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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Toulouse, le 22 janvier 2026, n°2026000618

Le tribunal de commerce de Toulouse, par un jugement du 22 janvier 2026, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’égard d’une société de réparation et négoce de bateaux. La société débitrice avait déclaré elle-même son état de cessation des paiements le 13 janvier 2026, invoquant un passif exigible de 20 250 euros contre une trésorerie de 280 euros. La question centrale portait sur la réunion des conditions légales pour l’ouverture d’une procédure collective et la fixation de la date de cessation des paiements. Le tribunal a accueilli la demande et ouvert le redressement judiciaire, fixant provisoirement la cessation des paiements au 31 octobre 2025.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements.
Le tribunal constate que la société est « dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible » (Sur ce, le tribunal). Cette appréciation repose sur un passif déclaré de 20 250 euros et une trésorerie débitrice de 280 euros. La valeur de cette solution est de rappeler que le critère légal de la cessation des paiements est purement comptable. Sa portée est de confirmer que le débiteur lui-même peut déclencher la procédure par une déclaration sincère.

La fixation de la date de cessation des paiements.
Le tribunal fixe provisoirement cette date au 31 octobre 2025, soit le jour où la société « a déclaré ne plus pouvoir faire face à son passif exigible » (Sur ce, le tribunal). Le sens de cette fixation est de déterminer la période suspecte et les actes annulables. La valeur de cette solution tient à son caractère provisoire, le jugement laissant la possibilité d’un report ultérieur. Sa portée est de sécuriser la procédure dès l’ouverture.

Les perspectives de redressement et les mesures d’organisation.
Le tribunal estime que l’entreprise « semble avoir les moyens de se diriger vers un plan » (Sur ce, le tribunal). Cette appréciation prospective justifie l’ouverture du redressement judiciaire plutôt que la liquidation. La valeur de ce constat est d’ouvrir une période d’observation de six mois. Sa portée est de permettre l’établissement d’un bilan économique et social pour préparer un plan de continuation.

Les mesures d’organisation de la procédure.
Le tribunal nomme un juge-commissaire, un mandataire judiciaire et un expert pour dresser un inventaire des actifs. Il fixe également un calendrier judiciaire strict pour le suivi de l’affaire. Le sens de ces mesures est d’encadrer juridiquement la période d’observation. La valeur de cette solution est de garantir la transparence et le contrôle judiciaire. Sa portée est de préserver les intérêts des créanciers et du débiteur.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».