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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Quimper, le 9 janvier 2026, n°2025007301

Le tribunal de commerce de Quimper, dans un jugement du 9 janvier 2026, a prononcé l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée. Un commerçant avait déclaré sa cessation des paiements en estimant son redressement impossible. La question centrale portait sur la réunion des conditions légales justifiant cette procédure simplifiée. La juridiction a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements.

L’appréciation souveraine de l’état de cessation des paiements.

Le tribunal a relevé que le débiteur « se trouve en état de cessation des paiements étant dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible au moyen de son actif disponible » (Motifs). Cette constatation repose sur une analyse concrète de la situation financière du déclarant. La valeur de ce contrôle est d’éviter une ouverture automatique sur la seule foi de la déclaration. La portée est de rappeler le rôle actif du juge dans la vérification des conditions d’ouverture.

Les critères spécifiques de la liquidation judiciaire simplifiée.

Le jugement constate que l’entreprise « n’emploie pas plus d’un salarié » et que son chiffre d’affaires est inférieur à 300 000 euros (Motifs). Il relève également que l’actif ne comprend aucun bien immobilier, conformément à l’article D.641-10. Le sens de cette motivation est d’adapter la procédure à la taille modeste de l’entreprise. La portée est de faciliter et d’accélérer le traitement des petites structures en difficulté.

La fixation de la date de cessation des paiements par accord.

Le tribunal « décerné acte au débiteur de son accord sur la date de cessation des paiements telle que fixée » (Dispositif). Cette mention officialise la date du 1er décembre 2025 choisie par le déclarant. La valeur de cette pratique est de sécuriser le point de départ de la période suspecte. Sa portée est limitée, car le juge conserve le pouvoir de fixer une autre date si des éléments le justifient.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».