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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Toulouse, le 8 janvier 2026, n°2025027409

Le Tribunal de commerce de Toulouse, par un jugement du 8 janvier 2026, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société commerciale. La co-gérante de la société débitrice a comparu pour solliciter cette mesure, exposant l’impossibilité de tout redressement. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour prononcer la liquidation judiciaire et en fixer la date de cessation des paiements. La juridiction a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements et en ouvrant la procédure simplifiée.

L’appréciation de l’état de cessation des paiements par le tribunal.

Le tribunal a constaté que la société débitrice était dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il ressort des explications fournies et des documents versés que la SARL [Z] [R] [N] est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible, et se trouve donc en état de cessation des paiements (Sur ce, le tribunal). Cette appréciation concrète des éléments comptables justifie l’ouverture de la procédure collective.

La fixation de la date de cessation des paiements au 30 septembre 2024 constitue une mesure de valeur probatoire. Le juge se fonde sur le moment où la société n’a pu honorer ses dettes fournisseurs, conférant une portée rétroactive à la procédure. Cette date permet de déterminer la période suspecte et d’assurer l’égalité entre les créanciers.

Le choix de la procédure simplifiée et ses conséquences pratiques.

Le tribunal a ordonné l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée en raison des seuils légaux applicables. Il ressort des déclarations du débiteur que son actif ne comprend pas de biens immobiliers, que le nombre de ses salariés au cours des six mois précédent l’ouverture de la procédure et que son chiffre d’affaires sont égaux ou inférieurs aux seuils fixés à l’article D 641-10 du code de commerce (Sur ce, le tribunal). Cette qualification simplifiée accélère le traitement de la procédure.

La portée de cette décision réside dans la désignation d’un liquidateur et d’un inventaire, tout en maintenant la co-gérante en fonction pour les actes non compris dans la mission du liquidateur. La clôture est fixée à six mois, ce qui illustre la volonté de célérité propre à cette procédure allégée. Le jugement garantit ainsi une liquidation rapide et efficace des actifs.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».