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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Arras, le 9 janvier 2026, n°2025007271

Le tribunal de commerce d’Arras a rendu un jugement le 9 janvier 2026, ouvrant une procédure de redressement judiciaire à l’égard d’une société de menuiserie. Le ministère public avait saisi la juridiction en raison de la situation financière obérée de l’entreprise, après une condamnation prud’homale. La société débitrice, absente à l’audience, n’a pas contesté les faits. La question de droit portait sur le bien-fondé de l’ouverture d’une procédure collective. Le tribunal a répondu par l’affirmative en prononçant le redressement judiciaire.

La saisine du tribunal et l’absence de la débitrice justifient l’ouverture de la procédure.

Le tribunal a estimé que la situation de la société était suffisamment préoccupante pour justifier sa convocation. Il a relevé que “le défendeur n’est ni présent, ni représenté à l’audience, que le Tribunal en déduit qu’il n’a cause d’opposition aux dires de la demanderesse” (Motifs). Cette absence vaut acquiescement aux réquisitions du ministère public. Le sens de cette décision est de permettre une gestion collective des difficultés de l’entreprise. Sa valeur est de sécuriser le traitement des créances et d’éviter des actions individuelles. La portée est de soumettre la débitrice à une période d’observation de six mois.

Les mesures accessoires organisent la suite de la procédure collective.

Le tribunal a désigné un juge-commissaire et un mandataire judiciaire pour suivre la période d’observation. Il a également fixé la date de cessation des paiements au 25 novembre 2025, soit le jour de l’assignation. L’inventaire des biens est confié à un commissaire-priseur, conformément à l’article L 622-6 du code de commerce. Le sens de ces nominations est d’assurer un contrôle judiciaire strict de la gestion. Leur valeur est de garantir la transparence et l’égalité entre les créanciers. La portée est de préparer une éventuelle liquidation ou un plan de continuation, l’affaire étant renvoyée à l’audience du 11 février 2026.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».