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Tribunal de commerce de Saint-Étienne a rendu un jugement le, le 7 janvier 2026, n°2025F01855

Le tribunal de commerce de Saint-Étienne a rendu un jugement le 7 janvier 2026 ouvrant une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société à responsabilité limitée. La société débitrice avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 23 décembre 2025, sollicitant elle-même l’ouverture d’une procédure collective. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et l’impossibilité manifeste de tout redressement. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales d’ouverture de la liquidation judiciaire et sur l’application du régime simplifié. Le tribunal a fait droit à la demande en prononçant la liquidation judiciaire simplifiée.

I. La réunion des conditions d’ouverture de la liquidation judiciaire

Le tribunal a retenu que la société était en cessation des paiements et que son redressement était manifestement impossible. Les juges ont estimé que ces éléments justifiaient l’ouverture de la procédure de liquidation judiciaire. La solution s’appuie sur les informations recueillies en chambre du conseil et les pièces produites par la débitrice. Le sens de cette motivation est de vérifier que l’entreprise ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible. La valeur de ce contrôle réside dans la protection des créanciers et la cessation ordonnée de l’activité. La portée de cette décision est d’écarter toute perspective de redressement, ce qui ouvre la voie à la liquidation.

II. L’application du régime de la liquidation judiciaire simplifiée

Le tribunal a motivé le choix de la procédure simplifiée en relevant que “l’actif de l’entreprise ne comprend aucun bien immobilier et que l’entreprise est en dessous des seuils fixés à l’article D.641-10 alinéa 1 du code de commerce”. Cette citation démontre que les conditions légales de la simplification étaient objectivement réunies. Le sens de cette disposition est d’alléger les formalités et les coûts de la procédure pour les petites entreprises. La valeur de cette application est de garantir une efficacité procédurale adaptée à la situation patrimoniale modeste. La portée du jugement est d’imposer au liquidateur des délais stricts pour la vente des biens et la clôture de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».