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Tribunal de commerce de Brive, le 12 décembre 2025, n°2025P00191

Le Tribunal de commerce de Brive, par un jugement du 12 décembre 2025, a ouvert une liquidation judiciaire unique couvrant les patrimoines professionnel et personnel d’un associé gérant. Le débiteur avait déclaré sa cessation des paiements après la liquidation de sa société en nom collectif, dont il était tenu solidairement. La question était de savoir si cette procédure devait s’étendre à son patrimoine personnel en raison de son engagement indéfini. Le tribunal a répondu par l’affirmative en prononçant une liquidation judiciaire globale.

L’extension de la liquidation judiciaire au patrimoine personnel est fondée sur la solidarité légale de l’associé. Le tribunal constate que l’associé, tenu solidairement et indéfiniment des dettes sociales, se trouve débiteur de l’ensemble du passif professionnel. Il en déduit que l’état de cessation des paiements est avéré et justifie l’ouverture d’une procédure unique.

Cette solution applique strictement l’article L. 681-2 III du code de commerce, qui permet une telle extension. Sa valeur est d’assurer une unité de traitement entre les dettes professionnelles et personnelles lorsque la loi les confond. Elle évite une dispersion des procédures et garantit l’égalité des créanciers.

La portée de ce jugement est d’illustrer le mécanisme de l’extension automatique pour les associés indéfiniment responsables. Il rappelle que la liquidation de la société emporte logiquement celle de son dirigeant solidaire. Cette décision sécurise les créanciers en élargissant le gage commun.

Le tribunal écarte également l’application de la liquidation judiciaire simplifiée faute de critères remplis. Il fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 10 novembre 2025, conformément à la déclaration du débiteur. Cette fixation est essentielle pour déterminer la période suspecte et les actions en nullité.

En nommant un mandataire et un juge commissaire, le tribunal organise la procédure dans le respect des textes. Il impose un délai de vingt-quatre mois pour examiner la clôture, durée standard pour une liquidation. Ces mesures pratiques assurent le bon déroulement de la procédure collective ouverte.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».