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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Grenoble, le 7 janvier 2026, n°2025F02662

Le tribunal de commerce de Grenoble, dans un jugement contradictoire du 7 janvier 2026, a prononcé l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée.

Une société exploitant un restaurant rapide avait déclaré elle-même sa cessation des paiements le 18 décembre 2025. Le dirigeant a été entendu en chambre du conseil.

La question de droit portait sur les conditions d’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a fait droit à la demande.

Le tribunal constate que « l’entreprise se trouve en situation de cessation des paiements par son impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Attendu). Cette constatation est le préalable nécessaire à toute ouverture.

L’absence d’actif immobilier, un seul salarié et un chiffre d’affaires inférieur à 300.000 euros justifient le recours à la procédure simplifiée. La loi impose des critères objectifs pour cette voie procédurale allégée.

Le jugement fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 5 octobre 2025. Cette fixation est essentielle pour déterminer la période suspecte et les actions en nullité.

La nomination d’un liquidateur judiciaire et d’un juge-commissaire assure le suivi de la procédure. Un délai de cinq mois est imparti pour établir la liste des créances.

La clôture de la procédure devra être examinée dans les six mois suivant le jugement. Cette obligation légale garantit une célérité particulière propre à la liquidation simplifiée.

La solution illustre l’application classique des articles L.640-1 et L.641-2 du code de commerce. Le tribunal vérifie cumulativement la cessation des paiements et l’impossibilité manifeste de redressement.

La valeur de cette décision réside dans la qualification précise de la situation du débiteur. Le tribunal s’assure du respect des seuils légaux avant d’ouvrir la procédure simplifiée.

La portée du jugement est immédiate pour la société qui perd la disposition de ses biens. Le liquidateur va procéder à la réalisation de l’actif pour désintéresser les créanciers.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».