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Tribunal de commerce de La Roche, le 17 décembre 2025, n°2025009021

Le Tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon, par un jugement du 17 décembre 2025, a renouvelé la période d’observation d’une société de gardiennage. Un redressement judiciaire avait été ouvert le 19 mars 2025 à l’encontre de cette entreprise. La question posée au tribunal était de savoir si la société débitrice disposait de capacités de financement suffisantes. Le tribunal a répondu par l’affirmative, renouvelant la période d’observation pour une durée de trois mois.

I. L’appréciation souveraine des capacités de financement de l’entreprise

Le tribunal fonde sa décision sur une appréciation globale des éléments du dossier pour évaluer la viabilité de l’entreprise. Il résulte des pièces et du rapport oral du mandataire judiciaire que « l’entreprise semble avoir les capacités de financement suffisantes pour poursuivre son activité » (Sur ce, le tribunal). Cette formulation prudente, employant le verbe « sembler », révèle une appréciation souveraine des juges du fond. La valeur de cette solution est de rappeler que le renouvellement de la période d’observation n’est pas automatique. Sa portée est de confier au tribunal un large pouvoir d’appréciation sur la situation financière réelle de l’entreprise.

II. Les conséquences du renouvellement et le contrôle futur de la procédure

Le jugement organise un suivi strict de la procédure en fixant une nouvelle audience de contrôle à une date déterminée. Le tribunal renvoie l’affaire à l’audience du 18 mars 2026 « afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité » (Par ces motifs). Le sens de cette mesure est de conditionner la survie de l’entreprise à des résultats financiers probants. La valeur de cette disposition est d’inciter le débiteur à fournir des éléments concrets sous peine de voir la procédure convertie en liquidation judiciaire. La portée de ce jugement est donc de maintenir temporairement l’activité tout en exerçant une pression procédurale forte sur la société débitrice.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».