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Tribunal de commerce de Saint-Malo a rendu un jugement le, le 20 janvier 2026, n°2026000146

Le Tribunal de commerce de Saint-Malo a rendu un jugement le 20 janvier 2026 concernant une demande d’ouverture de liquidation judiciaire simplifiée. Une société débitrice avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 16 janvier 2026, sollicitant l’ouverture de cette procédure pour son entreprise. Le passif exigible s’élevait à 5 491 euros tandis que l’actif disponible était nul, selon les déclarations du dirigeant. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour prononcer une liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et ouvert la procédure en fixant provisoirement la date au 3 novembre 2025.

L’état de cessation des paiements dans l’appréciation du tribunal.

Le tribunal rappelle le critère légal fondamental de la cessation des paiements avant d’examiner sa situation. Il énonce que « l’état de cessation des paiements résulte de l’impossibilité dans laquelle se trouve le débiteur de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Cette définition constitue le socle de l’analyse judiciaire et fixe une condition cumulative entre passif et actif. La valeur de ce rappel est pédagogique car il ancre la décision dans le droit positif des procédures collectives. La portée est immédiate pour le débiteur, dont la situation est mesurée à l’aune de ce critère intangible.

Le tribunal applique ensuite ce critère aux faits de l’espèce en relevant l’absence d’actif disponible. Il constate que « l’état de cessation des paiements de la société est avéré et il n’existe, compte tenu des circonstances, aucune perspective de redressement » (Motifs). Cette double constatation justifie le prononcé de la liquidation judiciaire sans phase de redressement. La valeur de ce raisonnement est pragmatique car il écarte toute alternative à la liquidation. La portée est définitive pour le débiteur, qui se voit privé de toute chance de continuation.

Le choix de la procédure simplifiée et ses conséquences pratiques.

Le tribunal opte pour la liquidation judiciaire simplifiée en application des articles L.641-2 et suivants du Code de commerce. Cette décision repose sur l’absence de complexité manifeste et la faiblesse du passif constaté. La valeur de ce choix est procédurale car il accélère le traitement de l’affaire. La portée est concrète pour les créanciers, qui bénéficient d’une procédure allégée et plus rapide.

Le jugement fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 3 novembre 2025, comme indiqué par le déclarant. Cette fixation est essentielle pour la détermination de la période suspecte et des actions en nullité. La valeur de cette mesure est conservatoire car elle permet au liquidateur d’agir rétroactivement. La portée est stratégique pour les actes passés pendant cette période, qui pourront être contestés.

Enfin, le tribunal désigne les organes de la procédure et fixe un délai de six mois pour examiner la clôture. Cette organisation assure le suivi administratif et judiciaire de la liquidation jusqu’à son terme. La valeur de ces dispositions est pratique car elles encadrent le déroulement de la procédure. La portée est contraignante pour le liquidateur, qui devra rendre compte dans ce délai.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».