ci oppose sa lettre de mission, sa clause de forclusion trois mois, l’absence de lien de causalité ou la responsabilité du dirigeant lui-même. L’action en responsabilité civile professionnelle contre un cabinet d’expertise comptable se gagne par la précision technique. Calendrier, périmètre de la mission, lien de causalité, quantum des préjudices indemnisables : chaque détail compte. Notre cabinet conduit ces dossiers sur Paris et l’Île-de-France.

Trois situations qui justifient une action contre l’expert-comptable

La société redressée fiscalement

Votre société a subi un contrôle fiscal qui aboutit à des rappels de TVA, d’impôt sur les sociétés ou de cotisations sociales, assortis de pénalités et d’intérêts de retard. L’expert-comptable a tenu une comptabilité erronée, n’a pas alerté sur un risque fiscal pourtant identifiable dans le cadre de sa mission, ou a établi une liasse fiscale dont les déclarations ne correspondaient pas à la réalité économique. Vous voulez engager sa responsabilité pour obtenir la prise en charge des rappels d’impôt, des pénalités et du gain manqué pour votre entreprise.

Le dirigeant tiers à la lettre de mission

Le redressement fiscal a entraîné un redressement personnel sur votre patrimoine de dirigeant, par exemple au titre des distributions occultes ou d’une solidarité fiscale. Vous n’avez jamais signé personnellement la lettre de mission, qui lie l’expert-comptable à la société. Vous agissez en délictuel sur le fondement de l’article 1240 du code civil. La Cour de cassation a précisé en décembre 2025 que les clauses de forclusion et de prescription du contrat peuvent vous être opposées malgré votre qualité de tiers.

La société victime d’un détournement non détecté

Une salariée du service comptable ou un dirigeant de fait a détourné des sommes pendant plusieurs années. L’expert-comptable, en charge de la présentation des comptes et de la surveillance comptable, n’a pas détecté les anomalies pourtant identifiables au regard de sa mission. Vous demandez la réparation du préjudice de détournement, des frais d’expertise et d’avocat engagés, du gain manqué et du préjudice d’image. La Cour de cassation a admis en janvier 2024 un partage de responsabilité 75 % expert-comptable / 25 % dirigeant carent.

Trois étapes pour engager l’action

1. Appel et premier diagnostic

Vous joignez Maître Reda Kohen au 06 46 60 58 22. En quinze minutes, nous identifions la date de connaissance du sinistre, la lettre de mission applicable et les clauses limitatives invoquées par l’expert-comptable. Nous évaluons immédiatement si le délai de forclusion CGV de trois mois est expiré ou s’il reste mobilisable, et si la prescription quinquennale de l’article 2224 du code civil court ou non.

2. Réponse écrite sous 24 heures

Vous recevez une note écrite chiffrée. Elle précise la viabilité de l’action, le périmètre exact de la lettre de mission, les pivots de jurisprudence Cass. com. 2023-2025 applicables à votre situation, le quantum prévisible des préjudices et les pièces à rassembler. Nous écartons les actions vouées à l’échec et nous concentrons les moyens sur les manquements pour lesquels la causalité est démontrable.

3. Rendez-vous cabinet et stratégie

Au cabinet, nous analysons l’intégralité de la lettre de mission, des CGV, des comptes annuels, du rapport de vérification fiscale et de l’expertise judiciaire si elle existe. Nous arbitrons le choix entre l’assignation au tribunal judiciaire pour la responsabilité civile professionnelle et le tribunal de commerce si la qualification commerciale est retenue. Le dossier est instruit, le quantum chiffré pièce par pièce.

Partie I — Les six questions structurantes du contentieux contre l’expert-comptable

01 Combien de temps pour agir : forclusion contractuelle ou prescription quinquennale ?

Le délai de prescription de droit commun est quinquennal, fixé par l’article 2224 du code civil. Mais la plupart des lettres de mission d’expertise comptable contiennent une clause de forclusion contractuelle, généralement trois mois, qui s’applique en sus.

La Cour de cassation a validé cette clause par un arrêt déterminant : « C’est à bon droit qu’une cour d’appel, pour déclarer forcloses et irrecevables des demandes de dommages-intérêts formées contre un expert-comptable, fait application de la clause des conditions générales de son intervention prévoyant que toute demande de dommages-intérêts devra être introduite dans les trois mois suivant la date à laquelle le client aura eu connaissance du sinistre, sans être tenue de rechercher si cette clause revêtait un caractère abusif dès lors que la lettre de mission avait un rapport direct avec l’activité de la société cliente, ce dont il résulte que cette dernière n’était pas un non-professionnel au sens de l’article L. 132-1 du code de la consommation » (Cass. com., 11 oct. 2023, n° 22-10.521, publié au Bulletin).

