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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Valenciennes, le 5 janvier 2026, n°2025007064

Le tribunal de commerce de Valenciennes, dans un jugement du 5 janvier 2026, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée. Une société commerciale, active dans le bien-être, a déclaré sa cessation des paiements le 31 décembre 2025. La procédure révèle un passif exigible de 2 487 euros pour un actif disponible de seulement 6 euros. La question centrale était de savoir si les conditions légales d’une liquidation judiciaire simplifiée étaient réunies. Le tribunal a répondu par l’affirmative en prononçant cette procédure spécifique.

I. L’état de cessation des paiements et l’absence de redressement

Le tribunal constate que la société est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible. Il relève que l’entreprise se trouve dans une situation irrémédiablement compromise. La décision précise que « l’élaboration d’un plan de cession, tel que prévu par la loi, est impossible » (Attendu). Cette affirmation démontre l’absence totale de perspective de redressement judiciaire.

La valeur de cette solution est d’appliquer strictement les critères de la cessation des paiements. Le tribunal se fonde sur une comparaison objective entre l’actif disponible et le passif exigible. La portée est claire : l’échec de toute tentative de restructuration justifie le passage direct à la liquidation. Le sens de cette motivation est d’éviter une procédure de redressement inutile et coûteuse.

II. L’application de la liquidation judiciaire simplifiée

Le tribunal retient que les conditions des articles L.641-2 et D.641-10 du code de commerce sont réunies. Il souligne que l’entreprise n’emploie aucun salarié et que son chiffre d’affaires est inférieur à 300 000 euros. La décision retient également l’absence d’actif immobilier significatif à inventorier.

La valeur de ce choix procédural est d’accélérer et de simplifier la liquidation. Le tribunal nomme un liquidateur sans désigner de commissaire-priseur judiciaire. La portée de ce jugement est de fixer un calendrier court, avec une clôture prévue dans un délai de six mois. Le sens de cette décision est d’adapter la procédure à la taille modeste de l’entreprise.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».