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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Tours, le 6 janvier 2026, n°2025007085

Le Tribunal de commerce de Tours, dans un jugement du 6 janvier 2026, a ordonné le maintien de la période d’observation d’une entreprise en redressement judiciaire. Une procédure collective avait été ouverte le 4 novembre 2025 à l’égard d’une société spécialisée dans la vente et la pose de mobilier. Le tribunal a constaté que l’entreprise disposait de capacités de financement suffisantes pour poursuivre son activité durant cette période. La question de droit portait sur l’opportunité de prolonger la période d’observation en vue d’un plan de redressement. Le tribunal a répondu par l’affirmative en ordonnant cette prolongation jusqu’au 4 mai 2026.

La compétence du tribunal pour ordonner la poursuite de la période d’observation.

Le tribunal exerce ici la faculté prévue par l’article K du Code de commerce pour maintenir la procédure. Il constate que « l’entreprise dispose de capacités de financement suffisantes pour assurer la poursuite de la période d’observation » (Motifs). Cette appréciation souveraine des juges du fond conditionne la survie de l’entreprise. La valeur de cette décision est de permettre l’élaboration d’un plan de redressement sans précipitation. Sa portée est de rappeler que le maintien de l’observation n’est pas automatique mais subordonné à des ressources financières adéquates.

Les obligations d’information et le contrôle judiciaire durant la période prolongée.

Le jugement impose au débiteur une obligation d’information régulière envers le juge-commissaire sur les résultats d’exploitation et la trésorerie. Cette mesure vise à garantir la transparence de la gestion sous surveillance judiciaire. Le sens de cette obligation est de prévenir toute dérive financière avant l’échéance du plan. La valeur de ce contrôle est de protéger les créanciers et d’assurer la viabilité du redressement. Sa portée s’étend à la possibilité pour le tribunal de convertir la procédure en liquidation judiciaire à tout moment.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».