Votre société se voit réclamer une indemnité contractuelle hors de proportion avec le préjudice réellement causé, ou, à l’inverse, votre cocontractant tente d’écarter la pleine application d’une clause pénale que vous aviez soigneusement stipulée. L’article 1231-5 du Code civil ouvre au juge un pouvoir de modération encadré. La Cour de cassation a précisé, par trois arrêts récents (Cass. com. 17 septembre 2025 n° 24-15.287, 19 mars 2025 n° 23-19.271 et 13 novembre 2025 n° 24-20.373), la qualification, le régime procédural et les limites de la modération judiciaire. Le contentieux est massivement traité par la chambre commerciale.
Comment ça se passe.
La qualification de la clause pénale.
La clause pénale est une arme contractuelle redoutable, à condition d’être qualifiée à temps et d’être défendue avec rigueur. La modération judiciaire n’est ni automatique ni discrétionnaire : elle exige une démonstration sur la proportion entre montant stipulé et préjudice prévisible, sous contrôle du contradictoire.