Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Paris, le 18 décembre 2025, n°2025105612

Le Tribunal des activités économiques de Paris, par un jugement du 18 décembre 2025, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société de conseil. La société débitrice avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 3 décembre 2025, invoquant un passif exigible de 64 651 euros pour un actif disponible nul. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales d’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements et l’absence de perspective de redressement.

I. La caractérisation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal a constaté que la société était dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible. Il a relevé que “le passif s’élève à 64 651 euros exigibles” tandis que “l’actif s’élève à 30 499 euros indisponibles” (Motifs). Cette absence d’actif disponible démontre l’impossibilité de payer les dettes certaines et liquides. La solution est fidèle à la définition classique de l’état de cessation des paiements. Sa valeur est de rappeler que l’indisponibilité d’un actif équivaut à son inexistence pour le calcul de la trésorerie. La portée est ici de sécuriser le déclenchement de la procédure malgré un actif brut positif.

II. L’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire simplifiée

Le tribunal a écarté toute possibilité de redressement en raison d’un “manque de clientèle” et d’un “passif trop important” (Motifs). Il a appliqué l’article L. 641-2 du code de commerce en l’absence de salarié et de bien immobilier. Le sens de cette décision est de privilégier une procédure allégée pour les petites entreprises sans emploi. Sa valeur est de souligner le caractère subsidiaire du redressement face à une activité économique inexistante. La portée est de faciliter une clôture rapide, le tribunal ayant fixé un délai de six mois pour son examen.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».