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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Toulouse, le 22 décembre 2025, n°2025026612

Par un jugement du 22 décembre 2025, le tribunal de commerce de Toulouse a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société éditrice. Le débiteur avait sollicité lui-même cette mesure en exposant un passif exigible de 8 000 euros pour un actif disponible insuffisant. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales de la liquidation judiciaire et de la procédure simplifiée. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et ouvert la liquidation judiciaire simplifiée.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements.

Le tribunal constate que la société est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il relève que « la SAS TRILOGIE EDITIONS est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Sur ce, le tribunal). Cette appréciation concrète de la trésorerie et des dettes échues fonde la décision d’ouverture. Le sens de cette solution est de vérifier rigoureusement le critère de l’état de cessation des paiements. Sa valeur est classique et conforme à l’article L. 640-1 du code de commerce. Sa portée est de rappeler que le juge doit s’assurer de l’insolvabilité réelle du débiteur avant toute ouverture.

Le choix de la procédure simplifiée et la fixation de la date de cessation.

Le tribunal applique la procédure simplifiée car le débiteur remplit les seuils légaux requis. Il retient que « son actif ne comprend pas de biens immobiliers » et que son chiffre d’affaires est inférieur aux seuils fixés (Sur ce, le tribunal). Le sens de cette décision est d’adapter la procédure à la taille modeste de l’entreprise. Sa valeur réside dans l’application automatique des critères objectifs de l’article L. 644-1 du code de commerce. Sa portée est d’accélérer le traitement des petites liquidations en allégeant les formalités, conformément à l’article D. 641-10.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».