Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Rennes, le 14 janvier 2026, n°2025L01325

Le Tribunal de commerce de Rennes, par un jugement du 14 janvier 2026, s’est prononcé sur le maintien d’une période d’observation. Une procédure de redressement judiciaire avait été ouverte le 5 novembre 2025 à l’égard d’une société exploitant un bar-brasserie. La question était de savoir si l’entreprise disposait des capacités financières suffisantes pour poursuivre son activité. Le tribunal a répondu par l’affirmative, ordonnant le maintien de la période d’observation jusqu’au 5 mai 2026.

I. La constatation des capacités financières suffisantes comme condition de poursuite

Le tribunal fonde sa décision sur une appréciation concrète de la situation financière de l’entreprise. Il relève que l’entreprise dispose de capacités financières suffisantes pour poursuivre son activité dans le but d’arrêter un plan de redressement. Cette constatation est essentielle car elle conditionne la survie de la procédure collective. En l’espèce, le rapport du juge commissaire et les réquisitions du ministère public étaient favorables.

La valeur de cette décision réside dans son ancrage dans l’article L. 631-15 du Code de commerce. Le juge ne se contente pas d’une simple appréciation comptable ; il vérifie la viabilité économique du projet. La portée est pratique : la société obtient un délai supplémentaire pour négocier un plan. Le tribunal exerce ainsi un contrôle de proportionnalité entre la situation financière et les perspectives de redressement.

II. Le renouvellement de la période d’observation comme mesure conservatoire

Le tribunal maintient la période d’observation pour une durée déterminée, jusqu’au 5 mai 2026, avec une audience de contrôle fixée au 8 avril 2026. Cette mesure permet de vérifier l’évolution de la situation et d’éviter une liquidation judiciaire précipitée. Le juge précise que l’administrateur judiciaire devra déposer un projet de plan quinze jours avant l’audience.

La portée de cette décision est double : elle protège l’entreprise contre une cessation immédiate d’activité tout en imposant un calendrier strict. Le tribunal rappelle que si aucune possibilité sérieuse de plan n’existe, la liquidation judiciaire pourra être prononcée. Cette solution équilibre les intérêts du débiteur, des créanciers et de la collectivité.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».