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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Montpellier, le 19 décembre 2025, n°2025016104

Le tribunal de commerce de Montpellier, dans un jugement réputé contradictoire du 19 décembre 2025, a été saisi par l’URSSAF d’une demande d’ouverture de redressement judiciaire.

La société débitrice, assignée et convoquée, n’a pas comparu à l’audience de la chambre du conseil.

La question de droit portait sur la caractérisation de l’état de cessation des paiements et l’ouverture d’une procédure collective.

Le tribunal a constaté la cessation des paiements et prononcé le redressement judiciaire de la société débitrice.

L’appréciation de l’état de cessation des paiements.

Le tribunal rappelle que l’état de cessation des paiements résulte de l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible.

Il « ressort des débats et dossier que le demandeur justifie d’une créance exigible et titrée et de tentatives de recouvrements de créances infructueuses » (Faits et Procédure). La valeur de cette motivation réside dans la preuve rapportée par le créancier public, qui établit l’insolvabilité du débiteur défaillant.

La portée de la décision est de soumettre la société à une procédure de redressement, préservant ainsi les intérêts des créanciers.

Les conséquences procédurales du jugement d’ouverture.

Le tribunal fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 13 novembre 2025, soit le jour de l’assignation.

Il désigne un mandataire judiciaire et un juge commissaire pour suivre la procédure, conformément aux articles L631-1 et suivants.

La portée de cette mesure est d’organiser la gestion de l’entreprise sous contrôle judiciaire, avec un délai de dix-huit mois pour établir la liste des créances.

Le sens de cette décision est d’ouvrir une période d’observation, permettant une éventuelle restructuration de la société débitrice.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».