Le Tribunal de commerce de Reims, dans un jugement du 6 janvier 2026, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’égard d’une société de prestations viticoles. Le gérant avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 24 décembre 2025, sollicitant l’ouverture de cette procédure. La société, qui emploie six salariés et réalise un chiffre d’affaires inférieur à trois millions d’euros, était dans l’impossibilité de faire face à son passif. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour ouvrir un redressement judiciaire avec administrateur. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements et en désignant un administrateur.
La caractérisation de l’état de cessation des paiements.
Le tribunal rappelle que la société “se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible” (Motifs). Cette définition légale, conforme à l’article L.631-1 du code de commerce, est ici strictement vérifiée. La valeur de cette solution est de rappeler le critère objectif et exclusif de la cessation des paiements. La portée de cette constatation est de déclencher automatiquement l’ouverture d’une procédure collective, sans marge d’appréciation pour le juge.
La nécessité de désigner un administrateur judiciaire.
Le tribunal estime que “la désignation d’un administrateur judiciaire paraît nécessaire” (Motifs). Cette décision, fondée sur l’article L.631-9 du code de commerce, permet d’assister le débiteur dans la gestion courante. La valeur de cette mesure est de protéger les intérêts des créanciers et de l’entreprise. Sa portée est de renforcer le contrôle judiciaire sur la période d’observation, favorisant ainsi les chances de redressement.