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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Saint-Étienne, le 7 janvier 2026, n°2025F01858

Le tribunal de commerce de Saint-Étienne, dans un jugement contradictoire du 7 janvier 2026, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société de fabrication de pizzas. La société débitrice avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 23 décembre 2025, sollicitant elle-même l’ouverture de cette procédure. Le tribunal, après avoir recueilli les informations en chambre du conseil et entendu le ministère public, a constaté l’état de cessation des paiements. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour prononcer la liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a fait droit à la demande en ouvrant la procédure et en fixant la date de cessation des paiements au 15 octobre 2025.

Le constat de la cessation des paiements et du redressement impossible.

Le tribunal a estimé que la situation de la société justifiait l’ouverture de la procédure la plus radicale. Il a relevé « que la SAS STJM est en état de cessation des paiements et que son redressement est manifestement impossible » (Discussion). Cette appréciation souveraine du juge consacre l’absence de toute perspective de continuation de l’activité. La valeur de ce constat est impérative car il conditionne le déclenchement de la liquidation judiciaire. La portée de cette solution est de priver la débitrice de toute possibilité de plan de redressement, laissant place à la seule réalisation de l’actif.

Le choix de la procédure simplifiée en raison de l’absence de bien immobilier.

La juridiction a appliqué le régime allégé de la liquidation judiciaire en raison de la situation de l’entreprise. Elle a constaté « que l’actif de l’entreprise ne comprend aucun bien immobilier » (Discussion), ce qui la place sous les seuils légaux. Ce choix procédural a un sens pratique évident : accélérer et simplifier les opérations de liquidation. La valeur de cette décision est de permettre une gestion plus rapide et moins coûteuse de la procédure. Sa portée est de priver les créanciers de certaines garanties procédurales propres à la liquidation de droit commun.

Les pouvoirs conférés au liquidateur et le calendrier impératif des opérations.

Le jugement a désigné un liquidateur judiciaire en lui confiant des missions précises et un délai contraint. Il lui ordonne de « procéder à la vente des biens mobiliers de gré à gré ou aux enchères publiques dans les quatre mois » (Motifs). Cette injonction traduit la volonté du tribunal d’assurer une célérité dans la réalisation de l’actif. La valeur de cette disposition est de fixer un cadre temporel strict pour éviter la dépréciation des biens. La portée de ce délai est de contraindre le liquidateur à agir rapidement sous peine de devoir rendre compte au juge-commissaire.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».