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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Pontoise, le 9 janvier 2026, n°2025P01166

Le tribunal de commerce de Pontoise, dans un jugement du 9 janvier 2026, a prononcé la résolution du plan de redressement d’une société de services à domicile. La procédure était initiée par le rapport du commissaire à l’exécution du plan, constatant l’inexécution des engagements. Le débiteur, régulièrement convoqué, n’a pas comparu, et le ministère public a requis la liquidation judiciaire. La question de droit portait sur les conditions de résolution d’un plan pour inexécution et l’ouverture d’une liquidation. Le tribunal a fait droit à la demande, constatant l’état de cessation des paiements.

L’inexécution caractérisée du plan justifie sa résolution.
Le tribunal a retenu que le plan demeurait inexécuté, soulignant l’absence de communication des bilans depuis 2021 et un arriéré URSSAF de 204 717 euros. Le jugement relève que “ledit plan demeure inexécuté” et qu’ “il n’est soumis au Tribunal aucune autre solution” (Attendu). Cette carence du dirigeant, qui ne s’est pas présenté à la convocation du juge-commissaire, établit l’impossibilité de poursuivre le redressement. La valeur de cette solution est de rappeler que la résolution du plan sanctionne le non-respect grave des obligations du débiteur. Sa portée est de protéger les créanciers en évitant la prolongation d’une situation irrémédiablement compromise.

L’ouverture de la liquidation judiciaire découle de la cessation des paiements.
Le tribunal a constaté que la société était en état de cessation des paiements, fixant provisoirement cette date au 31 mai 2025. Il a prononcé la liquidation judiciaire sans période d’observation, en application des articles L 626-27 et L 641-1 du Code de commerce. Cette décision confirme que l’échec du plan révèle l’insolvabilité du débiteur, justifiant une liquidation immédiate. La portée pratique est de désigner un liquidateur et un commissaire de justice pour inventorier les actifs. Enfin, le jugement dispense les créanciers du plan de déclarer à nouveau leurs créances, simplifiant ainsi la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».