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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne, le 8 janvier 2026, n°2025001713

Le tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne a rendu un jugement le 8 janvier 2026 ouvrant une procédure de redressement judiciaire. Une société exerçant une activité de plaquiste avait déclaré sa cessation des paiements le 5 décembre 2025. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et la possibilité d’un redressement. La question de droit portait sur les conditions d’ouverture de cette procédure collective. La solution retenue est l’ouverture du redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois.

L’office du juge dans l’appréciation de la cessation des paiements.

Le tribunal vérifie souverainement la réalité de la cessation des paiements au vu des pièces produites. Il constate que la société « se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Cette appréciation concrète des données comptables fonde la condition légale de l’ouverture de la procédure. La valeur de ce contrôle est de garantir la sincérité de la déclaration du débiteur. La portée de cette vérification judiciaire évite une ouverture automatique sans fondement économique réel.

Les perspectives de redressement comme condition de l’ouverture.

Le tribunal doit s’assurer que l’entreprise est « susceptible de présenter un plan de redressement » (Motifs). Cette appréciation prospective justifie le choix du redressement judiciaire plutôt que la liquidation immédiate. La valeur de cette condition est d’orienter le débiteur vers une procédure adaptée à sa situation. La portée de ce critère permet de distinguer les entreprises viables de celles irrémédiablement compromises.

Les mesures d’organisation de la période d’observation.

Le tribunal fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 1er septembre 2025. Cette fixation permet de déterminer la période suspecte et les actions en nullité possibles. La nomination d’un mandataire judiciaire et d’un juge-commissaire assure le suivi de la procédure. L’inventaire des biens par un commissaire-priseur garantit la transparence du patrimoine du débiteur. La valeur de ces mesures est d’encadrer strictement la gestion de l’entreprise pendant l’observation. La portée pratique est d’offrir un cadre légal pour la continuation ou la cession de l’activité.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».