Le point de départ est crucial. La même décision retient : « la date à laquelle le client a eu connaissance du sinistre, au sens de l’article précité, s’entend du jour où il a pris conscience du fait que la faute de l’expert-comptable avait engendré un préjudice et non du jour où il a eu connaissance de l’étendue de ce préjudice ». Vous devez donc agir vite, dès la prise de conscience de la faute, et non au jour où vous chiffrez précisément vos pertes.

02 Le devoir de conseil de l’expert-comptable joue-t-il en dehors de la lettre de mission ?

La réponse récente de la chambre commerciale est claire : non. L’arrêt Axce sécurité du 14 février 2024 précise que « le devoir de conseil de l’expert-comptable n’implique pas d’alerter les dirigeants sur l’importance de l’encours clients, les relances clients nécessaires et les délais de paiement s’il n’a pour mission que la tenue de la comptabilité, une aide à l’établissement des comptes annuels et la présentation des documents fiscaux et sociaux ponctuels et de fin d’exercice » (Cass. com., 14 févr. 2024, n° 22-13.899, publié au Bulletin).

Conséquence pratique : le périmètre du devoir de conseil est strictement borné par les missions énumérées dans la lettre de mission et les CGV. Avant d’assigner, il faut relire scrupuleusement le contrat. Si la mission est limitée à la tenue comptable et à la présentation des comptes annuels, l’expert-comptable n’a pas à alerter sur des risques de gestion, de trésorerie ou commerciaux. À l’inverse, si la mission inclut le conseil fiscal et social, le manquement est plus largement engageable.

Notre stratégie consiste à reconstituer le périmètre réel par croisement de la lettre de mission, des courriers échangés et des prestations effectivement facturées, pour démontrer que le devoir de conseil s’étendait au point critique.

03 Comment prouver le lien de causalité entre la faute et le préjudice ?

Le lien de causalité est le terrain où la majorité des actions échouent. La Cour de cassation rappelle que la faute, même établie, ne suffit pas. Dans l’affaire Axce sécurité, les juges du fond avaient retenu que les erreurs comptables de l’expert-comptable n’étaient pas la cause du non-recouvrement de créances, ce dernier résultant des procédures collectives des débitrices, et que le traitement erroné d’un redressement fiscal n’était pas la cause des sommes réclamées par l’administration (Cass. com., 14 févr. 2024, n° 22-13.899).

Le régime de réparation passe le plus souvent par la perte de chance : perte de chance d’avoir recouvré une créance, perte de chance d’avoir évité un redressement, perte de chance d’avoir poursuivi une croissance économique. Le pourcentage retenu par les juges du fond est variable, mais l’arrêt Acofi / Label télé du 24 janvier 2024 a fixé un précédent en évaluant la perte de chance de poursuivre la croissance à 10 % du chiffre d’affaires normatif (Cass. com., 24 janv. 2024, n° 22-18.688).

Notre travail est de reconstituer, pièce par pièce, le scénario contrefactuel : ce qu’il se serait passé si l’expert-comptable avait correctement exécuté sa mission, et de chiffrer la perte de chance avec rigueur.

04 Le dirigeant tiers peut-il agir, et que peut lui opposer l’expert-comptable ?

Le dirigeant qui n’a pas signé personnellement la lettre de mission est un tiers au contrat. Il peut néanmoins agir contre l’expert-comptable sur le fondement délictuel de l’article 1240 du code civil quand il subit un préjudice personnel, par exemple un redressement fiscal à titre personnel ou une atteinte à sa rémunération.

La Cour de cassation a précisé en décembre 2025 la portée de cette action. L’arrêt France comptabilité énonce : « Il résulte de ce texte que le tiers à un contrat qui invoque, sur le fondement de la responsabilité délictuelle, un manquement contractuel qui lui a causé un dommage, peut se voir opposer les conditions et limites de la responsabilité qui s’appliquent dans les relations entre les contractants » (Cass. com., 17 déc. 2025, n° 24-20.154, publié au Bulletin).

Cette décision est un tournant. Le dirigeant tiers ne peut plus contourner les clauses de forclusion, de prescription contractuelle ou de tentative de conciliation préalable stipulées dans la lettre de mission entre la société et l’expert-comptable. Notre rôle est d’anticiper ce point au moment de la stratégie procédurale, et d’identifier si le dirigeant doit agir personnellement, par voie de société, ou si la qualité d’engagement personnel à la lettre de mission peut être reconstituée par les pièces.

