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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Brive, le 12 décembre 2025, n°2025P00187

Le tribunal de commerce de Brive, par un jugement du 12 décembre 2025, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée. Les faits révèlent qu’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée a déclaré son état de cessation des paiements. La procédure a été suivie par l’audition du dirigeant et l’avis donné au ministère public. La question de droit portait sur l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée pour une petite entreprise. La solution retient que les conditions légales sont réunies pour prononcer cette mesure.

I. L’état de cessation des paiements clairement constaté

Le tribunal a constaté que l’entreprise ne pouvait plus faire face à son passif exigible. Il a fixé provisoirement la date de cessation des paiements au 6 novembre 2025.

La valeur de cette constatation réside dans l’appréciation souveraine des juges du fond. Elle repose sur les explications du débiteur et les pièces versées au dossier.

Le sens de cette décision est de vérifier objectivement l’impossibilité de poursuivre l’activité. La portée est d’ouvrir la voie à une procédure collective protectrice des créanciers.

II. L’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée justifiée

Le tribunal a prononcé l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée en application des textes. Il a nommé un juge commissaire, un mandataire et un expert pour l’inventaire.

La valeur de cette solution tient au respect des critères de l’article D641-10 du code de commerce. La société comptait deux salariés pour un chiffre d’affaires de 76 000 euros.

Le sens de cette mesure est d’accélérer et de simplifier la procédure pour les petites entreprises. Sa portée est d’assurer une liquidation rapide dans un délai de douze mois maximum.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».