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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Tours, le 6 janvier 2026, n°2025005677

Le tribunal de commerce de Tours, par un jugement du 6 janvier 2026, a renouvelé la période d’observation de la société HDG BIO pour six mois. La procédure de redressement judiciaire avait été ouverte le 8 juillet 2025 afin de permettre l’élaboration d’un plan de redressement. En l’espèce, le projet de plan n’a pu être établi dans les délais légaux, contraignant la juridiction à prolonger la période d’observation. La question centrale était de savoir si le tribunal pouvait renouveler la période d’observation pour permettre l’achèvement du plan. Le tribunal a répondu par l’affirmative en usant de la faculté prévue par les textes.

I. La confirmation des pouvoirs du tribunal pour prolonger la période d’observation.

Le tribunal rappelle que l’élaboration des propositions de règlement des créanciers n’a pu aboutir dans le délai minimum légal. Il constate que « le projet de plan n’a donc pu, à ce jour, être établi » (Attendu). Ce constat factuel justifie le recours à la faculté offerte par les articles du Code de commerce. La valeur de cette solution est de réaffirmer la souplesse procédurale accordée au juge pour sauvegarder l’entreprise. La portée de cette décision est de permettre à la débitrice de bénéficier d’un délai supplémentaire pour finaliser ses propositions.

II. L’encadrement strict de la poursuite d’activité pendant la prolongation.

Le jugement prolonge la poursuite d’activité jusqu’au 8 juillet 2026 et fixe une audience intermédiaire au 24 mars 2026. La débitrice devra présenter oralement les grandes lignes du plan envisagé afin de « faire le point des chances de redressement de l’entreprise » (Motifs). Le tribunal rappelle également la menace de l’article L.631-15 II, permettant à tout moment la conversion en liquidation judiciaire. La portée de cet encadrement est d’éviter une prolongation sans perspective sérieuse de redressement. La valeur de cette solution est de concilier la sauvegarde de l’entreprise avec la protection des créanciers.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».