05 Quel partage de responsabilité avec le dirigeant et quel quantum espérer ?

Le partage de responsabilité avec le dirigeant lui-même est devenu un point fréquent. L’arrêt Acofi / Label télé du 24 janvier 2024 a validé un partage 75 % expert-comptable / 25 % société, au motif que la carence du dirigeant dans l’exercice de son pouvoir de direction et de contrôle de la salariée constituait une faute de négligence contributive (Cass. com., 24 janv. 2024, n° 22-18.688).

Les postes de préjudice indemnisés dans cette affaire donnent un ordre de grandeur utile : 431 998 euros au titre des détournements, 192 644 euros de frais d’avocat engagés, 52 612 euros de frais d’expertise comptable, 317 351 euros de gain manqué, 20 000 euros de perte de temps, 20 000 euros de préjudice d’image, 20 262 euros au titre des pénalités de retard.

Attention sur les pénalités fiscales : la Cour de cassation impose au juge de déduire l’avantage financier procuré par la conservation des sommes dues, jusqu’au recouvrement, dans le patrimoine du contribuable. L’arrêt Acofi énonce : « les intérêts et majorations de retard constituent un préjudice réparable dont l’évaluation commande de prendre en compte l’avantage financier procuré par la conservation dans le patrimoine du contribuable, jusqu’à son recouvrement par l’administration fiscale, du montant des droits dont il était redevable ».

06 Quelle différence avec une action contre le commissaire aux comptes ?

L’action contre le commissaire aux comptes obéit à un régime distinct, fixé par les articles L. 821-37 et suivants du code de commerce. Le commissaire aux comptes intervient à titre de contrôleur légal des comptes, sans devoir de conseil opérationnel et sans lien de mandat avec la direction. Sa responsabilité civile envers la société et les tiers est plus encadrée, et la prescription est de trois ans à compter du fait dommageable ou de sa révélation, en application de l’article L. 821-40.

Lorsqu’une société est dotée à la fois d’un expert-comptable et d’un commissaire aux comptes, le contentieux peut combiner les deux actions. Le partage des fautes et des préjudices se construit alors par référence au périmètre exact des missions de chacun. Notre cabinet apprécie au cas par cas l’opportunité d’assigner l’un, l’autre ou les deux, en fonction de la stratégie probatoire et du quantum recherché.

Engager la responsabilité d’un expert-comptable se gagne par la précision technique

Lettre de mission, calendrier de forclusion, lien de causalité, quantum chiffré. Aucun de ces quatre piliers ne se reconstruit après coup. Nous instruisons dès l’appel, sans délai inutile.

Partie II — Procédure, preuve et exécution

07 Le régime de la perte de chance et son chiffrage

La perte de chance est le mécanisme principal de réparation lorsqu’il n’est pas certain que la mission correctement exécutée aurait évité le dommage. Le juge applique alors un coefficient au préjudice final, qui correspond à la probabilité que l’évènement défavorable ait pu être évité.

Le précédent Acofi / Label télé du 24 janvier 2024 illustre la rigueur attendue : la cour d’appel avait évalué la perte de chance de poursuivre la croissance à 10 % du chiffre d’affaires normatif. La Cour de cassation a cassé sur le seul point où la juridiction du fond avait confondu chiffre d’affaires normatif et marge bénéficiaire cumulée, en violation de l’interdiction de dénaturer un rapport d’expertise. La méthode du coefficient sur base normative est validée, sa lecture des chiffres doit être irréprochable.

08 L’opposabilité au dirigeant tiers des clauses du contrat

L’arrêt France comptabilité du 17 décembre 2025 a tranché un débat ancien. Désormais, les clauses de forclusion, de prescription et même de tentative de conciliation préalable peuvent être opposées au dirigeant tiers qui agit en délictuel contre l’expert-comptable, dès lors qu’elles s’appliquent dans les relations entre les contractants (Cass. com., 17 déc. 2025, n° 24-20.154, publié au Bulletin).

Conséquence : le dirigeant tiers ne dispose plus de la prescription quinquennale de droit commun s’il existe une clause de forclusion trois mois dans la lettre de mission. L’analyse procédurale doit anticiper ce point dès le premier rendez-vous.

09 Quels postes de préjudice cumuler dans la demande indemnitaire

Sur la base des décisions récentes de la chambre commerciale, l’éventail des postes indemnisables comprend : le préjudice principal résultant du redressement fiscal ou du détournement, les frais d’avocat engagés pour le contentieux dérivé, les frais d’expertise comptable judiciaire ou amiable, le gain manqué et la perte de chance de croissance, la perte de temps du dirigeant et du personnel, le préjudice d’image, les pénalités de retard fiscales déduction faite de l’avantage de trésorerie, les intérêts compensatoires sur le tout.

