Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse, le 17 décembre 2025, n°2025F09444

Le tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse, par un jugement du 17 décembre 2025, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société exerçant une activité de massages. Le débiteur avait déposé une demande en ce sens le 9 décembre 2025, et l’audience s’est tenue le 17 décembre 2025. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour prononcer une liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a fait droit à la demande, considérant l’état de cessation des paiements et l’impossibilité manifeste d’un redressement.

I. L’état de cessation des paiements caractérisé comme condition d’ouverture

Le tribunal constate que le débiteur ne peut faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il relève que “le débiteur se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible” (Attendu). Cette appréciation repose sur les pièces jointes et les déclarations à l’audience. Le sens de cette analyse est de vérifier le critère objectif de la cessation des paiements. La valeur de cette décision est de rappeler que le juge ne se contente pas des affirmations du débiteur. Il doit examiner les réserves de crédit et les moratoires éventuels pour écarter tout espoir de continuation. La portée est ici classique : l’insolvabilité avérée ouvre la voie à la procédure collective.

II. L’impossibilité manifeste de redressement justifiant la liquidation simplifiée

Le tribunal écarte toute perspective de redressement en affirmant que “le redressement est manifestement impossible” (Attendu). Il se fonde sur l’absence d’éléments établissant une capacité à surmonter les difficultés. Le sens de cette appréciation est de distinguer la liquidation du redressement judiciaire. La valeur de ce jugement est de confirmer que la liquidation simplifiée est réservée aux situations sans espoir de continuation. La portée est pratique : elle permet une procédure allégée, avec des délais réduits pour l’inventaire et la vente des biens. Le tribunal fixe la date de cessation des paiements au 15 novembre 2025, en application des textes.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».