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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Nîmes, le 19 décembre 2025, n°2025F01932

Le tribunal de commerce de Nîmes, dans un jugement du 19 décembre 2025, a ouvert une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société commerciale. Le dirigeant avait déclaré lui-même la cessation des paiements le 10 décembre 2025, invoquant des problèmes de santé et l’absence totale d’activité depuis décembre 2024. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour ouvrir une liquidation judiciaire simplifiée en l’absence de toute perspective de redressement. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements et en ouvrant la procédure simplifiée.

I. La constatation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal a fondé sa décision sur l’impossibilité pour le débiteur de faire face à son passif exigible. Il résulte des informations recueillies que le débiteur se trouve dans l’impossibilité de faire face au passif exigible qui s’élèverait à la somme de 57918 Euros avec son actif disponible. Cette situation est confirmée par l’aveu même du dirigeant et les pièces du dossier, ce qui établit la cessation des paiements au sens de l’article L. 631-1 du code de commerce. La valeur de ce constat est renforcée par l’absence de toute activité et de trésorerie, rendant la situation irrémédiable. La portée de cette décision est de déclencher la procédure collective, gelant les poursuites individuelles des créanciers.

II. L’ouverture de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée

Le tribunal a justifié le recours à la procédure simplifiée par la taille modeste de l’entreprise. Le chiffre d’affaires de 0 euros et l’absence de salarié ne dépassent pas les seuils fixés par les articles L. 641-2 et D. 641-10 du code de commerce. Cette voie procédurale permet une gestion allégée de la liquidation, avec des délais réduits pour la vente des actifs et la clôture. La portée de cette ouverture est de faciliter la réalisation rapide de l’actif et la clôture de la procédure au plus tard le 19 juin 2026. Le tribunal a ainsi privilégié l’efficacité et la célérité face à une entreprise sans activité et sans espoir de redressement.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».