L’arrêt Acofi du 24 janvier 2024 a admis l’intégralité de ces postes pour un montant global supérieur à un million d’euros. Le quantum doit toutefois être chiffré poste par poste, avec une expertise comptable solide et des pièces justificatives, sous peine de cassation pour défaut de motivation au regard de l’article 455 du code de procédure civile.

10 Choix entre tribunal judiciaire et tribunal de commerce

L’action en responsabilité civile professionnelle contre un expert-comptable se porte en principe devant le tribunal judiciaire compétent matériellement et territorialement, sauf clause attributive ou caractère commercial. L’arrêt France comptabilité a rappelé que lorsque la contestation porte sur la réparation d’un préjudice subi personnellement par le dirigeant, et ne relève pas d’un engagement entre commerçants, l’exception d’incompétence au profit du tribunal de commerce est à juste titre écartée.

Le choix de la juridiction conditionne le calendrier, la procédure de mise en état et la stratégie probatoire. Notre cabinet privilégie la juridiction la plus rapide compatible avec la qualité technique du dossier.

Questions fréquentes

Combien de temps me reste-t-il pour agir contre mon expert-comptable ?

Vous devez vérifier deux délais. La prescription quinquennale de l’article 2224 du code civil court à compter du jour où vous avez connu ou auriez dû connaître les faits permettant d’exercer l’action. La clause de forclusion contractuelle, fréquemment trois mois, court à compter du jour où vous avez pris conscience que la faute de l’expert-comptable avait engendré un préjudice. La forclusion est plus dangereuse car plus courte. Le premier appel sert à identifier le délai utile résiduel.

Mon redressement fiscal vient de tomber, comment réagir vite ?

Le redressement fiscal est souvent la date de prise de conscience du sinistre au sens de la clause de forclusion. Le délai de trois mois commence à courir, même si vous ne connaissez pas encore l’étendue exacte du préjudice. Il est impératif de notifier rapidement votre expert-comptable et son assureur de RC professionnelle, et de saisir un avocat pour ne pas perdre le bénéfice de l’action.

Mon expert-comptable invoque sa lettre de mission limitée, suis-je bloqué ?

Non, pas nécessairement. La lettre de mission délimite le devoir de conseil mais ne couvre pas l’exécution fautive de la mission elle-même. Si le périmètre incluait la tenue comptable et que des erreurs ont été commises dans cette tenue, la responsabilité est engageable. À l’inverse, si vous reprochez un défaut d’alerte sur une question hors mission, l’argument du périmètre tient. L’analyse précise de la lettre de mission, des courriers et des factures émises est déterminante.

Puis-je obtenir le remboursement des pénalités de retard fiscales ?

Oui, dans le cadre du principe de la réparation intégrale du préjudice, mais avec un correctif. La Cour de cassation impose au juge de déduire l’avantage financier procuré par la conservation, dans votre patrimoine, des sommes dont vous étiez redevable jusqu’à leur recouvrement par l’administration. Le calcul est donc net de l’avantage de trésorerie.

Combien coûte une action contre un expert-comptable ?

Les honoraires sont arrêtés au premier rendez-vous, sur convention écrite. Nous proposons systématiquement un forfait initial pour l’analyse documentaire et la mise en demeure, puis un complément lié à la procédure et à l’éventuelle expertise judiciaire. Les frais d’avocat engagés sont eux-mêmes un poste indemnisable que nous chiffrons dans la demande.

Et si j’agis aussi contre le dirigeant pour faute de gestion ?

L’action contre le dirigeant pour faute de gestion, lorsqu’elle est possible, suit un régime distinct. La société peut diriger ses demandes contre l’expert-comptable et, en parallèle, contre le dirigeant carent. Le juge applique alors un partage de responsabilité. Notre cabinet conduit ces actions cumulées ou alternatives selon la configuration probatoire.

Faire évaluer votre dossier contre l’expert-comptable

Vous avez identifié une faute de votre expert-comptable et vous voulez savoir si l’action est viable dans le délai utile. Notre cabinet répond sous 24 heures avec une analyse technique chiffrée.

Premier diagnostic en 15 minutes
Identification immédiate du délai de forclusion utile.
Note écrite chiffrée sous 24h
Viabilité de l’action, pivots Cass. com., quantum prévisible.
Stratégie quantum poste par poste
Préjudice principal, perte de chance, frais et pénalités.
Cabinet Kohen à Paris
Contentieux des affaires devant le tribunal judiciaire et de commerce.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».